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Full text of "Franz Bopp, sein leben und seine wissenschaft"

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Franz Bopp, 



fîin Lobf^ïi uïid miu' Wisseiisrliûft 



D'. S. Lefmann 



Viit lira) ltiMal> Krutf UapfD 

nnd uiavw AhImiik-. 

itii» Rrinfiia uiiil auiinrau ^jfliiKlnij 



B r i i u. 
brufh uiill V<!r)tu( vitti (texrg Itn 



Franz Bopp, 



sein Leben uiid seine Wissenschaft, 



von 



cS- 



D'. s. Lefmann 

ProftiMor an (1er Universitat Heidelberg. 



1. Hftlfte. 



Mit dem Biidnis Franz Bopps 

und einem Anban^: 

AuH Briefen und anderen Schrifteu. 



Berlin. 
Druck und Verlag von Georg Reimer. 

1891. 



^ 7 ;■ 

V. I 



Aile Rechte Torbehalten. 



^ 



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7)* 



. . und ich brauche Ihnen ftir jetzt nichts zu sagen, aïs 
fahren Sie fort immer tiefer einzudringen: ein jeder Schritt, den 
Sie da hineinthun, hângt mit den wichtigston EDtwickelimgen zu- 
sammen, die der Menschheit annoch bevorstehen, und Ihr Name 
wird daneben dankbar genannt werden von der Nachwelt." — So 
schrieb K. J. Windischmann an Franz Bopp anfangs 1815, und 
wenn jener alte treue Freund und Prophète eines wahr gesagt, so 
war es dièses. Die Gelehrtenwelt feiert dankbar heute den hundert- 
jahrigen Geburtstag des Begrûnders der Vergleichenden Grammatik. 

Nur bis zum Erscheinen seines Hauptwerks darûber geht 
dieser Halbband. Wie ich dieâ begonnen, vor zwanzig Jahren, da 
trieb von meinem Beginnen mich der Staub hinweg, den meine 
Schleicher-Skizze aufgewirbelt. SoUte es doch eine Biographie, 
sollte es auch Sanskrit sein: so war mir das Leben und die Lehre 
des Buddha Çâkya-Muni vorzunehmen, und wie dièses im Texte 
lanm vollendet, da packte mich die Versuchung zu einer Âltindi- 
schen Geschichte. Und dièse hielt mich fîinfzehn Jahre lang fest, 
unaufhaltsam und gewaltsam, bis ich abschlofs, abbrach, und wieder 
dann zu diesem, zum Bopp zurûck kam. 

Unterdessen waren hingegangen, die mein Werk als Sonder- 
band zur Internation. Zeitschrift fur Sprachwissenschaft begehrt 
hatten. Auch Freund Techmer sah nicht mehr was er eifrig be- 
trieben und zuvor angekûndigt. Und von seinen Verlegern war 
keiner mehr, als es galt, den Druck zu beginnen. — Bis es wieder 
dahin kam, waren Wochen, Monate verstrichen, und das ganze 
lieB sich nicht mehr fertig stellen. Aber unausgesetzt wird weiter 



V 



^ <2j 



gearbeitet und gcdnickt, und so Gott uur Leben, Gesundheit und 
Kraft gibt, soll auch das ganze iu kurzer Frist vollendet sein. 

Eiuen machtigen Ânhang bildet das „Âus Briefeu und aiideren 
Scbriften", was mir aus dem Nachlafs des Meisters zugestellt und 
was ich mir anders erworben. Auf einiges wohl liefi sichs, auf 
vieles konnte und durfte die Geschichte der Wissenschaft nicht 
verzichten. Solches in den Text bringen, eiusetzeu oder einwebeu, 
verbot sich aus innern und âuûern Grûnden. Wer ailes (ibersieht 
wird mir recht geben. Bis dahin moge mir keiner tadeln, auch 
keiner loben wies gemacht worden. 

Allen aber, allen Freunden und Jûngern seiner Wissenschaft 
zur Centenarfeier Franz Bopps meinen herzlichsten Olùckwunsch! 

Wiesbaden, Sept. 1891. 



Erstes Bach. 



Jngend, Lekr- und Wanderjahre. 



Ltfaann, Fr»ui Bopp. 



Erstes EapiteL 



Mainz und AschafFenburg. 

(1791—1812.) 

Franz Bopp ist am 14. September 1791 geboren. Sein Vater, 
Andréas Bopp, war ans Stockstadt in Bayern, einem zur Zeit kur- 
mainzischen Landflecken. In den siebziger Jahren nach Mainz ge- 
kommen, war er in die Dienste des Kurfûrsten getreten und hatte 
sich mit Regina Linck, einer Mainzer Biirgertochter verehelicht. 
Ans ibrer Ehe entspro&ten sechs Kinder, die drei àlteren Madchen. 
Und von den andern drei war nach dem àltesten, Friedrich, 1788, 
und dem zweiten, Jakob, 1789, der jûngste, Franz, zur Welt ge- 
kommen ^ 

Die Familie des „Futter- und Wagenschreibers" — so wird 
der alte Bopp in dem kurmainzischen Hof- und Staatskalender 
dieser Jahre aufgefûhrt — wohnte in der kurfûrstlichen Remise, 
dem jetzigen Artilleriebauhof auf der mittleren Bleiche, gegenûber 
dem alten Kurfûstenschlofs, jetzt Muséum und Stadtbibliothek. 
Ein weiter Hof- und Gartenraum, die Parade, wie der Platz frûher 
hieQy trennte die bescheidenen Dienstwohnungen der niedern Be- 
amten von den Prunkgemâchern der herrschaftlichen Residenz. 
Denn Eurfurst Friedrich Karl von Erthal liebte Pracht und Auf- 
wand, und sein Hofhalt durfte dem der grôBten Reichsfursten in 
nichts nachstehen. — Doch kaum ein Jahr nach der Geburt des 
jôngsten Kindes seines Marstallbeamten waren die Soldaten der 
fnnzddischen Révolution gekommen und hatten den Freiheitsbaum 

1* 



4 Ersies Buch. 

in Mainz aufgepflanzt. Der alte Kurfûrst war mît seinen Dom- 
herren geflohen. Er war dann wieder gekehrt, um einige Jahre 
spâter nochmals zu fliehen und Mainz auf immer zu verlassen. 

Sechs Jahre zâhlte Franz Bopp, als die franzosischen Truppen 
zum andern mal siegreich in die kapitulierte Festung einzogen, zehn 
Jahre, als im Frîeden von Lunevillc das erste Stiick vom heiligen 
deutâchen Reich, seine Geburtsstadt Mainz und das linke Rheinufer 
unter die Fremdherrschaft kamen, und wie die der meisten niedern 
Beamten auch seine Familie ihrem Kurfiirsten und Herrn nach 
Aschaffenburg nachfolgte. Das ist aber auch ailes was aus dem 
ersten Jahrzehnt seines Lebens zu erzâhlen. Wie bald er gehen 
und sprechen, . lesen, schreiben und rechnen gelernt, wuiste uns 
niemand mehr zu sagen. Aber einige duukle Ërinnerungen an 
jene Ereignisse seiner ersten Jugend blieben der Seele des Knaben 
auf immer eingeprâgt. 

Aschaffenburg ist eine alte Stadt am EinfluTs der Aschaff in 
den Main. Die hohen Tûrme des Kurfiirstenschlosses und der alten 
hôher gelegenen Stiftskirche sehen weit hinaus ins Tal und in 
die Ebene, daraus in groBen Windungen der Strom kommt, der 
seine Wasser hart an den Wallen der Stadt und des Schlosses 
vorbeitreibt. Gegenûber auf der andern Seite erheben sich sanft 
ansteigend die Ilôhen des Spessart, ihrem Hesucher lohnenden 
Ausblick gewahrend, ein anmutiges Bild von Stadt und Landschaft. 

Hier hatten die alten Kurfiirsten von Mainz ihre zweite Resi- 
denz, und hierher war der letzte dièses Namens geflùchtet, ihm 
nach, einer um den andern, seine Diener und Getreuen. Denn bei 
aller Schwàche, die ihn zum Spielball fur ehrgeizige Politiker, fur 
herrschsûchtige Geistliche und habsiichtige Verwandte, fiir Hof- 
linge und dergleichen machte, bei aller seiner Prunk- und Pracht- 
liebe, bei aller Eitelkeit war der alte Erthal doch immer ein frommer 
und gûtiger Herr, auch gegen den geringsten seiner Untertanen 
gewesen, Und als Erzbischof und Fiii-st von Regensburg, von 
Aschaffenburg, von Erfurt, dem ganzen Eichsfeld und anderem war 
er auch nach dem Verlust seiner linksrheinischen Gebiete noch 
immer groB und reich genug, um eine Anzahl hoher und hôchster. 



1. Kapitel (1791—1812). 5 

geschweige denn niederer Beamten mit Haus und Famille zu ver- 
sorgen. 

Er war iibrigens ein achtziger, und sein Statthalter in Erfurt, 
sein Coadjutor und erwâhlter Nachfolger — er batte sich wâhrend 
der franzôsischen Occupation nur wenig, beim letzten Ueberfall in 
Mainz gar nicht blicken lassen — Karl Theodor von Dalberg, 
wufste man, war Freund des weimarschen Hofes und Dichterpaars, 
war nicht nur selber geistreicher Schriftsteller, sondem auch ein 
Mann von gutmiitiger Gesinnung, der sich mit hohen Ideeen tnig 
zur Einigang von Fûrsten und Reichsstanden und die besten Ab- 
sichten hegte, seine zukûnftigen Untertanen zu beglûcken. DslUs 
er sich hierbei weniger auf eigene Kraft und Selbstvermôgen, we- 
niger auf die eifersûchtigen und ohnmâchtigen Reichsfiirsten als 
auf den fremden Despoten und Kriegsherrn stûtzte, in dessen eiserner 
Hand damais die Geschicke unsers zerrissenen Yaterlandes lagen, 
das wufste ebenfalls aile Welt, und Dalberg sclbst machte kein 
Hehl daraus, nachdem er das einzige was ihm anders ûbrig blieb, 
mânnlichen Rûcktritt verschmâhet. Bekannt ist seine glanzend 
traurige Rolle, welche er nach dem Tode Erthals, 1802, als Vor- 
gitzender in der Versammlung der Rheinbundfûrsten, als Kurfûrst, Me- 
tropolitanbischof und Reichserzkanzler, als Fûrstprimas von Deutsch^ 
land und nachmaliger GroBherzog von Frankfurt zu spielen begann '. 

Das altmainzische Aschaifenburg war ihm auch nach dem 
Reichsdeputationshauptschlufs von 1803 verblieben, auch nach dem 
Wiener Frieden von 1809, da er Regensburg genommen, aber als* 
neugeschafTener GroBherzog von Frankfurt die Fûrstenabtei Fulda 
and die hanauischen Lande zugeteilt bekam. Nur waren gerade 
dièse einzigen weltlichon Besitztûmer eines geistlichen Fiirsten, in- 
mitten altérer Gebietsteile, dem Wechsel und der Willkûr des 
franzôsischen Gewaltherrn am meisten ausgesetzt, und am wonigsten 
gesichert war die Herrschaft eines Mannes, der ein willenloses 
Werkzeug in der Hand jenes mâchtigen und ein begiinstigter Va- 
sall seines Kriegsglûcks geworden. Gab es noch patriotischen Sinn 
im Lande, so mufste der auf ein geringes hinabsinken bei dem 
Bûrger, der sich heute kurmainzisch, morgen frankfurtisch, (iber- 
moigen vielleicht bayerisch wufste, um zuletzt doch noch franzô- 



6 Erstes Buch. 

sisch zu werden. Indessen versôhnen konnte er sich mit einem 
Herrn, dem er manche Erleichterung, manche gute Einrichtung 
verdankte, der selbst môglichst einfach und sparsam haas hielt, 
aber ein Herz hatte fur die Ârmut und fur die Not und Leiden 
seiner Untergebenen. Vollends war der kleine Beamte mit aller 
Liebe und Ilingebung einem Fûrsten zugetan, bei dem er auch 
fur seine kleinsten Angelegenheiten geneigtes Ohr fand. 

Im Hause des alten Bopp herrschte eben dièse Gesinnung. 
Mit treuer Anhânglichkeit und Ehrerbietung fur den Herrn, in 
dessen Diensten er stand, vereinigten sich altfrânkische Sitte und 
Biederkeit, rûhriger FleiB und Sparsamkeit, schlichte altkatholische 
Frômmigkeit und ausnehmende Familieneintracht. Wenn des 
Mannes Wunsch und Streben dahin gieng, dereinst ein kleines Acker- 
oder Weingut zu besitzen, darauf mit seinem Weibe den Rest ihrer 
Tage friedlich zu verleben, so war doch der Leute hôchster Ehrgeiz 
das kûnftige Gluck ihrer Kinder. Die Sôhne sollten ihm andcres 
und besseres werden als Futterschreiber und ^Kapaunenstopfer", 
wie sich der alte Andréas wohl scherzend nannte. Nicht jeder, 
meinte er, heifie Fesch und sei des Kaisers leiblicher Ohm, um so 
leicht vom Magazinaufseher zum Erzbischof und Kardinal aufzu- 
steigen, zum Coadjutor und Nachfolger eines Dalberg ernannt zu 
werden. André gewôhnliche Menschenkinder mulstcn arbeiten und 
lernen, wenn sie hôher hinaus wollten. So meinte der, aber fûrs 
Lernen war auch nirgend besser gesorgt, ja wohl nirgend so gut 
tils in kurmainzischen Landen. 

Schon unter dem Vorganger Erthals, dem braven Kurfiirsten 
Emmerich Joseph von Breidbach, 1763/74, waren iiberall Land- 
schulen mit einem Lehrer auf je hundert Kinder eingerichtet wor- 
den. Mainz selbst hatte eine Normalschule, Trivial- und Real- 
schulen und eine SchuUehrer-Akademie erhalten. Die Gymnasien 
hatten neue Instruktionen und einen neuen Schulplan erhalten. 
An die Universitât waren statt der verabschiedeten Jesuiten gebil- 
dete und tiichtige Mânner von auswârts gekommen. Wir kônnen 
die Einrichtungen hier nicht durchsprechen, die wie andere viele 
im Geiste der „Aufklârung^ gemacht und trotz heftigen Wider- 
standes auch durchgefîihrt worden. 



1. Kapitel (1791-1812). 7 

Nach des Emmerich Joseph frûhem Tode — er starb plotzlich, 
um die gleiche Zeit wie Pabst Clemens XIV., der den Jesuiten- 
orden aafgehoben, und beide, wie die b5se Welt gesagt, an Gift 
— halte sein Nachfolger die „freidenkenden" Lehrer bald entfernt 
und sich der vertrauten Rate seines Vorgângers, der Schiller des 
Grafen Stadion entledigt. Doch dauerte die£ nicht langer als bis 
der EinfluTs des katholischen Oestreichs dem des protestantischen 
PreuBens gewichen, wenige Jahre. Da wurde ailes wieder anders. 
Anschaaung und Zeitrichtung waren den „Finsterlingen" nicht 
gnnstig, and der Kurfûrst zu eitel, um nicht auch ein etwas den 
Âufgeklârten und Freidenker zu machen. Die Normalschule wurde 
aufs neue gegriindet, die vertriebenen Lehrer und Lciter des Un- 
terrichtswesens zariick gerufen und neu bestallt. Der friiher so 
fromme Kirchenfûrst war jetzt stolz darauf, in seinem Lande jeden 
was er wollte lehren, glauben und denken und seiner Hochschule 
Glanz vor aller "VVelt leuchten zu lassen. Die Herrlichkeit dauerte 
bis das Geld ausgieng und mit dem Gelde die Lust, Hochschule zu 
spielen. Dann kamen die franzôsische Révolution und die Fran- 
zosen, und die Mainzer Univei*sitat hatte ausgelebt. Wer von den 
Lehrem und Gelehrten nicht zu den Republikanern hieit, wie die 
Wedekind, Blau und Metternich, wen sein trostloser Mut nicht 
ios feindliche Lager trieb, wie den unglûcklichen Georg Forster, 
wer nicht auf anderm und besserm Wege sich zuriickzog, wie 
Sômmering und Johannes von Millier, der folgte fruher odcr spa- 
ter dem alten Herm nach Aschaifenburg. So taten die Ignatz 
Hofinann, Joh. Mich. Engel, Konrad Ladrone, Scb. Rau, Franz 
Asmut, Phil. Frank , die da weiter lohrten und Vorlcsungen hielten. 
Mit dem Gymnasium verband sich ein Lyceum, „Mittelschulen" 
mit philosophischen Klassen, ein Stiick Univei*sitât, noch vor dem 
Namen. Wie dermalen in Mainz wurden Klôster aufgehoben, 
Kanonikate frei gemacht, geistliche Pfriinden dazu verwandt, die 
Lehrer der Anstalt zu besolden, zuerst die Theologen, dann die 
Juristen, zuletzt die Philosophen bedacht. Und zu dem allem, 
bekrâftigte ein Zeitgenosse, kam auch die piibstliche Einwilligung. 

Wie begreiflich erhielten dièse Unterrichtsanstalten an dem 
Aofklaningsfreund und Untertanenbeglûcker Dalberg ihren eifrig- 



8 Ersfes Buch. 

sten Fôrdcrer und Beschîitzer. Der Mann, welcher ûberall Arbeits- 
hâaser, Armen- und Kinderschalen grûndete und wo nôtig auch 
aus eigenen Mitteln freigebig unterstîitztc, sah mit Freuden in 
seincr Residenz ein anderes Erfurt entstehen. Aschaifenburg wurde 
ein Platz regen geistigen Lebens, und wer wollte konnte da lernen 
und sich ausbilden. 

Die drei Sôhne des Bopp kamen einer nach dem andern aufs 
Gymnasiuro. Sie waren aile drei strebsam wie ihr Vater und gut- 
miitig wie ihre Mutter. Ihre Neigungen waren aber verschieden. 
Dor âlteste, dreizchn Jahr ait bei der Uebersiedelung mainaufwarls, 
wollte Maler werden, spâter Philologe; er war unglûcklich und ist 
im friihen Mannesalter gestorben. Der zweîte hatte weniger an 
Kunst und Wissenschaft als an Garten- und Foldbau seine Freude 
bekommen; er wurde Gartner und Bauer. Auch dem Franz war 
von kind auf eine stille Freude eigen an Wald, Feld und Blumen. 
Noch als Greis konnte er vor einem wogenden Kornfeld gernhrt 
stehen bleiben und entzûckt, wenn er nach Hause kam, davon er- 
zâhlen. Aber nicht kurfûrstliche Gartenanlagen noch Bildergallerie 
hatten es dem Knaben angetan und seine Neigungen bestimmt — 
cher die Mathematik, daran er besondere Lust und Gefallen fand. 
Willig aber folgte er den Eînwirkungen, die Schule und Lehrer 
auf ihn machten. 

Wenn die Leute in Aschaffenburg — so erzâhlte man da vor 
etlichen Jahren noch — von guten Kindern sprachen, so nannten 
sic zuerst wohl die Lotte Windischmann, die àlteste Tochter des 
Professors, ein wunderliebliches und gescheites Mâdchenbild, und 
gleich hinterher des Boppen Franz, den jiingsten Sohn des Futter- 
schreibers*. Das war eine fein sauber und zart angelegte Natur, 
hieB es, immer heiter und lebensfrisch , aber still und anspruchs- 
los, aber offnen Sinnes und tiefen Gemûts. Seinen Geschwistern 
tat es der Knabe zuvor an FleiB und frohcr Lernlust; er hatte 
seine Freude an den Bùchern. 

Schade, dafs wir aus seiner Schulzeit so wenig oder gar nichts 
mehr wiasen, dafs uns seine Lehrer, der Diroktor Reising, ein 
Professer Braun, der klassische Sprache und Literatur gab, Brand, 
der Geschichtslehrer, der nachmalige Bischof von Limburg, und 



1. Kapitel (1791—1812). 9 

wie sie sonst hiefien, so gar nichts von sich oder ihm aufbewahrt, 
bis aaf den einzigen Windischmann und sein bekanntes ^ausge- 
zeichnet durch aile Klassen^. Und bis auf das was uns ein Ju- 
gendgenosse dort erzâhlt. „Es war ein wackrer Junge, der Franz 
Bopp, gar kein Wunderkind, aber fleifiig und âuBerst eifrig. Was 
er sollte tat er gut, mitunter auch weniger gut, aber meist besser 
aïs die andern. Da ich aufs Gymnasium gieng, erzâhlte unser 6e- 
wâhrsmann, war er bereits Student. Seines gleichen sahen wohl 
stolz und hochmûtig auf uns herab. Das tat der Franz Bopp gar 
nie; er war gar nicht stolz und gar nie hochmûtig, sondern im 
Gegenteil immer freundlich und bescheiden." 

Wirklich war Aschaffenburg einige Jahre lahg Universitabs- 
stadt, 1808/14. Nur waren nicht aile Fakultaten am Orte, sondern 
wie in Fulda die theologische, in Frankfurt spâter die medizinischc, 
80 dort, neben einem Priesterseminar ohne Promotionsrecht, die 
juristische, eine Ecole de Droit, wie sie hieB; denn franzôsische 
Namen und franzôsische Normen waren in allem bezeichnend. 
Jede Ecole oder Fakultat hatte ihre philosophischen Kurse, so wie 
jeder Student die Verpflichtung, allgemein bildende, d. h. philo- 
sophische Lectionen zu haben. Auf Fachstudium sich beschrânken 
war nicht iiblich, noch auch môglich. — So hôrte Franz Bopp 
nicht bloB Natur- und Vôlkerrecht bei Asmut, nicht bloB Kirchen- 
recht bei Frank, sondern auch Logik bei Eugel, auch Aesthetik 
oder was man darunter verstand bei Ladrone, wie Geschichte und 
Philosophie bei Windischmann. 

Es ist nicht selten einer, der auf das Leben und den Bildungs- 
gaug eines Jiinglings entscheidend einwirkt. Auch bei Franz Bopp 
war es ver allen einer. Und dieser eine war Karl Joseph Win- 
dischmann. 

Wie Franz Bopp gebomer Mainzcr hatte Windischmann in 
Wûrzburg Philosophie mit Medizin vertauscht. Dann war er, ein- 
andzwanzig Jahr ait, nach Wien gegangen, aber nach Jahresfrist 
zurûckgekehrt, um wieder in Mainz Geschichte und Philosophie zu 
treiben. Das war 1797, da eben Schellings „Ideen zu einer Phi- 
losophie der Natur" erschienen. Den jungen Arzt, Philosophen 



10 Erstes Bucb. 

und Altertumsforscher packte dièse Schrift mâchtig genug. Wie 
viele andre wurde auch Windischmann ein eifriger und begeister- 
ter Anhânger dieser RichtuDg. — 1801 folgte er einem Rufe seines 
Landesherrn als kurfûrstlicher Hofmedikus uach Aschaifenburg, 
wurde 1803 Professor und 1811, im dritten Jahre der Universitât 
zum Ordinarius fur Philosophie und Universalgeschichte und zum 
Oberbibliothekar der groBherzoglichen Bibliothek ernannt, eine Stel- 
lung, darin er bis zu seinem Abgange nach Bonn, bis 1817 verblieb. 

Doch Windischmann war damais, als er seine ^Darstellung 
des Begriffs der Physik*", 1802, seine „Ideen zur Physik", 1805, 
und die „Selbstvernichtung der Zeit", 1807, herausgab, noch kei- 
neswegs der fromme, gottselige und wunderglâubige Mann, der er 
spâter gewordep, und den wir im Verfasser der ^Philosophie im 
Fortgang der Weltgeschichte", 1827/34, voll erkennen. Im Gegen- 
teil, er war Freimaurer, war Illuminât. Man will auch wissen, 
wie und wann die Umkohr bci ihm statt gefunden. — Windisch- 
mann hatte, wie bemorkt, eine wunderbar anmutige, geistvolle 
Tochter, um einige Jahre jùnger als Franz Bopp. Sie wurde krank 
und starb in der Blute ihrer Jugend. „Eine so schône Seele kann 
nicht verloren gehen," rief der gobeugte Vater, und seitdem, sagte 
man, wurde er glàubig und fromm. — Der Uebertritt vom „ab- 
soluten Erkennen^ zum Glauben und mystischen Schauen ist aber 
auch sonst nicht schwer und nicht selten gemacht. 

Die Zeit liegt hinter uns, da man kurzweg den Stab gebrochen 
liber Anhânger und Parteigânger der Schelliugschen Naturphiloso- 
phie, ubor die Baader, Oken und Troxler, die Gôrres und Creuzer, 
die Steifen und Windischmann. Ihren Gefûhlsanschauungen und 
Schwarmereien, ihren theosophischen Trâumen und Gesichten, ihrer 
geistreichen Aesthetik und Mystik mag wohi niemand mehr das 
W^ort reden. Aber gewiis ist, dafs unvergleichliche Tiefe des Ge- 
miits, eine Wârme der Empfindung uns bei ihnen anweht, wie wir 
sie sonst gar selten finden. Gewifs ist auch, dais dieB manchem 
guten und schônen in Wissenschaft und Kunst, auch der Sprach- 
wissenschaft sehr zu gute gekommen. Denn es liegt in den An- 
fangen aller Geschichte und Erkenntnis, liegt auch in den Anfân- 
gen aller Sprache und Sprachforschung etwas nicht eben mystisches 



1. Kapifel (1791—1812). H 

aber mythisches, etwas was sich eher herausfûhlen als heraus- 
sagen lâlkt. 

Genug, WiDdischmann hatte es dem jungen Franz Bopp an- 
getan. Der Mann, der auch nachmals immer den geheimsten Ge- 
heiniDissen im ^Grandwesen der menschlichen Natur^ nachhieag, 
hatte seinem Zôgling in die innerstc Seele geschaut und da seine 
Freude gesehen. Mit seltener Zuneigung liebte er den begabten 
und strebsamen Jiingling. £r lenkte dessen Flei£ und Aufmerk- 
samkeit auf das was ihm selbst vor allem am Herzen lag und 
machte ihn zum Vertrauten seines Hanses und seines Umgangs. 
Franz Bopp war dagegen voll ^sympathischer" Verehrung fiir den 
Lehrer, ûberlieB sich willig dessen Leitung und folgte eifrigst 
dessen ^philosophischen Lehrkursen". 

Dièse waren im grunde âhnliches wie die Yorlesungen eines 
Creuzer in Heidelberg und verhâltnismâfiig eben so zahireich be- 
sQcht. — In den Vortrâgen dieser Mânner war etwas was den 
Hôrer ei^iff, ihn fesselte, man môchte sagen, bestrickte, was viel 
mehr bewundem als begreifen lieu. Junge, empfangliche Gemiiter 
wurden darin voll und voiler begeistert. — Wâhrend Fiirsten und 
Vôlker dazumal den Ereignissen der Gegenwart ângstlich folgend 
ihre Augen nach Frankreich richteten, wo ein gewaltiger Kriegs- 
herr die Erbschaft der Révolution angetreten, woher er seine 
Macht ûber Deutschland und Europa geworfen, hafteten die Blicke 
jener Philosophen und Gelehrten an einem fernen Osten und einer 
weit femeren Vergangenheit. Aile Weisheit und aile Wissenschaft, 
aile Kunst und Bildung waren dort aufgegangen, dort, im Orient, 
wo die Wiege der Menschheit gestanden. Man mufste Orientalia 
treiben, orientalisches Altertum studieren, orientalische Philosophie, 
orientalische Sprachen — Hebrâisch, Arabisch, Persisch, und was 
konnte man nicht? — die Kultur Aegyptens, die Sprache und 
Literatur des alten Indiens. 

Neben dem Wunderland Aegypten, durch Napoléons Zug da- 
hin nâher gebracht, seiner geheimnisvoUen Priesterweisheit und 
Bilderschrift, ja mehr als dièses und als irgend ein anderes Land 
der Wolt hieit Indien die Phantasie beschàftigt. Weuig war was 
man wulste, desto mehr was man glaubte, beides aber genug, um 



12 Erstes Buch. 

den frommen Enthusiasmus jener Zcit und Leute aufs hôchste zq 
steigern. Mit dem Dâmmerlicht, das dort eben erst angebrochen, 
war jenen bereits ein froher Morgen leuchtend, der die Erfûllung 
ihrer schônsten Traume und Ahnungen verhieB. 

Seit kaum zwoi Jahrzehnten hatten die Englânder die Ilerrschaft 
in Indien erlangt, hatten deren Pionierarbeiten dort begonncn. Mit 
wahrhafter Begeisterung waren die ersten Berichte der Kalkuttaer 
Gesellschaft, mit glâubiger Verehrung ailes von daher hingenom- 
men worden, und mit Sehnsucht erharrte man neue Offenbarungen 
ùber eine ^âlteste" Sprache und Weisheit des Menschengeschlechts. 
Eine Sprache, ^vollendeter als die griechische, reicher als die la- 
teinische, feiner gebildet als beide", hatte Sir William Jones ge- 
sagt, und „doch mit beiden in nâchster Verwandtschaft" ; eine 
Literatur, die solch herrliches Kleinod, eine Sakuntala besaB, de- 
ren ^himmlisch paradisische Schônheit** aile Welt entzûckte; eine 
Religionsweisheit, die selbst angesichts kampfbereitcr Heere zu 
Betrachtungen iiber die tiefsteu Verborgenheiten gôttlicher Weis- 
heit herausforderte; das waren Dinge, ganz wohl dazu angetan, 
einen Nachfahren Herders, einen Jiinger Schellingscher Natur- und 
Religionsphilosophie aufs machtigste zu ergreifen. Und vor allem 
dièse gôttliche Urweisheit, womit Betriiger und Betrogene dazumal 
oinander anfiihrten. Zu Zweifel und Kritik war der Glaubc viel 
zu groB und stark, die Mittel und Kenntnisse viel zu gering und 
schwach. 

Da erschien das Buch des jungern Schlegel, und aller Zweifel 
war nun vôllig ausgeschlossen. Auch Friedrich Schlegel hatte sie 
kennen gelernt — die Sprache, welche âhnlich und verwandt 
klang den Kliingen des griechischen, rômischen und germanischen 
Altertums, dabei so „schôn und kunstreich", die Frucht eines „ein- 
fachcn und seligen Wandels im Lichte der Besonnenheit" — die 
Literatur, worin Philosophie und Poevsie unzertrennlich verschmolzen, 
Dichtungcn, ohne jenes „wilde Feuer" einer gliihenden Phantasie 
und dennoch an „Blumenschmuck und Bilderfulle" voll und reich 
— „die feinsten BegrifTe von der Gottheit in den àltesten Systemen 
des Aberglaubens", Erzâhlungen von Biifier- und Betrachtungsleben, 
einem seligen Nichtstun, um dem Gedanken „der menschgewordenen 



1. Kapitel (1791—1812). 13 

Gottheit", den verlornen Spuren „gôttlichen Lichts", tiefsten Ge- 
heinmisses, ^eines urspûnglichen Aufgehens der Gefuhle und misver- 
standeDer OfTenbarung^ nachzuhangen. Das ailes und vieles der- 
gleichen batte er selber erfahren. Seine Erklârungen verhiillt 
mystisches Dunkel, sein Wissen und Nichtwissen umkleidet das 
kuostreicbe Gewand der Romantik. Denuoch und gerade deswegen 
ward das Buch von der „Sprache und Weisheit der Inder", 1808, 
ein neues Evangelium. 

Âuf dièses beriefen sich die Gurres und Creuzer in ihren 
«Mythengeschichten der alten Welt", ihrer „Symbolik und Mytho- 
logie", 1810/12, auf dièses sie und andre in ihren Vorlesungen. 
Je vager ihre Eenntuis, desto kiihner und voiler ihr Reden. Ihre 
eigne Begeisterung entflammte die jugendlichen Herzen. Manche, 
vielleicht die meisten ihrer zahlreichen Hiirer haben frûher oder 
spâter darûber gelâchelt. Aber seiner Zeit waren aile hingerissen, 
auch solche die weniger reiches Gemiit und empfànglichen Sinn 
hatten als Franz Bopp. 

Wie eine Seite aus Schlegels Bûche klingt das Zeugnis, das 

ihm sein Lehrer spâter erteilt hat. — Insbesondere, heiBt 

es darin, lieu er „in den philosophischen Kursen bedeutenden 

Scharfblick und vorwaltende Neigung zu ernster Wissenschaft an 

sich erkennen. Dièse widmete er vor allem der Sprachforschung 

sogleich von anbeginn mit der Absicht, auf diesem Wege in das 

Geheimnis des menschlichen Geistes einzudringen und demselben 

etwas von seiner Natur und seinem Gesetz abzugewinnen. So 

lemte er denn — fahrt Windischmann fort — minder aus einem 

Torhandenen Talente der bloBen Sprachfertigkeit, als aus dem leb- 

haften Gefuhl fiir die im Sprachenreichtum des Menschengeschlechts 

verboi^enen Harmonien die Sprachen des klassisclien Altertums 

sowohl als die gebildetsten des neuen Ëuropa und suchte dieselben 

seinem erforschenden Sinn gleichsam als Organ anzueignen. DieB 

ailes gescbah in der Stille, und eben in ilir hegte er auch das 

Terlangen, den Sinn fur die innere Natur der Sprache zu ûben 

und zu schârfen. Er suchte sich mit dem groBten Eifer den Cha- 

rakter und die Denkart des morgenlandischen Altei*tums bekannt 

za machen, benutzte sowohl die Yortrage hiesiger Lehranstalt, aïs 



14 Erstes Buch. 

den vertrauten Umgang mit seinen Lehrern, vorzûglich in bemg 
auf orientalischen Mytbus und Philosophie und lieu endlich seinea 
Wunsch, sich in Paris mit der orientalischen und insbesondere mit 
der indischen Literatur vorerst genau bekannt zu machen and dann 
feroer sein ganzes Lebeo hindurch mit ihr sich zu beschaftigen, 
bestimmter hervortreten" *. 

So Windischmann. Wieviel davon auf Rechnung des Lehrers, 
wieviel auf Rechnung des Schûlers zu setzen ist schwer zu sagen. 
An der Art der Abfassung und auch Abgabe dièses Zeugnisses war 
Franz Bopp sicher unschuldig. 

Gewifs ist nur, dais er in seiner ersten Studienzeit auch an 
Sprachenkenntnis soviel wie moglich erworben, dais er nicht nur 
sein Latein und Griechisch einigermaBen konute, sondern auch vom 
Hebrâischeu und Arabischeu einiges. Und viel mehr als Wissen 
hatte er in seiner Seele lauteres Wollen befestigt, das indessen 
sein Ziel noch keineswegs so bestimmt, so klar oder unklar kannte, 
als da sein Freund und Lehrer vier Jahre spâter angibt. 

Der Wunsch nach Paris zu gehen lag freilich nahe genug. 
Friedrich Schlegels Vorgang, dais dieser die ersehnten Eenntnisse 
und Erfahrungen dorther geholt, war allein hinreichend. Dazu 
kam anderes und dieB. Ein studierender junger Mann, Jurist oder 
Orientalist, konnte in dem kleinen Aschaifenburg nicht sitzen 
bleiben. Und am Ende war die Hauptstadt Frankreichs gewisser- 
mafien die Ilaupt- oder Hauptuniversitiitsstadt des Landes. — Also 
war Franz Bopp entschlossen , sein Entsclilufs aber um nichts 
weniger kiihn. Ein stiller deutscher Jûngling, von Heimat und 
Vaterhaus nie entfernt, viel mehr in der orientalischen Màhrchen- 
und Sagen- als in der wirklichen Welt erfahren, allein, unbemittelt 
— denn was konnte auch sein Vater ihm viel geben? — in das 
Getriebe der fernen fremden Weltstadt versetzt, dazu gehôrte etwas, 
noch jetzt, geschweige damais. Dabei war Kriegszeit, des Krieges 
noch kein Ende abzusehen. Noch nicht hatte eine brennende 
Zarenstadt dem Franzosenkaiser zuni Riickzug geleuchtet, aber 
iiberall schon giihrte es in deutschen Herzen und rîistete mau sich 
im stillen zur Befreiung des Vaterlandes. 

Der junge Bopp dachte nur an die Worte Friedrich Schlegels. 



1. Kapitel (1791—1812). 15 

„Auch jene fîir die Wissenschaften so ruhmvoUeD Zeiten der Me- 
dicâer — hatte Schlegel gesagt — waren unruhig, kriegerisch und 
gerade fur Italien zum teil zerruttend; dennoch gelang es dem 
Eifer einiger wenigen, ailes dieB auBerordentliche zu stande zu 
bringen, denn ihr Eifer war groB und fand in der angemesseuen 
GrôQe ôfTentlicher Ânstalten und in der edlen Ruhmbegierde ein- 
zelner Fûrsten die Unterstûtzung und Begûnstigung, deren ein 
solches Studium beim ersten Anfange bedarf."* — Schlegel 
knûpfte an die Wirkung des indischen Studiums keine geringere Be- 
deutung als die der wieder erwachten Kenntnis des klassischen Alter- 
tums im 15. und 16. Jahrhundert. Und was die ^Unterstîitzung und 
Begûnstigung^ angieng, so waren die Worte wie besonders auf 
Dalbei^ gemûnzt. Schon in Erfurt war dem Coadjutor ein Inter- 
esse fur altindische Literatur, schon durch seines Bruders Teilnahme 
an Uebersetzungen abgewonnen worden. In Aschaffenburg sorgte 
Windischmann dafûr, dafs dem geistreichen Reichserzkanzier dièse 
Dinge nicht fremd wurden. Der Mann, welcher ûbrigens die Fa- 
milie unseres Schiller reichlich unterstiitzte, einem Jean Paul zeit- 
lebens eine Pension gab, sonst uberall so viel half und gutes tat, 
der lieu auch wohl den Sohn seines Unterbeamten nicht ganz leer 
von dannen — wir wissen es nicht, aber wir sollten meinen. 

Es war im Herbst 1812. Franz Bopp hatte eben sein zwan- 
zigstes Lebensjahr vollendet, als er Abschied nahm von seiner 
Heimatstadt, von Lehrern und Jugendfreunden, von Windischmann 
und seiner Lotte — er sollte sie nimmer wiedersehen — von seinen 
Geschwistern, seinen Eltern. Allein, nur ein Stiick Weges begleitet, 
ftthr er in die Fremde. Was in der Seele des Jûnglings vorgieng, 
wie er auf der langen Fahrt betriibt und auch froh war, wie er 
trâumte und schwârmte — er hat uns nie davon erzahlt, in keinem 
Briefe, den wir haben, davon gesprochen. Seine gliickliche Natur 
half ihm ûber ailes so bald hinweg. Dièse aber und was ein 
Jûngling gebraucht, gesundes Herz, frischen Mut und wenig 
Geld, die hatte ein gûtiges Geschick ihm mit auf den Weg und 
die Wanderschaft gegeben. Und damit kam Franz Bopp nach 
Paris. 



16 Eretes Buch. 



Zweites Kapitel. 



Paris und die orientalischen Studien. 

(1812—1815.) 

Die Hauptijtadt von Frankreich war in den ersten Zehenten 
unseres Jahrhunderts eine Hauptstatte orientalischer Sprachstudien. 
Keiche Sammiungen von Biichern und Handschriften harrten des 
kundigen Forschers; Lehr- und Lesesàle ôffneten sich dem lernbe- 
gierigen; und Miinner von Ruf und Gelehrsamkeit waren da, be- 
fâhigt und bereit, den strebsamen zu unterstiitzen. Da waren 
Silvestre de Saey und seine Schûler Etienne Quatremère und 
Léonard de Chézy; da war Abel Rémusat, der groCe und seiner 
Zeit grôBte Sinolog, und Louis Langlès, der mehr um seine Liebens- 
wiirdigkeit als seine Kenntnis gerûhrate Konservator der Bibliothek 
und der orientalischen Handschriften. 

Auf dièses Mannes Betreiben hatte die Regierung im Jahre 
1795 eine Spezialschule fur lebende orientalische Sprachen gegrûn- 
det, ihu selbst zum Prâsidenten der Anstalten und zu deren erstem 
Lehrer den beriihmten Orientalisten de Sacy ernannt. Grùndli- 
ches Wissen und wissenschaftlicher Geist vereinten sich bei 
de Sacy mit der Fiihigkeit, Schûler zu bilden und zu begeistern, 
wàhrend Langlès den herzlichen Willen und unter seinen Hânden 
aile Mittel hatte, dem studierenden behilflich zu sein. Wer die 
Gunst und Freundschaft dieser beiden besaB, den Unterricht des 
einen auf der Schule génois, die Unterstiitzung des andern auf der 
Bibliothek, dem konnte es nicht fehlen, er hatte es denn selber 
fehlen lassen an gutem Willen, an Geschick und an Eifer, um 
beides recht zu nutzen. Und das wollte und konnte keiner weni- 
ger als Franz Bopp, der frische Ankommling in Paris. 

Einzig von seinem Streben erfiillt und wie gefeit vom heiligen 
Feuer seiner Lust, hatte er bald das Getriebe der Weltstadt auûer 
acht, das den Fremdling da wie siuueverwirrend umrauscht, Was 
da drângte und trieb, das trieb und drângte ihn zur Arbeit. Denn 
er hatte sich bald zurecht und von allem andern unbeirrt den 



2. Kapitel (1812—1815). 17 

engen Ereis seines Suchens und Strebens heraus gefunden, hatte 
bald die einigen Bekannischaften gemacht, an die ihn seine Em- 
pfehlungen oder Âbsichten wiesen. Sein heiteres und jugendlich 
frisches Wesen gewannen ihm ûberall freundiiches Entgegenkommen; 
seine schon nicht geringe Fertigkeit im Franzôsischen kam ihm in 
aller Hinsicht wohl zu statten ; und sein anderes, auch nicht geringes 
Wissen und Eônnen, um so williger und hoher geschatzt, je be- 
scheidener er damit zurûckhielt, je eifriger er es zu mehren bestrebt 
war, lieB ihn doppelt und dreifach die Achtung gewinnen, welche 
man jungen fremden Gelehrten in jenem Kreise entgegen trug. 
Genug, und sicher, er konnte seinen Lieben daheim aisbald beru- 
higende Nachrichten geben und von der ûberall freundlichen Auf- 
nahme erzahlen, welche ihm in Paris zu teil geworden. 

Das Paris von 1812 war so wenig das von heute, wie die 
franzôsische Gesellschaft von damais die von heutzutage. Noch 
waren die StraOen vielfach enge, auch die Hâuser vielfach enge, 
aber die Herzen waren weit. Man freute sich, wenn ein fremder, 
auch ein fremder Deutscher zu sehen, zu hôren, zu lernen kam, 
weil man sich selber grofi und geehrt wufste, weil man ihn nicht 
scheute; die altgerûhmte franzôsische Hôflichkeit war auch nicht 
nor Schein oder Schminke, um schlecht verhaltenes Miswollen zu 
verdecken. 

Mit offener Herzlichkeit hatte den jungen Bopp de Sacy 
empfangen, ein Mann in den funfzigern damais. Ër war das Haupt 
der franzôsischen Orientalisten. Seine Schriften, seine zahlreichen 
Schûler, einheimische und fremde, hatten seinen Ruhm langst ûber . 

Kanal und Rhein hinaus getragen. — De Sacy war Franzose. Jene ^ ^ 

Tiefe und tiefe Innerlichkeit des Gemîits, worin die deutsche 
Mystik und Romantik wurzelten, jenes Schaifensvermôgen spekula- 
tiver Ideen, kurz, was ailes einen Schelling, Fichte und Hegel, 
wie oft gesagt, drûben unmôglich machte, war auch ihm nicht 
eigen. Aber eigen war ihm eine idéale Geistesrichtuug, die ihn 
seinerzeit und gleichzeitig mit deutschen Sprachgelehrten auch zu 
allgemeiner philosophischer Grammatik hingetrieben. Und eigen 
waren ihm echter Forscherfleifi und gediegene Grîindlichkeit, Klar- 

LftfBaBn, Frans Bopp. 2 



18 Erstes Buch. 

heit des Denkens und Klarheit des Ausdrucks, neben einer Fûlle 
von Einzelkenntnissen ein lebendiges Interesse fiir jedes, auch das 
entlegenste Wîssen, fiir Wissenschaft iiberhaupt*. Dièse Eigen- 
heiten lieBen iku einen nachhaltigen Einflul's auf eine ganze Géné- 
ration von Orientalisten ûben, auf aile die seine Schûler wurden, 
auch auf den Zôgling Windischmanns, nicht miuder fiir die Art 
wie er sein Lernen trieb als fiir sein Lernen und Weiterlernen der 
semitischen Sprachen. — Franz Bopp wurde Schiiler de Sacys, 
nahm eifrigen Anteil an dessen arabischen, spâter auch persischen 
Lehrkursen, wurde, wie er sagt, eifriger Anhânger Muhameds und 
Studierer seines Gesetzbuchs. — „Ich habe mich seit dem ich hier 
/ bin einzig mit dem Arabischen beschâftigt, weil man mir geraten, 
mir in derselben einige Fertigkeit zu erwerben, ehe ich zu andern 
orientalischen Sprachen schreite." So schreibt or in seinem Neu- 
jahrsbriefe 1813 an Windischmann, in dem ersten, den wir von 
ihm haben. Er lieB davon nicht ab, auch dann nicht, als er 
mittels Selbststudium sich der Erlernung einer Sprache beflifs, um 
derentwillen er vornehmlich nach Paris gekommen. 

Einen Lehrstuhl fiir Sanskrit gab es noch nicht. Der ihn auf 
^ de Sacys Verwendung spâter erhielt, Léonard de Chézy, war Pro- 
*^^ ^ fessor des Persischen am Collège de France. Er liatte sich durch 

Uebersetzung eines persischen Gedichts, Medjnun und Leila, 1807, 
zuerst bekannt gemacht. Wie Claude Fauriel, der Literarhistoriker, 
wie Langlès, dessen Kollege an der National bibliothek, war er 
Schiiler jenes englischen Marineoffiziers und Mitgliedes der Kal- 
kuttaer Gesellschaft, des Alexam jer Ham ilton geworden, hatte da 
auch Friedrich Schlegel kennen gelernt und in dessen Hanse die En- 
kelin der Karschin, die bekannte Helmine, die er spâter geheiratet. 

Seit 1810 von Chézy, ihrem zweiten Manne getrennt, fiihrte 
dièse ihr romantisches Leben wieder in Deutschland, war auch 
mitunter nach Aschaffenburg gekommen, so lange nâmlich Dalberg, 
ihr Freund und Protektor dort residierte. Daher kannte sie jenes 
„heimatliche Tal, vom Spessart gekrônt, vom Main durchflutet", 
und kannte ihn selbst, den Franz Bopp, ehe er, wie sie sagt, „in 
rosiger Jugend und Hoffnung, das Herz zum Springen voll von 
Wifsbegierde und Liebe zum Schônen nach Paris gieng". — Der 



I 1 



2. Kapitel (1812—1815). 19 

fuhrte da zuweileD ihre beiden Jungen spazieren, ^die Angehôrigen 
seines kûnftigen Lehrers^, heifits, UDd mulste bei solcher Gelegen- 
heit einmal den jiingsteD, der ins Wasser gefalleD, herausziehen 
und vom Ertriuken retteu. So steht auf einem aufgefuDdeDen 
Blatte voD unbekannter Uaud aus irgendwo ausgeschrieben. — 
Uebrigens rîihmte sich die Helmine nachmals, ihm zuerst das per- 
sische Alphabet — nicht die Sanskritbuchstaben, wie jenes Blatt 
sagt — gezeigt und wie noch wenige „seiu jugendliches Sein, die 
stilltiefe VVeihe seines Gemûts" verstanden zu haben^ 

DieB beilàufig. Aber wie Chézy den jungen Aschaffenburger 
sah, in der tat so lebensfrisch und lernlustig, wie seine Frau ihn 
spâter geschildert, da mochte er wohl an dièse und seine unver- 
sorgten Kinder denken, die bei ihr waren. Ër mochte an den 
Schlegel und die anderu denken, welche sich ehedem um den 
sanskritkundigen Englander zusammen gefuuden, an diesen seibst, 
der seit Jahren nuu seiner Kriegsgefangenschaft entlassen, aïs 
Professer in Hertford bei London lebte. Mit entschuldbarem Neide 
mochte er auf den achtzehn Jahre jûngereu Deutschen sehen, mit 
weniger entschuldbarem von dessen Absicht horen, Sanskrit zu 1er- 
nen, denn er selbst war krânklich und leidend, eine reizbare Na- 
tur und eifersûchtig, der einzige da zu sein, der Sanskrit verstand. 
Bei dem allem empfieng er ihn freundlich, hat ihm auch femer 
und stets seine Achtung und Auhânglichkeit bewiesen, ihn bis zu- 
letzt seinen „treuen und lieben Freund** genannt. Aber auch nur 
im Persischen hat Franz Bopp bei ihm Vortrâge gehort; sein Leh- 
rer im Sanskrit ist de Chézy nie geworden*. 

Auch nicht Langles, der doch einer der ersten in Frankreich 
durch Uebersetzung des Wilkinsschen Hitopadeça, 1790, sein In- 
teresse fur Altindisch an den tag gelegt, der die erste Gelegenheit 
wahrgenommen, die merkwûrdige Sprache auch selbst zu lernen, 
und seinen Lehrer, eben jeuen Alexander Ilamilton auch bewogen, 
seine unCreiwillige Muûe einem Katalog der Sanskrithandschriften 
zu wndmen, die seit Jahr und Tag in der „BibIiotliek des Kônigs^ 
zusammen gebracht waren. 

Schon seine Stellung machte diesen Mann einflufsreich; seine 
Einsicht und Gefalligkeit erhôhten sein Yerdienst und machten ihn 

2* 



20 Erstes Buch. 

bei allen, besonders bei allen Orientalisten geschatzt. Wer nicht 
etwa die geraubten Schâtze seiuer Bibliothek zurûckzufordern 
kam, wie Jacob Grimm Dachmals, der lerute in Langlès weniger 
den kalt hôflichen und gemessen zurûckhaltenden Bibliothekar als 
vielinehr den liebenswùrdigen Menscheu kennen, als den er frûher 
gegen Schlegel sich erwiesen und nun auch gegeu Bopp sich zeigte. 
Er hat ihn nach Windischmanus Ausdruck ^stets auf ausgezeich- 
nete Weise behandelt"'. Er uuterwies und unterstiitzte ihn so 
gut und 80 viel er konnte, stellte ihm nicht nur die Mittel der 
ôfiFentlichen Bibliothek sondern spâter auch die seiner eigenen reich- 
haltigeu Privatsammlung zu gebote. Ohne die Aufmunterung und 
^tiitige Unterstiitzung" dièses Freundes — so hat es Franz Bopp 
dankbar anerkannt — wâre er in der Hauptsache noch schwer 
zurecht gekommen. In der Hauptsache, d. h. im Sanskritlernen, 
darin er nach seiner eignen wiederholten Âussage vom Ânfang bis 
zu Ende Autodidakt geblieben^". 

Der Mangel an Hilfsmitteln , wie er da vor einem Jahrzehnt 
noch gewesen, war mittlerweile gehoben. Dank den Bemûhungen 
englischer Gelehrter in Indien war bereits eine Anzahl Lehr- 
biicher erschienen — H. Th. Colebrookes Grammatik , 1805, 
eine von VVilliana Carey, 1806, von Charles Wilkins, 1808, ein 
erster Teil von H. P. Foreters „Versuch ûber die Elemente der 
Sanskritgrammatik", 1810. Und aufier dem ersten und besten 
waren die andern auch schon in Paris und fiir Franz Bopp zu 
haben. 

Sein Landsmaun hatte friiher nur die Ilandschrift einas unge- 
nannten Missionars vorgefunden, dieselbe, wovon der Pater Coeur- 
doux seiner Zeit dem Hellenisten Barthélémy St. Hilaire geschrie- 
ben, ein freilich schwer brauchbares Machwerk. Darum hatte 
Friedrich Schlegel auch sein avia . . . peragro loca, sein Wandeln 
auf unbetretenen Pfaden stolz verkiindet. Nur dafs dieser bei 
seinem „herkulischen" Unternehmen, wie ers hieB, „einen am Gan- 
ges einheimisch gewordenen Wegweiser" gefunden, der ihn tâglich 
die drei Stunden an der Hand gefuhrt, wiihrend Franz Bopp „ein- 
zig auf sich selbst beschrânkt'^, auf „eignes sich selbst iiberlassenes 
Studium" und auf seine paar gedruckten Fîihrer angewiejien war^*. 



2. Kapitel (1812—1815). 21 

Und wie recht und verlâTslich dièse waren oder nicht waren, dar- 
auf kônnen wir sie uns selber heute noch ansehen. 

Jene Lehrbûcher — wir mûssen von Colebrookes unvollende- 
tem Werk und Forsters unfertigem Versuch hier absehen — sind 
nach Mustern altindischer Grammatiker und nach Diktaten gelehr- 
ter Brahmanen zu stande gebracht, gar verschieden von der Art 
unsrer Sprachlehren. Sie hatten unstreitig ihr Verdienst, schon 
ihre Abfassung war verdienstlich. Eines, das Buch Careys batte 
seioen Reichtum an Paradigmen und Beispielen, das andere und 
bessere von Wilkins woUte ^die Algebra der indischen Sprachlehre 
in die gewôhnliche Arlthmetik ûbertragen" ". Aber es fehlte 
diesen Verfassern selbst noch an genugender Kenntnis der Sprache, 
die ihre Kompendien lehren sollten. Dièse waren nicht fur An- 
fanger. Man muiste Sanskrit kônnen, um aus ihnen Sanskrit zu 
lernen. Und wer nun nichts anders batte, der konnte eben nichts 
besseres tun aïs was Franz Bopp tat, sobald als môglich sanskri- 
tische Texte vornehmen. 

Was Carey seiner Grammatik als Leseproben beigegeben, ein 
paar Stucke jûngerer Puranen- oder Sagenliteratur, einige Kapitel 
aus dem Evangelium Matthâi ins Sanskrit ûbersetzt, war gewifs 
wenig zu gebrauchen, und von sonst gedruckten Werken wufste 
Franz Bopp ^keines geliehen zu bekommen^. Also nicht was Sir 
William Jones zuerst ediert, was freilich auch wenig dienlich, ein 
Gedicht Ritusamhâra, „die Jahreszeiteu^, 1792, auch nicht, womit 
Jones und Wilkins selbst zuerst gelernt und ihre Uebersetzung 
versucht hatten, den Hitopadeça, jenes schon erwâhn te Spr uch- 
n nd Fabelb uch, dessen Text auch zuerst Carey, 1806, und kûrzlich 
wieder, 1810, Hamilton fur seine Schiller in Hertford herausge- 
geben — er muiste gleich zu handschriftlichem und zu solchem 
greifen, davon ihm auch Uebersetzung zur hand war. Nur ihm 
zosagen konnte was er da nahm und fand, wie wenig anderes zu- 
sagen einem Schûler W^indischmanns. 

Er nahm die Bhagavadgîtâ, „das hehre Lied^, jenes religions- 
philosophische Gedicht, welches eine grôûte Episode im groBen 
Epos der Inder bildet und englisch als erste Probe indischer Lite- 
ratur und Weisheit herausgekommen. Auch Friedrich Schlegel 



22 Erstes Buch. 

hatte sich daran versucht und einige Proben daraus seiner ^Sprache 
und Weisheit" beigegeben. Was diesem an Handschriften vorge- 
legen, ihrer vier, das konnte auch Franz Bopp benutzen, dazu die 
Wilkinssche Uebersetzung, deren Màngel und Misverstândnisse die 
Jahreszahl 1785 am besten entschuldigt. Dièse mufste ihm, so 
recht oder schlecht, das dritte Werkzeug, das Wôrterbuch ersetzen, 
denn auBer dem was sich im Manuskripte jenes ungenannten 
Missionars vorfand, die Abschrift einer Wôrtersammlung des 
Amara-Kosha und eines versifizierten Wurzelverzeichnisses, Ka- 
vikalpadruma betitelt, war ihm nichts dergleichen geboten. 

Schon 1807 hatte Colebrooke eine Anzahl jener altindischen 
Wôrterbûcher, sogenannter Kosha oder Thesauren abdrucken und 
alsbald auch das bedeutendste darunter, das des Amara-Sinha, eben 
jenen Amara-Kosha mit englischer Interprétation und Erklârungen 
erscheinen lassen*'. Nach dem europâischen Kontinent war aber 
dièses wie so manches andre Werk englischer Gelehi-ten jener Zeit 
nicht gelangt. Die Kontinentalsperre war dagegen; wie kein an- 
deres hat dièse napoleonische Gewaltmafiregel der Verbreitung 
indischer Kenntnis im wege gestanden und die Fortschritte der 
Wissenschaft aufgehalteu. 

Nur wàre einem Anfânger auch mit einem jener indischen 
Vokabularien wenig gedient gewesen. Man muls lesen, wie sie 
der erste Herausgeber eines Sanskritwôrterbuchs, wie sie Wilson 
spâter schildert. Darnach hat der geiibte Kenner wohl seine 
Schwierigkeit, ein fragliches Wort herauszufinden und gefunden 
die gegebene Bedeutung zu verstehen. Genug, was sieben Jahre 
spâter erklârt ward, da jenes Wôrterbuch bevor stand, das wurde 
mit fug und recht erklârt. Noch immer fehlten da eine ent- 
sprechende Textsammiung, eine kurzgefalste Grammatik, ein nicht 
allzu dûrftiges alphabetisches Glossar, „die dringendsten Erforder- 
nisse fur den ersten Unterricht". Sie wurden laut gefordert und 
dazu gesagt, ,,dais wer es unternâhme, sich des Sanskrit ohne 
Lehrer zu bemeistern, nicht mit der Miihe abkomme, eine der 
schwierigsten Sprachen zu erlernen, sondern in dem Falle sei, sie 
g routent eils entzifiFern und entrâtseln zu mûssen"^*. 

Aber hierin eben lag auch der Keiz; hierin eben lag auch was 



2. Kapitel (1812—1815). 23 

den mutigen Eifer des Anfangers spornte UDd gespannt hielt, was 
seine Kraft starkte und stùtzte, wie er so gezwungeu ward, sich 
selbst Grammatik und Wôrterbuch zu schaffen. Jenes „Entziffern 
und Entrâtseln'^ , mit anderm Wort, jenes Analysieren schârfte 
seine Beobachtung und emiichterte sein Denken. Franz Bopp ver- 
dankte ihm nicht nur sein Erlernen der Sprache, sondern auch 
sein weiteres Erkennen und ^Entdecken", dieser Not, diirfte 
man sagen, seine Erfindung. Sanskrit, die beste Lehrmeisterin des 
Sanskrit, war ihm bei dem allem am besten behilflich. 

Sie zeigte sich ihm mehr und mehr in der hellen Durchsich- 
tigkeit ihrer Bildung, in der deutlichen Struktur ihrer Glieder und 
Formen, in ihrer Verbindung von Wurzeln und Stâmmen mit 
Flexions- und Ableitungssilben, in ihrer reichen Fiille und Fâhig- 
keit der Zusammensetzung , in ihres ganzen Baus Regelmâûigkeit 
und Harmonie. Sie zog ihre Schwestern heran, die griechische 
und lateinische, sich ihm leichter verstiindiich zu machen, ihn 
unbekanntes durch bekanntes begreifen und behalten zu machen. 
So hat es Franz Bopp an Windischmann und so nachher in einem 
Schreiben nach Mûnchen ûber sein Lernen der altindischen Sprache 
berichtet, und ûber seine Schwierigkeit, sie ohne Lehrer lernen zu 
mussen. „Doch nachdem ich den Anfang mit vieler Mûhe und 
dem Aufwande aller meiner Geduld ûberwundeu, und nachdem ich 
viele Worte durch ôfteres Vorkommen kennen und gehôrig zu 
trennen gelernt hatte, so beendigte ich das ûbrige, indem der Stil 
an und fur sich leicht und einfach ist, mit viel geringerer Miihe; 
und ich habe ailes ziemlich gut verstanden." — „Wegen der 
grofien Regelmâlîigkeit aber", heilît es in letzterem, „und der 
strengen Analogie, welche dièse Sprache auszeichnet, sowie wegen 
ihrer auffallenden Verwandtschaft mit dem Griechischen , Lateini- 
schen und andern europâischen Sprachen ist es mir dennoch mog- 
lich gewesen, bald zu einer gewissen Fertigkeit in derselben zu 
gelangen. Ich begann meine Lektûre mit dem Bhagavadgita — 
helBts da weiter — und las nach und nach ail dasjenige was ins 
Englische ûbersetzt ist; hierdurch erwarb ich mir die Fâhigkeit, 
das Sanskrit auch ohne Hilfe von Uebersetzungen zu verstehen'\'^ 

Und von der Bhagavadgita — es war im Frûhjahr 1814, kaum 



24 Erates Buch. 

ein Jahr nach Beginn soÎDes Sanskritlernens — kam er zum 
Ràmâyana. Wiederum war cr seinem Vorgânger gefolgt. Auch 
Friedrich Schlegel hatte sich an dem Gedichte versucht und den 
^Anfang des Ramayon^ in metrischer Uebertragung seinem Bûche 
angefûgt. Er hatte dazu eine Handschrift auf Baumwollenpapier 
gehabt, eine beste, wie er meinte, der Pariser Bibliothek. Und 
Franz Bopp hatte dazu, von de Sacy wie wir lesen, den ersten 
Band einer gedruckten Ausgabe geliehen erhalten, welchc die bei- 
den, William Carey und Joshua Marshman, 1806, begonnen, 
Text mit freier englischer Uebersetzung — aber eines wo môglich 
noch ârger als das andere gemacht. 

Wer ûbrigens die Bhagavadgîtâ gelesen, dem konnte der Râ- 
mâyana nicht mehr allzu schwer sein, und „der wunderbare Reiz^, 
den dièse prachtigen Gesânge des Yâlmiki ausûbten, war ein 
frischer und andrer als welchen die religionsphilosophischen Wech- 
selreden Arjunas und Krishnas gewahret. — Der altère Schlegel, 
August Wilhelm, der spâtere Herausgeber des Gedichts, hat nach- 
mals geraten. Sanskrit mit dem Râmâyana anzufangen. Die Er- 
zâhlung in diesem Heldengedicht schreite anschaulich fort wie die 
homerische; der epische „Urstil" sei grofiartig und oinfach; man 
gewôhne sich so bald . . . UeberdieB entfalte sich sogleich in der 
alton Gôtter- und Heroenwelt eine Fûlle schôpferischer Einbildung; 
die halte den Léser abwechselnd unter lieblichen und hohen Be- 
zauberungen fest und lasse ihn keine Miihseligkeit gewahr wer- 
den'®. Franz Bopp scheute keine Miihseligkeit; fiir seine Geduld 
brauchte ihn auch nichts anderes festzuhalten ; er woUte lesen und 
lernen. 

Gar nicht lange und er hatte fûnfzig Kapitel durchgemacht 
und war zur Viçvâmitra-Episode gekommen. Das ist die bekannte 
Sage von Viçvâmitra und Vasishtha, dem Kônigshelden und dem 
Brahmaweisen, von ihrem Streit, dem uralten Streit zwischen 
geistlicher und weltlicher Macht. GroB und gewaltig, aber gewifs 
auch nicht ohne einen tiefen Grundzug von Ironie geht die Er- 
zâhlung durch fast die ganze Hâlfte des ersten Bûches. Schon 
gegen Ende des Frûhjahrs konnte Bopp seinen alten Freund und 
Lehrer daheim mit einem Stûck moglichst treuer und metrischer 



2. Kapitel (1812—1815). 25 

Ceberseizong dieser Episode âberraschen, einer ersten Frucht sei- 
ner kamn andertbalbjâhrigen Sanskritstudien '^ 

Eine grôûere Freade batte or dem Manne nicht macben 
kônnen; er batte ihm denn gleicb die ganze Episode, gleich den 
gauzen Ràmâyana gescbickt. „Die innigsten, menschlichsten Anklânge 
derjenigen Empfindungen, welcbe am tiefsten mit uns verwachsen 
sind", findet Windiscbmann in diesen indiscben Poesien. „Wollto 
Gott^, schreibt er, „wir hâtten nur einmal dièses Gedicht wenigstens 
ganz im Deutscben.** — Er seibst batte eben sein ,,Gericht des 
Herm ôber Europa^ gescbrieben; den Nachball aus den politischen 
Stûrmen der Zeit durcbtont das grelle Web. seines eigenen tiefer- 
scbûtterten Innern. Der letzte Winter batte ibm seine geliebteste 
Tocbter geranbt. Gem batte er mit seinem Schmerze wie jene 
Weisen des Orients sicb wobl seibst in die Einsamkeit und in den 
BîLBerwald geflûcbtet. Frûber batte er seinen jungen Freund um 
Scbonung seiner Gesundbeit und ricbtige Maûhaltung gebeten; 
jetzt bat er mit seinem berzlicben Danke nur den Wunscb: „aber 
bald, recht bald mufs icb mebr baben.^ 8o sebr ergreift ibn die 
indische Welt und ibre Lebensanscbauung. Er verkûndigt dem 
andern das nabe Erscbeinen seines grôûern Werkes „ûber die ma- 
giscben Krâfte", wozu er, durcb die erbaltene Ràmâyana-Stelle 
neu veranlafst, einiger Notizen aucb iiber das indiscbe Wesen 
bedârfe; er verbelBt ibm, wie scbon frûber, allerhand Fragen, 
ZQ deren Beantwortung er „die bequemste Gelegenbeit und 
das nôtige Gescbick^ babe, die fuir ibn seibst „frucbtbringende^ 
Winke entbalten soUen. Dann verspricbt er aucb scbon mit 
dem erbaltenen Fragment zunâcbst den kôniglicb bayeriscben 
Kommissarius, den Freiberrn von Aretin, und spâter den Konig 
seibst bekannt zu macben, will auf seines Scbûlers Talente 
und ausgezeicbneten FleLB als „etwas wirkiicb seltenes und kost- 
bares^ bin weisen und bewirken, dafs man ibm Unterstûtzung 
gebe, vorerst nacb England, dann aucb wobl nacb Indien zu 
reisen'*. 

Das kunnainziscbe Ascbaffenburg war eben bayeriscb gewor- 
den, und eine Regiemng ist vielleicbt niemals eber oder mebr zu 
VergunstigoDgen geneigt als bei Erwerbung neuer Landesteile an 




26 Erstes Buch. 

neu erworbene Landeskinder. — Franz Bopp aber beeilte sich. 
Schon nach wenigen Monaten batte er des wohlwollenden Freundes 
Wunsch erfullt und ihm zur vollen Grundlage fiir sein beabsich- 
^^igtes Unterstiitzungsgesuch die ganze Episode ubersandt. 

Aber sich zu beeilen war ihm auch anders wohl nôtig. Nur 
zu begrûndet erscheint was Windischmann an bekannter Stelle von 
ihm rûhmt, „in jeder Lage des Lebens seine groBe MâBigung und 
Fugsamkeit**. Was ihm sein Vater gab war wenig. Bei aller 
Arbeit war er froh gewesen, einige spanische Dramen ins fran- 
zôsische zu iibersetzen und damit einige Beisteuer fiir seiuen Un- 
terhalt zu bekommen. Immer wiederkehrend ist in seinen Briefen 
der Wunsch, Aufsâtze als Mitteilungen, Uebersetzungen und dergl. 
in Zeitschriften zu verôffentlichen, sich damit einiges zu verdienen. 
Denn unerschwinglich teuer, klagt er, seien die Biicher aus Kal- 
kuttu. — Fiirs Leben mochte er sich eher einschrânken. — „In- 
dessen ist doch, soviel ich weiû, den Brahmanen der Wein nicht 
ganz untersagt!^ schrieb ihm Windischmann einmal zwischen den 
Zeilen. Er selbst, Franz Bopp versicherte spâter einmal, es kônne 
fiir das schlechte pariser Trinkwasser ein Stiick gut ausgebrannter 
Holzkohle geradeso wie Wein die gleichen Dienste leisten. — Doch 
aile Einschrânkung hatte ihre Grenzen, auch „die Bediirfnislosig- 
keit eines echten Brahmanen". Genug, Windischmann erhielt 
vom Kônige Max Joseph von Bayern die nachgesuchte Unter- 
stiitzung fiir seinen Schiitzling gewahrt, eine kleine und auf zwei 
Jahre vorab, auf die Aschaffenburger Stiftungsfonds angewiesen ^'. 

Und froh war Franz Bopp und noch froher wo môglich Win- 
dischmann, sein vâterlicher Freund. „Ich lebe so viol und so oft 
mit Ihnen — schrieb er ihm nach einiger Zeit, dafs es nur Ihrer 
Empfânglichkeit und Ihres Zutrauens bedarf, um ebenso auch in 
der grôBten Entfernung mit mir zu leben und meiner gewilk zu 
sein wie ich Ihrer bin." Dieu sei, fiigte er hinzu, die „Gemein- 
schaft der Geister", welche von keinem Raurae unterbrochen, von 
keiner Zeit zuriick gehalten oder iiberwâltigt werde. 

Das war mystisch, prophetisch, auch aufmunternd geschrieben, 
wie Windischmann seinem jungen Freunde schrieb; und der war 
jenem Berater auch von herzen dankbar, lieB sich indessen nicht 



2. Kapitel (1812-1815). 27 

stolz, aber aach nicht irre machen. Seine Briefe werden nuchtern 
und Dûchterner, wie die des andern an Ueberschwenglichkeit zu- 
nehmen. Anfanglich, lesen wir, ist er voll Enthusiasmus fiir das 
Studium „der Sprachen des Morgenlandes*^. Daun — er hat Sans- 
krit zu lernen kaum angefangen — und sein „sehnlichster Wunsch 
ist, dem Studium dieser in jeder Hinsicht wichtigen Sprache nie 
entrissen zu werden**. VVieder einige Zeit, und er deukt daran, 
wie seine mûhsam erworbene Kenntnis fruchtbar und verbreitet 
zu machen. 

Er sieht, das Sanskrit werde in Indien selbst auf mehr als 
zehnerlei Weise geschrieben. „Warum sollen wir Europâer, deren 
Sprachen doch auch von dem Sanskrit herkommen, nicht auch 
anser Alphabet jenem anpassen?** — Der Satz ist gewifs unrichtig, 
in mehr als einer Hinsicht unrichtig, aber bezeichnend fiir die 
praktische nûchteme Verstandesrichtung eines Jûnglings. — „Ich 
habe mir ein Alphabet ausgedacht", schreibt Bopp in dem zuvor 
erwâhnten Briefe, „womit man das Sanskrit-Buchstabensystem rein 
wiedergeben kann, ein Alphabet, worin ich jeden einzelnen Sans- 
kritbuchstaben ersetze, worin gar keine Verwechsolung noch Irr- 
tum stattfinden kann, ein Alphabet, welches in jeder Buchdruckerei 
zu haben, worin ich leicht viele Werke mit dem Originaltexte 
herausgeben kann, die zur Erlernung der Sanskritsprache viel boi- 
tragen kônnen." Dièse Werke kônnten dann um einen verhâltnis- 
mâfiig billigen Preis gekauft werden. Was in Kalkutta im Origi- 
naltext gedruckt werde, kâme so teuer, dal's kaum ein cinzeiner 
und nicht sehr reicher sich ohne grofie Aufopferung mehrere Biinde 
anschaffen kônne. Um sein Buchstabensystem erst bekannt zu 
machen, môchte er vorab die Bhagavadgîtà, Text mit lateinischor 
Uebersetzung herausgeben, dann aber sogleich eine Grammatik des 
Sanskrit. Die solle die V^orzûge der beiden englischen seines Ge- 
brauchs vereinigen, hinsichtlich der Umschrift aber keineswegs so 
unvoUkommen und ganz unbrauchbar sein wie jene des Paul von 
Bartholomâ, der „alles untereinander geworfen", bei dem die indi- 
schen Buchstaben „bald auf dièse bald auf jene Weise ausgedrûckt, 
bald italienisch bald deutsch gelesen werden mûssen." — Gemeint 
ist bekanntlich die «samskroudanische Grammatik" des Paulinus a 



28 Erstes Buch. 

St. Bartholomaeo vom Jahre 1790, zu deutsch des Paul Wes- 
din, der dieii und anderes aus den hinterlasseneD Papieren des 
Paiera Hanxleden in der Propaganda zu Rom zusammen ge- 
bracht. 

Nur wenige Wochen darauf, und Franz Bopp verkûndigt 
seinem Freunde „den schon lange gehegten Plan, eine vergleichende 
Grammatik zu schreiben — zwischen dem Sanskrit und seinen 
Tôchtern", wie es heiBt. Er babo geglaubt, dais auch die arme- 
nische Sprache dazu gehore, und sich vorbehalten, deren Grammatik 
^mit forschendem Blicke in diesem Betracht durchzugehen. Das 
habe er neulich getan, „und ich war — scbreibt er — hôchst er- 
staunt und erfreut. Die Âehnlichkeit geht aile Redeteile durch, 
zeigt sich am aufliallendsten in Fur- und Zeitwôrtern, welche am 
meisten entscheideu.^ Man musse aber „freilich hauptsàchlich auf 
das wesentliche sehen und gehôrig die charakteristischen Buchstaben 
in den Flektionen von den Endungen unterscheiden." In hinsicht 
der griechischen, lateinischen und deutschen Sprache kônne er da 
aufier dem was schon Schlegel bekannt gemacht, ,,noch vieles we- 
sentliche sagen, welches .fiir die Grammatiker dieser drei Sprachen 
von Wichtigkeit sein wird." Es werde, heifit es zum Schlusse 
seines Briefes, „jene vergleichende Grammatik eine Vorbereitung 
zu einer besoudern Sanskrit -Grammatik werden und das Studium 
dieser sehr erleîchtern." — So, im August 1814, eine orsto An- 
kûndigung. 

Indessen arbeitet er weiter an seiner Ràmàyana-Uebersetzung. 
Mit der Gewifiheit, kônigliche Unterstûtzung zu erhalten, sind ihm 
Mut und Kraft gewachsen. Seines Freundes „wahrhaft vâterlicho 
Sorgfalt und Bemiihung", wie er sagt, haben ihm die erfreuliche 
Sicherheit verschafft, sich sein ganzes Leben lang einem Studium 
zu widmen, das ihm von tag zu tag teurer wird. So wieder 
gegen Ende Novcmber des Jahres. Er will in nur noch wenigen 
Tagen die Episode fertig bringen. Dabei freuts ihn, dais er der 
englischen Uebersetzung nicht immer zu folgen braucht, dafs 
er schon Fehler, die darin vorkommen, mit Sicherheit verbessern 
kann. 

Wirklich war die Uebersetzung in kûrze fertig. Aber mit dem 



2. Kapitel (1812—1815). 29 

„DOch manchmal ûbergehen und âudern und verbessern^ war es 
doch wieder Neujahr geworden, bis er es wagte, sie dem Urteil 
und Gefallen des Freundes vorzùlegen. Dann aber — nur DOch 
einige Noten wollte er schicken — sollte gedruckt, sobald als môg- 
lich gedruckt werden. — Er rechnete sich noch eiu und zwanzig 
Monate fur Paris, uud darin wollte er sich bemûhen, ,,etwas wich- 
tigeres zu leisten^. Wichtigeres aber hieB ihm, zum groûen Epos 
der Inder zurûckkehren und daraus noch unbekanntes bekannt 
geben. Eine bengalische Uebersetzung des Mahâbhârata, die 
eben in Indien zu erscheinen begonneu, sollte ihm das Sans- 
krit und dièses wiederum das bengalische verstandlich machen, 
und diefi, meinte er, solle ihm spâter zu dem Verkehr mit den 
Brahmanen Nutzen gewâhren. Jugendmut und Eifer rechnen mehr 
mit sich als mit andern, und auch Franz Bopp rechnete damais 
wenig mit Napoléon und auch wenig mit seiner bayerischen Regie- 
rung. 

Da war es, dafs ihm Windischmann von der „Gemeinschaft 
der Geister" schrieb, ohne welche jener „wohl nicht die hohen Ge- 
danken von viertausend Jahren her so kraftig und treffend ver- 
deutschen" kônne, und er selbst nicht so innigen Anteil an ihm 
nehmen, um ihm selbst unbewufst seine Schritte zu leiten. Dais 
dieB wirklich geschehe, sehe er an der ganzen Art seiner Arbeit, 
die ûberall gleichsam seinen besten Wûnschen entgegen komme. 
Fur jetzt, heiBt es dann, branche er ihm nichts zu sagen als 
„fahren Sie fort, immer tiefer einzudringen : ein jeder Schritt, den 
Sie da hineintun, hângt mit den wichtigsten Entwickeluugen zu- 
sammen, die der Menschheit annoch bevorsteheu, und Ihr Name 
wird daneben dankbar genannt werden von der Nachwelt. Lassen 
Sie sich aber auch von dem Segen Ihrer Fortschritte nicht blenden 
— es ist noch vieles zu tun" '°. 

An solche Ermunterung und Mahnung kniipft Windischmann 
seine Auslassungen ûber die empfangene Episode. Er ist „ver- 
wundert" ûber die Gewandtheit, mit welcher sein frûherer Zôgling 
die Sprache behandelt und meint, nur weniges andern zu diirfon. 
Das Stûck selbst fmdet er in seinem Charakter ^groBartig und 
mâchtig^ — eine heilige Sage vom groBen Kampfe -des innern 



30 Erstes Buch. 

mit dem auBern Menschen in riesenhaftem Stil". — Aus dem Hei- 
ligen môchte er seinen jungen Freund nur alsbald ins ^innere 
Heiligtum Indiens", ins allerheiligste der Veda eintreten sehen, 
wo er ihm „im klarsten Lichte" zu begegnen hofft. Und wàre 
es fiir jetzt nur ,,ein kleines merkwiirdiges Stiick, auch nur ein- 
zelne Stellen", bittet er. Dazu fragt er nacli etwelchen „Andeutun- 
gen altester wirklicher Geschichte und Géographie Indiens", nach 
etwelchen „Spuren Aegyptens, Griechenlands, Nordlands in indischen 
Denkmalen" und was ihm noch wichtiger, nach genauerem ûber 
die philosophischen Système der Inder, ob sie denn ^wirklich eine 
so scharfsinnige Dialektik an den tag legen, wie jene des Platon 
und Aristoteles", denn „wirklich so scharf sich scheiden und von 
einander auszeichnen, wie Friedrich Schlegel sie ordnet und schei- 
det", den er ihm ûbrigens, „als in der Philosophie in die eigent- 
liche Tiefe gehend nicht genug empfehlen kann". Endlich bittet 
er mit niichstem um Chézys Episode aus dem Ràmîtyana, das Stock, 
womit jener, wie ihm erzahlt, seinen Lehrstuhl fiir Sanskrit einge- 
nommen. 

Wir mogen nun lacheln iiber was ailes der gute Mann da 
schon mit einem fordert, und auch Franz Bopp mochte darùber 
lacheln. Aber anerkennen miissen wir doch und wiirdigen zu- 
mal don richtigen Blick in jenen Forderungen und nicht minder 
die treue Liebe und herzliche Sorgfalt, die aus dem allem heraus- 
spricht. Und, um es hier einmal zu sagen, so anmutend dieser 
Briefwechsel ist, so gar herzerfreuend, so ist er anders noch viel 
mehr bedeutend, weil er zeigt, wie ein junger, krâftiger, in wach- 
sendem Erkennen ernûchterter Geist sich allmahlich losloset und 
befreit von seinem Nâhrboden der Romantik, weil er eine Entste- 
hungsgeschichte seiner Wissenschaft aufweist. 

Noch freilich steht der Zôgling unter der Anschauung seiner 
Lehrmeister: es gilt die Erreichung einer ihm noch unnahbaren 
hohen oder tiefen, uranfanglichen Weisheit und Wissenschaft. Die 
Abhandlungen Colebrookes in den „Asiatischen Untersuchungen", 
daraus er seinem Freunde die gewiinschte Auskunft gibt, sind nicht 
dazu angetan, den Zauber zu brechen oder das heilige Dimkel zu 
lichten. Jenes „alberne Vorurteil", wie es Bopp nennt, dafa eine 



2. Kapitel (1812—1815). 31 

UebersetzoDg der Veda kaum das Lesen, vîel weniger das Ueber- 
setzen verlohne, wirkt vielmehr anspornend als abschreckend. ^Die 
Vedas — erklârt er — sind mein Ziel. Sind es immer gewesen. 
Was ich bisher getan habe und noch tue ist bloB Vorbereitung, 
Einweihung in die Mysterien. Ich werde mîch spiiter von den 
Mythen loswinden und lautere Wahrheit schaueu. Doch sind auch 
jene Mythen, jene ehrwûrdige Poésie nicht ohne reellen, philoso- 
phischen Wert. Die Wahrheit ist darin verschleiert, damit sie den 
Profanen nicht blende. Der Denker weiB den Schleier zu heben.** 
— Das ist die Sprache Friedrich Schlegels und Windischmanns 
wie hier Franz Bopp spricht, um dann allerdings in nûchterner, 
vielmehr eigener Weise von seinen gegenwiirtigen Arbeiten zu er- 
zahlen. 

Und das ist sein Arbeiten an einem ersten Stiick vergleichen- 
der Grammatik, wie wir sagen, ^an einem philologischen Aufsatz^, 
wie Franz Bopp sagt, „der viele neue Ansichten enthalt und grolies 
Aufsehen machen wird". — „VVichtige Aufschlùsse (iber lateini- 
sche, griechische und selbst indische Konjugation^, meint er und 
teilt seinem „liebsten Freunde" da einiges im voraus mit, um sich 
dessen Urteil und dessen Meinung daiûber zu erbitteu. Und wenn 
der es fur gnt findet, so môchte er dieso Abhandlung der Ueber- 
setzung, deren beabsichtigter Ausgabe beifiigen. — Hier ist klares 
bestimmtes Erkennen und auch die Sprache die der klarcn bewufs- 
ten Erkenntnis — nicht ailes richtig was da als Probestiick gege- 
ben, gewifs nicht, aber die Art des Erkennens, der AufiFassuug, das 
„methodische^ ist sogleich und vollkommen richtig". — DieB, 
eine innere Nôtigung vollen Verstândnisses erstreckt sich dann 
ûber weiteres, wenn er dem Freunde vei*spricht, ihm ailes mittei- 
len, aber nie tauschen, nie etwas fiir verstanden darlegen zu wollen, 
was er nur halb oder zum teil verstanden. Auch nicht betreffs 
philosophischer Schriften, die halb verstehen noch schlimmer sei 
als gar nicht verstehen, „wenn man Gebrauch davon machen" 
wolle. 

Solcher Sprache und ihrem Eindruck — wir mogen fur wei- 
teres die Briefe selbst lesen — konnte sich auch Windischmann 
nicht entziehen. „Ihr Brief", antwortet er, „hat mich sehr er- 



32 Eretes Buch. 

freut; er ist aufrichtig, klar und verstândig; so ein festes und be- 
stimmtes Wescn begegnet mir in diesen Zeiten selteD. Ich acbte 
Sie sehr hoch darum, und Sie diirften wohi nicbt leicht ermessen 
kônnen, was Sie mir gelteu.^ Dana bittet er, ihm in aller Elle 
Abschriften der merkwârdigsten Stellen aus Colebrookes Âufsatz 
ûber die Vedas zu besorgen. Jene „alberne Behauptung^, wie sie 
Bopp bezeichnet, dûnkt ihn in noch huherm Grade ,,alberner^ als 
albern. Doch, wie gesagt, man môge diefi und anderes in den 
Briefen selbst lesen. 

„Freilich", erklarte auch Windischmann, „mufs die philologi- 
sche Arbeit zu unserm Schriftchen; es wird hierdurch positiv gutes 
gestiftet." — Das war ailes, und Bopp mochte das verstehen. Er 
sendet dem andern die begehrten Auszùge aus den ^Asiatischen 
Untersuchungen", gibt ihm ferner Auskunft ûber Vedisches und 
Philosophisches. Dazu ist jeder seiner Briefe voll von weitern 
neuen „Entdeckungen" in der Konjugation der verwandten und 
verglichenen Sprachen, mit imraer weiterer Ausfiihrung, immer 
weiterer Befestigung. Und es freut ihn augenscheinlich, wie er 
da mit anderm Verfahren auch weit und immer weiter ûber 
Friedrich Schlegel hinauskommt. 

Schon anfangs Mai des Jahres (1815) hatte er ailes zusammen- 
gestellt und kann drei Monate darauf — so lange war der Brief- 
verkehr ûberhaupt gehemmt — die VoUendung seines „Aufsatzes" 
anzeigen. In einem Werke (von Lanzi) ûber die etruskischen 
Denkmâlor hatte er inzwischen „manche glûckliche Bestâtigung^ 
gefunden, ebenso in dem Werke von Hickes ûber die altgermani- 
schen Mundarteu. Die gotische Sprache ist ihm „auBerordentIich 
merkwûrdig wegen ihrer Uebereinstimmung mit dem Sanskrit". 
Er glaubte — so wird spâter einmal gesagt — Sanskrit zu lesen, 
wenn er die ehrwûrdige Sprache des Ulfila lèse. Nur hatte er 
bereits das ganze seiner sprachvergleichenden Abhandlung an Win- 
dischmann abgeschickt, als er Gotisch „recht zu studieren" anfieng. 
Manches hieraus ist daher wie ergânzend und berichtigend spâter hin- 
zu gekommen. Ueberhaupt bildet die weitere Zurechtstellung und Ver- 
ôffentlichung dieser Arbeit fast noch ein voiles Jahr durch den Haupt- 
gegenstand jenes Briefwechsels zwischen Paris und Aschaffenburg. 



2. Kapitel (1812—1815). 33 

Ihrem jugeDdlichen Verfasser erschien dièse Arbeit wichtiger 
i aile Uebersetzung, aïs aile namentlich bereits englisch ûber- 
tzter Texte. Doch widmete er ihr nur seine MuQestundeu, das 
iBt die Stunden auBer der Bibliotheks- und auBer seiner ^Schul- 
it**. In der letztern setzte er sein Arabisch und Persisch fort, 
zt aber vielmehr um des Gegensatzes willeu, um, wie er sagt, 
ine scharfe Parallèle zwischen den semitischen und indischen 
•rachstâmmen zu ziehen" — ein Gesichtspunkt, dereinemWindisch- 
inn, auch andern spâter wenig behagte, der ihm aber recht und 
twendig dâuchte und daran er mit einem gewissen Ëigensinn 
[q lebelang festgehalten. Und in der andern Zoit las er Sans- 
it, das Mahâ-Bhârata, darauf sein ^erstes Augenmerk gefallen^. 

Ein zweiter Band der Carey- und Marshmanschen Râmâyana- 
isgabe, 1808, war in folge erlittenen Schiffbruchs nur in wenigen 
cemplaren nach Europa gelangt. Franz Bopp konnte erst spâter 
les auf kurze Zeit geliehen erhalten, und darnach auch den 
itten Band, welcher 1810 crschienen. Und damit war die Aus- 
be, auf zehn Quartbânde berechnet, ins Stocken geraten. Des- 
ilb und weil es ihn drângte, zu lesen und herauszugeben was 
»ch kein andrer ûbersetzt batte, war er wieder zu dem groBen 
M)s zurûckgekehrt. — Auf der Pariser Bibliothek waren ihm dafiir 
rei Handschriften zu gebote, eine vollstândigo auf Palmblâttern, 
hr lesbar und genau in Bengali-Charakteren geschrieben, und eine 
idre, weniger lesbar und weniger genau in der gleicheu Schrift 
if gelbem Papier, aber vom ganzen M. Bhârata nur ein erstes 
dch enthaltend. 

Franz Bopp hat ein Jahrzehnt spâter im Vorworte zu einer 
osgabe von M. Bhârata-Episoden einiges îiber Umfang, Inhalt und 
^eutung des Riesenwerkes angegeben, das er damais gegen An- 
ng des Jahres 1815 mit kûhnem Mute zu lesen begonnen. „Den 
lan des ganzen Gedichts kennen zu lornen^, heiBt es da, „seinen 
MÈg getreu zu verfolgen und durch eine sorgfâltige Abschrift mich 
den Besitz des wichtigsten zu setzen" — oder wie es in seinen 
riefen heiBt, um historisch, geographisch oder mythologisch merk- 
ardiges auszuziehen und was durch vorzûglichc Schonheit sich 
iszeîchnete treu zu ûbersetzen — in dieser Absicht liabe er in 

LefmanB, Franx Bopp. 3 



34 Erstes Bucb. 

Paris das Durchlesen dièses riesenhaften Epos unternommen, „auf- 
gemuntert durcli den bedeutsamen Inhalt dessen was Wilkins in 
englischer und Friedrich Schlegel in deutscher Sprache davon be- 
kannt gemacht hatten"^'. — AuBer der Bhagavadgîtâ batte Wil- 
kins nâmlich zehn Jahre spiiter die (ieschicbte vom Dushyanta und 
der (,'akuntalà, worauf Kàlidàsas berûbmtes Drama beruht, aus dem 
ersten Bûche des Epos mitgeteilt, und der jiingere Schlegel batte 
aus dieser Episode auch einiges seinem bekannten Bûche angefugt. 
Auch noch anderes aus dem ersten Bûche wollte jener engliscbe 
Gelehrte bekannt geben, wie das Bopp wufste und naclimals ge- 
schehen. Dafs noch ein Othmar Frank iihnliches vorhatte, wufste 
Bopp nicht, und wenn, so hâtte ihn das auch wenig gestôrt. 

Seine spiitern Verôffentlichungen , um das hier gleich anzu- 
briugen — eine erste erschien noch von Paris aus — sind die 
besten und fast einzigen, welche noch viele Jahre hindurch aus 
dem M. Bhàrata gemacht wurden. Abgesehen von indischen 
Ausgaben blieb das miichtige Saramelwerk in Europa lange wenig 
bearbeitet. Erst in unsrer Zeit sind wieder Ausziige und Zusam- 
menstellungen daraus, auch Gesamtùbersichten des Inhalts an der 
hand des Originals versucht worden. 

Damais saB also Bopp tag fur tag iiber dem unbândigen Hau- 
fen sciner Handschriftenblatter. „Wahrend den stûrmischen lin- 
ge wittern, die hier (iber uns vorbei zogen" — das ist wie er selbst 
gesagt ■ — „war ich zu eigeneu Ausarbeitungon und Uebersetzungen 
nicht gestimmt; aber ich las mit vollkommener Kuhe im Mahà- 
Bhàrata." — Es ist das merkwiirdige Bild eines Gelehrten, ja wohl 
eines indischen Weisen: der Donner deutscher Geschiitze vor den 
Toren von Paris, und er selbst, der junge Deutsche inmitten der 
belagerten Feindestadt, vertieft in die Mythen und Sagen einer ent- 
legenen Welt, davon ihm seine Palmbliitter erziihlen. 

Gewifs geniigt es, die Jahre 1813/15 nur zu nennen, um die 
gewaltigen welthistorischen Ereignisse dieser Zeit in aller Gedâcht- 
nisse wach zu rufen. — Wiederholt war Frankreich und seine 
Hauptstadt damais von aller Verbindung mit der AuBenwelt ab- 
geschnitten ; und monatelaug erfuhr Franz Bopp nichts von den 
seinen und dièse nichts von ihm. Der jene dann trostete und 



2. Kapitel (1812-1815). 35 

berahigte war Windischmann. Er batte seinem jungen Freunde 
geraten, ruhig so lange als môglich in Paris zu bleiben, auch wenn 
die Wogen da einmal bocb giengen. „ Weii icb mit vôUiger Zuver- 
sicbt auf Ibre Erhaltung rechnete — scbrieb ihm der fromme 
Mann nachher — und glaube, dafs Gott Sie mit Ihrem guten 
Willen und Ihrer rastlosen Tâtigkeit um seltene und doch zur 
letzten wahren Âufklârung so notwendige Giiter niemals verlassen 
werde, dais Sie vielmehr unter seiner besondern Obhut steben"**. 

Indessen hegte Franz Bopp bei dem allem seine deutsche Treue 
und echten Yaterlandssinn. „Meine Freude", scbrieb er nacb der 
ersten Einnahme von Paris durch die Verbiindeten, ^stimmte an 
jenem Tage nicbt mit der allgemeinen Bestûrzung, die auf allen 
Gesicbtem zu lesen war, iiberein." Das war an jenem letzten 
Mârztage 1814, da er sichs nicbt batte nebmen lassen, seines Va- 
terlandes Befreier die ersturmten Hôben des Montmartre berab- 
kommen und mit klingendem Spiel in die feindlicbe Haupistadt 
einziehen zu seben. Und dann wiedcr im Sommer 1815, nacb 
Napoléons Rûckkebr, welcbe Windiscbmaun in seinem ^Gericbte 
des Herm" vorausgesagt, nacb jenen bangen bundert Tagen. Da 
war er abermals seine siegreicben Landsleute begrîifien gegangen, 
auch mebrmals ins deutscbe Lager gekommen, dort einen jungen 
befreundeten Of&zier, einen Herrn von Reden aufzusucben. 

Sonst batte er da in den drei Jabren nur wenig Landsleute 
gesehen. In de Sacys Kolleg batte er anianglich nur drei Aus- 
lânder angetroffen, aufier einem Danen und einem Mameluken 
noch einen Deutscben; sein Name ist nicbt genannt. Und er 
,,hatte geglaubt, (da) mebr Deutscbe als Franzosen zu finden". — 
Mit einem andern, dem scbon mehrfacb genannteu Otbmar Frank, 
dem gelehrten und geistlicben Verfasser des ^Lichtes vom Orient", 
der 1813 auf koniglich bayerische Kosten nacb Paris gekommen, 
batte ihn Windiscbmann verbinden wollen. Der Mann war eben 
so selbstâûcbtig und verscblossen aïs Franz Bopp beschciden und 
offenmûtig. «Das wâre freilich gut", antwortete dieser nachber, 
als man ihm net, mit jenem in Verkebr zu treten; „allein — 
meinte er — Herr Frank mûfste dann freimûtiger sein als da wir 
hier zusammen waren, da er mir sogar die Handscbriften zu ver- 

3* 



\? 



36 Erstes Buch. 

bergen suchte, worûber er arbeitete und nicht gerne ûber unser 
gemeinschaftliches Studium sprach. Wir waren ûbrigens", fûgt er 
mildernd hinza, ^ganz gute Freunde." — Eine andre und bessere 
Bekanûtschaft war die mit dem Philologen Friedrich Thiersch aus 
Mûnchen, der in den Herbstferien 1813 dahin kam und dann noch 
zweimal nach der ersten und zweiten Restauration im Auftrage 
seiner Regierung. -— Eine dritte oder vierte war Alexander von 
Humboldt îm Winter 1814/15; er war nach Paris gegangen, sich 
fiir eine Reise nach Tibet und Indien vorzubereiten und hôrte 
Persisch bei Chézy. Und eine fûnfte war August Wilhelm von 
Schlegel. 

Der altère Schlegel hatte sich auf Anregung seines Bruders 
r aïs „Kandidat" bei Chézy angemeldet, sogleich nachdem dieser 
»>| Professor des Sanskrit geworden. In Paris zog er es aber vor, 
^ ^ sich allein von Franz Bopp „die ersten Schntte erleichtern", d. h. 

/^ unterrichten zu lassen. Er las dann mit diesem zusammen das 

* Ràmâyana, wogegen er sich herbeilieB, dem andern einige nûtzliche 

Bemerkungen bezûglich der Sprache und des Metrums seiner 
Uebersetzung zu machen. Im Mârz, da Napoléons Rûckkehr drohte, 
begab er sich mit Frau von Staël nach der Schweiz und richtete 
von einem Landsitze in Coppet bei Genf einen ersten Brief an 
seinen jungen „Mitarbeiter" in Paris. Darin mufs er es „recht 
sehr beklagen", nicht noch einige Wochen langer mit ihm den 
Ràmâyana gelesen zu haben; es wûrde ihm, meint er, „betrâcht- 
lich weiter geholfen haben". Er dankt wiederholt fur die gûtigen 
Bemûhungen und bittet, wofern er ihm aus der Ferne oder Nâhe 
nûtzlich werden kônne, immer auf ihn zu rechnen'\ 

In einem Briefe lieB sich das schon sagen. — Der altère 
Schlegel war bei allem seinem Geiste und allen seinen Verdiensten 
ein eitler anmaBender Patron, damais wie spater und spâter noch 
mehr wie damais. In seinem Verhalten zu Franz Bopp betritt 
uns von anfang an etwas herb verletzendes: die hohe Gônnerschaft, 
das „vornehme" Selbstgefûhl des Weltmannes gegenûber dem un- 
geschminkten harmlosen VVesen eines jungen bescheidenen Gelehr- 
ten. Dieser empfand das noch um so weniger, bedauerte Schlegels 
eiliges Weggehen um so aufrichtiger, je mehr er sich gefreut, wie 



2. Kapitel (1812-1815). 37 

îr sagt, einigeo Verkehr mit einem deutschen Gelehrten zu haben. 
Denn „iQ der indischen Sache^, schrieb er damais an Windisch- 
mann, „gibt es hier keine verstândigen". Aber der aodere koDnte 
in ihm auch nur noch den unbekannteQ jungen Mann sehen, der 
es ihm wohl dank wissen durfte, ihn seines nâhern Umgangs ge- 
wurdigt, ihn dann sogar der Welt zuerst ôifentlich genannt zu 
haben. 

Es war in den Heidelberger Jahrbiichem 1815, in einer An- 
zeige Schlegels von Chézys Uebersetzung einer kleinen Râmâyana- 
Episode und dessen Erôffnungsrede zum Antritt seiner Sanskrit- 
Professur. Die schon erwâhnte Episode ist eine Kleinigkeit aus 
dem zweiten Bûche des Heldengedichts, ^Yajnadattas Tod^ ûber- 
schrieben, nur wenige Distichen umfassend. Windischmann, der 
das erbetene Stuck von seinem Freunde zugesandt bekam, meinte, 
^daran hàtte er nicht so lange vorzubereiten brauchen"'*. — 
Schlegels Anzeige hait sidi einzig an âuûerlichem , was bisher ge- 
schehn und wohl femer zu tun sei. — Die Schrift seines Bruders 
heifit ihm „der Grundstein des Gebàudes". — Fur jotzt, erklârt er 
weiter, wâre es noch zu frûh, in Deutschland Lehrstellen fur die 
iadische Sprache stiften zu wollen. Bis man einen reichern ge- 
dnickten Verrat habe, kônne dieB nur da gedeihlich werden, wo 
eine Sammlung von Handschriften sei, und daran fehle es bei uns; 
irir hatten keinen Nachlals von Missionaren. Das niitzlichste wûrde 
iko vor der hand sein, junge Mânner von Geist und besonders 
ron beharrlichem Eifer zu diesem behuf reben zu lassen. Zuerst 
lach Paris, dann nach England, und wen sein Mut und seine 
tfittel so weit triigen, der wallfahrte zu den geheiligten Fluten des 
jtnges und befrage die Weisen zu Benares. „VVir freuen uns 
— heifits zum Schluls — hier erwâhnen zu kônnen, dafs dieu 
firklich durch die Freigebigkeit einer deutschen Regierung geschieht. 
lerr Bopp aus Aschaffenburg, ein eben so fleifiiger als bescheide- 
ler Forscher, hait sich seit mehreren Jahren mit kôniglich bayeri- 
«her Unterstiitzung in Paris auf, und hat neben seiner Kenntnis 
inderer morgenlândischer Sprachen sehr betrâchtliche Fortschritte 
m Sanskrit gemacht^ ^\ 






38 Erstes Bucb. 



Drittes Kapitel 



Konjugationssystem. 

(1816.) 

Um dieselbe Zeit, an seinem Geburtstage 1815, schrieb Franz 
Bopp ' an Windischmann : ,,Ëndlich kann ich Ihnen doch einen 
Teil meiner Ârbeiten schicken. Ich habe einige Punkte weiter 
ausgefiihrt als ich anfangs glaubtè und konntc daher nicht sobald 
fertig werden. Sie werden darin lauter neue Ideen finden, die sich 
mit den verkehrton Ansichten unsrer Grammatiker schlecht ver- 
tragen." — Er hâtte, so fûgt er nach einigen Sâtzen hinzu, man- 
ches noch mehr beweisen und ein groûes Buch darîiber schreiben 
kônnen; allein die Sache sei zu klar; blofies Aussagen sei da ohne 
Beweis hinreichend, wie bei der Auflosung eines Riitsels. Binnen 
acht Tagen sollte ailes abgeschickt sein. ^^ 

Indessen hatte Windischmann, nicht den Bachhàndier Wei- 
landt in AschalTenburg, wie Bopp anfanglich gemeint, sondern die 
Andreasche, die alte kurmainzische Hof buchhandiung in Frankfurt 
gewonnen. Die woUte ihm gleich nach Ostern „ein nettes Bûch- 
lein" herstellen, und sollte auch der Verfasser nicht umsonst ge- 
arbeitet haben. 

Der aber freute sich wie ein Kind auf das Erscheinen seiner 
Ërstlingsschrift und konnte die Herausgabe kaum abwarten. Jeder 
seiner Briefe an Windischmann ist voll davon. Dazu weitere An- 
gaben und Anweisungen, dazu die wiederholte AulTorderung, zu 
ândern und zu bessern, wo ers nôtig lande. Natûrlich, besonders 
in bezug auf die Uebersetzungen. Denn dièse interessierten Win- 
dischmann auch besonders, der sich ûbrigens mit riihrender Sorg- 
falt um ailes annahm, was seinen „lieben Indier^ irgend angieng. 

Was er an diesem vorab hochschàtzte, was ihn sogar wunder 
nahm, das war, wie wir wissen, dessen „klare und veratandige'' 
Sprache, dessen, wie er sagte, „so festes und bestimmtes Wesen, 
wie ers da selten ninde**. — Franz Bopp war vielleicht sich sel- 
ber unbewul'st ein andrer geworden, sein Freund aber wuiste ge- 



3. Kapitel (1816). 39 

wils noch weniger, woher jener jenes andre seltene Wesen genom- 
men, wie nicht sowohi ans der Schule des Lebens als vielmehr 
aus der strengen und strengeren Schule des Sanskrit. Nicht dais 
Windischmann die sprachvergleichenden Ârbeiten seines ehemaligen 
Zôglings fur gering achtete; doch waren sie ihm auch in gûnstigster 
Beuiteilung nur wie eine „Zugabe zu Fr. Schlegels herrlichem 
Buche^ anzosehen, vielleicht in einigen Stûcken aïs eine Weiter- 
fuhnmg und Verbesserang, im ganzen aber ungleich weniger bedeu- 
tend und .hoch anzuschlagen als die Uebertragungen aus der 
Spracbe und Weîsheit der alten Indie^*^ 

Et batte Proben davon an Goethe geschickt und freute sich, 
dessen Wohlgefallen in dem Verlangen nach weiterem ausge- 
sprochen zu erhalten. Âuch den Uebersetzer freute es herzlich, 
dais seine Uebersetzug „dem grôBten unserer vaterlàndischen Dich- 
ter wohl gefallen^. Er wûnschte nur, sie ihm bald gedruckt iiber- 
senden zu kônnen. Und der Druck war endlich im Gange, 
Windischmann schrieb seine Vorrede, und Franz Bopp las weiter 
und weiter in seinen Palmblâttern. „Weil ich ihn angefangen", 
sagt er irom Mahâbhârata, ^^mufs ich ihn auslesen'^" 

Fûuftausend achthundert und etliche Doppelverse, sogenannte 
Çloka, waren gelesen, aïs er an eine Erzâhlung, „Hidimbas Tod" 
oder „der Eampf mit dem Riesen", kam. Sie erzahlt, wie die 
Riesenschwester Hidimbà in der Wildnis den gewaltigen Pàndusohn 
Bhima antrifft, wie sie sich in ihn verliebt, und wie dieser dann 
ihren grausigen Bruder, d^r die Schwester mitsamt Geliebten zu 
tôten gekommen, in furchtbarem Zweikampfe nieder schlâgt. — 
Bopp batte, wie er sagt, das Original „recht glûcklich verstanden" 
und in seiner Freude daruber Vers um Vers mit groBer Lust 
ûbertragen. Ânfangs Mârz schickte er dieB an Windischmann, 
wunschend, dais es ihm und seiner lieben Familie ^einige verguûgte 
Abendstûndchen machen môge^. Es kam „eben noch rechf^^ um 
seinem im Druck beiindlichen Werke noch eingefiigt zu werden**^. 

So batte er denn ein Probestûck seiner gut bestaudçnen Lehre 
gegebeoy batte gezeigt, dafs er Sanskrit auch ohne fremde Uebcr- 
setzung und Wôrterbuch richtig vei-stehen gelernt. Noch zwei 
Monate — Windischmann batte die Abschrift und Korrektur, sein 



40 Er8te8 Buch. 

KoUege Professor Merkel die letzte Revision besorgt — und die, 
Erstlingschrift Franz Bopps ward herausgegeben. 

Es war îm Mai 1816 — das erste Frûhjahr im Leben Franz Bopps 
das friedlich ohne Kriegsgetôs und Revolutionsgeschrei herauf gekom- 
men. Ueber die Brachfelder des Entscheidungs- und Freiheitskampfes 
batte der Landmann wieder seine Furchen gezogen, und froh und un- 
bedrobt reifte seine Saat der gehofften Ernte entgegen. Denn der Feind 
und Friedensstorer war gebannt, und ob auch der Freiheiten nicht 
zuviel und des Herrschens und der Herrschaften nicht zu wenig, 
so waren doch Ruhe und Sicherheit im Lande, war jeglicher Ar- 
beiter wieder an seine Ârbeit zurûck gegangen, und der deutsche 
Geist, welcher seine Fesseln gesprengt, fûhlte sich verjûngt, neu 
gekrâftigt und gestarkt. 

Auch Werke des Geistes, welche frîiher unterbrochen oder 
unterdriickt waren, traten ans Licht. Mit dem frischen Wirken 
und Schaffen verband sich glûckliches Gelingen und Entdecken, 
um der Wissenschaft ûberall neue Wege anzubahnen. Da fand 
Niebuhr die verlorne Gajushandschrift; da erschien Karl Lachmanns 
Schrift „uber die urspriingliche Gestalt des Gediohts der Nibelunge 
Not" und seines Freundes Benecke Ausgabe von Boners Edelstein 
— jenes eine neue Grundlage der historisch-en Rechtsforschung, 
dièses, worauf neben der altklassischen eine deutsche Philologie 
entstand — zur selben Zeit, als Jacob Grimm, der Herausgeber der 
„Altdeutschen Wâlder" zur deutschen Grammatik îibergieng, und 
Wilhelm von Humboldt, der Uebersetzer des Aeschylos Agamemnon* 
zum allgeraeinen Sprachstudium '**. Im selrben Frûhjahr, am 16. Mai 
1816, unterschi'ieb Karl Joseph Windischmann seine Vorerinne- 
rungen zu „Franz Bopp, ûber das Conjugationssystem der Sanskrit- 
sprache", zu seines Freundes Erstlingsschrift. 

Was der Herausgeber in seinen Vorerinnerungen gab war eben 
solches wie er es dem Verfasser brieflich angezeigt — und wir 
wollen hier und in allem folgenden so wenig als môglich wieder- 
holen noch iiberhaupt nachbeten was in Bûchern gedruckt steht. 
Mit unverhohlner Freude erzâhlt Windischmann von dem jugend- 
lichen Leben und Streben seines ehemaligen Zôglings, wie er sich 



3. Kapitel (1816). 41 

schon in der Scbule iiberall hervor getan und zu ernster Wissen- 
schaft hingeneigt, von seinem Leben und Lernen in Paris, von 
seiner Âbsicht, „an den Ufern des Ganges selbst der Sprache und 
Weisheit der Indîer nachzuforschen", und zu welchen schônen.Er- 
wartungen sein Charakter, sein Talent, sein beharrlicher FleiB und 
Eifer berechtigten, wenn zumal angesehene und einsichtige Mânner, 
wie die Herren von Schlegel und Humboldt ihm ihre Teilnahme 
bewiesen, und grofimûtige Regierungen, wie die kôniglich bayerische, 
ihm ihre Unterstûtzung angedeihen lieBen. Wenn Franz Bopp 
und sein erstes Buch einer Empfehiung bedurften, um in die 
wissenschaftiiche und gelehrte Welt eingefiihrt zu werden, so konnte 
sie wahriich wârmer und wohlwollender nicht gegeben werden. 

Im ûbrigen wollte der Herausgeber sich darauf beschrânken, 
was in der Schrift vorkommt, denn ûber anderes zu reden was 
jener noch ailes kônne oder woUe, verbiete ihm dessen Beschei- 
denheit. Er habe „eine erste Probe seiner Studien" gebea wollen 
und wohl am besten daran getan, sogleich den besondern Ent- 
wickelangsgang eines so wichtigen Sprachclements, wie das Zeit- 
wort ist, vor. den Augen freundlicher Teilnehmer zu verfolgen und 
auf dem ganzen Wege der Untersuchung zugleich auch diejenigen 
Pankte klar und bestimmt anzudeuten, in welchen andere Stamm- 
sprachen mit der altindischen zusammentreffen. Hierdurch werde 
allem Ohngefahr ein Ende gemacht und erhielten die Ueberein- 
stimmungen oder Verschiedenheiten allmahlich etwas gesetzmâBiges 
und sicheres, was durch Vergleichung der Sprachelemente bloB 
nach dem Gleichlaut oder wenigstens der Ânnâherung in Ton und 
Charakter nie erreicht, wohl aber befërdert werden kônne, wenn 
einmal der Grundbau der Sprachen in durchgângiger Beziehung 
offen und treu dargelegt werde. Die Abhandlung „uber das Kon- 
JQgationssystem u. s. w." scheine wenigstens einen erfreulichen An- 
fang hierzu zu enthalten. 

Das ist ailes was Windischmann in der Hauptsache zu sagen 
hat und das ailes, soviel es in der tat schon ist, nach dem Sinn 
und Angaben des Verfas.sers. Eine weitere Beurteilung wollte er 
den ^Kennern" des Sanskrit ûberlassen, also namentlich einem 
Friedrich von Schlegel, von dem das gelehrte Publikum schon wisse, 



42 Eretes Bach. 

dafs seine grammatischen Bemerkungen nur ein geringer Teil der- 
jeuigen seien, die er ûber den indischen Sprachbau gesammelt und 
lâogst in Bereitschaft gesetzt. 

Wirkiich batte der Mann ungemein grofien Respekt vor den 
Schlegels und ihrer Gônnerschaft. Mehr aïs einmal batte er seinem 
Freunde von der Gunst und Teilnabme auch des jûngeren gescbrie- 
ben, batte ibm bekanntlicb dessen Pbilosopbie als „in die eigent- 
licbe Tiefe gebend^ nicbt genug empfeblen kônnen. Er wulste sich 
eines mit jener Pbilosopbie, deren ^tiersinnige** Spracbe er da selber 
redet. — Wie kurz aber die Abbandlung ebenso weitlâufig bespricht 
er nden Grundcharakter des indiscben Lebens, dessen Verbâltnis 
zur Offenbarung, die Ursachen des Irrtums", das ailes wozu ibm 
die mitgeteilten Uebersetzungen erwiinscbten Anlals geben. Noch 
einmal bôren wir da von jenem ^Urgefûbl'', von jener Weisbeit 
welcbe in den indiscben Urkunden die Ueberreste einer urâltesten 
Verlassenscbaft, inmitten von Nacbt and Verirrung, die berrlicbsten 
Licbtspuren erscbaut, wie es heiBt, eines seligen Wandels, darin 
die Menscbbeit gliicklicb einher gieng, ebe sie abtiel vom Glauben, 
und der Geist, nachdem er die Einfalt gôttlicber Ërkenntnis ver- 
loren, immer mebr grûbelnd und dicbtend zu den Âusgeburten 
seines Irrwahns und Unglaubens hinabsank. Sie sollen uns zu- 
riickversetzen, jene hoiligen Bilder und Gesànge, in eine Zeit, da 
„die Urstâmme des Menschengescblecbts borabgezogen" kamen und 
binab gezogen wurden „von den Hôben der Vorwelt". Genug; es 
ist der letzte Ausdruck einer frommen Mystik und Romantik, 
Riicken an Riicken mit dem einer nûcbternen Forscbung und 
Ërkenntnis, welcbe einer neuen Wissenscbaft die Babn gebrocben. 

Die wissenscbaftlicbe Leistung Franz Bopps berubte auf seiner 
Kenntnis des Sanskrit und einer Sprachenverwandtscbaft, welcbe 
mebr oder minder allen aufgestoBen, die jener einmal naber ge- 
treten — den Missionaren und Reisenden wie den Englandern, 
einem Joues, Wilkins, Colebrooke u. a., wie einem Friedricb von 
Schlegel, mit dessen Bûche „uber die Spracbe und Weisbeit**, 
aucb sein Konjugationssystem aufierlich so abnlicb als môgliçb ge- 
macbt worden. Seine Kenntnis des Sanskrit war grôQer, ireiei: 



3. Kapitel (1816). 



43 



und selbstandîger erworben als bei seinen Vorgângern, groû genug, 
um ihn Texte sicher und richtig verstehen zu lassen, wenngleich 
Doch nicht so grofi, um ihn die sprachliche Formenbildung ûberall 
auch ohno Fehler und Irrtum erkennen zu lassen. Und was die 
Spracbenverwandtschaft angeht, so war sie ihm nicht mehr wie 
seinen Vorgângern etwas, das er zu beweison, sondern eine Vor- 
aussetzung, eine Tatsache, die sich zu bewâhren batte, die er in 
ihren Folgen aufzuspûren und aufzuhellen fand. 

Hierin liegt der grofie Unterschied, eine Kluft, welche Franz 
Bopp von seinen Vorgângern, auch von dem jungern Schlegel scheidet, 
weiter als sie auf den ersten Blick erscheint, so weit wie zwischen 
Schein und Wahrheit, wie zwischen Glauben und Wissenschaft. 

Âuch Friedrich Schlegel war ûber seine Lehrmeister nicht 
hinaus gekommen. Âuch er war, trotz des eifrigen genialen An- 
laufs, den er genommen, dabei stehen geblieben, wohin ihn eine 
erste Kenntnis vom Sanskrit gebracht batte. Auch nach seinem 
Boche liefi sich von jener Sprachverwandtschaft nur sagen was der 
Fortsetzer des Adelungschen Mithridates gesagt, „dars weder Sprach- 
noch Geschichtsforscher einen andern Gebrauch davon machen 
kônnen, als den gemeinschaftiichen Ursprung ûberhaupt anzuer- 
kennen^. 

Demnach war Schlegel vor allem daran gelegen, die bchaup- 
tete Verwandtschaft des „alten, indLschen Sanskrito**, wie er sagt, 
mit der rômischen und griechischen, mit der germanischen und 
persischen Sprache zu beweisen und vor jedem môglichen Einwande 
za sichern. Er sucht und findet Aehnlichkeiten, die nicht „bIoB in 
einer Anzahl von Wurzeln" liegen, sondern auch „bis auf die in- 
oerste Struktur und Grammatik^ sich erstrecken. Ëben dièse letz- 
teren sollen zeigen, „dals die indische unter den verwandten Spra- 
chen gerade die altère und ihr gemeinschaftlicher Ursprung sei . .| 
die andern aber jûnger und aus jener abgeleitet". Was er gesagt 
erscheint bedeutungsvoll. „ Jener entscheidende Punkt aber, der 
hier ailes aufhelleu wird — sagte Schlegel — ist die innere Struk- 
tur der Sprachen oder die vergleichende Grammatik, welche uns 
ganz neue Aufschliisse ûber die Généalogie der Sprache auf iihn- 
liche Weise geben wird, wie die vergleichende Anatomie ûber die 



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44 Erstes Bach. 

hôhere Naturgeschichte Licht verbreitet hat." " — Dâs erscbeint 
bedeutungsvoll. Âllein was er unter „vergleichender" oder »har- 
monischer^ Grammatik verstand, nichts anderes als was aadere da- 
runter verstandcn, ein Zusammenstelleu von Aehnlichkeiten oder 
lautlichen Gleichklângen, und worin sie ihm wesentlich bestand, 
in der Flexion und was er daninter begriff, dieB und jenes nahm 
seinem Satze die wahre, rechte, ja wohl aile Bedeutung. 

In der Tat ist es die Flexion, welche wie kein anderes einen 
Ëinblick in die innerste Werkstatt des sprachschaflfenden Geistes 
gewahrt. Jene unscheinbaren Zeichen, Laute, Silben und Endun- 
gen, welche die Kasus der Nomina, welche Personen, Zeit und 
Ausdrucksweise der Verba bedeuten, waren dem Grammatiker von 
jeher vielmehr etwas ^selbstverstandliches" denn ein râtselhaftes 
gewesen, dessen Auflôsung sich einmal versuchen liefie. Eben da- 
rum halte sie auch keiner begriiTen, keiner uber ihre Entstehung 
Aufschlufs zu geben gewufst oder sich angestrengt. Erst die Eenntnis 
andrer Sprachen, denen solche Art der Bezeichnung gânzlich fehlt 
oder sich anders begibt als in den bekanntern Sprachen, erst die 
Kenntnis des Sanskrit, die unverweîgerliche Wiederkehr der glei- 
chen Zeichen in den verwandten Sprachen liefi die Sache aïs 
Râtsel oder Aufgabe herantreten, deren Lôsung nicht nur gefordert 
sondern auch zngleich ermôglicht schien. 

So hatte in erster Hinsicht der alto Adelung nicht wohl schon 
ganz unrichtig gesehen, da er von den Flexionssilben oder Lauten 
meinte, daTs sie urspriinglich ihre bestimmte, obgleich dunkle Be- 
deutung hatten, die sie in einsilbigen Sprachen noch haben. Sein 
geûbtes Sprachgefiihl leitete ihn bei aller rohen Mechanik mitunter 
sicherer als andere ihr Philosophieren bei aller geistreichen Mystik. 
Aber weiter gelangen, sein allgemeines Bemerken auch im einzel- 
nen, etwa an griechischen oder lateinischen Wôrtern nachzuweisen, 
wâre ihm unmôglich gewesen. Was ihm dazu fehlte, einige Kennt- 
nis vom Sanskrit, das hatte Schlegel. Doch merkwîirdig, ans dem 
neuen Besitz erwuchs diesem Besitzer eine ^eue Unmôglichkeit. 
Sein getrûbtes Auge oder verwohntes Sehen ward durch den Schein 
vielmehr geblendet als erleuchtet; mit seinem Begriffe von Flexion 
ward ihm die Flexion unbegreiflich. 



3. Kapitel (1816). 45 

Weon maD im Griechischen, so meinte Schlegel, noch einen 
Ânschein von Môglichkeit fande, „als wareu die Biegungssilben 
aus in das Wort verschmolzenen Partikeln oder Hilfswôrtera ur- 
sprûDglich entstanden^; wenn man dièse „Hypothase" auch nicht 
wûrde durchfûhren kônnen, ^ohne fast aile jene etymologischen 
KuQste und Gaukeleien^ zu gebrauchen, die man aile verabschieden 
sollte, wollte man „die Sprache und ihre Eotstehung wissenscbaft- 
lich, d. h. durchaus historisch betrachten^; wenn sichs auch dann 
noch kaum durchfûhren lasse: so verschwinde beim lodischeu 
^vollends der letzte Schein einer solcheu Môglichkeit^, und man( 
musse zugeben, ,,dais die Struktur der Sprache durchaus organisch 
gebildet, durch Flexionen oder innere Verânderungen und Umbie- 
gungen des Wurzellauts in allen seinen Bedeutungen ramifiziert, 
nicht bloB mechanisch durch angehângte Worte und Partikelo zu- 
sammen gesetzt sei, wo denn die Wurzel seibst eigentlich unver- 
andert und unfruchtbar bleibt". — Man fragte und fragt sich, 
gegen wen dieser Widerstreit gerichtet gewesen, und hat, so nicht 
noch der Verfasser des letzten Mithridates, nicht noch Âdelung in 
betracht kommt, auf dessen geistreichen Zeitgenossen Horne Tooke 
hingewiesen und dann wohl auf die Meisterjûnger der liollândi- 
schen Schulen, die Lennep und Scheid und ihre Nachfolger, dcren 
albeme Willkûr, Wort- und Wurzelklaubereien, die sie in eiu 
Syaliem gebracht und den eingeweihten als heilige Geheimlehre 
zum besten gaben. — Wie dem sei, also „organisçh" gebildet I 
beifit durc h Fle xion gebildet, und Flexion ist „innere Veriinderung / 
des Wurzellauts". 

Aus der Wurzel — das ist Schlegels Théorie — ist wie aus { 
einem lebendigen Keim ailes herv'orgegangen. Da wird denn mit 
Herderscher Romantik ausgefûhrt, wie von daher ailes was beweist, 
dais der Mensch nicht jenes beschrânkte und ungebildeto Geschôpf 
gewesen, das mit tierischer Dumpfheit angefangen, daran sich hie 
und da ein wenig Yemunft angesetzt, sondern — „einfach aber 
selig'' wandelnd „im Lichte der Besonnenheit''; wie dieser klarsten 
und innigsten Besonnenheit „Werk und Erzeugnis" eine Sprache 
gewesen, „die seibst in ihrejo^ersten und einfacbsten Bestandteilen 
die hochsten Begriffe der reinga Gedankenwplt . . in unmittelbarer 



y 



46 Erstes Bucb. 

' Klarheit ausdriickt"; wie mit dem hellen Blick fur die natûriiche 
BedeutuDg der Dinge, mit dem feinen Gefûhl fur die ursprûngliche 
Naturbedeutung der Buchstaben, der Wurzellaute, der Silben u.s.w. 
auch der feine bildende Sinn gegeben, der ^Buchstaben^ trennie 
und eînte, den eigentlich geheimnisvollen und wunderbaren Teil 
der Sprache erfand und auifand, bestimmte uud biegend verânderte, 
zu einem lebendigen Gewebe, das durch innere Kraft weiter fort- 
wuchs und sich bildete, und wie so dièses schône, einer unend- 
lichen Ëntwickelung fahige, kunstvolle und noch so einfache 6e- 
bilde, die Sprache, die Wurzeln und die „Struktur** oder Grammatik, 
ailes beides zugleich und zumal, die âlteste Schrift auch zugleich 
und zumal — ailes mit einem und aus einem und demselben tiefen 
Gefiilil und hellen Sinn hervor gegangen'*. 

Dabei ist Schlegel halten geblieben. Seine Théorie erklârt 
nichts und konnte nichts erklâren; denn Wunder lassen sich nicht 
erklaren. Sie begrûndet nichts, denn auf ihr liefi sich nicht fort- 
bauen. Sie schlieBt vielmehr die wissenschaftliche Weiterforschung 
aus, weil sie unfruchtbar ist, und wo der Glaube anhebt das 
Wissen aufhort. Wer mit unbefangenem Sinn und nûchternem 
Verstande und ohne vorgefafste Meinung zu werke gieng, der 
konnte ûber jene Anschauung stillschweigend hinweggehen, um die 
Sprache selbst ûber ihre Formen und Bildungen zu befragen. Und 
das tat Franz Bopp. 

Seine Abhandlung beginnt mit einem Kapitel „Ueber Zeit- 
wôrter im Allgemeinen" und dièses mit einer allgemeinen Begriflfs- 
erklârung: „Unter Zeitwort oder Verbum im engsteu Sinne ist 
derjenige Redeteil zu verstehen, welcher die Verbindung eines Ge- 
genstandes mit einer Ëigenschaft und deren Verhàltnisse zu einan- 
der ausdriickt." Wir dûrfen in diesem Satze den Anfang einer 
neuen Aéra wissenschaftlicher Sprachforschung erblicken. Denn so 
kiihn und ^^ewagt er erscheint, ja, so unrichtig der Ausspruch an 
sich sein mag, der ganz auf den Boden hergebrachter logischer 
SatzaufTassung sich stiitzt, eben so fruchtbar erweist er sich unter 
der Hand des Forschers, welcher mit ihm zuerst seine kritische 
Méthode in Anwendung bringt. 

Nach der angefûhrten Bestimmung kann es nur ein einziges 



3. Kapitel (1816). 47 

seiches Verbam sein, „das so genannle verbum abstractum; sein, 
esse^, and dièses nur abgesehen vom Begriife der Existenz, den 
es in sich faist. Das ist, wies sonst heiBt, die Kopula, ^das gram- 
matische Band zwischen Subjekt und Prâdikaf^. Was Franz Bopp 
dazu meint, dafs es wohi leicht eine Sprache geben kônnte, ^der 
es nicht an einer ganz bedeutungslosen Kopula gebrâche, durch 
deren Umbiegung oder innere Verânderung dîe Verhâltnisse zwi- 
schen Subjekt and Prâdikat ausgedrûckt wûrden^, war freilich sein 
Irrtum — eîn absolut logisches statt grammatisches — und zumal 
mit dem Schlegelschen Flexionsbegriif gleichsam der letzte Tribut, 
welcher einer âltem Sprachanschauung gezollt ward. 

Im Sanskrit, erfahren wir, sind zwei Zeitwiirter, „weiche dem 
Verbum esse entsprechen^, d. h. nach ihrer Bedeutung, „nâmlich 
asti und bhavati^ ^ in der dritten Singular Prasens ausgedrûckt. 
Beide werden y,hâufig mit einander verwechselt", das erstere wird 
„in den Zeiten, die ihm mangein, durch letzteres ersetzf^, und 
dennoch mufs ^unter beiden Synonymen ein feiner Unterschied ob- 
walten, der vielleicht (!) urspriinglich schàrfer mag abgegrenzt ge- 
wesen sein". Nur asU dient, „die grammatische Verbindung" aus- 
zadrucken, wâhrend bhavati auch gesetzt wird, um Existenz aus- 
zadrucken. Und wâhrend von der Wurzel der letzteren (bhû) 
eine Anzahl Nomina kommen, dîe aile auf Existenz hinweisen, ist 
von der Wurzel der ersteren (as) nur ein Partizipium und dessen 
Vemeinung («a<, asaty „seiend, nicht seiend") zu liuden. 

Nun, erklârt Franz Bopp weitor — dena wir mûssen den 
Ânfong seiner ^historisch-philosopbischen Sprachforschung'' kurz 
aasfahren — wird „die Verbindung des Subjekts mit seinem Prâ- 
dikat nicht immer durch einen besondern Redeteil ausgedrûckt, 
sondem verschwiegen" und Verhâltnisse und Nebenbestimmungen 
der Bedeutung durch „die innere Verânderung und Umbiegung des 
Attributwortes selbst angezeigt". Auf solche Weise gebeugte Ad- 
jektive seien „das Gebiet der Zeitwôrter im gewohnlichen Siime** 
aosmachend '*. — Zeitwôrter sind also im weitern flektierte Adjek- 
tiva, allgemeiner Nomina, mit partizipialer Bedeutung, und dieu die 
erste wichtigste Ërklârung, ja, Entdeckung, welche Sanskritkenntnis 
za wege gebracht. Nur dafs ihrer voUen Geltendmachung oder Ver- 



48 Erstes Bucb. 

wertung ein Stûck altérer Anschauung, vorweg eben jener Flexions- 
begrifT entgegen stand, wie er auf romantischem Boden zaletzt auf- 
gestellt, UDantastbar, inhaltlich und umfânglich geheiligt erschien. 

Ungeachtet doch ihrer Fâhigkeit, die verschiedenen Verhâlt- 
nisse und Beziehungen „durch innere Umbiegung und Gestaitung 
der Stammsilbe" anzugeben — bei aller ibrer Stammformenbildung, 
wûrden wir sagen — zeigt ihm „die geheiligte Sprache der Indier** 
noch eine andre Art, „die grammatischen Funktionen des Zeit- 
wortes" auszudrûcken. Diefi îst die Einverleibung des verbum ab- 
stractum (as), eine mechanische Verbindung, deren Spuren oder 
Reste zwar verdunkelt, aber in einigen Verbalformen noch be- 
stimmt zu erkennen sind. Mit ihrer Erkenntnis als solcher batte 
Bopp eine weitere, fur die Erklârung jener Formen bedeutsame 
Ëntdeckung gemacht. 

Solches zu zeigen, zu zeigen, „wie in der Konjugation der 
altindischen Zeitwôrter . . Stammsilbe und Hilfszeitwort sich in 
die grammatischen Funktionen des Verbum teilen", zu zeigen, „wie 
dasselbe in der griechischen Sprache der fall sei, wie im Lateini- 
schen das System der Verbindung der Wurzel mit einem Hilfszeît- 
worte herrschend geworden . . dafs an allen den Sprachen, die 
von dem Sanskrit oder mit ihm von einer gemeinschaftlichen 
Mutter âbstammen, keîne Verhâltnisbestimmung durch eine Flexion 
ausgedrûckt werde, die ihnen nicht mit jener Ursprache gemein 
sei" — dieu sagt der Verfasser, ist der Zweck seines Versuchs'*. 
Den zu erreichen, wird die Konjugation der altindischen und dem- 
nach die der verwandten Sprachen vergleichend aufgefûhrt. Auf 
Schritt und Tritt wird dabei neues — die Erkenntnis der Prâsens- 
stammformen, des Augments als einzig charakteristisches Zeichen 
des Prâteritum, der Infinitiv- und Gerundialformen als Verbalno- 
minen u. a. — aufgewiesen, ja, „entdeckt". Das ganze, die ganze 
Art sprachlicher Darstellung ist ein Neues. 

Dessen ist auch Bopp sich wohl bewufst und nicht minder 
einer uberzeugungstiichtigen Wahrheit in dem ganzen seiner Auf- 
fassung. Er hat eigentlich keine Vorgànger, „indem bisher noch 
nichts liber den Ursprung der grammatischen Formen geschrieben 
worden", wie er sagt. Seine Autoritaten, auf die er sich stûtzt, 



3. Kapitel (1816). 49 

sind seine Erfahrung, die BeobacfatuDg und Erforschung sprach- 
licher Erscheinungen, wofûr ihm eine glûckliche Begabung, Gluck 
und Gescbick zu eigen geworden. Daher stôrt auch kein Streit 
seine Freude und seinen Mut, womit er vorgeht. Und weil er auf 
rechtem Wege vorgeht, so bat er aucb Febltritte wenig zu scbeuen, 
^ bat seine Sprache die belle Zuversichtiichkeit aucb wo er Be- 
denken tragt, sicb fur eines oder das andre zu entscbeiden. 

So sebr sicber ist sein Vorgeben, dafe or seine Freibeit und 
Selbstandigkeit aucb gegenûber der altebrwûrdigen Indierin be- 
wabrt. „Darin", sagt Bopp, „dafs die Indier den Ursprung und 
Grand ibrer grammatiscben Formen zuweilen nicbt verstanden, 
gleicben sie den Griecben, Rômern und neuern, welcbe oft ûber 
die Natur und BedeutuDg der wicbtigsten Redeteile sicb sebr un- 
ricbtige Begriffe macbtoD, und das Wesen und den Geist ibrer 
Spracbe oft mebr fûblten als verstanden." Jenen wie diesen,' er- 
klârt er, sei die scbon vollendete odor scbon ûber das Ziel der 
Vollendung binausgescbrittene Spracbe „Râtsel der Âuflosung und 
Lebrer des Idioms" gewesen, und es sei bei jenen wie bei diesen 
der Lebrer oft von dem Scbûler misverstanden worden. So wabr 
es aber sei, dais dieB bei den Indiern scltener der fall gewesen, 
„weil sicb in ibrer Spracbe die Formen gleicbmâBiger und voU- 
âtândiger erbalten baben", eben so wabr konne nur durcb eine 
grûndliche pbilosopbiscbe Vergleicbung aller der verwandten 
Spracben, die von gemeinscbaftlicber Mutter geboren wurden, und mit 
Berûcksicbtigung selbst anderer Idiome von verscbiedenem Stamme 
zu einer wissenscbaftlicben Spracbeinsicbt golangt werden", und eben 
so wabr dûrften wir aucb „in betreff der altindiscben Spracbe bei 
dem Résultat der Grammatiker der Eingeborenen nicbt steben 
bleiben", oder wie es anders beiBt, „dals wir weiter dringen wer- 
den, wenn wir den Geist der Spracbe zu fassen wissen, deren 
mecbaniscbe Erleraung einen Teil imserer friibesten Bildung aus- 
macht^ **. 

Wer damais die mebrfacben Feblor gesehen, die sicb Franz 
Bopp noeb in der Ângabe altindiscber Formen zu scbulden kom- 
men lieB, der batte ibn wobl ob der Kûbnbeit solcben Urteils 
bitter tadeln und zurecht weisen môgen. Nur war damais glûck- 

LefmaBD, Ftaiu Bopp. 4 



50 Erstes Buch. 

licherweiâe keiner, wenigstens von den Deutschen keiner, der jeoe 
zu sehen vermocht. So, wer dazumal die Misgriffe oder Irrtûmer 
erkannt, die in der historischen Ërklârung sprachlicher Formen 
noch gemacht wurden, der batte auch wohl tadeln, aber auch 
entschieden richtigeres an ihre Stelle setzen mûssen. Die Grofie 
der groûen kennzeichnet, dais ihre Irrtûmer, wie man einmal ge- 
sagt, keine ,,Dummheiten'' , sondent wohl nicht minder, mitunter 
mehr bedeutsam und fôrderlich als ihre Wahrheiten sind. Mit 
und ans jenen erkennt ein anderer wohl das rechte, sowie es 
Bopp selbst und seine Nachfolger spâter getan'*. Aber von dem 
einmal und hier zuerst eingeschlagenen Wege durfte auch keiner 
abgeheu. 

Dieser Weg einer „grûndlichen philosophischen Vei^leichung*, 
wie er bei Bopp heifit, ist der Weg der Kritik. Vergleichung îst 
Kritik. Sein kritisches Verfahren, eben jenes historische philoso- 
phische Vergleichen, seine Méthode hat seiner Wissenschaft ihren 
Namen und Charakter gegeben. 

Denn der Weg, welchen wissenschaftiiche Forschung einschlâgt, 
ist auf ihr Ziel gerichtet. Ihre Méthode ist aiso nicht von auBen 
an die Wissenschaft herangebracht, sondern durch sie selbst ge- 
geben. Sie ist ein Teil ihrer selbst. — Nicht wird, wie frûher 
geschehen, nach zufalligen Âehnlichkeiten in Laut und BedeutuDg 
gesucht, sondern viel cher nach Verschiedenheiten, nur auch nicht 
darnach gesucht. Âusgehend von dem ursprûnglich einen und 
selben der gemeinsamen Muttersprache, werden die gleichartigen 
Formen der Schwestersprachen (welche jenes hinwiedeinim ergeben) 
zusammen gestellt und auf ihre Unterschiede geprûft. Das sind 
solche des Lautwandels, wie sie die selben Laute uuter den selben 
Verhâltnissen in erreichbar vielen Fâllen zeigen. Der erfahrungs- 
mâûige gleiche Wandel erscheint als NotiguDg, als ein Gesetz. 
Oder aber, es hat eine Sprachform ihre Funktion geândert, hat 
eine andre verwandte, die in eigner Form verloren gegangen, mit 
oder allein ûbernommen. Oder endlich, es ist eine Funktion in 
ihrer bestehenden, lautlich gewandelten Form dem Sprachbewulst- 
sein fremd und unkenntlich geworden, und eine Hil6form ist als 
formales Elément oder als selbstiindige Wortform ein- oder hinzu- 



3. Kapitel (1816). 51 

getreten. Neaes, eigentlich neues ist da in diesem iind keiuem 
Falle auâgebildet. Wie von anfang, so weit wir zuriick gehen 
kÔDnen, so ist auch hinfort dasselbe Prinzip herrschend, dasselbe 
Bildangsgesetz. 

„Der Ursprung organiscfaer Flexionen, die der Bedeutung eîne 
besondere Nebenbeziehung einpragen, mufs sowie die Eotstehung 
der bedeutenden Stammsilben bei dem frûhesten UrspruDg der 
Sprache gesucht werden^, sagt Franz Bopp, da er die lateinLschen 
Konjagationsformen mustert. „Neue VVorte kônnen in abgeleite- 
ten Sprachen entstehen durch neue Zusammensetzungen von be- 
deutenden Silben, nach dem Prinzip der Ursprache, und es ent- 
stehen neue grammatische Formen, wenn die Nebenbestimmungen 
der Bedeutung, die in der Ursprache durch Umbiegung der Stamm- 
silbe selbst ausgedrûckt wurden, an einem angehângten Worte an- 
gezeigt werden, dessen Bestandteile, wenn die Yerbindung nicht 
mehr erkannt wird, fur die Endbiegungen der Stammsilbe ange- 
sehen werden.'' So ist, wie aus dem Lateinischen als Beispiel an- 
gefuhrt wird, possum fur pot-sum, „ein verbum abstractum mit 
einer attributiven Wurzel", die Bezeichnung des Imperfekts durch 
ba-m, -s, -t, und das Futurum bo, -is, -it, iibereinstimmend mit 
dem angelsâchsischen beo, bys, byth, von der altindischen VVurzel 
bhû (sein, werden) abgeleitet". 

Wir môgen hier auf einzelnes nicht eingehen. Manches hat 
sich wohl im weitern Verfolg dieser Forschungen anders und rich- 
tiger erkiârt. Gedenken wir nur der Ërklârung des got. vas (war), 
vaat u. s. w. aus vi-as, einem prâfigiertem Substantivverbum. Da- 
gegen bat manches andere sich von anfang klar und in aller folge 
als wahr erwiesen, die ErklâruDg der Personalkenuzeichen z. B. 
aus den Formen der Personalfûrwôrter, wie sie allerdings schon 
hier mit voUster Bestimmtheit gegeben wird, des got. Prâteritum 
auf -dedi, -dedun aus einem Hilfe verbum, das tun bedeutet (wie 
engl. do) und viel mehr desgleichen ^*. — Franz Bopp hatte dièse 
ErklErungen, deren letzte Jacob Grimm spater ausgefiihrt, in einem 
Nachtrag gegeben. 

Die Bedeutung seiner Erstlingsschrift beruht nicht darauf, 
nicht aof besonderem, sondern auf allgemeiuem. Wie so meistens 

4* 



52 Ërstes Buch. 

war auch hier die Not, wie gezeigt, Mutter der ErfinduDg. Sans- 
krit zu erlernen, wie Franz Bopp wollte, heischte eine genaue 
Analyse der sprachlichen Formen. Yergleichendes Heranziehen 
verwandter Bildungen half ihm, dem andre Hilfsmittel fehlten, zum 
Yerstandnis ihres Sinnes. Doch sogleich — das zeigen seine ersten 
Briefe an Windischmann — erôffnete sich ihm ein weiterer Plan 
der Forschung. Eines lohnte dem andern die Hilfe, die es geleistet, 
Und aus dem ganzen zumal, ans seinem Verfahren entwickelte und 
gestaltete sich die Idée einer neuen Wissenschaft. 

Nun genûgte es auch nicht mehr, bloB Sanskrit zu lernen zum 
behuf eines philologischen Verstandnisses. Bopp batte eingesehen, 
dafs nur aus Zusammenstellung mehrer oder aller der Sprachen, 
welche zusammen gehoren^ vieles erklârt werden kônne was aus 
jeder allein unerkiârlich bleibt. Er glaubt und muis nach seiner 
Voraussetzung annehmen, ^dafs in sâmtlichen europâischen Spra- 
chen nichts (durchaus) eigentûmliches ist^, und môchte sich davon 
ûberzeugen. Er will darnach ^ûberhaupt trachten, das Sprachstu- 
dium zu einem philosophischen und historischen Studium zu machen, 
und sich nicht damit begnûgen zu verstehen, was in einer Sprache 
gaschrieben ist***®. — Hîstorisch ist dabei die Âbfolge der Tat- 
sachen, der sprachlichen Ërscheinungen, philosophisch das Erkennen 
der Griinde oder Ursachen ihrer Bildung und Entwickelung. Beides 
zumal weist seinem Gange den Weg, den der Beobachtung und 
der vergleichenden Kritik. Seine kritische Méthode ist die schôpfe- 
rische Tat seines Geistes auf dem Gebiete der Sprachforschung. 

Wohl glich sein Verfahren dem eines Philologen, welcher aus 
Vergleichung mehrerer Handschriften den Text einer verlorenen 
Urschrift herzustellen sucht, sich aber dazu von den Grûnden und 
Entstehungsweisen seiner Yarianten Rechenschaft gibt. Oder es 
glich dem eines Naturforechers, welcher den Urtypus einer Gattung 
aus der Menge verglichener Spezies, aber auch an diesen zugleich 
aus ihren besondern Merkmalcn die Zeit und Verhâltnisse ersieht, 
unter denen sie gelebt, sich gewandelt und gestaltet haben. Hier 
wie dort wie ûberall ein Beobachten und Vergleichen mit dem Zweck 
des Erkennens, kurz, wissenschaftliche Kritik. 

Und Franz Bopp ûbte dièse auf Schritt und Tritt. Seine 



3. Kapitel (1816). 53 

^EntdeckuDgen'' waren damit nicht mehr ^cariosa^, merkwùrdige, 
wie zufallige Uebereinstimmangen in den Werken frûherer (in der 
gotischen Sprachlehre eines Hickes, in den etniskischen Denk- 
mâlem eines Lanzi, in dem Bûche Friedrich Schlegels) waren. 
Sie erhielten jede ihre eigne Stelle, ihre feste Nôtigung im Gange 
der Forschnng. 

Noch war seine Schrift fiber die Konjugationsformen nicht 
YoUends gedruckt, als Bopp schon daran dachte, auch fiir die No- 
minaiflexion ein gleiches za tun, auch Slawisch und Armenisch 
heranzoziehen and nachzusehen, was in ihnen, wie es heiQt, Indi- 
sches sei and woher Nichtindisches ihnen zugekommeo. — ^Schrei- 
ben Sie mir doch^, bittet er seinen Freund, ^was ûber die nordi- 
schen Mytiien gaies zu lesen ; ich môchte mich mit der Mythologie 
der altdeatschen Stamme vertraut machen. Da sie mit den Indem 
eine Sprache redeten, so kann ihre Mythologie doch unmôglich ganz 
verschieden von der indischen sein^ *^, — Er erkannte den innem 
Zosammenhang von Sprache und Mythus: er hâtte Schôpfer der 
vergleichenden Mythologie werden kônnen, wie er Schôpfer der 
vergleichenden Grammatik geworden. 

Sein Erstlingswerk, das vei^leichende Konjugationssystem, war 
der Anfang dieser Schôpfung und — was Friedrich Schlegels Werk 
nicht war und nicht sein konnte — der ^Grundstein" eines wissen- 
schafUichen Lehrgebâudes. Was es dazu machte waren auch nicht 
sowohl die neuen Eenntnisse und Ergeboisse als vielmehr die neue 
Méthode seiner Forschung. Denn in der Méthode allein kann der 
individuelle Geist seinem Streben, einer wissenschaftlichen Idée, 
die er sicb zum Ziel gesetzt, die Bahn brechen. Ihren Namen haben 
ibr schon fruhere gegeben, auch schon fruhere sie einzeln geiibt. 
Die Aoswirkung aber ist und bleibet Franz Bopps eigenstes Werk, 
sein Eonjugationssystem das erste Stûck vergleichender Grammatik. 



54 Erstes Buch. 



Yiertes Eapitel. 



MOnchen, Paris und London. 

(1816—1819.) 

Die Erstlingsschrift Franz Bopps war epochemachend. Sie teilte 
aber auch das Schicksal solcher Schriften. Nicht, dafs es ihr an 
BeachtuDg oder ihrem Verfasser an Ehre und Anerkennung gebrach. 
Beides nicht, das vergleichende Konjugationssystem ward sogar viel 
angezeigt und besprochen und seinem Âutor mancherseits Lob und 
Dank gespendet. Nur lieBen sich Philologen und Schulmeister 
nicht sobald ihre Kreise storen. In Worterklârung und Deutung 
war man gewohnt, wohl Witz und Geist aber nicht ernste Wissen- 
8chaft zu sehen. Darum wâhrte es noch lange, bis die neue 
Geistesrichtung auf ihrem Gebiete zu einiger Geltung kam, und 
noch auf lange hin wohl waren Sanskrit und Franz Bopp in wei- 
tereu Kreisen wenig bekannte Namen. 

In dem kleinen Âschaffenburg aber, da wuiste im September 
dièses Jahres 1816 jedermann, dafs des Boppen Franz aus Paris 
wieder zurûck gekommen. Der oder jener Bekannte oder Schul- 
freund hatte ihn gesehen und begriiBt, der oder jener war ihm 
mit Windischmann und Merkel auf dem Gold- oder Judenberge 
begegnet. Sie waren in ihre Unterredung vertieft gewesen, in 
Gedanken vielleicht in Indien und altindischer Weisheit sich er- 
gehend. 

Es hatte den jungen Aschaffenburger damais nicht langer in 
Paris gehalten. Die Sehnsucht nach seinen Lieben und Freunden 
daheim hatte ihn erfafst, und anstatt wie im Vorjahre um dièse 
Zeit in die Normandie zu gehen war er dem heimatlichen Spessart- 
taie zugewandert*'. — Da war im Vaterhause aus dem kurfûrst- 
lichen Futterschreiber ein kôniglicher geworden, und wo frûher die 
kurmainzischen gewesen, waren jetzt die kôniglich bayerischen 
Farben und Wappenschilder. Sonst war ziemlich ailes beim alten 
geblieben, in seinem Elternhause wie in der Stadt. Nur manche 
Leute, besondei's Beamte waren weg- und andre zugezogen, einige 



4. Kapitel (1816—1819). 56 

aach, wie des Windischmann vielgeliebte Lotte, dahin gegangen 
woher keiner wiederkehrt. 

Âm meisten hatte in den vier Jafaren seiner Abwesenheit er 
selber sich geândert, âuûerlich und Doch mehr innerlich. SeiDem 
freandlichen Wesen und seiner Bescheidenheit hatte die Fremde 
keinen Abbruch getan, aber der JûDgling war zum Manne gereift 
Erfahmng batte ihn gefestigt, und tûcfa tiges Wissen und Eônnen 
hatten sein Urteilen und Wollen bestimmter gemacht. 

Sechs Wochen ungefahr bis Mitte Oktober blieb er bei seinen 
Eltem, Geschwistem und Freunden, die herzlich iroh ûber seine 
Wiederkehr des Hôrens und Erzahlens nicht genug bekamen. Dann 
gieng er nach Miinchen, um sein Fortkommen dort selbst zu be* 
treiben. 

Die Personalakten Franz Bopps bilden ein ansehniiches Bûndel 
im Archiv der kôniglich bayerischen Akademie der Wissenschaften. 
Sie betreffen die Unterstûtzung und Anstellung des jungen Gelehrten 
in den Jahren 1816 — 21. Ausharrendes Wollen und Streben, frohes 
Erreichen und getauschtes Erwarten auf der einen, Gunst und Groû- 
mut, aber auch kleinmûtige Zweifel und Bedenken auf der an- 
dem Seite sind die leitenden Beweggrûnde in dieser Reihe von Ent- 
schlieûungen und Handlungen, welche sie beurkunden und darstellen. 

Mit guten Empfehiungen kam Franz Bopp damais nach Miin- 
chen. Angesehene Mânner, wie von Schlichtegroll, der Direktor 
der kôniglichen Akademie, wie der Philologo Thiersch, der Philo- 
soph Schelling u. a. waren ihm und seinem Freunde Windischmann 
da von herzen zugetan. Ihrer Achtung vor dem Streben und 
Leisten des jungen Mannes entsprach das aufrichtige Wohlwollen, 
womit sie seine Angelegenheit unterstiitzten und forderten. 

Die zwei Jahre, auf welche ihm die Huld seines neuen Landes- 
herm eine kleine Unterstûtzung bewilligt, waren im August abge- 
laufen gewesen. Man hatte ihm geraten, seine Aufnahme als 
Adjunkt der Akademie nachzusuchen, wie das Othmar Frank getan, 
der als solcher eine namhafte Unterstûtzung bekommen. Auf 
unsers Bopp untertanigstes Gesuch beschied nun der Kônig, daTs 
sich der Supplikant vorab einer nâhern Prûfung seiner bisher ge- 



56 Erstes Buch. 

machten Fortschritte unterziehe und batte die Akademie der Wissen- 
schaften hierzu bereits den Auftrag erhalten*'. 

Gegen Mitte Dezember wurde das Examen abgebalten. Die 
Akademie batte ibre Mitglieder der pbilologisch-bistoriscben Klasse, 
die Herren Tbiersch und Scberer als Examinatoren bestellt; und 
leicbt war die Sacbe der beiden in diesem Falle gewils nicbt. Man 
kann aber sagen, dafs sie ibre Aufgaben und Fragen wobl eben 
so gut und gescbickt gestellt baben als ibr Kandidat dieselben ge- 
lost bat. 

Die Priifung war grôfitenteils scbriftlicb. Scbriftlicb sollte 
Franz Bopp die Folge seiner bisherigen orientaliscben und allge- 
meinen Spracbstudien und aucb den Weg angeben, den er weiter 
einzuscblagen gedenke. Miindlicb sollte er dann an beliebigen 
Stellen des Ulfila die grammatiscbe Verwandtscbaft des Gotiscben 
mit dem Sanskrit dartun, damacb einige in der kôniglicben Bi- 
bliotbek befmdlicbe Palmblâtter lesen und erkiâren. Noch scbrift^ 
licb waren folgende Fragen zu beantworten. Welcbe leitende An- 
sicbten iiber Spracbverwandtscbaft er kiirzlicb im Griecbiscben, 
Arabiscben und Sanskrit erwiesen? welcbe oberste Grundsâtze und 
Kautelen ibm fur Etymologie und Spracbvergleicbung gâlten? was 
von Friedricb Scblegels Einteilung aller Spracben (in flektierte 
und zusammengesetzte) zu balten? welcbe Hauptvorteile ans dem 
Studium des Sanskrit, verglicben mit dem des Griecbiscben und 
Rômiscben mit recbt zu erwarten? mit welcben Grûnden man babe 
beweisen wollen, dais der Ursprung der eleusinischen Gebeimnisse 
im Indiscben (sacris indicis) zu sucben? Die letzte Frage sollte 
lateiniscb beantwortet werden, und ebenso sollten lateiniscb (und 
zwar in einem akademiscben Lokal) die zwei ersten Kapitel des 
Herodot ûbersetzt und mit einigen eigenen Bemerkungen begleitet 
werden. 

Das waren die Aufgaben, und wie sie gelôst wurden, kann 
man sicb sogar teilweise denken. Bei der Darstellung seines Stu- 
dienganges bob Bopp den Gegensatz zwiscben Sanskrit und Arabisch 
beraus, aber im allgemeinen die Notwendigkeit, das Spracbstudium 
im weitesten Umfang zu betreiben, aucb den Bau und innem Zu- 
sammenbang solcber Idiome zu erforscben, deren Literatur wenig 



4. Kapitel (1816—1819). 57 

oder gar keine Ansbeute verspreche. — Die fraglichen Palmblâtter 
in ihrer bengalischen Scbrift erklârte er fur zu schlecht und ver- 
stûmmelt, um daruber eine befriedigende Âuskunft zu erteilen. — 
In anbetracht der leitenden Ânsichten bei der Sprachvergleichung 
komme es, meinte er, darauf an, der Beschaffenheit der Wurzeln 
nachzogehen und dann zu betrachten, wie von Wurzeln Nenn- und 
2^itwôrter gebildet und an solchen besondere Nebenbegriffe und 
Modifikationen der Bedeutung angebracht werden. Unterscheidung 
der Wurzeln von damit verbundenen Partikeln und Sufiixen heiBt 
auch seine Ântwort auf die nâchste Frage hinsichtlich der obersten 
Gmndsatze und Bûrgschaften in der Sprachvergleichung, nicht, wie 
er wohl spâter gesagt haben môchte, GesetzmàBigkeit im Sprach- 
wandel. — Friedrich Schlegels Einteilung der Sprachen in flektierte 
und zusammengesetzte wird natûrlich verworfcn; es gebe seines 
Erachtens gar keine Sprache, deren grammatische Formen sich 
bloû als „organische Umbiegung^, Flexion im Schlegelschen Sinne 
erklâren liefien. — Sanskritstudium, antwortet Bopp weiter, sei 
wichtig wegen des Aufschlusses, der damit ûber den Ursprung und 
die Entwickelung des Lateinischen, Griechischen u. a., auch (iber 
die Zosammengehôrigkeit und Abstammung der Urvôlker erhalten 
werde; auch im vergleich mit derjenigen der genannten Sprachen 
bleibe die Kenntnis des Sanskrit unentbehrlich in rûcksicht auf 
die Geschichte der Menschheit und des menschlichen Geistes. — Auf 
die Frage endlich nach dem Ursprung der eleusinischen Mysterien 
finden wir gar keine Antwort, wohl die beste, die der gefragte hâtte 
geben kônnen^'. 

Se war die Prûfiing gemacht und — bestanden. Das Gut- 
achten Thierschs — es ist vom 6. Januar 1817 — bezeugt dem 
Kandidaten hinsichtlich seiner Ansichten ùber die Fragen des Sprach- 
studiums ^richtiges Urteil und Sachkenntnis**. Auch SchlegeLs 
Spracheneinteilung habe er richtig gewûrdigt. Nur fehle es noch 
bedeutend am lateinischen Ausdruck, sowohl hinsichtlich der gram- 
matischen Genauigkeit als der Latinitat, und sei auch gegen seine 
etymologischen Nachweise noch einiges wenige zu erinnern. So — 
um doch eines dieser kleinen Bedenken anzufûhren — habe er 
lat. alius statt auf griech. Formen (aXXoç, àUatTa>) zu sehen und 



58 Erstes Buch. 

in dX den Begriff des Taosches, Wecfasels zu erkennen (woher aach 
al-ea, der Spielwûrfel), vod einem gar nicht griechischen alio ab- 
geleitet und an den arab. Ârtikel a/, der gar nicht dahin gehôre, 
erinnert. — Man sieht, Prûfungen sind nicht nur fur den Priifungs- 
kandidaten ausweisend. — Indessen erklàrte der wackere Thiersch, 
dais in allem letztern kein hinreichender Gnind sei, um Franz 
Bopp der allerhôchsten Unterstûtzung mit geringerer Teilnahme zu 
empfehlen, da seine vorzûgliche Befâhigung ftir das Fach, dem er 
sich gewidmet, aufier allem Zweifel sei und „sein ausgezeichnetes 
Talent, die Besonnenheit und Sicherheit seiner Ânsichten die 
grôBten Hoi&iungen rechtfertigten, die seine frûhern Studien bereits 
erregt''. — Auch berichtete die Akademie alsbald zu gunsten ihres 
Kandidaten und schlug vor, demselben jâhrlich zweitausend Gulden 
zu verwilligen, dessen Studien unter ihre Leitung zu setzen und 
ihn anzuweisen, einer zu gebenden Instruktion gemâfi halbjâhrlich 
Bericht ûber seine Beschâftigung einzusenden. 

Ein Monat nach dem andern vergieng hierauf unter Uin- und 
Herschreiben zwischen Akademie und Ministerium; es galt die 
Frage, ob die Akademie die vorgeschlagene Unterstûtzungssumme 
fur Bopp nach Franks Rûckkehr auf ihre Fonds werde iibernehmen 
kônnen. Da erhielt der Direktor Schlichtegroll ein Schreiben des 
ersteren, des Franz Bopp^ worin dieser ihm seine Wiederankunft 
in Paris anzeigte. Er habe seine Studien ohne Nachteil nicht langer 
unterbrechen kônnen; er werde auch ohne Unterstiitzung dort einige 
Jahre leben und die angefangene Arbeit voUenden, daran er 
mit zu groBer Lust und Liebe hange, um nicht die schwersten 
Opfer sich aufzuerlegen. Ihm bliebe noch immer der Eronprinz 
und seine gute Empfehlung an diesen. Der Akademie werde er 
indessen fiir ihr VVohlwollen und ihre tatige Verwendung jedenfalls 
dankbar bleiben. Er nehme nun wieder den Mahâbhârata auf, 
wolle auch zu seinem Konjugationssystem und in gleicher VVeise 
das Nomen behandeln, um so die ganze Grammatik zu erschopfen^*. 
— Das Schreiben war vom 6. Mai 1817. 

Im Mârz hatte Bopp, des langweiligen und nutzlosen Zuwar- 
tens mûde, Mûnchen verlassen, hatte die Ostern noch in Aschaffen- 
burg zugebracht und war dann wieder nach Paris gegangen. Ge- 



4. Kapitel (1816—1819). 59 

gangen, denn die halbe Reise hatte er zu Fufi, die andre Hâlfte, 
weils mit der Fafiwandening doch zu langsam gieng, mit der 
^Portage" zurûckgelegt. Er erzahlt unter anderm von jener Wan- 
dening, wie er da manchmal batte errôten môgen, wonn er 
an den Kaminen ond Tafein der Gasthâuser die Franzosen sich in 
Lobsprocben ûber die Preufien batte ergieBen bôren; die PreuBen 
worden namlich von den Franzosen meistens nicht fur Deutsche 
gehalten. Âm vorletzten Apriltag, zu mittag, saB er wieder im 
Faubourg St Germain in seinem Dacbstiibcben, „fûnf Stockwerke 
uber der Erde". Sein zuversicbtlicbes Hoffen, hier die Nacbricbt 
YOD einem gunstigen Entscbeid der bayeriscben Regierung vorzu- 
finden, hatte sich nicht eritillt^\ 

Sein erwâhntes Schreiben wurde ibm aber sogleich beantwor- 
tet. SchlichtegroU net ibm, sein Gesuch zu erneuem, um so mehr 
als Franks Rûckkehr jetzt bestimmt zu erwarten sei. Bopp be- 
folgte diesen Rat, und begleitet von einem pei*sônlicben Briefe 
Windiscbmannns — ,,es wâre doch schade, wenn dièses Talent 
verôden sollte'', beiBts darin — gieng die erneuerte Vorstellung 
an die Âkademie. Die Akademie sandte sie an den Kônig mit 
dringender Empfehlung und Beifûgung ihres frûheren Berichts. Sie 
erklârte sich nun bereit, „vielleicht die Hâlfte^ der vorgeschlagenen 
Unt^rstiitzungssumme auf ihre Kasse zu iibernehmen, die ganze, 
wiewohl „nicht ûbertrieben^, vermôge sie unbeschadet andrer 
r^istungen nicht zu tragen; das Schicksal dièses ,,sein vorgesetztes 
Ziel mit so vieler Anstrengung verfolgenden jungen Gelehrten^ sei 
indessen zu beriicksichtigen. Hierauf endiich „fand sich der Kônig 
(unterm 30. Sept 1817) zu bescheiden gewogen'', es sei dem 
Franz Bopp ,,eine auBerordentliche Unterstiitzung auf zwei Jahre, 
jihrlich von eintausend Gulden, vom 1. Oktober des laufenden 
Jahres an aus dem Fond seiner Akademie der Wissenschaften zu 
bewilligen und dessen ferneres Studium unter deren Leitung zu 
setzen^. Der kônigliche Entscheid war noch kaum gegeben, als 
dessen Wortlaut mit einem Briefe Schlichtegrolls an Bopp und 
Windischmann entsandt ward^^ 

Eiû voiles Jahr war ûber die Angelegenheit, bis zu ihrem 
halbw^s gunstigen Austrage hingegangen. — Franz Bopp war in- 



60 Erstes Buch. 

zwischen den Sommer liber fleiûig gewesen. £r hatte den andem 
und auch den dritten Teil des groBen Epos gelesen und ansgezogen, 
hatte viel daraus wortlich abgeschrieben, da er ^ausgezeichnet 
schône Stellen gefunden", darunter eine Episode von etwa zwei- 
tausend Versen. ^Diese wollen wir uns nicht entschliipfen lassen^, 
scfarieb er. Wenn er nacfa London kâme, wolle er dort ^etwas im 
Original mit treuer lateinischer Uebersetzung und den notwendigen 
Erklârungen heraus geben und hierzu wahrscheinlich die erwâhnte 
Episode wâhlen". Mit dem Auszuge des ganzen M. Bhârata wolle 
er bis zu seiner Rûclckehr nach Deutschland warten, ebenso mit 
anderm, wozu er derzeit bWQ Materialen sammle und einzelne 
Ideen niederschreibe zu spâterer Verarbeitung. Er habe ein schô- 
nes, reizendes Feld vor sich, „reich an Blumen und Frtichten". 

Auch ûber andres noch und ^ndre sclirieb Bopp an Windîsch- 
mann. — Chézy, erzâhlt er, der ihn wohl lieber am Ganges als 
an der Seine sâhe, iibrigens bei aller Eifersucht „ein guter Kerl'^ 
sei, werde zu seiner Freude bald eine Rezension seines Konjuga- 
tionssystems geben. Dann habe er den Hamilton dort kennen ge- 
lernt, der lange in Indien gewesen, unter andern auch „unsem 
Dichter Tieck**, der sich da auf einer Durchreise befunden, und 
einen Doktor Krause, der zur Herausgabe eines deutschen Wurzel- 
wôrterbuchs Sanskrit benutzen wolle und sich seine Hilfe erbeten. 
— Wieder war auch der altère Schlegel in Paris anwesend. Der 
werde in der folge vieles fur das Sanskrit leisten kônnen, meinte 
Bopp, indem er es zu seiner Hauptbeschâftigung mâche ; sie arbei- 
teten wieder zweimal wôchentlich miteiuander. Auch habe Schlegel 
seine twegen an den Kronprinzen geschrieben, und der habe jenem 
ebenso wie Humboldten auf eine fur ihn selbst „sehr erfreuliche 
Weise" geantwortet. Um so auffâlliger sei ihm die Verzôgerung 
eines Entscheides. Dièse Sache, musse er gestehen, mâche ihn oft 
sehr verdrieûlich und mîsmutig. Weil seine Aussichten zu zuver- 
sichtlich gewesen, habe er auch noch nicht auf literarischen Erwerb 
gedacht und besser zu tun geglaubt, seine Zeit wichtigeren Arbei- 
ten zu widmen*^ 

Nach einer Woche empfieng Bopp die erwâhnte Nachricht von 
dem kôniglichen Entscheid und richtete in seiner Herzensfreude 



4. Kapitel (1816—1819). 61 

aisbald Dankschreiben an den Kônig und den EronprinzeD, an deu 
Minister, Grafen von Thûrheim, und — dem es vor allen gebûhrte 
— an SchlichtegroU, den Direktor der Akademie. Nicht zum wenig- 
stens glaubte er auch dem Eronprinzen zu danken zu haben, ohne 
den 5,68 vielleicht nicht gut gegangen**, denn Thûrheim schiene 
ihm ^nicht sebr fireigebig?^ Indessen, ^obwohl ein Jahr in die Bruche 
gefallen,^ fShlte er sich zufrieden und dankbar, seiner Sorgen ûber- 
hoben zn sein. Zwar wûrde die Regierung wohl nicht denken, er 
âolle mit tausend Gulden ûbers Meer gehen. ^Diese zwei Jahre'^, 
erklârte er, »will ich nun gutes Muts bei den Franzosen ver- 
weîlen**.** 

Wie an Windischmann und SchlichtegroU so erklârte er auch 
in seinem Studienplan, den er seiner Instruktion gemâû nun bald 
nacb Mûnchen sandte. Er wolle vorab seine Mahâbhârata-Studien, 
sein Auszûge- und Materialien-Sammeln zu spàterer Herausgabe 
und Bearbeitung fortsetzen. Nach Âblauf der bewilligten zwei 
Jahre gedenke er zur Vergleichung seiner Auszûge, die er da nur 
nach einem einzigen Manuskript gemacht, auf cinige Zeit nach 
London zu gehen. Wenn mit dem M. Bhârata fertig, wozu er 
wenigstons noch ein Jahr gebrauche, wolle er andre sog. Purânas, 
besonders fur indische Mythologie auszieheu. Dann biete ihm 
Langlès Bibliotbek, die fast aile Sprachlehren enthalte und de- 
ren Gebrauch ihm frei stehe, gute Gelegenheit, auch die indischen 
Volksdialekte vergleichend zu studieren; die Englânder seien hierin 
grôBtenteils bei Wortvergleichungen stehen gebieben. l)m indessen 
die kostbare Zeit gehôrig auszunutzen, wolle er nur sammeln und 
môglichst reiche Âusbeute machen, aile Ausarbeitung aber bis nach 
seiner Rûckkehr verschieben^'. 

Diesem Plane entsprechend gab ihm die Akademie ihre wei- 
tem Weisongen. — Bopp hat uns eine solche Instruktion aufbe- 
wahrt. Sie iat vom Jahre 1819, im allgemeinen aber damit ûber- 
ein kommend was die Elasse schon im Vorjahre fur ihn ausge- 
macht. Er solle seine Dialektforschung fortsetzen, seine Hand- 
schriften nach bestem Wissen und Einsehen nutzen und ausziehen, 
nebenher aber auch das Arabische nicht vemachlâssigen. Da Pro- 
fesaor Frank fur das lexikalische yiel vorgearbeitet, Bopp aber be- 



62 Erates Buch. 

sondere Neigung und Fâhigkeit fur das grammatische zeige, so sei 
er nach dieser Richtung vornehmlich anzuweisen. Es kônne auch 
DÎcht schaden, beide ûber ihr gegenseitiges Tun und Lassen in 
Einvemefamen zu erhalten. 

Darnach batte die anbefohlene Leitung der Âkademie gar 
nicbts einschrânkendes fur Bopp, konnte und sollte das, wie 
Schelling einmal schrieb, aucb nicht haben, und lieBen ihm die 
WeLsungen freien Spielraum. Fortgesetzt eifrig las er seine Palm- 
blâtter und batte ein Stûck nach dem andern abgetan und ûber 
manchen merkwûrdigen Fund seinem alten Freunde berichtet, als 
der Winter verstrichen war und durch eine Nachricht, die er von 
seinem Yater erhielt, eine schleunige Verânderung in seinem Plane 
geschah. 

Nach dieser Nachricht, die er in den ersten Tagen des Mârz 
empfieng, batte ihm der Kronprinz fûnfhundert Gulden aus seiner 
Kasse fur den Aufenthalt in London bewilligt. Das war derselbe 
Kronprinz und nachmalige Eônig Ludwig von Bayern, welcher be- 
kanntlich Kunst und Kûnstler, Gelehrte und VVissenschaft in reichem 
MaBe unterstûtzt und gefdrdert bat. Mit recht durfte auch Franz 
Bopp dessen Gnade, wie er sagt, ,,fûr eine ausgezeichnete Gunst 
ansehen^. Er batte noch neunzehn Monate in Paris zu bleiben 
gedacht und nacbber auf ein Jabr fur London gerechnet. Nun 
war es ihm auch nicht unangeuebm, frûher dahin zu gehen, „wenn 
es dann nur nicht mit einem Jabr abgetan ist^, meinte er, ,,denn 
ich habe mich noch nach sebr vielem m der indischen Literatur 
umzusehen**. 

Gleichzeitig schon sagte Bopp seinem Freunde Windischmann, 
er werde in London jene mehrfach erwâhnte M. Bhârata-Episode 
im Original mit lateinischer Uebersetzung herauszugeben suchen. 
Dièse Âusgabe wolle er dann, als das erste was ein Deutscher 
derart geleistet, aus Dankbarkeit dem Eronprinzen zueignen. Nur 
sei dabei die Schwierigkeit, dafs man solche Sachen auf eigne 
Eosten herausgeben musse, da Buchhandler dergleichen wegon des 
geringen Absatzes nicht ûbemâhmen. — Bopp kannte auch bereits, 
was nach derselben Episode bearbeitet war, ein Gedicht des Kâli- 
dâsa in vier Gesângen. Er glaubte, es dûrfe sich aus dem Ab- 



4. Kapitel (1816—1819). 63 

stand zwiscben dieser spâtern schmuck- und kunstreichen Dichtung 
nnd jener einfachen und groûartigen Poésie der Epik vielleicht 
einmal annâhernd auf das Alter der letztern schlieBen lasseu. 

Indessen muTste ailes andre jetzt beiseite bleiben, um wo 
môglicb noch in diesem Sommer mit dem M. Bhârata fertig zu 
werden. Wir wissen auch nur von einer Rezension, die Franz 
Bopp in dieser Zeit schrieb und an Windischmann zur Verôffent- 
lichung sandte. Sonst hielt er sicfa unablâssig an seinem Epos, 
denn gegen Ende September wollte er fertig werden ^°. 

Im Mai batte Schlegel Paris verlassen und batte es, beilaufig 
bemerkt, aucb wieder nicbt môglicb oder nôtig gefnnden, sicb von 
Bopp zo verabschieden. „Icb werde ferneren Yerkehr mit ibra 
vermeiden," scbrieb dieser, den solcbe „Grobheit" bei dem Ver- 
baltnisse, in welcbem er zu ibm gestanden, nicbt wenig verdrols. 
Wie YÎel anders war dagegen Âlexander von Humboldt, so selten 
er ihn auch zu seben bekam. Und wie berzlicb war Bopp mit 
dem Orientalisten Freitag befreundet geworden, der auch damais 
mit seiner jungen Gattin, ,,einem liebenswûrdigen Weibchen'', in 
Paris war; ibr Tôchterchen, eine junge Pariserin, war sein Paten- 
kind geworden. Er empfabl die ibm befreundete Familie aucb 
dem alten Windischmann, als dieser nun bald ebenso wie Freitag 
einen Ruf nach Bonn erbalten, den sie beide aucb angenommen. 

Unter fleifiigem Arbeiten verlîef unserm Bopp dieser »Sommer 
1818. Seine Auszûge wucbsen stetig an, die Schicht der noch 
UDgelesenen Blatter wurde immer dûnner. Wie der September 
kam, da batte er fertig gebracht was vor ibm unseres Wissens 
noch kein fremder fertig gebracht: er batte das grofie Epos der 
Inder vom Anfang bis zum Ende durcbgelesen. 

Anfangs Oktober schrieb Bopp seinen letzten Brief aus Paris 
an Windischmann. Er denke mit ibm gleicbzeitig auf der Reise 
zn sein, heifits in demselben, der iibrigens wie vorher gebende 
Hymnen-Anszôge aus dem zwôiften Bûche des M. Bhârata entbielt. 
— W^indischmann rustete sicb zum Abzuge nach Bonn ; Franz Bopp 
batte die erwarteten Gelder zur Ueberfabrt nach London erbalten ". 

In einer Sprache geschriebenes lesen und versteben und in 



64 Ërstes Buch. 

einer Sprache gesprochenes hôren und verstehen und sie selber 
verstiindlich sprechen, sind verschiedene Dinge, wie das gewifs 
schon mancher erfahren, der ins Ausland^ nach Paris oder London 
gekommeû. Auch Bopp mufste sie an sich erfahren. Da er vod 
Paris gieng, konnte er kein Wort englisch sprechen, „denn — so 
erzâhlte er selbst — ich hatte allda nicht soviel îibrig, um mir 
einen Sprachmeister halten zu kônnen^. In London angekonunen, 
hielt or sich darum wochenlang zurîick, ehe er di^ vieien Bekannt- 
schaften machte, an die ihn seine Absichten und zahlreichen Em- 
pfehlungen wiesen. Er lebte ganz in einer englischen Familie, um 
nichts als englisch zu sprechen, und erreichte in kurzer Zeit was 
er wolite, die nôtige Fertigkeit in der fremden Landessprache. 

Sein Hauptabsehen gieng auf Colebrooke, dessen reiche Eennt- 
nisse und noch reichere Handschriftensammlung. Dièse war da- 
mais, was indische Literatur angieng, um vieles besser als aile 
ôiTentlichen Sammlungen sowohl in Paris als auch in London. 
Dazu kam im Gegensatz zu den letzteren, welche grundsatzlich 
weder gedrucktes noch geschriebenes aus dem Hause gaben, die 
ausnahmsweise Freigebigkeit ihres Besitzers. Schon bei seinem 
ersten Besuche erlaubte er Bopp, ein Manuskript bei ihm abholen 
zu lassen, und verwies ihn auch, wenn er mit seinem nachsten 
Vorhaben fertig sei, auf seine kostbare Sammlung aus den Veda 
und seine bereitwillige Hilfe mit Rat und Tat. So nach Bopps 
eignem Erzàhlen*^ Uebrigens war er fur Colebrooke auch kein 
fremder mehr, denn von Hamilton war jenem aufs vorteilhafteste 
ûber Bopp und seine Leistungen geschrieben worden. 

Nâchst Colebrooke wiesen ihn seine Empfehlungen an G. Ch. 
Haughton, den gelehrten Ilerausgeber eines bengalischen Wôrter- 
buchs, und nâchst diesen an Ch. Wilkins. Konnte ihm jener 
wieder durch Entleihen von Handschriften nûtzen, die er aus In- 
dien mitgebracht, so war die Freundschaft des andem in andrer 
Weise dienlich. Wilkins war eben der erste und einzige, welcher 
Sanskrittypen besaC, die er fur den Druck seines Hitopadeça ge- 
braucht. Bopp aber, durch den mislungenen Versuch Franks vor 
Lithographie gewarnt, bedurfte solcher Typen fur seine beabsich- 
tigto Textausgabe, und er erhielt sie von ihrem Besitzer auch aufs 



4. Kapitel (1816—1819). 65 

freundlichste geliehen. Er hatte bis zuin Mârz ailes vorbereitet, 
Text and Uebersetzung, sein Manuskript und seinen kiihnen Mut, 
and der Drack konnte beginnen. 

Die Episode, um welche es sich handelte, war aus dem dritten 
Bâche des Mahâbhârata, die in Indien so bekanate uud beliebte 
wie bei ans damais noch vôllig anbekaante Erzàhlung vom Nâla 
oder von Nal und Damayantî. — Eine bessere Wahl hatte Bopp 
gar nicht treffen» kônnen. Die Sprache dièses Stiickes ist im gan- 
zen schlicht und einfach, der Inhalt im ganzen anziehend und ge- 
fallig. So war es dazu wie gemacht, wozu der erste Herausgeber 
und die Art seiner Ausgabe es bestimmten, ein Lesebuch fur den 
Anfanger zu sein. 

Darch kritische Vergleichung seiner Pariser Abschrift mit dem 
waâ er in den Handschriften seiner Londoner Freunde fand hatte 
Bopp einen durchweg leserlichen Text hergestellt. Seine wortge- 
treue Uebersetzung gegenûber sicherte dem Léser sein Verstândnis. 
Darin mochten einige Hârten, im lateinischen der Uebersetzung 
und der Erklârung schwieriger Stellen sogar einiges fehlerhaft ge- 
worden sein. Es war nicht môglich gewesen, wie Windischmann 
geraten, sein Latein vorher einem gutcn Lateiuer zum Durchlesen 
zu geben. Der Brauchbarkeit und dem Nutzen seines Werkes 
tat diefi im wesentlichen keinen Abbruch, auch nicht dem Ver- 
dienste des Herausgebers, dem bald von allen Seiten, von Kennern 
und Nichtkennem des Sanskrit uneingeschranktes Lob ward. 
Hôchstens, dafs mit dergleichen Riige sein ,,guter Freund^ Schlegel 
hervor trat, der nach seiner Art dem Herausgeber abzog was er 
an dem Gedichte ûber die malien schônes und prciswiirdiges fand. 

Mehrfach angefûhrt ist was er kurz nach dem Ersckeinen des 
Boppschen Werkes in dieser Hinsicht gesagt hat. Scblegels An- 
zeige des 'Nalus, carmen sanscritum', iindet sich im erstcn Bande 
der Lidischen Bibliothek, seiner neu begrûndeten Zeitschrift. 
„Hier will ich nur soviel sagen — heifit es dort — dafs nach 
meinem Gefohl dièses Gedicht an Pathos und Ethos, an hinreiBen- 
der Gewalt der Leidenschaften wie an Hoheit und Zartheit der 
Gesinnungen schwerlich ûbertroiTen werden kann. Es ist ganz dazu 
gemacht, ait und jung anzusprechen, vomehm und gering, die 

LafoiAnn, FMns Bopp. 5 



66 Erstes Bach. 

EenDer der Eunst, und die, 'welche sich bloQ ihrem natûriichen 
Sinne ûberlassen. Auch ist das Marchen in Indien unendlich 
volksmaâig, und verschiedentlich in andern Formen und Mundar- 
ten behandelt worden."" 

Wer das las mochte wûnschen, dais âhnliches auch bei uns 
geschehe, und „die heldenmûtige Treue und Ergebenheit der Da- 
mayantî^, einer indischen Pénélope, auch bei uns in weitern 
Ereisen bekannt und beliebt werde. Auch Bopp dachte bald 
daran, seine Damayantî, wie er sagte, „in deutschem Gewande^ 
erscheiuen zu lassen, „nebst mehreren andern Blûten ans dem 
Mahâbhârata und Râmâyana^. Seine Beweggrûnde waren nur zu- 
nachst andrer Art. 

Sein Nalus, den er in 250 Exemplaren auf eigne Eosten hatte 
auflegen lassen, brachte ihn bald in sogar arge Verlegenheit. Ër 
hatte sich verrechnet, hatte die Eosten (die sich auf 90 £ beliefen) 
niedriger, die Zahl seiner Abnehmer hôher geschâtzt. Statt der 
fûnfzig oder hundert Exemplare, worauf ihm die Fûrsprache Wil- 
kins' HoiTouDg gemacht, hatte die Eompagnie deren sechs fur die 
Schule in Hertford genommen; ein drittel des Preises (1 £) be- 
kamen die Buchhândler (Treuttel und Wùrtz), und langes Zuwar- 
ten war nicht, denn in sechs Monaten sollte ailes bezahlt sein. 
Dièse Sorge verstôrte ihm den Sommer in London und lieQ ihn 
auf Geld, auf literarischen Erwerb sinnen und darum vorab an 
jene Uebersetzungen denkeu. 

Auc& nicht wie beim Eonjugationssystem hatte er aile Welt 
mit Freiexemplaren bedacht, „formlich bombardiert^, wie ers hiefi, 
zum „Bresche legen^. Nur seine besten Freunde und Gônner 
hatten jeder sein Exemplar bekommen, natûrlich auch aile von 
der Mûnchener Akademie, welcher ihr auswartiges Mitglied, 
Alexander Hamilton von der Vortrefflichkeit des Werkes berichtet, 
natûrlich auch der Minister, und ein paar, au& prâchtigste gebun- 
dene und mit goldener Widmungsschrift versehene, der Eônig und 
der Eronprinz. Aber was Bopp darauf erwartet das war ihm 
nicht geworden, und auDer einem paar hundert Gulden, womit ihm 
sein Vater zu hilfe kam, blieb er allein auf den Verkauf des 
Bûches angewiesen. 



4. Kapitel (1816-1819). 67 

Im April hatte er die letzte Halbjahrsrate seiner Unter- 
statzang erhalten. Nach dem Ërscheinen seines Nalus, im August 
hatte er dann seinen Bericht an die Akademie gesandt und zu- 
gleich um seine Empfehlung beim Eônig nachgesucht. Er môchte 
der Majestat dahin empfohlen sein, dais ilim eine passende Stelle 
zugedacht werde, und falls solche seine Gegenwart nicht allsogleich 
erheische, daTs ihm zur Verlângerung seines Aufenthalts in London 
eine entsprechende Unterstûtzung bewilligt werde. — Das Gesuch 
war im Sinne der Akademie und wurde von dieser, warm befûr- 
wortet, auch dann noch eingereicht, als ein kônigliches Dekret be- 
reits acht Tage zuvor (Mitte Oktober) die bisherige Unterstûtzung 
mit tausend Gulden jâhrlich auf noch ein Jahr, ^jedoch zum letz- 
ten Maie", verfûgt hatte. Die Akademie beantragte, dafs Bopp 
eine Professur der morgenlândischen Sprachen au einer Landes- 
universitiit, „vielleicht in Wûrzburg, wo dièses Fach unbesetzt sei", 
und die Erlaubnis gegeben werde, dièses Amt erst nach Jahres- 
frist anzutreten. Dabei solle ihm auferlegt werden, nach seiner 
Rôckkehr nach Deutschland einige Monate in Gôttingen sich auf- 
zuhalten und durch die Lehrvortràge namentlich der beiden 
Orientalisten Eichhom und Tychsen fur seine Stellung sich vorzu- 
bereiten **- 

Wâhrend dieser Verhandlungen in Mûnchen safi Bopp in der 
Bibliothek der ostindischen Kompagnie und studierte und kopierte 
indische Handschriften. Es war nicht ganz der rechte Ort zu sol- 
chen Arbeiten, wie er meinte; er wûrde zu haus mehr aïs noch 
einmal so viel tun kônnen. Indessen hatte Colebrooke seine ganze 
Handschriften-Sammlung dorthin gegeben, und ebeu der hatte auch 
Franz Bopps altes Interesse an jenem Schrifttum neu geweckt, dais 
er ^ch mit Eifer auf die s. g. Upanishad (Vrhad-Aranyaka, 
Artharvop.) warf. Gerade hatte Rammohun Roy, eiu gelehrter Brah- 
mane einige Stîicke dieser Art in Uebersetzung herausgegeben, 
die man bisher nur in Anquetil Duperron's „Oupnek'hat'', einer 
bekannten lateinischen Version nach persischer Uebertragung lesen 
oder zu lesen versuchen konnte. Bopp wollte dièse altindische 
Philosophie aus dem Original verstehen lernen. Er wollte nicht 
wie andere, wie Frank, wie Friedrich Schlegel, unverstandenes er- 

6* 



68 Erstes Buch. 

raten oder einer alten entlegenen Weisheit mit eigener Phantasie 
nachhelfen. Er wollte nur „eine kleine und auserlesene Sammlung 
von Upanishads'^ sich anlegen, um sie spâter auszuarbeiten und 
zu verôffentlichen, ist aber auch dazu, glûcklicher Weise môchte 
man sagen, niemals gelcommen. 

Ein Ârtikel im London Magazine, einer englischen Literatur- 
zeitung, darin seines Konjugationssystems ûberaus rûhmend gedacbt 
ward, veranlafste Bopp zu einer englischen Bearbeitung seines 
Erstlingswerkes. Sie war fiir die Oriental Annals, eine neu auf- 
tretende Zeitschrift bestimmt. Vier Jahre nun gerade seit dem Er- 
scheinen der deutschen Abhandlutig, und wieder am 16. Mai konnte 
er seinem Freunde Windischmann einen Abdruck der englischen 
Umarbeitung sendeu. 

Ueber die Unterschiede zwischen dieser und seiner ersten Arbeit 
hat Bopp selbst spâter in den Gottinger Gelehrten Anzeigen (1821) 
berichtet. — Wie schon die Ueberschrift der Umarbeitung besagl 
— Analytical Comparison of the Sanskrit, Greek, Latin and Teu- 
tonic Languages, shewiug the original identity of their grammatical 
structure — war das persische hier ausgelassen. Das sei geschehen, 
um die Aufmerksamkeit nicht zu zerstreuen und die Arbeit nicht 
zu umfânglich zu machen, dann aber weil cr ein ausfûhriiches 
Werk herauszugeben beabsichtige, worin aile mit dem Sanskrit 
verwandte Sprachen behandelt werden, neben dem Persischen auch 
das Armenische sowie die so merkwiirdigen slawischen Mund- 
arten. Ferner ist die Daratellung der verglichenen Sprachen und 
ihrer Formen nicht mehr wie friiher nach- sondern neben einander 
gegeben, zur leichtern Uebersicht der Uebereinstimmungen. End- 
lich ist die Umarbeitung nâher auf das GriechLsche, in manchem 
einzelnen freilich verbessernd, und weiter auch schon mit efniger 
Vergleichung auf Pronomina und Nomina eingegangen. 

Wir dûrfen noch einiges sagen. Je weiter ira Sanskrit gekommen, 
desto mehr entfernt hatte sich Bopp vom Boden der Schlegel- 
schen Romantik, von ihrer Sprachanschauung, ihrem Flexionsbe- 
griff. Natiirlich, weil sich die Sprachformen nicht erklâren Iie£en 
ohne dem Prinzip der Zusammensetzung seine weitere Herrschaft 
und voile Geltiing zuzuerkennen. So war es schon in seiner Ant- 



4. Kapitel <1816— 1819). 69 

aaf eine Mûnchener Prûfungsfrage gegeben. Ër scheut sich 
oicht, ausdriicklich auf nicht verwandtes (auf arabisch) hinzu- 
D, um darzutun, was, wie gesagt, auch schon im Konjuga- 
(jrstem vom Jahre 1816 deutlich genug ausgesprochen und 
% dafe die Personal-Endungen dor Zeitwôrter fur wesentliche 
ndteile wirklicher Pronomina anzusehen oder wie er hier sagt 
ils uDzweifelhaft hinstellt, ^dafs auch die Sanskritverba ihre 
oalformen durch Zusammensetzung der Wurzel mit den Pro- 
len bilden". — So ist es gar nicht bloB âuBerliches, nicht blofi ein 
llândisches Gewand, welches Bopp seinem Ërstlingskinde antat. 
t, wenn nicht gewachsen, so doch reifer geworden, fester in 
n Auftreten, bestimmter in seiner Sprache. Wir horen hier 
t von Gesetzen im Laut- und Formenwandel. Friihere kleine 
rten^ sind abgelegt, allerdings damit auch jenes ansprechende 
Iche Wesen, welches erstes Werden und Erkennen aufzeigt 
weil grôBere Werke sie bald verdrângten, weil die Zeit- 
t bald wieder eingieng und wenige Exemplare nach Deutsch- 
kamen, so ist die englische Umarbeitung bei uns selten und 
inbekannt gewesen. 

i.ber sonderlich Geld hatte die kleine Arbeit ihm nicht ein- 

;en. — Schon im Mârz sandte Bopp Quittung iiber die andre 

) der letztbewilligten tausend Gulden und bat dringend, ihm 

fang April noch fiinfhundert zu gewâhren, weil er sonst in 

sinlichste Verlegenheit kâme. Die Akademie wollte ilin nicht 

ich lassen, aber ihre Vorschlâge wurden nicht genehmigt. 

hre eigne Fonds konnte sie die Summe nicht iibernehmen; 

îhlug der Regierung dafiir andre vor oder wiederholt den 

Bopp vorlâufig zum Professer zu machen und in Gehalts- 

zu setzen. jedenfalls aber durch Gewâhr seinor „beweglich 

egten Bitte" ihm einen Beweis der allerhôchsten Zufrieden- 

m geben. — „lch habe wie fur meinen Sohn gesprochen", 

bt von Schlichtegroll an Bopp auf dessen an ihn gerichteten 

„und bin so dringend wie môglich geworden." Da habe 

err Minister (Graf von Thiirheim) ihm zu schreiben erlaubt, 

)T sich seine Ernennung zum Professer angelegen sein lassen 

aber mehr habe er nicht erwirken kônnen. „0, warum bin 



70 Erstes Buch. 

ich doch nicht reich,^ fûgte er hinza, „um Ihnen gleich ans eigenen 
Mitteln helfen zu kônnen!^ 

In seiner Not batte sich Bopp an den Gesandten gewandt and 
von diesem zwanzig Pfund geliehen erhalten, gleichzeitig aber in 
einem Schreiben an den Minister seine misliche Lage geschildert 
und gebeten, ihm zur Erstattung jener Summe sowie, dais er mit 
Ruhe seine Studien dort vollenden und nach Ablauf seiner Jahres- 
frist zurûckkehren kônne, behilflich zu sein. Dazu batte der 6e- 
sandte, Baron PfeiTel selbst gûnstige Zeitungsrezensionen einge- 
scbickt und in einem Privatscbreiben erkiart, dafs es Franz Bopp 
leicbt sein wûrde, in London sein Gluck zu macben, wenn ihn 
nicbt Yaterlandsliebe und Dankbarkeit zurucke hielten. Und die 
Folge davon war wieder eine AuiTorderung der Akademie zu einem 
Gutacbten und zu einer Ërklârung an Bopp, dais ibm die An- 
nabme einer Stellung in London zu eigner Yersorgung frei und 
nicbts im wege stebe, ibm bei Seiner Majestat vorbebaltlich des 
Indigenats und seiner angemessenen Verwendung im Yaterlande 
die Bewiiligung zu einem unbestimmt langen Aufentbalte dort zu 
erwirken ; er môge sicb bestimmt erklâren ; sonst solle er auf môg- 
licbe Abkûrzung seines Dortseins bedacbt nehmen. 

Die Akademie bebarrte dagegen bei ibrem frûbern Antrag. 
Sie verkenne nicbt die Vorteile eines lângern Aufentbalts und 
einer Anstellung in England fur Bopp, besorge aber, dafs er damit 
bald in eine Lage kâme, die es dem Vaterlande scbwer mâche, 
ibm eine Entscbâdigung zu bieten. Dièses dîirfe sich scbon jetzt 
zweior Gelebrte fiir indiscbe Spracbe und Literatur rûhmen. Jûngst 
babe A. W. Schlegel Vorlesungen in diesen Fachern an der Bonner 
Universitat angekiindigt, und da musse Bayern gleichen Schritt 
balten. Nacbdem fiir Bopp soviel getan, kônne man jetzt nicht 
abbrecben; er wiirde sicb, wenn er nocb in Gôttingen Orientalia 
gebôrt, auch vorlâufig als Privatdozent mit Gehalt anstellen und 
niitzlich verwenden lassen. 

Unmittelbar auf dièses Gutacbten beschied der Eônig (mittels 
Reskript vom 30. Juli) nocbmals „jedoch zum letztenmal" tausend 
Gulden auf die Easse der Akademie, iibrigens aber, den Franz 
Bopp im Sinno nicbt der Akademie sondern des Ministeriums zu 



4. Kapitel (1816—1819). 71 

yerweisen. Diesem aber hatte unterdessen der Erlôs aus dem Ver- 
kauf seines Bûches soviel eingebracht, dais er nach Abzug der 
Eosten und Rûckerstattung seines Darlehens an den Gesandten 
sowie nach Zahlung einiger andrer Schulden noch die nôtigen 
Mittel behielt zur Rûckreise nach Deutschland. Und ehe noch 
jener kônigliche Bescheid eintraf, ehe noch voUendet was er sich 
vorgenommen, hatte er London bereits verlassen^^ 

Nur in einer Hinsicht, ^nâmlich wegen der unvergleichlich 
schônen Sammlong indischer Handschriften^, tat es ihm leid, in 
viden andem dagegen freute es ihn, die englische Hauptstadt so 
b&Id verlassen zu mussen. „Ich habe noch keinen fremden ge- 
«ehen, dem es in England gefâllt", schrieb er anfangs des Jahres 
an Windischmann. — Nicht aber ist zu verwundern^ dafs es auch 
ihm dort nicht gefallen, als dais er sein Misfallen so gar allge- 
mein und standig gehegt, dais er auf Land und Leute ûbertragen 
was sein besonderes Ërfahren verschuldet. 

Wirklich hatte Paris, wo er auf der Riickreise wieder drei 
Wochen verweilte, damais ein glûckliches Zusammensein tiichtiger 
Mânner, die begeistert waren fur Sprachstudien und Wissenschaft. 
Desgleichen war nicht in London. Wilkins, schrieb Bopp einmal, 
habe Sinn fur die indische Literatur, mehr aïs Colebrooke, -^jauf 
welchen der hohe Emst, die Wûrde und liebliche Ëinfalt der Ur- 
poésie der Indier wenig Ëindruck machen; ihm gefallen die ge- 
kunstelten Verse ihrer spâtern Gedichte besser^. — In der tat 
war Colebrooke eine niichterne Natur im vergleich zu Wilkins 
and noch mehr zu einem Jones u. a., welche in Indien Pionier- 
dienste geleistet. Dieser Leistungen mochte Bopp vergessen, mochte 
nur an die Leute denken, da er schrieb, „den Englàndern liegt 
das Sanskrit sehr wenig an^, und er mochte auch wohl nicht eben 
die Chézy und Langlës im Auge haben, da er hinzufûgte, dais 
die Englander, „uberhaupt an wissenschaftlichem Eifer den Fran- 
zosen weit nachstûnden"". — So in einem der frûhern Briefe an 
Windischmann. Briefe aber sind eben auch nur Briefe. Sie sind 
der Ausdruck einer Zeit und flûchtigen Empfindung, sind Stim- 
mungsbilder, reflektiert durch die Eigenart ihres Empfangers. 

Ein truber Himmel lag meistens ûber dem Getriebe der Welt- 



72 Erstes Buch. 

stadt, darin Bopp allein seines Weges gieng, auch innerlich be- 
drûckt durch Sorge und KûmmerDis. Da war er nicht die heitre 
Jugend, die er gewesen, anspruchs- und bedûrfhislos, nur von , 
seinem Streben zu lernen erfûllt. Ihm waren auf grund seines 
Wissens und Kônnens Aussichten erôffnet worden, die immer weiter 
ins ferne zu rîicken, Iloflfnungen gegeben worden, die sich nicht zu 
erfûllen schienen. — Seine bayerische Regierung kann man nicht 
tadeln. Sie hatte nicht wenig fur ihn getan, und noch viel mehr 
die befreundeten Mânner der Akademie. Er durfte auch noch 
gar nicht erwarten, dafs schon aile Welt Sanskrit und Vergleichende 
Grammatik so hoch anschlug, wie es seiner eignen, so gut be- 
griindeten Schâtzung entsprach. Das triibte nur zuweilen sein 
klares Gemût und seine Briefe an den Freund sind Bilder dieser 
Stimmung. 



Fiinftes Kapitel. 



Gôttingen und Berlin. 

(1820-1821.) 

Am letzten Julitage 1820 hatte Franz Bopp von Paris aus 
die Riickreise nach Deutschland angetreten. Sogleich am Tage 
nach seiner Ankunft schrieb er an Windischmann. Der Brief 
ist vom 8. August aus Mommenheim bei Mainz, wo der alte 
Bopp zuvor ein kleines Acker- und Weingut fur seinen Sohn 
Jakob erworben. Er enthielt die Nachricht von seiner Wieder- 
kehr, seinen letzten Erfahrungen, getâuschten Hoffnungen und 
zukûnftigen Plânen, und schlielîlich waren Griifie von seinem 
Vater und seinen Geschwistern angefiigt". 

So war denn seine gute Mutter nicht mehr unter den leben- 
den. Ein Schreiben seines Bruders vom vorigen Dezen^ber hatte 
ihm von deren schweren Leiden berichtet. Und auch diefi und 
die Nachricht von ihrem Hinscheiden hatte auf seine getrûbte 
Stimmung in London gewifs aufs schmerzlichste eingewirkt. 

In demselben Briefe erzâhlt Franz Bopp auch von seiner 



5. Kapitel (1820—1821). 73 

Âblehnung durch die Universitât Wîirzburg. Die gelehrten Ilerren 
dort hâtten das Sanskrit bloB fiir einen ^literarischen Luxus^ 
erklârt. Und so âhniich war ihr Ausspruch in der tat gewesen. 
Anf ein Ministerialreskript (vom 10. Nov. 1819), welches im Sinne 
der Mûnchener Âkademie das ^Ânstellungs- und Unterstûtzungs- 
g^uch Franz Bopp's*' zur Gewâhr empfahl, hatte die Wûrzburger 
philosophische Fakultât in ihrer Sitzung vom 19. Januar ein ableh- 
nendesGutachtenabgegeben. Erstlich, hiefi es, bediirfe die dortige Uni- 
versitât ûberhanpt und die theologische Fakultât insbesondere keines 
weiteren Lehrers fiir orientalische Sprachen, indem Hebrâisch, Chal- 
dâisch, Sjrrisch und Arabisch von dem sehr geschickten und hierfûr 
eigens bestellten Professer E. J. Fischer zu allgemeiner Zufriedenheit 
gelehrt werde. Der Unterricht im Persischen und im Sanskrit eigne 
sich bloQ fîir Hauptstâdte und Akademien und werde an einer 
Universitât gar nicht gesucht. Ein hierfûr angestellter Lehrer 
wurde ohne Zuhôrer, demnach fur die Universitât ganz ûberflûssig 
sein. Sollten, zum andern, dortige Universitâtsfonds fur Unter- 
stûtzung in anspruch genommen werden, so soi jede Belastung 
dieser ohnediefi unzulânglichen Fonds unertrâgiich. Endlich (wo- 
fem dieB und jenes noch nicht genûge) berufe man sich auf die 
Separatstimmen zweier KoU^en (Fischer und Richarz), durch deren 
AeuBerung ebenso wahr als grûndlich nachgewiesen sei, dais Franz 
Bopp auch nicht einmal die zu einer Professur der orientalischen 
Philologie erforderlichen Kenntnisse besitze. Also sei gegen eine 
Belastung der Universitâtsfonds entweder durch Anstellung oder 
Unterstûtzung dièses Franz Bopp zu begutachten ^^ 

Gegen solche Verwahrung einer Fakultât (wir lesen an zehn 
Namensunterschriften) konnte das Ministerium kaum noch etwas 
sagen, und auch Bopp selbst schien sich seine Ablehnung nicht 
allzusehr zu herzen zu nehmen. „Diese Herren", meinte er, 
^woUen bloâ lehren was Brod in das Haus bringt, und was sie 
nicht wissen, sollen auch andere nicht zu lernen Gelegenheit finden.^ 
Er habe noch immer gute Holbung, heifits weiter, und wûrde 
bald nach Mûnchen abreisen, um seine Angelegenheit selbst zu 
betreiben. Er hoffte eben, dort angestellt zu werden. 

Nach drei Wochen, die er nun wieder in Mainz zubrachte, 



74 Erstes Buch. 

gieng er ûber Heidelberg und Stuttgart nach Mûnchen und warde 
da, wie er schreibt, „im allgemeinen gut aufgenommen^. Daran 
war nach seinor Meinung besonders eine nachdrûckliche Empfehlang 
schuld, welche Alexandor von Humboldt in seinem und seines 
Bruders Namen an den Kronprinzen und an den Staatsminister 
von Zentner geschickt. Letzterer sah es gern, dass Bopp dem 
Rate der Âkademie folgend ûber den Winter nach Gôttingen gieng. 
Bis zum Sommer, sagte er, wiirde sich dann wohl ein Platz fur 
ihn finden. Er dachte nâmlich daran, Bopp bei der Akademie 
anzustellen, und sprach man auch schon davon, Mûnchen zur 
Universitatsstadt zu machen. Und Bopp selbst war es sogar lieb, 
fur Hebrâisch und Arabisch, die er seit einigen Jahren verabsâumt, 
Zeit zu gewinnen*°. 

So gieng er nach Gôttingen. Unterwegs blieb er einige Tage 
in Erlangen, besuchte Eanne, der ihm bei aller Wunderlichkeit 
seiner Ansichten den „Mann von Génie" verriet, und Schelling, 
der seit diesem Jahre hier Vorlesungen hielt. Es gefiel ihm in 
der kleinen Universitatsstadt und er hâtte sich auch dort gern 
anstellen lassen, wie Schelling bei dieser Gelegenheit den Wunsch 
âufiorte. Er selbst wûrde in diesem Falle seinen Unterricht im 
Sanskrit benutzen, meinte der Philosoph. Uebrigens empfahl auch 
er ihm, wie von Schlichtegroll getan, dazu den Besuch der altbe- 
rûhmten Musenstadt an der Leine. 

Anfangs November kam er dahin, nachdem er auf dieser 
Reise zum erstenmal ein Stûck Norddeutschland gesehen. Davon 
hatte er ohne Zweifel seinem Vater geschrieben. Denn in seiner 
Antwort will sich dieser noch recht wohl der Orte Meiningen, 
Gotha, Langensalza u. a., die er selber frûher besucht, sogar ein- 
zelner Wiiishâuser und Wirte erinnern, bei denen es seinerzeit 
gut gewesen. Nur mit der norddeutschen Kûche schien sich weder 
Vater noch Sohn recht befreunden zu kônnen. „Wenn die Nord- 
deutschen auch ailes haben", meinte der alte Bopp, „so wissen 
sie es nicht zu bereiten." Und im weiteren fragt er den Sohn: 
„Sind die Gôttinger Herren nicht intéressant. Sanskrit zu lemen?" 
weil dieser ihm gesagt, er werde es diesen Winter oder da viel- 
leicht gar nicht lehren. 



5. Kapitel (1820—1821). 75 

NatSrlich hatte der alte Bopp seinen Franz lieber gleich als 
ProCossor denn noch aïs Student in Gôttingen gewufst, wie er non 
doch war nnd nur sein konnte und wollte. Er besachte ein tâg- 
liehes Koll^ bei Eichhom ûber die Psalmen, das einzige, welches 
er angenommen; und er fand Gefallen an jener Erklârung. Den 
Wissensdiaften, wie er sagte, hatte er wohl mehr nûtzen konnen, 
wenn er nach Paris gegangen wâre. „In der offentlichen Meinung^ 
dag^en konnte ihm Gôttingen mehr nutzen, weil er sich nie auf 
einer deutschen Universitat aufgehalten; denn dais AschaiTenburg 
eine solche gewesen, wâre niemandem bekannt. So Franz Bopp; 
und sein Nôtzlichkeitsstandpankt war auch nicht ungerechtfertigt, 
so lange man ziemlich allgemein ûber Sanskrit und was dazu ge- 
hôrte nicht anders dachte als wie es die Wûrzburger ausgesprochen 
— ja, wie das selbst nach einem Schreiben de Sacy's galt, der 
ihm Tor seiner Âbreise von Paris dringend geraten, sein Arabisch 
nicht za Terlassen. 

Darum blieb auch das Sanskrit in Gôttingen ziemlich bei- 
seite liegen. Von seiner Anzeige der Annals of Oriental Lite- 
ratore in den Gôttinger Gelehrten Anzeigen ist schon Rede gewe- 
sen, Ton einer andem ans dem Dezember dièses Jahres sei jetzt 
gesprochen. Sie betraf die Othmar Frank'sche Sanskrit- Chresto- 
mathie, welche lange erwartet und noch langer versprochen, in 
einer ersten Hàlfte eben herausgekommen. „Ich soU eine Anzeige 
davon for die Gôttinger Anzeigen machen^, schrieb Bopp; ,,dabei 
weifi ich nicht recht, wie ich es anfangen soU, um etwas gutes zu 
sagen.*^ In der tat, hier war Lob schwer. Nicht Eenntnis noch 
Geschick, sondern hôchstens der Fleifi und Eifer des Yerfassers 
lieB sich ruhmen. Und so wurde es gemacht. 

Othmar Frank hatte sich entschlieBen mûssen, sein Werk auf 
eigene Kosten herauszugeben. Er hatte Lithographie und Typo- 
graphie zusammen angewandt. Daher rûhmt die Anzeige Bopps 
den Eifer des Mannes fur seine Wissenschaft, der „von keiner 
Schwierigkeit abgehalten werden konnte, sich um deren Fôrderung 
verdient zu machen". Nacheinander bespricht sie dann den In- 
halt des Bûches, zuerst eine Stelle aus dem M. Bhàrata, Dhrita- 
râshtras Rede an seinen Wagenlenker Sanjaya, Originaltext in Ur- 



76 Erstes Buch. 

• 

schrift mit beîgefiigter Aussprache und lateinischer Ërklâniiig. 
Glûcklich gewahlt konnte die Stellc nicht genannt, auch nicht die 
Menge grober Uebersetzungsfehier verschwiegen werden; es waren 
darunter, Wie sie kaum einein ersten Anfânger zu verzeihen sind. 
Gleiches galt vom andern Stiick, dem Eingang des M. Bhârata, 
davon der Text abcr nicht in Original- sondern in Umschrift ge- 
geben. Ein System solcher Umschrift aufzustellen, darin jeder 
Buchstabe der Urschrift seinen einfachen Stellvertreter erhielt, war 
bekanntlich Bopps frûhestos Bestreben gewesen. Seine Anzeige 
bringt ein solches gegenûber dem unmethodischen Verfahren jeoes 
Bûches, darin zuweilen vier oder auch fûnf Konsonanten gebraucht 
waren, um einen indischen Buchstaben darzustellen. Endlich war 
das dritte eine „Uebersetzung von Sankaras Vorrede zu seinem 
Kommentar ûber den Vrihadàranyaka, nebst Anandas Erklârun- 
gen**, ein philosophisches Stûck in so schwieriger Sprache, „dals 
— sagt die Anzeige — auch der erfahrenste Kenner zu einer voll- 
stândigen Uebersetzung ungescheut sich fur unfâhig erklàren dûrfte". 
Was aber schon in den beiden ersteren Stûcken, das war hier erst 
recht der fall, dafs nâmlich die lateinische Version noch unver- 
standlicher als das Original geworden. Die Anzeige will indessen 
mit ihrem Urteil noch zuwarten, bis auch der andre Teil mit 
seinen Bemerkungen dazu erschienen, lobend mittlerweile was sie 
loben kann, den Versuch des Verfassers und seine gute Absicht. 
Und mehr liel^ sich auch zu gunsten eines Werkes, das von Un- 
geschick starrt und „von Fehlern wimmelt", nicht wohl sagen. 

Wir kônnen dièse Anzeige mit einer andern vergleichen, die 
A. W. Schlegel in seiner Indischen Bibliothek gab. Frank, heiBt 
es da, habe sehr hiiufig misverstanden und auf gar seltsame Art; 
was er auch richtig verstanden, besitze er nicht die Gabe, andern 
verstandlich zu machen. Das schlimmste dabei sei, dais er nicht 
treu und enthaltsam iibersetzen zu wollen scheine, sondern mystisch 
und anagogisch umdeute. Er unterschiebe einfachsten Sâtzen „die 
Hirngespinnste einer verworrenen Metaphysik", behandle die in- 
dischen Schriften „mit einer Vorliebe fiir Verdiisterung". — Das 
ist ailes wahr und wohl begrîindet in des Verfassere klôsterlicher 
Erziehung und Geistesrichtung. Aber Schlegel hatte auch nicht 



5. Kapitel (1820—1821). 77 

das Bedurfais, nach VerdieDste in dem Werke des andern zu 
sachen. Darum ist sein Urteil so wahr wie allgemein absprechend^^ 

Und allgemein absprechend konnte der ja sein, auch abspre- 
chend ohne jede Begrûndung. — So hatte er um dieselbe Zeit 
erst und in derselben Zeitschrift gelegentlich auch ùber das Kon- 
jugationssystem seines ^gelehrten Landsmanns^, ûber Bopps „Ver- 
sache, einige grammatische Formen hypothetisch zu erklâren^, sich 
geauBert and gesagt, er sei „in den meisten Punkten nicht mit 
ihm einverstanden, verspare sich aber die Priifung auf eine an- 
dere Zeit". 

Der altère Schlegel hatte wenig von der Milde und Gutraûtig- 
keit, auch Gerechtigkeit eines Bopp, so wenig wie Frank von dessen 
andern vorzuglichen Eigenschaften , von dessen kritischem Blick 
und dessen Elarheit. Letzterer hatte nur geriuge Kenntnis vom 
Sanskrit, in geringerm MaBe wissenschaftiichen Sinn, ira geringsten 
aber die Fâhigkeit zu lehren. Beweis sind seine Werke, die Chre- 
stomathie, wie zwei Jahre darauf seine Sanskritgrammatik, ein 
anbrauchbares Buch, auch ohne „sein ungliickseliges Latein". — 
Aber diesen Mann berief die Universitàt Wiirzburg, berief dieselbe 
Fakultat, welche ein Jahr zuvor Franz Bopp fiir unfâhig und dessen 
Wissenschaft fiir einen „Luxus" erklârt. Und fiinf Jahre spiiter, 
da endlich die Universitàt Landshut nach Miinchen verlegt ward, 
wurde derselbe auch hierher zurûckberufen. Nur weder dièse Be- 
rufungen, weder seine Lehrtâtigkeit noch seine Werke haben den 
Mann vor seinem Schicksale bewahren kônnen. Der Name eines 
Othmar Frank ist in der Wissenschaft verschollen. 

Franz Bopp aber blieb bis zum Frûhjahr in Gottingeu. Er 
hatte kurz nach seiner Ânkunft auch iseinen alten Freund Louis 
Reden hier angetroffen. Der junge Offizier von 1815 war hier 
Student der Jurisprudenz und vielleicht Bopps einzige, jedenfalls 
seine beste Bekanntschaft unter Studenten. 

Dieser verkehrte auch weniger in Studenten- als in Dozenten- 
kreisen. Vor allem war ihm sein Lehrer, der alte Eichhorn ver- 
ehrungswûrdig und „durch lângeren Uragang", wie er sagt, „recht 
wert geworden". Trotz seiner siebzig Jahre sah er den Mann un- 



78 Erstes Buch. 

ermûdlich tatig. Er schreibe nur zu viel und lèse zu wenig; „ich 
fand ihn^, erzâhlt Bopp, „so oft ich auch zu ihm kam, immer am 
Schreibtdsch". 

Ungleich weniger im Alier von ihm vërschieden, sogar noch 
fûnf Jahre jiinger als er selbst war hier Professor Mûller, Karl 
Ottfried, der bekannte Arch»ologe. Er war ihm, so zu sageo, 
geistesverwandt und gleich in ernstem, aufrichtdgem, wissenschaft- 
lichem Streben. Sie hatten darin Berûhrungspunkte, die sie ein- 
ander naherten und beide zu einer Freundschaft verbanden, welche 
die Gôttinger Zeit ihr lebenlang ûberdauerte. 

Gewife war da noch mancher — denken wir nur an Heeren, 
den bekannten Verfasser der Ideen ûber Politik u. s. w. — der 
an dem Studium dièses reiferen Studenten sein besonderes 6e- 
fallen fand*oder ihm Anregung und Ermunterung lieh. Anders 
ûberhaupt als die Wîirzburger dachten die Philosophen in Gôttin- 
gen ûber Franz Bopp und seine Wissenschaft. ,,Ich muls dank- 
bar bekennen, dafs man mir in Gôttingen viele Teilnahme bewie- 
sen hat^, schrieb Bopp. ,,Auch hat mir die philosophische Fakul- 
tat die Doktorwûrde honoris causa erteilt, indem sie mein kleines 
Verdienst um die Sanskritsprache anerkennen wollte*'". — Be- 
scheidener konnte man von seinem Yerdienste nicht wohi reden, 
besser aber auch die Gôttinger Honoratiorenfakultat dièses nicht 
anerkennen. Sie hat der ehrwûrdigen Georgia Augusta damit den 
Ruhm erworbtn, auch Franz Bopp den ihrigen nennen zu dûrfen. 

Diesem aber, dem Gôttinger Ehrendoktor war damit die aka- 
demische Laufbahn erôifnet. Er konnte sich habilitieren, konnte 
Vorlesungen ûber seine Wissenschaft halten und als Dozent ab- 
warten, bis er aus oder nach Mûnchen eine Berufung erhielt. Dais 
er dieB nicht tat, so nahe das lag, so sehr nahe das ihm auch an- 
dererseits gelegt ward, war in der Natur Bopps und in der Natur 
seiner Wissenschaft begrûndet. Er sehnte sich wieder an den Rhein 
und zu seinen iudischen Sammlungen zurûck. Das kleine Landgut 
seines Vaters in Mommenheim soUte ihm ein açrama, wie es heiQt, 
eine Einsiedlerstatt sein, sich dort ungestôrt in seinen Studien in- 
discher Sprache, indischer Sage und Weisheit zu ergehen. 

Es war im April 1821, als er auf der Durchreise von Gôttin- 



5. Kapitel (1820—1821). 79 

gen nach Hainz zum erstenmal nach Berlin kam. — Wieder um- 
fieng ihn da groQstadtisches Leben und Getriebe, nar anders, 
minder fremdartig und minder ûberwâltigend als er es in Paris 
und London erfahren. Was er da hôrte waren heimische Sprach- 
Unte, und was er sah nicht ûberwiegend Geschâft und Yergniigung, 
sondem ûberall anch im kieinen und grofien Schulen und An- 
stalten zur Belehrung, zur Volksbildung. 

Seit zehn Jahren batte Berlin anch seine Universitat. Sie 
war bekanntlich unter druckendsten Umstanden, in einer Zeit der 
tie&ten Emiedrigung und Demûtigung, zum Zeichen erhebenden 
Hoffens und kûhnen Vertrauens gegriindet worden. Und der sie 
aof seines Kônigs GeheiB und unter dem Beistand wackerster 
Minner endlich ins Leben gerufen, war ein Freund Franz Bopps, 
an Freund und Fôrderer sprachwissenschaftiicher Studien, war 
sdbst ein Sprachforscher ersten Ranges, Wilhelm von Humboldt. 

Durch seinen Brader Alexander auf den jungen Âschaffen- 
burger und dessen Sanskritstudien aufmerksam gemaclit, batte er 
diesen zuerst aus dessen Schriften, danû in London auch persôn- 
lich nâher kennen gelernt. Er batte sich hier von ihm selbst ins 
Sanskrit einfuhren lassen, und dankbarer als sein Altersgenosse, 
der altère Schlegel, war er seitdem mit ihm in brieflicher Ver- 
bindung geblieben. Erst kûrziich nach Ëmpfang seiner Analytical 
Comparison batte er ihm nach Gôttingen geschrieben und dem 
Studeoten dort mit seinem Briefe groBe Freude gemacht. Ein 
Anaspruch darin war dazu besonders angetan. „Ich .studiere, bis 
jetzt wenigstens, das Sanskrit blofi der Sprache, nicht der Lite- 
ratur wegen^, schrieb Humboldt, ,,aber ich bin vollommen ûber- 
zengt, dais es fur jeden, der Sprachstudien treibt, ein unerlâfs- 
liches Bedârfnis ist, es so tief als immer die Umstànde erlauben 
za kennen.^ — Aehnlich war, nur viel allgemeiner, wie derselbe 
spater seine Ueberzeugung gegen Schlegel aussprach, „dafs ohne 
môgUchst grûndliches Studium des Sanskrit weder in den Sprach- 
studien noch in derjenigen Art Geschichte, die damit zusammen- 
h&ngt, das mindeste auszuriohten sei^. Aus dem Munde eines 
Wilhelm von Humboldt war solcher Ausspruch damais von dop- 
peltem und dreifachem Wert, und in seiner Freude darûber batte 



80 Erstes Buch. 

Bopp auch einern Briefe an Schlichtegroll in Mûnchen den Inhalt 
jenes Schreibens angefûgt. 

Weniger freilich fur sich selbst, auch weniger fur seine Freunde 
in Mûnchen and sonst als vielmehr fur andre war ihm solches 
Zeugnis erwûnscht, fur solche namentlich, die der vergleichenden 
und historischen Graminatik bisher wenn nicht feindlich so doch 
gleichgiltig gegenûber standen. Das waren die ^klassischen^ Philo- 
logen, wie sie sich nannten und noch nennen, ^die eigentlichen 
Hellenisten", wie sie Bopp hieB. „Von ihnen, meinte er, ist in 
dieser Hinsicht wenig zu erwarten. Sie sind zu befangen in ihrem 
Kreise und glauben eine Sûnde gegen die Eritik zu begehen, wenn 
sie ihren Blick anderwârts hinrichten. Aber so etwas begegnet 
ihnen auch nicht leicht, und sie leben in dieser Hinsicht noch in 
paradiesischer Unschuld." 

Die Klage war damais noch ueu, aber neu auch und in ihren 
ersten Anfangen die Bopp'sche Wissenschaft, und womit ferner 
stehende dièse wohl iibereins nahmen, Etymologie, auch wenig 
dazu angetan, sie in Achtung ùnd Glauben zu bringen. DieB mag 
die Philologen jener Tage entschuldigen. Uebrigens ist es ja schwer 
aus zùnftigem, altûberliefertem Wesen etwas auszuscheiden und 
ungleich schwerer noch, neues hineinzubringen und vollends, wenn 
das neue dem altern mit Umsturz droht. Darum mochte wohl 
mancher sich dagegen verschlieBen , dais er nicht wie ein Philipp 
Buttmann „trotz aller Widerrede eine Wissenschaft erstehen sah, 
die den Philologen zwingen kônne in manchen Stûcken von vornen 
anzufangen, und mancher hatte wohl weniger Jahre aber auch 
weniger Ëinsehen als ein August Lobeck, um das zu tun w^as 
dieser im Greisenalter nicht mehr tun zu konnen bedauerte, nam- 
lich noch Sanskrit zu lernen^'. Und darum galt es auch so viel 
spâter noch fur ein Ereignis als ein Gottfried Hermanu sich ein- 
mal herbeiliefi, griechisch èaxt mit sanskritisch asti (est) zu ver- 
gleichen. 

Aber Wilhelm von Humboldt, der Freund Friedrich August 
Wolfs und Uebersetzer desPindar und Aeschylos, war nicht zûnftiger 
Gelehrter, und seine Sprachwissenschaft keine zûnftige Gelehrsam- 
keit, dais er offene Augen fur eine neue bedeutsame Kenntnis 



5. Kapitel (1820—1821). 81 

hatte und ofTene Arme fiir den, welcher sie vertrat. — Wie Franz 
Bopp nach Berlin kam, hatte er seit zwei Jahren aller politischen 
Tâtigkeit entsagt. Er hatte das besondere Werk seiner „Ankûn- 
diguDg^ vom Jahre 1812, seine „Prûfung der Untersuchungen iiber 
die Urbewohner Hispaniens vermittelst der Vaskischen Sprache", 
eine ethnographisch-linguistische Abhandlung vollendet. Und eben 
(am 12. April) hatte er in der Akademie „ûber die Aufgabe des 
Geschichtschreibers", die zweite der drei „grundlegenden" Abhand- 
lungen gelesen, deren erste, „iiber das vergleichende Sprachstudium 
in beziehung auf die verschiedenen Epochen der Sprachentwicke- 
lung'', seine eigene Forschung mit derjenigen Franz Bopps in un- 
mittelbarer Verbindung, deren Gegensâtze wie allgeraeines und be- 
sonderes in Wechselwirkung dargestellt. Ihrer Wissenschaft ent- 
sprechend ward das persônliche Verhâltnis der beiden zu einander, 
des âltem und des jûngern Mannes. 

In den drei Wochen, welche Humboldt damais noch in Berlin 
war, ehe er auf seine Gûter zog, war Bopp fast tâglicher Gast sei- 
nes Hauses. Er las Sanskrit mit ihm, und dann besprachen sie 
sich ûber sprachwissenschaftlichas. Er unterhielte sich mit ihm 
sehr gern darûber, schrieb Bopp damais; Humboldt behandle „dieû 
Studium mit philosophischem Geist und scharfsinniger Beobachtung". 
Das heiût, Humboldts Behandiung war auf das allgemcine der 
Ideen und zumal auf die individuelle Eigentiimlichkeit der Sprach- 
typen gerichtet. In der tat war bisher nicht einer, der solchen 
Reichtum von Sprachwesen um sich versammelt und jedem einzel- 
nen se tief auf den Grund gesehen, aber auch keiner, der so lange 
und bedacht nach den „Kategorien" gesucht, unter welche die 
Eigentumiichkeiten eines jeden sich bringen lieBen, der in jeder, 
auch der eigensten Eigenart das individuelle Geprâge eines allge- 
meinen C^eistes oder Charakters, die Verwirklichung eines Idealen 
erkannt. So war was Bopp von ihm gesagt wohl ganz zutreffend. 

Es lâfet sich denken, dafs Humboldt mit Bopp auch von an- 
derm, von seinem Verhâltnis zur bayerischen Regierung, von seinen 
Aussichten far die Zukunft sprach. Der vor einem Jahrzehnt wie 
ein „Anwalt" aufgetreten, um bedeutende Mânner als die besten 
Lehrer und Vertreter ihrer Wissenschaft seinem Kônige zu empfehlen, 

Lefmann, Franz Bopp. Q 



g2 Erstes Buch. 

der mochte nun auch wohl an die Erwerbung Franz Bopps fur die 
Hochschule denken, deren Glanz und Gedeihen ihm vor allem am 
herzen lag. Sah er doch in ihm einen ersten und besten Vertreter 
einer Kenntnis und Wissenschaft, ûber deren Bedeutung er, wie 
gesagt, seine Ueberzeugung ausgesprochen. Freilich galt auch hier 
was einst Schleiermacher gegen die Ânstellung von der Hagens fur 
deutsche Altertûmer eingewandt, dais ein neues Studium nicht eher 
aïs akademischer Lehrgegenstand aufzustellen sei, aïs bis die all- 
gemeine Stimme sich fur dièse Mafiregel erklàrt habe. Aber die 
Anstellung und Errichtung einer aufierordentlichen Professur war 
damais gleichwohl erfolgt, und „die ôffentliche Meinung" hatte sich 
aisbald zur Anerkennung eines tiefen Bediirfnisses bekehrt^*. — 
Mit Sanskrit und vergleichender Grammatik mochte es sich min- 
destens gleich verhalten, und Bopp sah sich aisbald in die maB- 
gebenden Kreise Berlins eingefiihrt. 

In seinem Schreiben an VVindischmann erzâhlt er von vielen 
Bekanntschaften, die er seit den drei Wochen seinas Aufenthalts 
in Berlin geraacht. Er sei in mehrere gelehrte Gesellschaften ein- 
gefiihrt worden. Auch bei dem Minister Altenstein und den Staats- 
râten Siivern und Nicolovius sei er gewesen, und da die Regierung 
sich fiir das Sanskrit interessiere, so habe ihm dièses eine gute 
Aufnahme verschafft. Mehr sagte er nicht. Natûrlich stand Wil- 
helm von Humboldt hinter allem diesem, aber neben Humboldt 
sein eigenes anerkanntes Verdienst, seine ansprechende bescheidene 
Persôniichkeit. Es war das erstemal, dais er als selbstandiger 
Mann und Gelehrter geehrt ward, anders als in Miinchen und 
anders auch aïs in Gôttingen. — „In Gôttingen", so schrieb er, 
„Avollte mir der pedantische schwerfâllige Hofratston nicht zusagen, 
gegen welchen der freiere und unafîektierte Verkehr, der hier unter 
den Gelehrten herrscht, einen starken Kontrast bildet." Davon 
mochte einiges in dem Beschauer seibst, in seinem verànderten 
Standpunkte gelegen sein. Aber gewifs war jener Ireie und edle 
Geist, welcher die Begrùnder und ersten Lehrer der Berliner Hoch- 
schule erfûllte und die Feuerprobe der Erhebungs- und Befreiungs- 
jahre bestanden, auch ûber die folgende Zeit hinaus in Mânnern 
wie Boeckh, Savigny, Schleiermacher, Marheineke, Neander, Nie- 



b. Kapitel (1820—1821). 83 

bohr u. a. gleich. groû UDd mâchtig geblieben. Das steigende Wachs- 
tum der Universitat, auch wenn es in den letzten Jahren um 
eioiges zuruckgegaogen, das Zusammenwirken mit anderD Bildungs- 
anstaiten, die gesellschaftlichen Verbal tnisse und Kreise der Ilaupt- 
stadty dieu und anderes lieBen kleinliches Sinnen und Streben nicht 
sobald aufkommen. Genug, es gefiel Bopp was er hier sah und 
wie man ihn aufnahm, die Gunst, welche man seiner Wissenschaft 
und den Wissenschaften ûberhaupt entgegeu trug; er fûhlte sich 
freudig gehoben; und sein Besuch in Berlin schien einen Wende- 
punkt in seinem Leben zu bedeuten. 

Schon batte der Sommer begonnen — es war um Pfingsten, als 
Franz Bopp die Hauptstadt verlieB — ein Sommer in der Natur 
wie in seinem Leben, und wie drauËen ailes voll Blûten und 
Sonnenschein, so schwellte froher Mut sein Herz und fûllte frisches 
Hoffen seine Seele. £r mufste immer daran denken, wie ihm 
der eine und der andre zum Abschiede die Hand gedrûckt, 
ihm ^auf baldiges Wiedersehn in Berlin!" zugerufen. Auch ge- 
dachte er seibst nur auf kurze Zeit an den Rhein und Main zu 
gehen, um in stiller Zuriickgezogenheit da seine indische Sammlung 
wieder vorzunehmen. 

Dazu ein Anials mehr gab das Vorgehen seines eifrigen Freun- 
des und Genossen in Bonn. Schlegel batte nach eigener Angabe 
und auf kosten der preufiischen Regierung in Paris Sanskrittypen 
anfertigen und eine erste Druckprobe darin setzen und ab- 
ziehen lassen. Das Spezimen, eine erste Seite seines Nala, hatte 
Bopp schon auf der Berliner Bibliothek gesehen und freudig, wohl 
in der stillen Hoifnung begrûfit, gleiches auch bald in Berlin zu 
haben. Im einzelnen, wie er Schlegel spâter erklarte, fand er an 
den Typen auch wenig auszusetzen; nur dafs sie ihm im ganzen 
doch nicht so gut wie die VVilkinsschen gefielen; die Buchstaben- 
formen waren zu scharf und spitz, waren ihm zu wenig cigentlich 
indisch erscheinend. 

Mit der Zusendung jenes Spezimens nach Mainz erhieit Bopp 

auch eine Einladung Windischmanns zu einem Besuche in Bonn, 

da ihm Schlegel Tisch und Wohnung in seinem Hause anbot^\ 

Er foigte derselben nicht, wollte sich offeubar auch durch die 

6* 



84 Erstes Buch. 

Freunde dort nicht beîrren lassen. Ruhig, wie er sich vorgesetzt, 
blieb er die zwei bis drei Monate bei den seinigen und reiste 
dann auf nâchstem Wege nach Berlin zurîick. 

Hier waren andre Freunde unterdessen fur ihn tatig gewesen. 
Dem Wunsche des Ministeriums entsprach ein Antrag der philo- 
sophischen Fakultât, den Dr. Franz Bopp fur das Fach der orienta- 
lischen Literatur und der allgemeinen Sprachkunde angestellt zu 
sehen. Und entsprechend wieder diesem Antrage wurde ein Mi- 
nisterialschreiben, eine Anfrage an Bopp gerichtet. Das Ministerium, 
heilit es darin, habe beschlossen, ihm eine auBerordentliche Pro- 
fessur bei der dortîgen Universitat gegen ein Jabresgehalt von 
achthundert Thalern zu ûbertragen. UeberdieB wolle ihm dasselbe, 
um ihn ^gleich anfangs in eine sorgenfreie ôkonomische Lage zu 
versetzen", noch jâhrlich zweihundert Thaler bis zu dem Zeitpunkte 
zusichern, wo die dasige kônigliche Akademie ihn, wie mit grund 
zu erwarten stiinde, in eine angemessene Verbindung zu sich ziehen 
und dadurch fîir ihn eine an die Stelle dieser Rémunération tretende 
Erhôhung seiner fixen Besoldung erwachsen werde. Auch dûrfe 
er der Beforderung in eine ordentliche Professur und zu einem 
hohern Gehalte bei der erfolgreichen Tàtigkeit, welche sich das 
Ministerium von ihm versprechen kônne, mit Gewifsheit entgegen 
sehen. Er môge sich nun baldigst erklâren, ob er entschlossen sei, 
unter den besagten Bedingungen eine auBerordentliche Professur 
an dasiger Universitat zu ùbernehmcn und seine Entlassung aus 
seinem bisherigen Verhâltnisse zu der kôniglich bayerischen Re- 
gierung zu bewirken. Bejahenden Falls wûrde seine formliche Be- 
stallung unverzûglich erfolgen, und kônne er, da die hôhere Ge- 
nehmigung zu seiner Anstellung bereits erfolgt sei, schon zum 
bevorstehenden Wintersemester seine Wirksamkeit an der dasigen 
Universitat beginnen. 

Das Ministerialschreiben istvom 9.September datiert uud wurde 
wenige Tage darauf, am Vorabend seines 30. Geburtstages Franz 
Bopp ûbergeben, ein Geburtstagsgeschenk, wie ers sich schoner und 
erfreulicher nicht hàtte wûnschen kônnen. 

Noch desselben Tages, am 13. September, richtete Bopp eine 
untertânigste Bittschrift an den Konig von Bayern. Er bat, ihm 



5. Kapitel (1820—1821). 85 

for den Fall, dafs noch keine gûnstige Gelegenheit zu seiner Ver- 
wendung im Vaterlande vorhanden sei, zur Annahine der von 
der kôniglich preufiischen RegieruDg ihm angebotenen Professur 
die gnâdigste BewilliguDg zu erteilen. Das Ânerbietuugsschreiben 
selbst batte er beigelegt und sich zur Untorstûtzung seiner Bitte 
aof die ihm das Jahr zuvor mittelst kôniglichen Reskripts ge- 
wâhrte Erlaubnis berufen, irgend eine Stellung in London behufs 
seiner Subsistenz anzunehmen. Nicht allein dièse, sondern auch 
in wissenschaftlicher Hinsicht gewiihre ihm jenes Anerbieten, wie 
durch BeschafFung einer Sanskritdruckerei , allen Nutzen. Wenn 
er im Vaterlande in einen solchen Wirkungskreis gesetzt werden 
soUe, wûrde er gewifs dem allerhôchsten Befehle gehorchen und 
fur ein Studium, welches er unter den Auspizien Sr. Majestàt be- 
gonnen und gepflegt habe, auch im Vaterlande weiter zu wirken 
sich bestreben. 

Gleich darauf richtete er auch ein Schreiben an seinen Freund, 
den Direktor von Schlichtegroll in Miinchen, worin er ihm eben- 
falls von jenem „sehr schmeichelhaften" Angebot der preufiischen 
Regiening Mitteilung macht. Er hâtte dieB, schreibt Bopp, schon 
frùher getan, wâre ihm nicht eine Entscheidung in der Sache ab- 
zuwarten gewesen. Denn gleich nach seiner Ankunft in Berlin, 
da er die erste Seite seines Nalus mit neuen Sanskrittypen gedruckt 
geseben, habe er von der Absicht der Regiorung gehôrt, dort wie 
io Bonn eine indische und ûberhaupt orientai ische Druckerei an- 
zulegen, und habe ihm auch der Minister im Vertrauen gesagt, 
wie er geneigt sei, ihn als Professer anzustollen. Nun, da ans der 
Grûndung einer Universitât in Miinchen nichts zu werden scheine, 
da man, woriiber er billig staunen miisse, Frank nach Wiirzburg 
versetzt, und in Erlangen Berthold und Kanne lehrten, so zweifle 
er, dafs die eigne Regierung ihm eine passondo Stelle werdo an- 
weisen kônnen. Er habe sich daher in seiner Supplik an den 
Kônig auf die fruher erteilte Erlaubnis berufen, sich in London 
eine Subsistenz zu begrûnden, weil er^nicht verhehlen kônne, dais 
er emstlich wûnsche, in Berlin zu bleiben, wegen des praktischen 
Wirkongskreises, den er nur an giôfiern Uuiversitâton erwarten 
kônne, und wegen der Hilfe dort, seine Sammlungen zum Druck 



86 Erstes Buch. 

zu befôrdern. Auch habe er die Aussicht zu abermaligen Reisen 
nach Paris und London. In anderer als wissenschaftlicher Hinsicht 
wûrde er freilich voraiehen, in Bayern fixiert zu sein. — SchlieB- 
lich bat er, seine Angelegenheit, die wohl an die Akademie zu 
bericht kâmo, môglichst zu be8chleunigen*^ 

In der tat, rascher als solches frûher zu gescheben pfl^te, 
kam dieCmal die kônigliche Entscheidung. Schon unterm 8. Oktober 
erschien ein Dekret, welches die Akademie von dem Boppschen 
Ansuchen in kenntni^ setzt und derselben erôffnet, ^dals es bei 
der bedeutenden Unterstùtzung, unter welcher VVir dem Franz Bopp 
seine Ausbildung in dem gewahlten Fâche in Aussicht auf den fur 
die inlandischen Bildungsanstalten daraus erwachsenden Nutzen zu 
erleichtern gesucht haben, Unserer Absicht nicht entsprechen kônne, 
denselben in auswârtige Dienste treten zu lassen". Da Bopp haupt- 
sâchlich deshalb jene Bewilligung nachgesucht, um an einem Ort«, 
wo er fiir die Wissenschaft tatig sein konne, zu leben, so solle ihm 
die bisher genossene Unterstùtzung von eintausend Gulden noch 
auf ein Jahr bewilligt und gestattet werden, zu seiner weitern 
Ausbildung in Berlin oder an einer andern Universitat sich aufzu- 
halten, auch zu seiner Vervollkommnung im Lehrvortrag als Privat- 
dozent Vorlesungen zu halten sich zu erbieten, ohne jedoch in einen 
fôrmlichen Dienstesverband mit einer auswàrtigen Regierung zu 
treten, indem — so heiCt es im Dekrete — ^Wir uns vorbehalten, 
den Franz Bopp bei der ersten sich dazu ergebenden Gelegenheit 
zu einer seinen erworbenen Kenntnissen entsprechenden Verwen- 
dung in Unsern Landon mit einem angemessenen Gehalte einzu- 
berufen". — Der Akademie wurdo schlieûlich aufgetragen, den Dr. 
Franz Bopp von dieser EutschlieBung in kenntnis zu setzen*^ 

Dieser hatte siclis freilich anders gedacht. Er vergaB, dafs 
der hilfsbedûrftige Gelehrte von ehedem ein andrer war oder galt 
als der berufene und gesuchte von jetzt, und ein anderes „Aus- 
land" London als Berlin. Auch ein anderes war, auf Sanskrit 
und Sprachforschung als auf die Rivalitàt deutscher Regierungen 
sich verstehen. — Die EntschlieCung der bayerischen Regierung, 
schrieb Bopp darauf an Windischmann, befremde ihn sehr und 
befriedige ihn keineswegs. Man versage ihm die Annahme der 



5. Kapitel (1820-1821). 87 

Beriiner Professur wegen der bedeutenden Unterstûtzungen, die er 
genossen, biete ihm aber keine dagegen in Bayern an, sondern 
bloB Uoffnung; „bei erster sich ergebender Gelegenheit" wolle man 
ihn mit einem angemessenen Gehalte anstellen. Wie angemessen 
dieser sein werde, und wann sich wohl die erate Geiegenheit dar- 
biete — etwa wenD ein Hebraisch lesender Professer, denen er 
allen ein langes Leben wiinsche, mit Tod abgehe — dièses bleibe 
ihm zu erraten. Sein Entschluls sei nun, weil man sich doch 
auf die ihm verliehene Unterstûtzung berufe, deren Rûckerstattung 
an die kônigiiche Akademie der Wissenschaften anzubieten, und 
jetzt formiich um seine Entlassung einzukommen, denn die Gewiis- 
heit kônne er fur eine ungewisse Aussicht nicht hingeben; dieB 
kônne ihm niemand fur Undankbarkeit auslegen^^ 

So meinte Bopp, nicht so aile andern, und am Avenigsten so 
seine Freunde in Bayern. Wâhrend Windischmaun mit Absicht 
schwieg, zieh ihn Freund Merkel in Aschaffenburg offen des IJn- 
danks; er werde es noch einmal bitter bereuen, erklârte der Mann. 
Auch die Miinchner Akademiker schwiegen gegcn Bopp; sie hatten 
8chon vor seinem Verluste gewarnt. Nur der Minister von Zentner 
schrieb ihm. Er habe den Wunsch gehabt, ihn fur Bayern zu er- 
haiten, und darum eine Entschliefiung bewirkt, Avelchc ihra die 
Vorteile seines Aufenthalts in Berlin einige Zoit zu bonutzen ver- 
gônnte. Seine Absicht sei, ihn kiinftig bei der dortigen Akademie 
anzustellen, wo er aile Hilfsmittel fur seine Studien fànde. Er 
seibst, der Minister diirfe dabei erwarten, dafs Bopp die groBmûti- 
gen Unterstiitzungen, die er zu seiner Ausbildung erhalten, immer 
in dankbarem Andenken behalten und durch einige pekuniarc Vor- 
teile, welche ihm das Ausland anbiete, sich nicht vericiten lassen 
wûrde, edlere Beweggriinde denselben aufzuopfern. — Zentner hatto 
die weitere Ërklârung Bopps noch nicht erhalten, als er ihm dièses 
schrieb, ein Brief, von hôchstem Wohlwollen getragen. 

Indessen war sie schon eingegangen, dièse weitere Ërklârung 
Bopps, so wie er sie zuvor seinem Freunde Windischmann und 
mit der Eingabe auch dem Herm von Schlichtegroll angezeigt. — 
Dankbaren Sinnes, schiîeb Bopp in diesem seinem Gesuch an die 
Akademie, musse er den neuen Beweis allerhôchster Grofimut in 



88 Erstes Buch. 

der bewilligten fernern Unteretûtzung anerkennen. Nur sei wohl un- 
môglich abzusehen, wie bald oder spât îiich auch jene erste Gelegen- 
heit, auf die er verwiesen, ven\'irklichen werde. Er erklâre sich daher 
bereit, die ihra aus den Fonds der Akaderaie zugeflossenen Unter- 
sttitzungsgelder zurûck zu erstatten, und bâte, ihn bei Sr. Majestât 
dahin zu empfehlen, dais ihm unter Beriicksichtigung dièses Er- 
bietens die allerhôchste Erlaubnis zur Annahme der angebotenen 
Professiir erteilt werde. Hinzu fûgt Bopp, dafs er den Konig stets 
als den Urheber dessen ansehen werde, was er in der Wissenschaft 
zu leisten ira stande w^âre, dais es ferner „ein befreundeter Bundes- 
staat** sei, der ihm eine ôftentliche Lehrstelle zu bekleiden antrûge, 
daJ's die Wissenschaft nicht an die Raumgrenzen eiues Vaterlandes 
gebunden sein koune, und aile kônigliche Unterstùtzung derselben 
ebenso wohl dem allgemeinen Interesse als dem besonderen der 
vaterlândischen Bildungsanstalten galten. 

Dagegen lieB sich wenig einwenden und vielleicht eben so 
wenig gegon anderes wîitô er noch in einem làngern Schreiben an 
SchlichtegroU vorbringt, das Entgegonkommen der preuBischen Re- 
gierung gegen ihn als Fremdling, welches seine Dankbarkeit nicht 
minder heische als die Unterstùtzung seiner vaterlândischen Re- 
gierung. So sehr, erklârto Franz Bopp, kônne er sein eignes Inter- 
esse nicht hintenansetzen, dafs er um eine auf Jahresfrist beschrânkte 
Unterstùtzung die leste Anstellung an der ersten Universitàt Deutsch- 
lands aufgebe. Die angebotene Rùckerstattung werde der bayeri- 
schen Regieruug ihrcn Grund zur Verweigcrung nehmen, der preu- 
Bischen einen Grund mehr abgeben, ihn rascher zu beiordern. Er 
habe dort begrùndete Hoffnung, bald in die Akademie zu kommen, 
wâhrend ihn das bayerische Ministerium noch beinahe wie einen 
Schùler behandlc, dem man zu seiner Ausbildung gestatte, Uuiversi- 
tiiten zu beziehen. Unmôglich auch kônne ihm dièses so vorteilhafte 
Bedingungen gewâhren wie dort, wo man fur sein Fach ein Be- 
dùrfnis fùhle. Er wolle natùrMch lieber einem Staate dienen, der 
ihn zweckmâfiig verwenden kônne, als seinem teuern Bayern, wo 
seine Dienste ùberflùssig schienen. Auf Universitâten, wo den 
Studenten ihre Kollegia vorgeschrieben, sei auch fur ein Fach, das 
nicht zu den so genannten Brodstudien gehôre, wenig Teilnahme 



5. Kapitel (1820-1821). 89 

zu erwarten. — Endlich bat er, eine baldige EntschlieBung herbei- 
«ifuhren, um durch Verzôgerung nicht noch ein halbes Jahr Ge- 
halt einzubûOeD. 

Franz Bopp batte Zeit und Geld schiitzen, Ilindernisse und 
Schwieiigkeiten aber ûberwinden gelernt. Dièse konnten seiu Wollen 
befestigen, aber nicht beugen. Er sah sich da einem Widerstreite 
gegenûber, nicht von Gefiihlen in seinem Innern, wie von Dank- 
barkeit und Eigennutz, von Selbst- und Vaterlandsliebe, sondern 
von engherzigem Sonderwesen und dem freien unabhangigen Geiste 
seiner Wissenschaft. Mit diesem gieng sein eigner Vorteil zu- 
sammen. Und wie aïs Bundesgenossen, ihm zur seite standen da 
die preufiische Regierung und, zu ihrem Ruhme seis gesagt, die 
ehrenwerten Hitglieder der bayerischen Akademie. 

Das Ministerium, so wurde ihm von Berlin geschrieben, habe 
aus seiner Vorstellung von den Schwierigkeiten Kenntnis genommen, 
welche seitens der bayerischen Regierung seinem beabsichtigten 
Eintritt in den preuBischen Statsdienst entgegen gesteilt wiirden, 
und zugleich ersehen, dafs er seinem Wunsche, bei der dasigen 
Universitat angestellt zu werden, getreu bleiben wolle. Hierdurch 
bewogen, habe es den auBerordentlichen Gesandton und bevoll- 
michtigten Minister am bayerischen Hofe, den Generallieutenant 
von Zastrow ersucht, sich angelegentlich dafiir zu verwenden, dais 
ihm die gewiinschte Entlassung erteilt werde. Der Nachricht von 
dem Erfolge dieser Verwendung sehe es entgegen und fordere auch 
ihn auf anznzeigen, sobald auf seine Eingabe an die Akademie der 
Beschloiâ der kôniglich bayerischen Regierung ihm zugegangon. — 
Dièse ihrerseits berichtete aber dem Kônig, wie ihre philologisch- 
philosophische Klasse angesichts des erneuten Gesuches von Franz 
Bopp zu dem Entschlusse gekommen, dafs es das beste sei, ihm 
die erbetene Bewilligung zu gewâhren, vorbehaltlich seiner Riick- 
kehr bei Gelegenheit seiner Verwendung im Vaterland. Was dann 
sein Ânerbieten einer Rûckzahlung angehe, so habe sie dieB Sr. 
Majestat Ermessen und GroBmut zu ûberlassen fur gut befunden^^ 

Ein kônigliches Dekret vom 16. November brachte nun in 
diesem Sinne die Entscheidung. „Wir erteilen demselben die Be- 
willigung, die ihm an der Universitat zu Berlin angebotene Pro- 



90 Erstes Buch. 

fessur annehmen zu dûrfen, behalten Uns jedoch vor, den Bitt- 
steller bei sich dazu ergebender Gelegenheit in Unsere Dienste 
zurûck zu berufen." So der Wortlaut dieser Entschlieûung, welche 
die Akademie beauftragt ward, dem Dr. Bopp mit dem Anhange 
zu erôffnen, es lasse der Kônig von einer RûckvergCitung der bis-- 
her aus den akademischen Fonds genossenen Unterstûtzung Umgang 
nehmen, dagegen die ihm neuerlich angewiesenen eintausend Gui- 
den „kassieren". 

Mehr nach seinem Wunsche hâtte die kônigliche ËntschlieBung 
nicht ausfallen kônnen. So erklârt Bopp selbst in einem Dank- 
schreiben an Schlichtegroll, indem er meint, dafe auf dièse Weise 
dem State aile Kosten erspart und seine Rûckberufung ermôglicht 
wiirde. Auch auf den Minister von Altenstein und seine Rate 
habe die groBmûtige Art, wie die dortige Regierung ihm seine 
Entlassung erteilt, einen angenehmen Eindruck gemacht. Gleich- 
zeitig richtet Bopp ein Schreiben an die Akademie und bittet, den 
Ausdruck seiner Dankbarkeit zum Trône Sr. Majestàt gelangen zu 
lassen. ^Die siifie Hoifnung zu einer einstmaligen Zuriickberufung 
ins teure Vaterland", wisse er in vollem MaBe zu wûrdigen^'. 

Damit schlofs ein fùnQâhriges Verhàltnis Franz Bopps zur 
Akademie der Wissenschaften in Mûnchen. Wie fûnf Jahre darauf 
die Universitat von Landshut dahin verlegt ward, da wurde auch 
nicht Bopp — er war seit drei Jahron bereits Mitglied der Akade- 
mie und seit Jahresfrist bereits Ordinarius an der Universitat in 
Berlin — sondern Othmar Frank aus Wûrzburg wieder zuriick be- 
rufen. Erst nach weiteren fûnfundzwanzig Jahren, fast ein Men- 
schenalter nach jenem Vorgang, besann sich die kôniglich bayeri- 
sche Akademie darauf, dafs auch Bopp einmal der ihrige gewesen, 
um ihn dann aufs neue zugleich mit August Meineke in Berlin, 
Hermann Bonitz in Wien und Franz Ritschl in Bonn sich anzu- 
schlieBen. 




Zweites Huch. 



Mannesalter und Wirksamkeît. 



Erstes Kapitel. 



Sanskritgrammatik, Texte und Wôrterbuch. 

(1822—1827.) 

So âhnlich Lst es im Leben der Menaclien wie im Leben der 
Wôrter. Die Anfange, Jugend und Kindheit, Wachsen und Bilden 
sind am meisten verhohlen, am meisten verânderlich und ver- 
wanderlich, am meisten bestimmend fur das spatere Sein und 
Gelten. Einmal mit festem Gepriige und Gehalte — oder sagen 
wîr Inhalte — auf entsprechenden Boden versetzt, tragen sie, die 
Menschen und die Worter, ihren Wert und ihre Bodeutung in 
sich, iodefs âuBerer Wandel aufhôrt, das Fortschreiten zu bezeich- 
nen, ein Verlieren oder Gewinnen, Sinken oder Steigen, das was 
innewohnende Kraft, eigne und andre zumal erwirkt. 

Der Jûngling Franz Bopp war zum Manne geworden, ein 
dreiûiger, wie wir wissen. Er hatte seine feste und wohl gesicherte 
Lebenâstellung erlangt. Nicht im Heimatlande, wie er gehoift, 
sondem im ^Auslande^, wie es da hieB, in dem PreuBen, das 
tûchtige Erâfte, woher auch immer an sich heranzog. Und âuBer- 
lich sicher gestellt, innerlich zufrieden und glûcklich, konnte er 
Dach Herzenslust arbeiten, lehren und forschen. 

Lehren und forschen ist aber Gelehrtenleben, wenig, selten 
Tiei anderes. So lange nicht einer seinen Hausstand begrûndet, 
da& er seinen Hochzeitstag und etwa die Geburtstage seiner Kinder 
ta feiem erhâlt, so nicht Sorgen ihm die Ruhe benehmen, da ists 
bôchstens, was hinzu kommt, noch einiger Umgang mit Freunden 



94 Zweites Bucb. 

und Genossen, eîn laglîcher oder nicht einmal taglicher Spazier- 
gang, ein alljâhrlicher oder auch nicht einmal alljahrlicher Ferien- 
ausflug. Und wie in Jer kleinen so oder noch mehr so in der 
grôBern Universitâtsstadt. 

Das Berlin der zwanziger Jahre war aber nicht das von vor 
dreiBig Jahren, viel weniger das von heutzutage. Bei weitem nicht; 
nicht in Hâusern, Strafien und Plâtzen und nicht in der Art der 
Leute, ihrem Sinnen und Treiben. Oeffentliches Leben hieÛ ôffent- 
liches belustigen, nicht politischea, weder im Reden noch im Han- 
deln. Denn ûber die Freiheitskâmpfer und ihre Begeisterung war 
ein Rûckschlag und ein Erkalten gekommen, das ihr Hoffen und 
Vertrauen niedergeworfen , das allen kùhnen Mut gebrochen und 
ailes frische Aufstreben hatte erstarren machen, eine drûckende 
Erniedrigung anstatt der frûhern Erhebung. 

Man hat sie vielfach geschildert, dièse Zeit und ihren Druck, 
wie er damais empfunden, wie er vornehmlich in hauptstâdtischen 
Kreisen empfunden und ertragen ward. Unser Erfahren, Geschichte 
und Entwickelung haben uns doch vieles anders, grôBer und tiefer 
auffassen gelehrt. Sie haben uns das „Schône und Gute", was da 
in der bessern Gesellschaft, in Verbindungen und Vereinen, in 
Kreisen und Krânzchen, bei Mânnern und Frauen gepflegt ward, 
nicht mehr als blofien „Ersatz und BehelP fur sonst gefahrliches 
und verpôntes ansehen, den Goethekult und aile Romantik jener 
Zeit viel weniger kleinlich und gering, viel mehrinnerlich begriiudet, 
heilsam und fruchtbringend erachten lassen. Die Geister, welche 
man gerufen, konnte und wollte man nicht bannen. In den 
Schulen war der Unterricht, das Wort der Lehre grôBter und nam- 
haftester Mânner unverkûmmert. Und keinerlei ^Beschlûsse" ver- 
legten den aufkommenden Wissenschaften und Kiinsten ihren Weg 
zur Erziehung des Volkes, zu dem allmâhlich aber sicher, langsam 
aber stetig erstarkenden Bewufstsein seiner Einheit und Macht. 

In allem diesem finden wir Sanskrit und Vergleichende Gram- 
matik, auch Indische Sprache und Weisheit nur wenig genannt, 
begegnen wir auch nur ein oder ein andermal noch dera Namen 
Franz* Bopp. 



1. Kapitcl (1822—1827). 95 

So war das Wesen dièses Mannes gediehen, dafs er auch Ge- 
fûhl fur ailes schône und gute warm im Herzen hegte, aber dièses 
nicht ûber sich herr werden lieB. Er liebte seine Freunde und 
schâtzte und wahrte echte Freundschaft; er liebte seine Familie, 
aile seine Ângehorigen, und kûmmerte sich um ailes was sie an- 
gieng, um ihre Gesundheit und ihr Fortkommen, um was zur Zeit 
das Malter Korn oder Haber galt, wie sich der Weinstock anlieB, 
wieviel sein Vater schrieb, dafs sie „Wein gemacht", wie hoch 
der heurige verkauft ward; er liebte wie keiner raehr sein Heimat- 
land. Auch war ihm herzlich bedacht, was er damais verschiedene 
mal und an verschiedene schrieb, wie er wohl um ailes andern 
willen sein Bayem lieber gehabt, aber PreuBen vorgezogen wegen 
dessen ungleich besserer Pflege und grôfierer Achtung und Fôr- 
demng der Wissenschaft. Denn dieser gehôrte, nachdem er seine 
Jagendromantik ûberwunden, sein nûch ternes Denken, sein uner- 
m&dliches Arbeiten, sein ganzes Leben. 

Das Wintersemester 1821/22 hatte bereits begonnen; es war, 
wie wir sahen, uber Mitte November geworden, bis er sein An- 
stellungsdekret erhalten. Nun saB er in einem der Hâuser der 
gLetzten StraBe" — es ist die, welche mit den Lînden parallel 
gehend, spâter Hinter- und jetzt Dorotheenstrafie heiBt — und tat was 
ein angehender Dozent eben zu tun hat, seine Vorlesungen zurecht 
bringen. Inzwischen schreibt er an seine Familie und seine Freunde. 

Sein Vater hat ihm zugleich auf zwei solcher Briefe geantwortet. 
,Im ersten — heîBt es — hast Du noch grofien Kampf zu er- 
stehen. Du spieltest aber eine groBe und wichtige Rollc, wobei 
Dq siegtest.^ Und auf den andern daun nach einigem: „die ent- 
hssene Râckerstattung ist sehr groBmûtig von Bayern; und doch 
noch offener Weg dahin. Jetzt, liebster Sohn, gratuliere ich Dir 
herzlich, dafs Du einmal gewisses und sicheres Brod habest . . . 
iMrffenilich wirst Du bis izt (der Brief ist vom 9. Dezember) auch 
dekretiert sein und Bezahlung erhalten. Gott gebe, dais Du Gunst 
ia Deinem Dienst und bei der gelehrten Welt Achtung erhaltest, 
auch viel willfahrige Schuler erhaltest um Deine Wissenschaft ans 
lidit sa bringen ^*'. — Besser, treffender — wir huben nur das hierher 
gdidrige heraus — hatte der ehrsame Alte nicht schreiben konnen. 



) 



96 Zweites Bucb. 

Nach seinem Vater und seinen Geschwistern stand Freund 
Windischmann dem Herzeu Franz Bopps am nachsten. — Wir haben 
das Schriftstuck nicht, worin er ihm seine Ânstellung anzeigt, 
obgleich wir wohl sonst den ganzen Briefwechsel besitzen. Die 
Ântwort, ans dem nachsten Jahresanfang, ist ein merkwûrdiges 
Schreiben. — Windischmann war fromm und gottselig, glaubte an 
Wunder- und Gnadenwirkung, die er an sich, damais durch wieder 
erlangte Sehkraft erfahren. Er bekennt sich dazu, „môge dieB nun", 
wie er sagt, „dom Geiste dièses Zeitalters gefallen oder nicht", 
und er will es auch ôffentlich in einer Schrift bezeugen, worin er 
sich bestrebet, „den diimonischen Leichtsinn und die Verkehrtheit 
der jetzigen Philosophie und Medizin aufzudecken". Hier nur so- 
viel, um darzutun, wie die beiden, Lehrer und Schûler bei aller 
Liebe und Treue doch in tiefinnerlichem und ungewollt weiter und 
weiter von einander entfernt geraten. 

Ueber seine Anstellung in Berlin, bemerkte Windischmann, 
wie er sie wohl vermutet. Dafs er ihm aber liber die ganze Sache 
nicht eher als jetzt geschrieben, nachdem sie abgetan, wûrde Bopp 
wohl aus dem Verhâltnis begreifen, in welchem er selbst zu sei- 
ner Verpflichtung an Bayern gestanden. Besorgt um ihn, wie 
er gewesen, ohne ihm raten und helfen zu konnen, sei er nun froh, 
dafs man ihn von bayerischer Seite so sehr „honett" behandelt 
und ihm „die Tûre ofTeu'^ lasse, die er ja nicht sich zuzuschlieBen 
bitte. „Denn es kônnten Tage kommen," sagt Windischmann, 
„wo es Ihnen in B. nicht mehr behagen dilrfte, wie ich dergleichen 
ja auch hier schon in vollem MaÛ erlebt habe. Dann ist es gut, 
an einen Ort nicht gebunden zu sein. Uebrigens wiinsche ich 
Ihnen von Herzen die Freude und Lust der Arbeit, das Gelingen 
guter und erfreulicher Werke und sorgfaltige Bewahrung des Seelen- 
heils, welches an einem Ort, wo die meisten vom Dûnkel und von 
der Eitelkeit leben, und wo der religiôsen Verirrungen und feinsten 
Irrtûmer so viele sind, wohl ernstlich gefahrdet werden kann." 
Dabei hofft er, den andern in den Ferien bei sich zu sehen, und 
verheiBt ihm auch nâchstens einen Brief von Schlegel, der — so 
sagt Windischmann — ^einigermaOen frappiert war iiber Ihre An- 
stellung" *. 






1. Kapitel (1822-1827). 97 

An Schlegel hatte Franz Bopp etwa im September geschrieben. 
Er hatte ilim fur sein ^Indischcs Spcziinen^ gcdankt, die so bal- 
dige VoIIendung der Typen, daran er nur wcniges auszustellcn gc- 
funden. Âuch freue ihn, was er von Humboldt gehort, seine Ab- 
»icht, das Râmàyana herauszugeben. Eiullich erzahlt er ihm von 
dem Antrage der preuDischen Regierung und wie sie vielleicht bald 
Land:<leute wûrden'. 

WolItenunScblegel lieber selbst nach dem ^gefahrlichen" Berlin? 
Oder, wenn diefi nicht, dafs ihm wenigstens, wie Windischmann 
spâter meinte, die Aassicht dahin zu kommen unbenommen bleibe? 
Genug, er argerte sich; die Tatsache, dafs man den jûngereu, einen 
^Emporkômmling^ ihm, dem namhaften stolzen Patrizier vorgezogen, 
war ihin bitter; und dazu kam noch anderes, ihn gegen den Freund 
uod Genossen aufzureizen. llatte er doch auch seine Indische 
Bibliothek, das zweite und dritte Ileft dieser Zeitschrift, noch 
immer nicht gebûhrend angezeigt. Und dann wollte er sogar bald 
^hon eioen Abguis der indischen Typen auch in Berlin habeu, 
welche er selbst, freilich auf Regierungskosten, in Paris hatte an- 
fertigen lassen; Bopp wollte die Typen am Ende wohl noch frûhcr 
aU er gebrauchen. Daher sein Zorn, daher auch kein Brief 
Schiegels sondem Windischmanns wieder, den er zur Vermittelung 
au^erufen. „Es sei ihm leid^, heiOts darin, „wcnn er mit Ihnen 
(mit Bopp) in Streit geraten sollte; aber auch diesen brauche er 
nicht zu scheuen^ u. s. w. 

Dem gaten Windischmann war seiches Misverhaltnis herzlich un- 
iDgenehni. Er bittet Bopp, als jûngerer zu bedenken, wie es schon 
aei, „dein altern und manchfaltig verdienten Manne die Ehre zu 
geben". Was Freuud Schlegel zu sagen, habe er ihm ailes gcsagt, 
auch wegen seines kavalieren Benehmens in Paris u. dergl., habe 
ihm auch „die Eitelkeit und Glanzsucht genugsam geriigt^. Auch 
selbst rècht wohl zu fùhlen, erklart Windischmann, was jenen „am 
tiefsten verletzt, die ihm genommene Aussicht, nach Berlin zu 
kommen^. Dennoch bâte er, den kleinen Oroll gegen Schlegel, den 
Bopp selbst durch Yorenthaltung seines Nalus zu erkennen gegeben, 
gaoz fahren zu lassen, und ihm, dem Yermittler, „eine freundlîche 
Erktiiruog^ fur jenen zu schreiben. Dafs dcrselbe indesseu fur den 

Lffmann, Frsiis Bopp. 7 



98 Zweites Buch. 

TypeDabgufs nach Berlin sobald al^ môglich durch Einsendung der 
MatrizeD sorgeD musse, habe er ihm schon dringend genog gemacht. 

I)as wars was Bopp begehrte und durch seine Regierung ver- 
langen konnte und mufste, ob mit oder ohne Schlegels Gefallen. 
Wir besitzen auch einen Brief Bopps an Schlegel aus dem Juli 
dièses Jahres, worin er ihm aufs hôflichste die Absendung seiner 
Rezension der beiden Hefte der „BibIiothek" (nach Gôttingen) an- 
zeigt und die Hoffnung ausspricht, es wûrde der Typengufs in Berlin 
gut von statten gehen *. Schwerlich aber hat sich Bopp zu jener er- 
betenen Erklârung herbeigelassen. Wir finden nur, dafs der brief- 
liche Yerkehr zwischen den beiden ein paar Jahre lang still gestanden. 

Wir haben dafûr einen andern, viel mehr ansprechenden, den 
mit den beiden Burnouf, Vater und Sohn. — Franz Bopp verkehrte 
in Paris im Hause des âltern Burnouf, Jean Louis, des Lyceal- 
professors, eines Mannes, der wie er selbst und viel mehr als er 
solbst aus dûrftigen Verhâltnissen sich empor gerungen und ein 
vorzûglicher Lehrer der klassischen Philologie und Grammatik ge- 
worden. Schon ein vierziger saû er zu fûBen de Chézys, um noch 
Sanskrit zu lernen. So begreift sichs, wie er an dem Wesen und 
Streben des jungen Deutschen Gefallen fand und lebhaften anteil 
nahm an seincn Forschungen und Entdeckungen. Die Freundschaft 
des Yaters gieng auf den Solm ûber, den nachmals und noch immer 
hoch geschatzten Eugène Burnouf. Der war auch schon Jurist, 
als er Schûler de Chézys ward, dann aber seinen eignen Weg gieng, 
welcher ihn zur Mitarbeiterschaft mit Franz Bopp, zu ganz be- 
sonderem Fleifie, ganz besonderem Verdienst und Ruhm gefûhrt*. 

Der altère Burnouf, derLycealprofessor hatte Bopps Konjugations- 
system ins franzosische zu ûbersetzen ûbernommen, und in einem 
Briefe von Mûnchen aus (Sept. 1820) fragt dieser nach dem Er- 
scheinen der Uebersetzung. Die Sache des Sanskrit werde ohne 
Zweifel in den Augen der Hellenisten durch die Bemerkungen viel 
gewinnen, welche jener bei seiner ausgedehnten Kenntnis des Grie- 
chischen und Lateinischen gewils zahlreich hinzuzufûgen fande. 
Und in einem andern Briefe von Berlin aus — die Briefe sind 
franzosisch geschricben — fragt er ihn wieder darnach und ob er noch 
immer die Absicht habe, seine Sprachvergleichungen franzosisch 



1. Kapitel (1822—1827). 99 

heraus zu geben und mit eigenen Ânmerkungen zu begleiten. Er 
erzâhit ihm, wîe Wilhelm vou Humboldt, der Brader des Alexaudcr, 
mit groBtem Eifer Sanskrit treîbe und bereits eine tûcbtige Kennt- 
nLs darin erlangt habe; wie or seibst zaweilen Sanskrittexte mit 
ihm lèse und daher seine raschen Fortschritte beurteilen kônne; 
wie nun auch endlich sein Los entschieden und er zum Professor 
an der Universitat in Berlin ernannt soi und Âussicht habe, auch 
bald Mitglied der Âkademie dort zu werden. Das Interesse fur 
Sanskrit wachse in Deutschland zusehends, was ihn ormuntere, 
seine Textauszûge weiter heraus zu geben, sobald nur auch die 
Typeu dort seien, welche Schlegel in Paris habe anfertigen lassen. 
Nach Neujahr, schreibt Bopp, werde er einen Lehrkursus iiber 
Sanskritsprache und Literatur erôffnen. 

Hierauf ein Schreiben Burnoufs vom Âugust dièses Jahres — 
ein fruheres nach Mûnchen gerichtetes batte Bopp schon in Gôt- 
tingen erhalten. Langwieriges Leiden, entschuldigt sich der Schrei- 
ber, hemme seine Tâtigkeit, so dais er kaum seiner Lohrpflicht am 
Collège de France und Louis le grand — Burnouf batte beide seit 
1817 — genûge tun kônne. Dennoch habe er seine Absicht, die 
Schriften Bopps ûber Sanskrit, die deutsche und englischc, mit 
eigoen Anmerknngen ins franzôsische zu bringen, nicht aufgegeben. 
Sein Sohn, der schon erkleckliche Fortschritte im Sanskrit gemacht, 
solle ihm bald wirksam dabei helfen. Nur môgo jener ihm seine 
weitem Beobachtungen nicht vorenthalten, auch nicht die Lâssig- 
keit nachtragen; er wolle kûnftig pûnktiicher antworten^ 

Die noch wiederholt versprochene Uebersotzung ist unseres 
Wissens nie zu stande gekommen. Ueberholende Fortschritte einer-, 
ûberhâafte Arbeiten andrerseits machten das Vorhaben zurùcktreten. 
Aber ein reger wissenschaftiîcher und freundschaftlicher Verkehr 
xwîschen den Burnouf und Bopp blieb dauernd bestehcn. 

Wir sind mit diesem Briefwechsel der Zeit und Wirksamkeit 
Fraoz Bopps voraus gegangen. Nach Neujahr, so sahen wir aus 
seinem Briefe an Burnouf, wollte er seine erste Vorlesung ûber 
Spnche and Literatur des Sanskrit beginnen. Das heifit, er woIIte 
seine Zuhôrer in eine erste Kenntnis von der Sprache und von 

7* 



100 Zweites Buch. 

der Literatur der alten Inder eînfiiliren, soweit er sic durcb eigne 
und andrer Forschung erlangt, soweit solches in deii paar ûbrigen 
Monateu des Winterseraesters tunlich ei-schicn. 

„Du meldest in Deinem Briefc nicht, ob Du viel Zuhorer in 
Deinem Kolleg habest und niclits von weiterer Zufriedenheit", 
schrieb ihm sein Vator nach Ablauf dièses ersten Seraesters. Auoh 
wir haben nichts gewisses mehr darûber. Nur annehmen diirfen 
wir, dais mit etiichen Studenten auch Leute „reifern Alters'^ 
liamen, den neuen Professer und seine neue Wissenschaft zu hôren. 
Und annehmen liifst sichs, dafs Franz I^opp seinen eigentlichen 
Lehrkursus des Sanskrit erst mit anfang des Sommersemesters be- 
gonnen. 

In dieser Hinsicht mufste er dann auch fiir seine Schiller don 
gleichen Mangel empfinden, den er selbst als Anfanger schwer er- 
fahren. Die nôtigen Hilfsmittel fehlten, die notigen drei, eine 
Grammatik, Texte und Wôrterbuch. Und diesem Mangel abzu- 
helfen war die Aufgabe des berufenen Lehrera, und wie er sie er- 
fûllt und fortdauernd besser zu erfiillen bestrebt war, das ist schon 
frûher einmal wie eine Periodenfolge im Leben und Leisten Franz 
Bopps angesehen worden^ 

Seit drei Jahren, wissen wir, war ein grôBeres Wôrterbuch 
vorhanden, das erste „auf europàischen Fufi" gestellte, alphabetische 
Wôrterbuch der Sanskritsprache : H. H. Wilson, A Dictionary, 
Sanscrit and English, Calcutta 1819. Das war hergestellt, „ùbor- 
setzt, verbessert und erweitert", wie es heifit, nach einer Zusammen- 
tragung, w^elche einheimische Gelehrte im Auftrag der englischon 
Regierung fur die Schule von Fort William gemacht und 1809 
bereits vollendet hatten. Wilsons Umarbeitung war dagegen ein 
bedeutender Fortschritt. Wie einen solchen, wie „ein entscheidendes 
Ereignis" im Sanskritstudium hatte es denn auch A. W. Schlegel 
und ebenso Franz Bopp begrûBt und anerkannt. Aber auch seine 
Mangel blieben nicht verhohlen, nicht sowohl nur an Wortern, 
die da bei aller Fûlle fehlten, als vielmehr in der Art, wie \Vort- 
formen und Bedeutungen unwissenschaftlich gegeben waren. Da 
war keine Gruppierung des zusammen gehôrigen, des einfachen zu 
dem abgeleiteten und zusammengesetzten in den Formen, keine 



1. Kapitel (1822-1827). 101 

Abfolge in den verschiedensten Bedeutungsangaben eines und des- 
selben Wortes von ciner Gruiidbedeutung; da warcii keine Belege 
und anderes sonst ®. Aber der grôfite Fehler war die geringe Auf- 
lage des Werkes, sein daher ûberaus hoher Preis, dafs es kauni 
die Bibliotheken aile haben und anschalfen konnten, goschweige 
denn ein nicht sehr reicher oder gar armer Student. 

Auch Texte, muls man sagen, waren nun schon vorhanden, 
abgesehen von âlteren Hitopadeça- und Riimàyana-Ausgaben, cine 
von jenem selben Wilson, Meghadûta, der „Wolkenbote" des Kàli- 
dàsa, Kalkutta 1813, und abgesehen von allem diesen Bopps Nalus 
vom Jahre 1819. ErklârtermaBen war dièse Ausgabe mit ihrer 
wôrtlichen lateinischen Uebersetzung auch besonders fur den Selbst- 
unterricht berechnet. Und eben jetzt, wie wir aus einem Briefe 
wissen, war der Herausgeber auch mit einer deutschen Uebersetzung 
beschâftigt, mit Anmerkungen, die Schlegelsche Rezension moglichst 
berûcksichtigend. — «Der Mahàbhàrat — so schreibt er in eben 
dem Briefe an Windischmann — hait mich noch immer zu fest 
umschlungen. So lange ich nicht meine betriichtlichen Sammlungen 
dièses gigantischen Ëpos herausgegeben habe, bin ich zu etwas 
anderem nicht wohl zu brauchen". — Sicherlich, Franz Bopp 
dachte an seine Schiller, die es waren und es werden wollten. 
Nachmals hatte er diesen wohl in Umschrift gedruckte Blatter in 
die Hand gegeben. Damais aber ruhte er nicht, bis er auch in 
Berlin seine Sanskrittypen hatte, um seine Texte in der Urschrift 
heraus zu geben. 

Und noch viel mehr dieu um des dritten, um der Grammatik 
willen. Denn was hatte man hier, abgesehen von jenen àltesten 
nach indischem Diktat abgefafsten englischen Lehrbiichern, abgesehen 
von Othmar Franks schon „abgetaner" Chrestomathie mit ihren 
grammatischen Tabellen, von eines Yates neuerem aber sogar „zuruck 
gewâchenem", so ganz „verfehltem" Versuche, und was mit allem 
diesem, um es einem Sanskritschûler Ichr- und hilfreich in die 
Hand zu geben? — Vielleicht noch Forsters „Versuch", in lauter 
Tabellen abgefafst, um den Schiiler „die iiber siebentausend Regeln 
mit je ûber vierzig Ausnahmen" ^u ersparen? Man kann dièse 
unglûckliche Art und Auffassung aus einer Anzeige in den Heidel- 



102 Zweites Buch. 

berger Jahrbûchern vom Jahre 1818 kennen lernen, kann, was 
wohl noch mehr reizt, daraus den damaligen Standpunkt Franz 
Bopps selbst kennen lernen, der diesc Anzeîge als seine zweite 
Publikation geschrieben ^. Genug, diesem Mangel galt es abzuhelfen, 
so bald und so gut als moglich. — „Nach den Ferien — so lesen 
wir zum dritten in jenem Briefe an Windischraann vom Juli 1823 
— nach den Ferien wird auch der Druck meiner Sanskrit-Gram- 
matik beginnen. Ich habe sie deutsch geschrieben, um den mog- 
lichsten Grad der Deutlichkeit und Leichtigkeit erreichen zu kônnen. 
Dièse Arbeit, wovon das wichtigste bereits vollendet, war mir ein 
wahres Vergnûgen, weîl nach dera was die Englânder geleistet, 
noch ungemein viel an einer natîirlichen, klaren und vollstandigen 
Entfaltung des Baues der Sprache zu tun ùbrig blieb. Ich konnte mich 
also iiberall frei und selbstândig bewegen, ohne etwa nur mit weniger 
Verânderung und Umgestaltung das vorhandene wieder zu geben*^'". 
So wissen wir nun, was Bopp in diesen Jahren getan. Er 
arbeitete fur seine Schiller, fur solche, die es bei ihm unmittelbar 
waren, und fur solche, wie gesagt, die es bei ihm oder andern, 
unmittelbar oder mittelbar, wurden. Und dièses Arbeiten war 
ihm selbst eine Freude und warb ihm Schiller und Freunde, auch 
fern drauBen. Das wars was ihm auch der altère Burnouf damais 
sagte. Bopp hatte namlich auch ihm schon anfang Winters 1822 
von seiner eifrigen Beschâftigung mit einer Sanskrit-Grammatik ge- 
sprochen, die er bald zu vollenden und heraus zu geben gedenke, 
sobald die nôtigen Typen fertig seien. „Wir erwarten Ihre Gram- 
matik", antwortete jener, „mit der lebhaftesten Ungeduld, um so 
mehr als seine schlechte Gesundheit es dem Chézy bisher nîcht ge- 
stattet, eine solche heraus zu geben. Unzweifelhaft wird das Er- 
scheinen der Ihrigen hier grôfite Freude machen und die Anzahl 
der Liebhaber vermehren, deren leider in Frankreich nicht so viele 
sind als in Deutschland." — Letzteres, weil Bopp ihm wiederholt 
geschrieben, dafs man in Deutschland schon das Sanskritstudium 
sehr zu wiirdigen und seine Bedeutung fiir die Metaphysik der 
Sprachen anzuerkennen wisse. Der Minister von Humboldt, war 
hinzu bemerkt, betreibe dieB mit grôÛtem Eifer und diirfe schon 
als Kenner angesehen werden^\ 



1. Kapitel (1822-1827). 103 

Der war auqh, nâchst Schlegel, sein erster und vornehmster 
Schûler geworden, sein aufrichtiger Verehrer und Freund. In 
seinen Briefen an Bopp aus diesen Jahren — und wir haben lei- 
der fast ausschlicQHch nur noch solche, Brlefe Ilumboldts an Bopp 
— ist oin standigos Fragen und Erkundigen bei dem Meîster, ein 
standiges Einholen von Erklârungen schwierîger Stollcn, oin Vor- 
Icgen von Ansichten und Gegenansichten ûber grammatLsche Formen 
und Verbindungon. Und die Briefe kommcn ôfter und worden langer, 
je mehr und langer der Schreiber von Berlin abwcsend, auf seinem 
Gute Burgôrner weilte und da tâglich seine Stûcke Ilitopadeça, 
Râmâyana, seine Seiten Nalus oder wie nachmals aus Schlcgels 
Bhagavadgîtâ durchnahm^^. 

In seinen Kollegîen waren die Zuhorer, wie sich denken lâfst, 
nicht gerade zahlreich. Bopp las Sanskrit, auch Gotisch, das an- 
dere Sanskrit, in den ersteu Jahren, aïs Professer der orientalischen 
Sprachen, auch arabische und persische Grammatik. — Gewifs 
waren da manche, die nur zu versuchen, zu naschen kamen — 
etwa wie Ileinrich Heine, desscn bekanntos Distichon vom Kônig 
Viçvàmitra hier vielleicht sein ganzes Lernen umfaist — andere 
dagegen, die auch treu mit Fleils und Ëifor aushielten. Und unter 
diesen waren, die sich auszeichneten, die bald als Mitarbeiter oder 
Gesellen des Meisters auftraten, dafs wir sie mit Namen dann 
nennen und ehren miissen. 

Solchen aber, seinen Schûlern ûberhaupt, war Bopp nicht nur 
Lehrer, sondern auch Berater, auch Freund. Fur sie hatte er 
immer Zeit, bei allem Arbeitsdrango immer sein lehr- und lieb- 
reiches Wort. Das war so sein Wesen, nicht sowohl ein hofliches 
als vielmehr ein „hofisches", wie man es bei den Ilumboldt, bei 
einem August Boeckh, in der „guten alten Zeit" wohl noch mehr- 
fach gesehen. 

Um seiner Schûler und der Fôrderung des Sanskritstudiums 
willen hatte Bopp die Fortfiihrung seiner analytischen Sprachver- 
gleichungen etwas ruhen lassen, wie er sagt, und nur gelegentlich 
(in seinen Artikeln fur die Gôttingische Gelehrte Anzeigen) einiges 
weiter angemerkt. Da hatte er (1822) bei Gelegenheit seiner An- 
zeige von Aufsâtzen der Indischen Bibliothek, besonders des vom 






104 Zweites Buch. 

Hcrausgeber augekùiuligten Etymologicum novum, zuerst auch das 
Altpreufiische, LettLsche und Litauischo vergleichend herangezogen. 
Er macht auf Pronom inalformen aufmerksam, welche sich in diesen 
Sprachen in merkwûrdiger Uebereinstimmung mit der asiatischen 
Schwesterspracho, dem Sanskrit, befinden, auf ein gleiches hinsicht- 
lich orster Dual- und Pluralendungen bei Vorbcn u. a." — Auch in 
seinem frcundschaftlichen Verkehr mit Humboldt, in ihrem Brief- 
wechsel ist sprachvergleichendes oder historisch grammatisches vicl- 
fach weiter behandelt worden. So die Frage ûber die Verbal- 
formen (auf -ivâ und -ya) im Sanskrit, welche auch nicht nur 
die Grammatik dieser einen sondern die der verwandten Sprachen 
iiberhaupt angeht, welche in den Briefen im allgemeinen und 
besonderen viel erôrtert, und welche von Humboldt endlich in 
einem Aufsatze der Indischen Bibliothek (1822/23) gcgen die An- 
sicht des Ilerausgebers und die alteren Grammatiker, aber im Ein- 
klang mit der Boppschen Anschauung endgiltig zu gunsten nicht 
von Partizipial -• sondern von Gerundialbedeutung ent.schieden 
ward ^*. 

Da lesen wir nun in einem dieser Briefe Humboldts an Bopp 
(anf. Juli 1822) was folgt. „Zuerst freut es mich ungemein, dafs 
die Wahl zum ordentlichen Mitgliede der Akademie Ew. Wohl- 
geboren angenehm gewesen ist. Der Vorschlag und die Klassen- 
wahl wurden noch bei meiner Anwesenheit in Berlin gemacht, 
und insofem wîinsche ich mir Gliick, dafs ich noch habe mit da- 
zu beitragen kônnen. Indefs war die Ueberzeugung, dafs die 
Akademie damit sich selbst den grôBten Gcwinn vei*schaffte, so 
allgemein, dafs es darum meiner Stimme nicht bedurft haben 
wûrde. Vorzûglich lieb ist mir, dafs w^ir nun dadurch noch gewisser 
sind, Sie in Berlin bei uns zu behalten^\" — Wir wissen was 
Franz Bopp nach JahresfrLst an Windischmann schrieb, nachdem 
er im Herbst zuvor in seiner rheinischen Heimat und auch bei 
dem alten Freunde in Bonn gewesen. „In Berlin gefjillt es mir 
immer mehr und mehr; ich fiihle wenig Verlangen, es je wieder 
zu verlassen, glaube auch nicht, dafs es dazu kommen wird." — 
Der aufierordentliche Professer war frûher als es ihn seine Re- 
gierung hatte hoffen lassen, ordentliches Mitglied der Akademie ge- 



1. Kapitel (1822—1827). 105 

worden. Seine Wissenschaft durfto sich dor hôchsten Achtung 
und AnerkennuDg freuen. 

Schon im nâchsten Jahre las Bopp in der Akademio eine Ab- 
liandlung iiber die „Vergleichende Zergliederung des Sanskrits und 
der mît ihm verwaridten Sprachen*^. Er batte neben den friiher 
verglichenen Sprachen auch die vorhin genannten, das Lettische, 
Litauîsche und Alt-PreuBische, auch das Slawische aufgenommen. 
Und seine Abbandiung, erzahlt er, „bat Tciinahme gefunden und 
ist zur ôffentlichen Vorlesung in der Leibnitzischen Sitzung ge- 
wàhlt worden"^*. Jabr fiir Jahr brachte unter jenem allgemeinen 
Titel eine weitcre Abteilung, die Riist- und Baustûcke seines 
spâtern groBten Werkes. — Wir wollen davon noch absehen, um 
in diesen Jahren weniger dem Oelebrten als dem Lehrer des 
Sanskrit unsre Beachtung zuzuwendcn. 

Der Sanskrittypengufs dauerte langer als erwartet und ware 
vielleicht in Paris, wie Bopp meinte, ehcr zu stande gekommen. 
Endiich, im Herbst 1823, war er fertig, druckfertig aber auch ein 
Teil der Grammatik und der Textsaramlung, und beides konnte 
gleichzeîtig unter die Presse gelangen. — Bemerkt sei nur, wie 
zuerst allein eine groBere Gattung Typen und spiiter dann auch 
eine kleinere fur Notensatz hergestellt ward, welche fiir einen 
Teil der Grammatik noch benutzt werden konnte. Von beiden 
wurde nachher auch ein entsprechendes Quantum fiir die Asia- 
tische Gesellschaft in Paris angofertigt. Die Regieruug batte 
dieB bereitwillig zugestanden, und Franz Bopp batte nach allem 
die Besorgung iibernommen , und wie einzelncs ûber den 
Schnitt der Charaktere in spâtern Briefen A. W. Schlegels, 
80 ist ein gehôriges ùber dièse Uebermachung in denen Abel de 
Rémusats zu lesen^^ 

Sei es nun, dafs er daran festhielt, vor allem mit seiner 
„Sammlung" aufzurâumen; sei es, dais ihm dieB dienlicher oder 
fiir den ersten Satz leichter erschien, sei es endiich, dais ihm be- 
sonders daran lag, fiir seine Grammatik, zum teil wenigstens, auch 
noch den kleinern Typendruck oder Notensatz zu haben; Bopp 
brachte zuerst wieder eine ïextausgabe — ludralokàgamanam, 
Ardschuua's Reise zu Indra's Ilimmcl, nebst andern Episoden des 



106 Zweites Buch. 

Mahà-Bhàrata (Berlin. Gedruckt in der Druckerei der Kônigl. 
Akademio der Wisscnschaftcn) — 1824. 

Das war, wie es auch auf dem Titel heiBt, „in der Ursprache 
zum erstenmal herausgegeben, motrisch ûbersetzt und mit kritischen 
Anmerkungen verseheu" — das crste was in der Druckerei 
der kônigl. Akademie, das erste in dieser Art, aber sonst auch 
nicbt das erste, was nach dem Nalus erschienen. Im Jahr 
zuvor war ein Stiick Ilitopadeça, die Einleitung mit zwei Fabein, 
heraus gekoramen. Und Bopp batte die kleine Ausgabe als „zur 
Fôrderung eines erst auflebenden und noch mancher Hilfsmittel 
bedtirfenden Studiums" freundlich beg^ùfit'^ — Er selbst batte 
frûher, 1821, einige Bliitter ans dem Fabelbucbe an Humboldt ge- 
scbickt, bei welchem uns damais aucb der Name jenes Ileraus- 
gebers zuerst genannt wird. Wir lesen da von einem Wilken, 
„der Sanskrit getrieben", und „lange wieder davon abgekommen", 
von einem Link, der davon „nicht eigentlich fait (gebrauch) mâche", 
und von einem Bernstein, „und auBer diesen dreien und mir", 
heiBts im Briefe, „mag niemand hier nur lesen kônneu". Der 
zuletzt genannte war im selben Jahre Professor der orientalischen 
Sprachen in Breslau geworden, und dieser, D. G. H. Bernstein, 
batte den Hitopadeça-Auszug nach einer Londoner Ausgabe fur 
seine Schiller zunâchst abdrucken, d. h. lithographieren lassen. — 
Humboldt meinte, „das âuBere kônnte nicht angenehmer sein; es 
diirfte selbst Schlegels Neid erwecken" ^^ 

Schlegel batte auch die „Sauberkeit und Eleganz" dieser 
Blâtter anerkannt, aber doch wohl recht, wenn or die Lithographie 
^jimmer nur einen miihseligen Notbehelf" hieB. Er sollte aber 
aucb darin recht behalten, dafs er mit seinem gedruckten zuerst 
kam. ^och im Jahre 1823 erschien seine Bhagavad-Gîtà, „das 
gottliche^iied", wie er sie hieB, das bekannte theosophische Ge- 
dicht aus d^ Mahâ-Bhârata. — Wir wissen, dafs dièses Stiick 
das erste allerS§anskrit-Editionen, das erste Sanskrit-Studium auch 
unsers Bopp ge^wesen, und dafs dieser schon damais eine Text- 
und Uebersetzuvpgsausgabe geplant batte. Er gab nun bald in den 
Gôttingischen Aîï^eigen eine Rezension des Schlegelschen Werkes, 
lobte „den ra^tlosein Eifer" des Ilerausgebers, seine Wohliiberlegt- 



1. Kapitel (1822—1827). 107 

heît, „aach die typographische Korrektheit*' in der Textwiedergabe, 
seine môglichst treue, „in vielfacher Ilinsicht das Geprâge der 
Vollkommenheit" tragendc lateinische Ucbersetzung, batte in beidcm 
auch nur weniges auszusotzen, kurz, er zollte dcm Verdienste des 
Kollegen seine neid- und rûckhaltloseste Anerkennung. — „Ich 
dâchte, Schlegel miifste sehr zufrieden damit sein", schrieb Hum- 
boldt'®. — Am Schiusse seiner Anzeige erwâhnte dann Bopp, dafs 
^bereits eine Sammlung auserlcsener Episoden des Mahâbhàrata 
in Berlin gedruckt und auch eine Grammatik der Sanskrita-Sprache 
unter der Presse" sei. 

Wie Schlegel mit seiner Bhagavadgîtà so tat Bopp mit seiner 
Au8gabe von M. Bhârata-Episoden. Dankbar widmete er dièses 
erste ErzeugnLs der neuen Sanskritdruckerci dem willfâhrigen Be- 
gunstiger ihrer Herstellung, dem Staatsrainister Freiherrn Stein von 
Altenstein, „dem grofimîitigen Befôrderer der Wissenschaften". — 
Dann erzâhlt er uns in seiner Vorrede von dem Mahâbhàrata, 
dem grôBten Gedicht, „welches irgend ein Volk aufzuweisen", von 
seinem Namen und Inhalt, und wie er, was schon friiher gesagt, 
das Durchlesen dièses Epos unternommen, und seine Ausziige 
daraus „nun nach und nach an das Licht treten sollen". Er gibt 
uns die Stellen an, wo sich die mitgeteilten Episoden fînden, und 
ihren Zusammenhang mit dem ganzen des Epos. Zuerst die drei 
letzten Stûcke dieser Ausgabe, „Hidimbas Tod, des Brahmanen Wch- 
klage, Sundas und Upasundas", wie die Ueberschriften einzeln 
lauten, und dann das erste, wonach das Buch kurz genannt ist, 
„Ardschuna8 Himmelsreise". — Auf Einzelheiten dieser Darlegung 
brauchen wir hier nicht einzugehen. Nur bemerkt sei, dafs der 
deutschen metrischen Uebersetzung jener Stûcke auch solche eînes 
Brucbstûcks aus Nalas und Damayanti, der neunte bis droizehnte 
Gesang angefugt war. Ueber das Metrum aber, dem sich bei 
seiner Freiheit auch unser Deutsch leidlicli fiigt, iiber seine »Schrei- 
bung indischer Namen und indischer Wôrter ûberhaupt, ûber die 
Handschriften endlich, die er beim Abschreiben und Vergleichen 
des Textes benutzt, war obenfalls in der Vorrede Auskunft ge- 
geben. — Man hatte in Bopps Ausgabe, und diefi zum Unter- 
schiede vo^ der vor^usgehepden Schlegelschen, etwas neues, bishç\^ 



]0S Zweites Buch, 

unbekanntes der altindischon Sagenliteratur und, das gab sich »iuch 
in âuBerem durch die Worttrcnnung zu crkenneu, ein treffliclies 
Lesebuch fiir angeliende Sanskritschiiler"'". 

Nun war es an Schlegel das Work seines Kollegen anzuzeigcn 
und gebiihrend zu wiirdigcn. — Er schriob ihm einen Briof, worin 
er ihm fiir die Uebersendung der Episoden bestens dankt und 
Gliick wiinscht zu der gelungcnen Unternebmung. Auch der Ber- 
liner Typenguis sel „volIkommen gelungen", nur dais einige Ein- 
zelheiten vielleicht nicht beobachtet worden; er habe ùberhaupt 
Lust, „noch einiges an dieser Schrift zu verbessern und zu ver- 
vollstandigen". Und darùber, ûber Schrift, Satz, Druck, verbreitet 
sich seine Zuschrift. Um iibcr andercs, die „viele schwierige 
und dunkle Stellen", wovon Bopp bei seiner Zusendung gesprochon, 
um, wie Schlegel sagt, „ùber Ihre Ausiegungen und den Inhalt 
Ihrer Anmerkungen etwas bedeutendes sagen zu konnen", miilste 
ich mehr gelcsen haben. Nur die allgemeine Bemerkung solle ihm 
jener erlauben, ^dal's Sie — heiBt es — zu schiichtorn in der Kon- 
jektural-Kritik und dadurch mitder AuslegunginsGedrangekommen" 
— ein wunderlicher Vorwurf, fiirwahr, und so gar allgemcin 
gchalten. — Das Schreiben ist hôflich, vornehra, aber wie der 
Schreiber selbst sagt „geringen Inhalts". Er hatte anderes zu tun, 
„dringende Geschafte", wie er erkiârt, hatte, wie wir uns dazu 
erklâren, auch noch immer mit seiner Bhagavadgîtà zu schaffen, 
denn er mufste fiir seinen Teil den Zurechtw^eisungen eines Hrn. 
Langlois im (Pariser Asiatischen Journal), einem freilich billig zu 
iiberkommenden Gegner begegnen'^ 

Anders, wie der altère Burnouf die Gabe verdankt. „Das ist 
ein neuer Dienst, den Sie den Indischen Studien leisten, um welche 
Sie sich schon so wohl verdicnt gemacht haben." DieB Werk, 
sagt Burnouf, wiifde ihm selbst, aber noch viel mehr seinem Sohno 
niitzlich sein, der fiir das Sanskrit mehr Zeit habe, der auch fiir 
einige besondere Belehrung (die Beantwortung einiger beigelegter 
Fragen) sehr dankbar sein wiirde. Derselbe wolle auch die lang 
versprochene Uebersetzung vollenden, wozu er selbst zu seinem 
Leidwesen noch immer nicht gekommen. So geht das Schreiben 
fort, mit w^eiterm Dank, weiterer Anerkennung u. à." 



1. Kapitel (1822-1827). 109 

Und noch anders, wie Wilhelm von Ilumboldt in cinem Briefe 
aus Ottmachau seînen Dank sagt. „Ich liabo mit dem grôÛesten 
Intéresse und Vergniigen — schreibt er — die samtlichen nun von 
Ihnen herausgegebcnen Episoden gelesen und wiedcr gelesen, und 
was mir, bei der ersten, noch irgcnd /Aveifelhaft geblieben ist auf 
den iuliegenden Bogen genau angemerkt.** — Der Brief sollte ihm 
voraus eilen, der eben im begrilT war, von jenem Landsitz mit 
einigem Aufenthalt unterwegs nach Berlin oder Tegel zuruck zu 
reisen, sollte Bopp wo moglich noch anireffen und zu einer Unter- 
redung einladen, ehe dieser in die Ferieu gieng. — So gar eifrig 
war Humboldt, aber so gar eifrig auch Bopp, dafs er in diesem 
Sommer erst spat und nur auf kurze Zeit seine Rheinfahrt antrat. 
Denn er wollte zuerst das erste Stûck seiner Grammatik noch 
heraus bringen, davon jener schon anfangs Mai den ersten Bogen 
gesehen und sechs Wochen spâter schon sechs Bogen gedruckt 
waren '*. — DieB letztere hîitte Bopp dem Schlegel angezeigt. und 
eine Bemerkung von diesem anlafslich der Episoden-Textausgaben 
war noch in dem Briefe Ilumboldts wiedergegeben. „I)as ist nun 
also — hatte Schlegel gesagt — der zweite Sanskrittext, den wir 
Deutsche binnen Jahresfrist ans Licht senden. In England sind 
zwischen dem Ilitopadeça und dem zur Erscheinung bald fertigen Ge- 
setzbuch des Manus vieiv.ehn Jahre verflossen/ — Mit dem letzteren 
gemeint war die Ausgabe von G. Ch. Haughton, — Mànava = 
Dhermasàstra; or the Institutes of Menu. London 1825. — 

Anfangs November 1824 schrieb Bopp an Schlegel: „In diesen 
Tagen werde ich auch die Ehre haben, Ihnen ein Exemplar des 
ersten Heftes meiner Grammatik zu iiberschicken. Ich bitte Sie, 
mir Ihr belehrendes Urteil dariiber nicht vorzuenthalten und auch 
auf aile Miingel und Irrtiimer, die Ihr bewiihrter Scharfblick darin 
wahrnimmt, aufmerksam zu machen" '\ — Das Heft umfalste 
zwôlf Bogen, darin „Schrift und Aussprache, Wohllautsregeln", die 
Lehre „von den Wurzeln und Priitixen** und noch teilweise „No- 
men** und Kasusbildung behandelt waren. Und das ganze des 
Werkes, davon so das erste Stiick gegeben, hieB Ausfuhrliches Lehr- 
gebâude der Sanskrita-Sprache. 



110 Zweites Buch. 

Was sagte nun Schlegel zu diesem neuen Geschenke des Freun- 
des? was, um nach andern iiicht noch zu fragen, Wilhelm von 
Ilumboldt? Diesem, seinem getreuesten Schùler, Freund und Be- 
rater hatte doch Bopp, wenigstens schon in Gedanken sein gauzes 
Lehrgebâude zugeeignet. Er wufste auch, wie ihm dieser geschrie- 
ben, „8chon der erste Bogen hat mir ausnehmend gefallen. Ob- 
gleich nur von den ersten Eleraenten darin die Rede ist, zeichnet 
sich der Vortrag gleich durch Klarheit aus, und geht, wo es nur 
die Gelegenheit erlaubt, auch tief und erschôpfend ein. Fch wùnsche 
Ihnen daher — hatte Humboldt gesagt — mit aller Wahrheit 
der Anerkennung des Verdienstes, welchea Sie sich dadurch er- 
warben, Gluck zu einem so schônen Beginnen"**. Und jetzt? 
Ilumboldt machte Bemerkungen, Vorschlâge u. dergl. zu einzelnen 
Seiten und Regeln dièses Heftes. 

Gegen Ende Dezember schrieb auch Schlegel seiuen Dank- 
sagungsbrif: „Ich habe . . das erste Heft Ihrer Grammatik . . mit 
groCer Befriedigung gelesen. Sie haben die Buchstabenlehre auf 
originale Weise behandelt. Ich bin dariiber ganz mit Ihnen ein- 
verstanden, dais sie in den bisherigen Grammatiken unvollstiindig 
ist, und daher manche Vertauschungen der Buchstaben bei der 
Flexion und Wortbildung als willkûrlich erscheinen. Doch — nun 
folgen wohi die erbetenen Ausstellungen — doch sollte ich fast 
meinen**, sagt Schlegel, „Sie hatten etwas zu viel hinein gezogeu, 
wenigstens diirfte es fiir den Anfànger verwirrend sein. Indessen 
ist Ihr Buch ûborhaupt nicht sowohl fiir Anfànger als fiir Kenner 
bestimmt. Um so mehr mufs ich es beklagen, dafs Sie nicht die 
lateinische Sprache gewâhlt haben, die fiir scharfe Bestiramtheit 
und Kiirze im Ausdruck grammatischer Regeln so einzig geeignet 
ist. Sie haben dadurch dem vortrefflichen Werke den Zutritt im 
Auslande erschwert.** Englânder und Franzosen konnten das, meinte 
Schlegel, konnten iiber dièse Gegenstânde in ihrer Muttersprache 
schreiben, aber wir Deutsche nicht — ein wahrlich beschâmendes 
Gestandnis, doppeltbeschâmendgegenûber jenemfriihern so garstolzeu 
Vergleich. Doch das war auch ailes was er zu sagen hatte, ailes 
îibrige des langen Schreibens betraf, was den Schreiber selbst mit 
angieng, Typenaufertigung und was dazu gehôrt. 



1. Kapitel (1822—1827). 111 

Daraaf hat Bopp sechs Wochen spâter geantwortet, einiger- 
maOen zugestaudeu (aach schon friiher an Burnouf), was jener un- 
liebsam vorausgesetzt, dafs cr allerdings die Âbsicht habe, spâter 
eine kurze Grammatik, lateinisch, fîir den Universitâtsgcbrauch 
herzustellen, darin Wohllautsregeln und Beispiele eiazuschranken 
und anderes, wie gleich nachher in einer Seibstanzeige zu lesen 
stand *^ — »Der Verfasser — so wird hier eîngangs berichtet — 
hat es sich zar Aufgabe gemacht, den grammatischcn Bau der 
Sanskritasprache systematisch und mit môglichster Vollstandigkeit 
zu entwickeln, auf eine Weise, dafs dièses Lehrgebaude geeignet 
sei, ohne Beihilfe mûndiicher Ânleitung zu einer grûndlichen 
Kenntnis des Sanskrits zu fûhren. £r hat sich daher bemîiht, die 
Regein mit dem Grade der Deutlichkeit vorzutragen, den er nur 
irgend zu erreichen im stande war, und ailes durch Beispiele 
genugsam zu erlâutern." Seine Vorarbeiten, die ihm vorzûglich 
dienlich gewesen, seien die Grammatiken von Wilkins und Forster, 
erstere durch besondere Elarheit, letztere durch merkwûrdige V^oll- 
standigkeit, ja Uebervollstândigkeit sich auszeichnend. Dièse sei durch 
ihr blofses Tabellenwesen fur den Anfanger gar nicht, eher wohi 
fur den Forscher zu gebrauchen, um ^daraus die Gesetze der Ent- 
wickelung zu entnehmen" ; jene habe eben manche Gesetze, daraus 
sich grammatische Erscheinungen erkiâren, gar nicht oder (wie 
frûhere) nur unvollkommen angegeben. Und so folge, dafs sich die 
beiden gewissermafien ergânzen. Solle in der Formenlehre — so 
meint Bopp — ailes aus dem Grunde verstanden werden, und 
„was die grammatische Analogie gebildet" nicht als Folge „will- 
kûrlicher Laune des Sprachgebrauchs erscheiuen^, so mûfsten eben 
„die Wohllautsgesetze mit môglichster Sorgfalt und Vollstandigkeit 
entwickelt werden**. Um ein einzelnes nur anzufûhren, er habe 
die Théorie des Anusvâra, des s. g. nasalen Nachlauts (fiir aus- 
lautend m oder dessen euphonische Vertretung) eingohend be- 
leuchtet — ein Punkt, ùber dessen Stand und Stellung neuere 
Herausgeber mit den âlteren Handschriften, jene unter einander, 
ja wohl mit sich selbst vielfach in Widerspruch gerieten. — 
SchlieBlich verspricht die Anzoige fur kiinftigen Sommer das 
zweite Heft, und dièses sotte die Dekiinationen nach ihrer Ver- 



112 Zweites Bucb. 

schiedenheit weiter bringcn, „auBerilein die gauze Lehre des Ver- 
bums euthalten uud somit den wescutlichsten uiid uncutbehrlichsteii 
Teil der Grammatik erschôpfen". 

Unser Grammatiker ist Sprachforscher. Man mufs jeiie Vor- 
arbeîten. mufs altères vergleichen, uin das Boppsche Lebrbuch an- 
geinessen zu wiirdigen. Wer in diesem Stiicke auch schou Fehler oder 
Misgriffe aufweist — denn es sînd ja darin und batte kaura audei*s 
sein konncn — der môge sein Urteil noch einbalten oder aber, so 
ers kann, den Spuren diescr Irrtûmer nachgehen, saoblicb und im 
Geiste des Forschers. — Wir aber wollen hier, so viel als môglich 
vom Gelehrten und Forscher wie vom Lehrer absehen, um einiges 
andere von dem Manne Bopp zu erzahlen. 

Er war nun dreî Jahre Extraordinarius gewesen und hatte wohl 
erfiillt was man von ihm erwartet. Da wurde denn auch ihm er- 
fiillt was ihm in Aussicht gestellt worden, und das Jahr 1825 sah 
Franz Bopp zum Ordinarius ernannt, zum ordentlichen offentlichen 
Professer seiner Universitât. Gowifs bedurfte es nicht mehr, um 
ihn denken oder sagen zu machen, wie OHver Goldsmith seinen 
Landpfarrer von Wakefield sagen lafst, in dem ersten Ausspruch 
seiner bekannten Erzâhlung. 

Denn wie ausnehmend gut es ihm auch in Berlin gefiel, so 
konnte der nun dreiunddreiCigjahrigo sich doch nicht ganz behag- 
lich fiihlen. Wir sehen, wie er seine Wohnung mehrere mal ge- 
wechselt. Ihm fehlte die gemùtliche Hauslichkeit. Solcher war er 
iiberall nachgegangen, auch in Paris, da er seine angenehmsten 
MuBestunden im Zusammensein mit Freund Freytîig und dessen 
„gutom, liebenswùrdigem Weibchen" verlebt. Denn er war von 
kind auf an inniges Familienleben gew^ôhnt, wie er es bei den 
Windischmanns gesehen und im llause seiner Eltern. — Seine Ge- 
schwister waren auch schon aile verhoiratet, bis auf den altesten 
Bruder, der kriinklich war und mit seinem Berufe noch nicht ins 
reine gekommen. Da hiefi die eine Schwester Magdaleno Meyer, 
die andre Louise Edelmanu, und die drîtte war leider schon Wittwe. 
Auch sein Bruder Jakob durfte nicht mehr „klagen". Er hatte 
sich aus seiner Geburtsstadt Mainz eine Biirgertochter heimgefiihrt, 



1. Kapitel (1822—1827). 113 

eine geborene Schmitz, „ein braves Weib, geschickt und fleiBîg, 
wovon ich mir gutes hoffe**, wie der Vater damais schrieb, da er nur 
noch seinen âltesten, den Friedrich versorgt zu sehen wûnschte'^ 
Sein jûngster, der Franz schien ihm keine Sorge inehr zu machen. 

In jenem Winter, das war nach drei Jahren, verkehrle dieser 
viel im Hause des Theologen Marheineke. Der war, wie August 
Boeckh, im Jahre 1811 einem Rufe von Ileidelberg nach Berlin 
gefolgt, war hier Prediger an der Dreifaltigkeitskirche und Pro- 
fessor an der neu gegrûndeten Universitat geworden. Ein tiich- 
tiger Theologe war Marheineke, Philipp Konrad, der Kirchen- 
historiker, ein bîôderer Protestant wie Bopp bei allem ein biederer 
Katholik. Aber gar nicht wohi um theologischer Dinge willen 
kam der jCingere zum iilteren Freunde und Kollegen, nicht von 
wegen der Wisseuschaft sondern von wegen einer Nichte, einer 
Schwestertochter im Hause des Theologen und Konsistorialrats. 
Denn dièses Madchen, das ihm gut gefiel, das er da kennen und 
lieben gelernt. Luise Matthies war ihm, trotz des Unterschieds in 
Kirche und Bekenntnis, wie eine andre Lotte Windischmann. Und 
kurz, die Eltem des Madcliens, der Vater war wohlbestallter Rats- 
herr in Hildesheim, gaben ihren Segen zu dem Herzensbunde, wel- 
chen die beiden geschlossen. 

Wir iinden keinen Brief vom alten Bopp aua dieser Zeit, aber 
mehrere von den Schwestern des Franz, und dièse sind so iiberaus 
lieb und herzlich in ihrer Weise, dafs es eine Lust îst, sie noch 
zu lesen. Die eine freut sich auf das Gliick, ihn mit ihr in die 
Arme zu schlieBen; die Tage des Zusammenseins wûrden lauter 
Festtage in der Famîlie werden. Und die andre freut sich, nun 
wieder eine liebe Schwester mehr zu haben; sie will auch am 
Hochzeitstage den lieben Gott recht von herzen um Gliick und 
Zufriedenheit fur die beiden bitten; das wolle auch die Frau 
Aebtissin, die sich ihm empfehlen lasse, wolle mit dem ganzen 
Konvent fur das junge Brautpaar beten. 

Auch von Windischmann sehen wir keinen Brief oder Gliick- 
wunsch aus dieser Zeit, nicht aus mehreren Jahren, auch nicht 
umgekehrt von Bopp an Windischmann. Vielleicht hat bloÛer 
Zufall die Lûcke verschuldot, vielleicht auch anderes. Schwerlich 

Lefmann. Fraox Bopp. 3 



114 Zweites Bucli. 

wîrd raan dem Ereignis scbuld geben, dafs es die al te Freundschaft 
zeitweîlig erkalten gemacht. 

Dagegen haben wir einen Brîef Ilumboldis an Bopp, eînen 
Glîickwunsch der Familie auf die erhaltene Verlobungskarte. Das 
Schreiben ist vom 8. Mai 1825. „Da Sie gewifs nicht an dem 
freundschaftlichen Anteil zweifeln**, schreibt Humboldt, ^den ich an 
allem nehme, was Ihnen begegnet, so darf ich mir schmeicheln, 
dafs Sie von der Aufrichtigkeit meiner Wiinsche ûberzeugt îsein 
werden." — Natûriich kommt anderes in dem Briefe hinzu. Es 
ist die Langlois'sche Unkenntnis und Flûchtigkeit betreffs der 
Schlegelschen Gîta, die er dem Freunde vorlegt^^ 

So sind wir allzumal wieder auf wissenschaftliches hingewiesen, 
auch hier wo Franz Bopp fur sich selbst endlich aus seinera lei- 
digen Singular zum Dual gekommen. Er moge doch nicht so sehr 
nach London eilen, schrieb eine Schwester dem Bruder, ob etwas 
frûher oder spâter dort, werde nicht soviel zu sagen haben. Also 
beabsichtigte der glûckliche Brâutigam wohl wieder nach London 
zu reisen. — Er hatte nach dem Erscheiuen des ersten Heftes 
seiner Grammatik, darûber ihm von Humboldt, Burnouf — der 
jûngere lieferte eine Anzeige des Werkes im Journal Asiatique — 
von diesen und andern auch ôffentlich viel preisendes gesagt wor- 
den, riistig weiter gearbeitet. Nur mit weiterer Textausgabe hatte 
er gezôgert, um zuvor noch Colebrooke'sche Handschriften anzu- 
sehen, deren Vergleichung ihm bei seinem ersten Besuche in London 
nicht mehr môglich gewesen. 

Darum war Bopp wâhrend des Sommers 1825 in Berlin so gar 
viel beschâftigt. Er hatte wieder eine andre Wohnung zu suchen, 
sie oinzurichten, dieCmal eine Familienw^ohnung — sie fand sich 
in der Kurstrafie — hatte fur seine bevorstehende Hochzeit, 
fur seine Reise, auch fur die nôtigen Pfunde vorzusorgen. Denn 
es betraf einen Drlaub den Winter ûber — und „praktisch" war 
der Bopp, Sohn wie Vater, das haben wir mehrfach gesehen. 

Indessen kam das Ende des Sommersemesters, es kam der 
August und der Hochzeitstag — und dann reiste Franz Bopp mit 
seiner jungen Gattin zunâchst dahin, wohin er immer und diefimal 
besonders gern gieng, an den Rhein, zu seinem Vater, seinen Ge- 



1. Kapitel (1822—1827). 115 

schwistern und Freunden. Da zeigte er sciner Luîse die Tunimel- 
pUtze seiner Jugend, seine frûhere und frûheste Heimat. Und 
lauter Festtage waren in der tat die etiichen Wochen, die sie da 
von einem Familienhause zum andern ziehend ihrer jungen Liebe 
lebten, ehe dann Franz Bopp wieder allein nach London gieng. 

Das war gegen Ende Oktober. Wir lassen ihn da bei .seinen 
Mahâbhârata-Blâttern im Ilause der Ostindischen Koinpagnie. Seine 
Briefe und die seiner Freunde sollen uns inzwischen erzahlen was 
ihn noch sonst angeht. 

Er war dort glûcklich angekommen, wie er seiner Frau und 
Familie, auch an Uumboldt geschrieben. Dieser tat die vorberei- 
tenden Schritte und unterrichtete ihn brieflich, wie und wann er 
um die nôtigen Mittel fur seinen Âufenthalt dort einzukommen 
habe. Und wie diesem das Wohl und die Zufriedenheit des Freun- 
des nahe gieng, sehen wir hier aus mehreren Briefeu dieser und 
aus anderen andrer Zeit'^ 

Dann ist der Briefwechsel mit den Burnouf. — Bopp hatto 
auf den Wunsch Burnoufs, des Vaters, einige Mahàbhàrata-Episoden 
angegeben, die der Sohn herausgeben konne, hatte sich auch bereit 
erklârt, den strebsamen Anfanger mit Erklârungen und Lesarten 
aus eigener Aufnahme zu unterstiitzen. Vater und Sohn hatten 
das dankbar angenommen, und Bopp als Urheber aller Frucht be- 
zeichnet, welche aus solchem Wirken einst reifen môchte. Nur, 
schreibt Eugène Burnouf nach London — es ist, soweit wir die 
Briefe haben, der erste, welchen dieser selbst an Bopp richtet — nur 
konne er unter den angegebenen nîcht wohl sogleich die Çakuntalâ- 
Episode ûbernehmen. Denn, wie er hôre, beabsichtige Chézy 
deren Herausgabe und Uebersetzung. Und seinom Lehrer, der 
zwar îm Vertrauen gesagt in dieser Hinsicht viel oder ailes ver- 
sprâche und wenig oder nichts ausfûhre, diirfe er nicht wohl vor- 
greifen. Aber um anderes bittet er, das hier Erwâhnung verdient. — 
Auf Yeranlassung A. de Rémusat's hatten der jîingere Bur- 
nouf und Christian Lassen, welcher damais in Paris war, es ûber- 
nommen, in die indischen Handschriften der Kônigs-Bibliothek 
einigermaûen wenigstens âufierliche Ordnung zu bringen. Dabei 

8* 



116 Zweites Buch. 

waren sie auf ein kleines (siamesisches) Manuskript gestofien, das 
seinem Tîtel uach in Pâli, dem buddhistischen (vielmehr siid- 
buddhistischen) Idiom abgefafst erschien. Ueber die EritzilTeruno^ 
desselben entstand eine Abhandiung, darin Lassen scinesteils die 
Vergleichung des Pâli mit dem Sanskrit und Prâkrit, nach der 
Grammatik des Vararuci gab, Burnouf andernteils das lithogra- 
phische besorgte, die Darstellung der Alpliabete und Schriftproben 
(nach eînem Laloubère, der das zuerst versucht). Damit nun 
aber, wie Burnouf sagte, das neugeborne kein todtgebornes sei, 
sollte Bopp in seiner Liebe und seinem Eifer zu hilfe sein, nach 
einem vermutlich gleîchen Manuskript auf der Bibliothek der As. 
Gesellschaft in London und einem Vokabular aus der Verlassen- 
schaft eines Dr. Leyden im Hause der Kompagnie dort forschen 
und gfinstigen falls Facsimile, bezîeh. Kopie davon besorgen. Wie 
sein Antwortschreiben zeîgt, tat Bopp ailes was er konnte, suchte 
und fand auch die âhnliche, aber dem âuCern Anschein nach doch 
nicht gleiche Handschrift (des „Kamuva**, wie es hieC), auch das 
fragliche Vokabular des Dr. Leyden, ein vergleichendes, und ein 
anderes besseres, das gedruckt worden (Seramp. 1810) und, wie er 
gehôrt, im Besitze des Herrn Langlès gewasen. Aus diesen Griin- 
den lieB er auch nicht sogleich Facsimile und Abschrift anfertigen, 
und wie Burnouf dann schrieb, wollte dieser ihm auch nicht auf- 
laden was er unter andern selbst einmal in London friiher oder 
spâter besorgen kônne '\ — Immerhin aber bleibt Bopps Nanie 
mit diesen ersten Anfangen der Pâliforschung dauernd verbunden. 
Endlich ist eines Briefes hier zu erw^âhnen, den ihm ein 
Schiiler nach London schrieb, Friedrich Rosen. — Wir haben einen 
Namen hier genannt, den von Sanskritkenuern noch keiner nennt, 
ohne das Gefûhl der Achtung und tiefer Wehmut. Doch wir wollen 
nicht vorgreifen. — Friedrich August Rosen, aus Hannover ge- 
bûrtig und in DetmoW heimisch, hatte zuerst in Leipzig studiert 
und dann unter Bopp in Berlin Sanskrit getrieben. Wie weit ers 
darin schon gebracht, geht aus dem Briefe hervor, zuerst, dafs ihn 
Bopp seinem Freunde Humboldt warm empfohlen und ihm die 
Korrektur vom zweiten Heft seines Lehrgebâudes (ibertrageu. Dann 
daraus was Rosen von seiner eignen Arbeit, eiuer Erstlingsarbeit 



1. Kapitel (1822—1827). 117 

schreibt, dem Probestûck „eînes sanskritischen Wurzelbuches**, 
womit er das andre Jahr promoviercn wollte. Und drittens daraus 
was wir zuletzt in dem Briefe lesen, wie der Lehriing in Abwescn- 
heit des Meisters mit dessen Zuhôrern die Sanskritstudien gemeiu- 
sam fortsetzt, auch ein paar Neulinge unter seinen „unsichem 
Auspizien", wie er sagt, „die Kiisten des indischen Wunderlandcs*' 
betreten lâfst. — Es ist, als ob auch die Bescheidenheit des Lehrers 
auf seine Schûler iibergegangen. Da vergienge keine Stunde, sagt 
Rosen, in der er nicht etwas fester sich eingepragt oder klarer er- 
kannt hâtte. „ Aber das gewisseste was ich in jeder lerne", heifits dazu, 
„ist die niederschlagende Wahrheit, dais ich noch sehr weuig weifi*^** 
— Dieser Brief, ans Berlin nach London geschrieben, ist der erste 
einer Reihe von Briefen, die nachmals den umgekehrten Weg giengen. 

In demselben Schreiben wurde auch Bopp der Tod seines 
altcn Freundes Eichhorn in Gôttingen angezeigt; er war anfangs 
Dezember gestorben. Auch heraliche GrûBe von Mitscherlîch, Hegel 
und Zeune waren dem Schûler an seinen Lehrer aufgetragen. Wie 
ihm dièse und andre Kollegen und Freunde in Berlin wohlwollend 
gesinnt waren, zeigt auch — worûber sich Bopp mit Humboldt 
zuvor beraten — deren mit der Regieruug einmiitige Bewilligung 
einer namhaften Unterstiitzung (sicher 300 Thlr.) fur seinen Aufent- 
halt in London. 

Mit April, zu Ostern, war Bopp in Berlin zurûck. Da war 
das zweite Heft seiner Grammatik schon herausgegeben. — Auch 
sein Schiller Friedrich Rosen hatte mit seinem ^Probestiick" schon 
promoviert; er hatte, wie Humboldt erzâhlt, sein Examen sehr gut 
gemacht'*. — Fur Bopp aber galts nun, das Lehrgebâude zu Ende 
fiihren, seine Textsammlung, um dorentwillen er in London ge- 
wesen, weiter und sein begonnenes Sanskritglossar herausgebeu. 
Und noch anderes bedeutendes,' wovon auch die Humboldtbriefo 
sprechen, sollte ihn dieB Jahr beschâftigen. 

Noch im selben Fruhjahr gieng er mit seiner jungcn Frau zu 
deren Eltern nach Hildesheîm, und wie er dort im Hause des 
Ratsherrn bei seinen Schwiegereltern und Verwandten ein paar 
angenehme Wochen zugebracht, das hat Bopp nachher auch seiner 
Famille nach Mommenheim berichtet. Nur hierher, nach Mommen- 



11g Zweites Buch. 

heim Lst er im folgenden Herbst nicht gekommen, trotz des heiBen 
Soramers und der angestrengten Arbeit — wegen „der guten Hoff- 
nung hâuslicher Freuden", wio der al te Bopp sich vertrôstet. 

Im folgenden Wintor, bald nach Neujahr 1827, bekam uuser 
Bopp sein erstes Kind, ein Mâdchen, nach dessen Ankunft aber 
auch einige schwere bange Tage, darin der Gatto und Vater um 
das Leben seiner jungen Frau ângstlich zu zittern batte. Sic 
giengcn gliicklich vorîiber, und Mutter und Tochter blieben ihm 
erhalten. — „Gott sei Dank**, schrieb dann sein Vater, „dals dièses 
nun gliicklich ûberstanden", und „Dank dem gùtigen Schopfer fiir 
Ihre Genesung und dafs Sie sich so bald wieder von Ihrer schweren 
Krankheit erholt haben**, schrieb Thérèse Bopp an ihre „geliebte 
Schw ester", die Gattin ihres Bruders. „Wir warteten schon so 
lang auf Brief in Mommenheim (dahin waren die Anzeigen ge- 
schrieben) und waren diesetwegen in groBer Furcht. Doch dicse 
groBe Gefahr, in der Sie schwebtcn, dachten wir nicht. Was hat 
Franz gelitten, da cr jeden Augenblick fiirchten mufste, sein ganzes 
Gliick, sein liebstcs zu verlieren! 0, ich darf ihn nicht denken 
diesen Gedanken" '*. — Und doch lag er nahe, der Gedanke, denn 
um dièse selbe FrLst und unter gleichen Umstânden hatte die Fa- 
mille eine liebe Tochter und Schwester, ihre andere Luise, die 
Frau des Edelmann verloren. — So fàllt auch einmal andres, gutes 
oder schlimmes, ins Gelehrtcnleben, damit wir es auch sonst nicht 
vergessen, dais auch die Gelehrten Menschen sind. 



Zweites Kapitel. 



Akademische Abhandlungen. Streit und Widerstreit. 

(1827—1830.) 

Im Jahre 1819 war zuerst Jacob Grimms Deutsche Grammatik 
erschienen. Das war âhnliches wie das Konjugationssystem und 
die Analytical Comparison, aber doch anderes und mehr als beides. 



2. Kapitel (1827-1830). 119 

Denn in den beiden waren eînige Haupter eincr groBen Sprach- 
gemeinschaft in einigen Hauptziigea ihres Wandels verglichen und 
historisch ziisammengestellt, wâhrenS dort aile Glieder eiiior be- 
sondem Sprachfamilie in allen Zùgen jcnes Wandels verglichen 
und zu einer Geschichte ihrer Gesamtentwickelung aufgefiihrt 
waren. 

So war Deutsche Grammatik noch nîcht behaudelt worden. 
Auch Franz Bopp konnte daraus lernen, kounte und mulste die 
Arbeit hoch schâtzen, „wegen der rein historischen Behandlung und 
des unendlichen FleiÛes im einzelnen bei einer durchgcfiihrten Idée 
im ganzen**, wie der altère Schlegel an Wilhelm von Ilumboldt 
schrieb. 

Aber ein anderes war doch auch wieder die andere Ausgabe 
vom Jahre 1822 an, auch fiir Bopp. Das war zuerat eine Ge- 
schichte der deutschen Laut- und dann der deutschen Wortbildung, 
davon der zweite Teil erst 1826 erschien, weil er „8ehr langsam 
gedruckt" ward, wie Grimm schrieb '\ — War nun der da, was 
man ihm nachgesagt, wirklich wie einer, der in seinem Hauso „zu- 
weilen ûber die Bodentreppe làuft, um durch die Luken zwischen 
die Nachbarsdâcher zu schauen", der Jedoch immer gern wieder 
hinabsteigt und unten wohnt, wo geriugere Aussicht ist?** Und wenn, 
mulste er da nicht auch gelegentlich wohl in die Nachbarhâuser 
haben hineinblicken kônnen, sogar in entlegenere Werkstatten, 
sogar in die der indischen Grammatiker? Weil er doch Werkzeug 
von daher auch fur sich brauchbar ersehen und Kunstformen fur 
passend, sie im eignen Hause anzubringen? W^er aber dièse anders 
nach ihrem eigentûmlichen Wert und Gebrauch kannte, der durfte 
auch wohl nachsehen, ob deren Gebrauch und Anwendung im 
Deutschen zu fug und recht geschehen, ob sie iiberall passend und 
wo passend ûberall geschehen. Das tat Bopp mit zwei Artikeln 
im ersten Bande der „Berliner Jahrbûcher fur wissenschaftliche 
Kritik", 1827. 

„Wer sind denn die mir ganz unbekannten Berliner Jahr- 
bûcher?" fragt Humboldt am Rande eines Briefes, darin er eingangs 
seine grofie Freude dariiber ausspricht, seinen lieben Freund „mit 
einer Arbeit ûber Grimm beschâftigt" zu wissen. Und einige Mo- 



120 Zweites Buch. 

nate spater, da er den ihm vorgclegten Aufsatz zuruck schickt, 
lautot wie folgt seine Erklarung. ^Es ist unstreitig das wichtigste, 
was Sic bis jetzt iiber Sprachvergleichung geschricben haben, und 
was man iiberhaupt iiber dicselbe zu untersuchen vermag." Dazu 
gibt er, ohne sich „genug Kenntnis des Sanskrits noch der ger- 
manischen Sprachen" zuzutrauen, seine Einwendungen, Zweifel und 
Bedenken zu erkennen — ein Aufsatz zum ^Aufsatz** '^ 

Die Hauptfrage, um dieB nur kurz hervorzukehren, betraf das 
Verhalten von Laut zu Ablaut im Deutschen, jenen Vokalwechsel, 
der mit entschiedenem Flexionswirken auf die Orundbiidung der 
Sprache hinabfûhrt. Jacob Grimm hatte diescn dem Ouna der 
indischen Grammatiker gleich erachtet, mit gleichem Wesen und 
Walten im Formenschaffen. — Dem mufs Bopp widersprechen, 
weil Guna, wie er besonders aus der Konjugation (einer ersten 
oder zweiten Hauptkonjugation) dartut, nicht Vokaltausch oder 
Wechsel sondern Vokalsteigeruug ist, eine „Diphthongierung'', wie 
er sagt, durcli das Schwergewicht *der Endungen sichtlich bewirkt 
— etwa, môgen wir sagen, wie der eine Wagebalken niedersinkt, 
wonn das Gewicht am andern Erleichterung erfahrt, und umgekehrt. 
Also, erklart er, ist Guna eine durchaus „euphonische" Erscheinung, 
Ablaut dagegen, obzwar in einigen Fiillen von gleich kommendem 
Erfolg, ob sogar wohl von ursprîinglich gleicher Entstehung, ein 
wesentlich anderes und auch wirksam ein anderes, als von offenbar 
„grammatischer" Bedeutung. Und dann muis er dem Verfasser der 
deutschen Grammatik auch darin widersprechen, dais der Ablaut, 
welchen er mit recht „die Seele der deutschen starken Konjugation" 
genannt, in die frûheste Bildungsperiode unsrer Sprache reiche, 
wàhrend er vielmehr in die Période gehore, „wo die Beugungs- 
endungen schon anfangen, Herrschaft iiber den nicht mehr in seiner 
ganzen Bedeutung aufgefalston Wurzelvokal zu gewinnen". 

So wie zuletzt versteht Wilhelm von Humboldt die Ansicht 
Bopps, an dessen Sâtze er mit scharfer Dialektik herangeht. Darin 
habe Grimm offenbar unrecht, Ablaut und Guna „immer in eine 
Klasse zu stellen", und riihre das wohl von mangelhafter Kenntnis 
des Indischen her. Aber, fragt Humboldt erstlich, „ist das indische 
Guna wirklich der (von Ihnen) angegebenen Ursache zuzuschreiben?" 



2. Kapitel (1827—1830). 121 

und zweitens, ^ist nicht, wenn dieB auch der fall ware, dcr dout- 
sche Ablaut von demselben wesentlich (d. h. ursâchlich) vei'schie- 
den?" Der Erweis, den Bopp fur seine Erkliirung bringt, schcînt 
nicht hinreichend. Humboldt Lst gewohnt, aus allem und jedem 
besondern der Erscheinung das allgemeine der Begriindung zu be- 
greifen. „Mufs eine Erklârung des Guna", fragt er, „nicht auf 
aile Fâlle passen, wo es eintritt?** Also bei der ganzen Konju- 
gatîon (der zweiten und ersten), der ganzen Dekiination, bei 
der Stammformenbildung, ûberall, auch wo immer „der Strom 
der Analogie'' die Erscheinung zu wege bringt? . — „AbsichtIich 
grammatisch — heifits beziiglich des Ablauts — ist gewiis kein 
VokalwechseP. Der riihre, dûnkt-ihn, „îmmer entweder von der 
Natur der Buchstaben (Laute) und ihrcm Einfluls auf andere oder 
vora Accent her**. Warum auch noch „entweder — oder?" Es 
ist hier nicht wohl zuerst, aber zuerst voll bedeutsam die Erkennt- 
nis, dafs Accent in die Wagschale des Lautwandels fallt. ^Aus 
einem wirkiichen grammatischeninstinkt", sagt Humboldt, ^formten 
die germanischen Nationen das Prâteritum anders als das Prâsens. 
Sie gaben ihm bald durch Einsilbigkeit, bald durch den Accent 
mehr Nachdruck.** 

(lenug. Wir kônneu hier nicht das ganze der Ilumboldtschen 
Briefe und Einwîirfe vorgebracht haben, wir kônnen und diirfen 
noch weniger aus Grimm und der Bopp'schen Kritik hier des 
weitern anfùhren. Wer immer iiber Guna, Ablaut und Umlaut 
weiter geforscht oder noch forschen mag, der mulste und miils 
auch ferner auf diesen Grundlagen fuBen. 

Nur das eine noch mag hier in kurzem angesagt sein, wie 
wir wohl wissen, woran die Schwierigkeit recht eigentlich lag, 
welche Humboldt und Bopp im fernern Gegeneinanderhalten ihrer 
Meinungen ûber starke und schwache Konjugationsformen, ûber Guna 
und Ablaut im Germanischen und Indischen fanden, daran nàm- 
lich, dafs sie nach hergebrachter Weise verbale Wurzel- und nicht 
Stammformen, nicht Nominalformen zum Ausgang nahmen. — Uebri- 
gens hat der eine in seiner Kritik wie der andere in seinen Brie- 
fen mit hôchster Anerkennung von der groBen Leistung des Freun- 
des und Mitarbeiters auf deutschem Sprachgebiet gesprochen. Auch 



122 Zweites Buch. 

da wo er seinen Widerspruch eînlegt, mit recht einlegt, ist Bopp 
voiler Achtung und Auerkcnnung. — Und Grimm anderseits ist 
voiler Dank „fûr die ausfùhrlicho und roichhaltige Bcurteilung". 
Er schreibt: „e« liegt schoii Lohn und Lob genug fiir mich in der 
bloBen Tatsache, dafs ein Orientalist eine deutscho Sprachlehre 
rezensierbar findet und dafs es mir gelungen ist, unsere Mutter- 
sprache wenigstens in gute Gesellschaft zu fiihren, wenn sic sich 
auch bescheidcn in der Ecke hait. Ihre Zustimmung erfreut mich 
so sehr als mich Ihre Einwiirfe belehren und ich branche kaum 
hinzuzusetzen , in manchen Punkten ûborzeugen" . . Er weiB es 
ja, Bopp hat vor ihm voraus, was er nicht mehr einholen, weshalb 
er nur „nachhinken** zu kônnen glaubt, lieber „auf treu und glau- 
ben nehmen" will, was jener mit voiler Iland bietet. „Mit Ihnen 
zu streiten wird schwer fallen, da ich mich Ihrer Ilauptwaffe, der 
Kenntnis des Sanskrits, nicht bedienen kann". 

Es ist das erste mal, dais wir die drei sich begegnen sehen, 
den ^Universalist", den Germanist und den Orientalist. Ihr Be- 
gegnen ist in solchem, was das ist und woher es kommt, dafs man 
ehedem, gotisch, „fara, for, farans" oder „giba, gàb (gebum), gibans" 
gesagt, wie wir noch heuto „fahre, fuhr, (ge)fahren" sagen. Und 
wenn sie nicht mehr getan, als solchem und dem gleichen aus 
dem grunde nachgeforscht, wir mûfsten sie schon darum die Be- 
grùnder unsrer Sprachwissenschaft nennen: 

Das war freilich ein guter Vorsprung, die Kenntnis des Sans- 
krit. Das wufste, auch wer wie Jacob Grimm in den Anfiingen 
stehen geblieben. Das wulsten auch die Schûler Franz Bopps, 
wie sie kamen und nicht abliefien zum Unterricht des verehrten 
Meisters zu kommen. 

Schon im April des Jahres war aus seiner Schule das erste 
Werk hervorgegangen, Friedrich Rosens Wurzelsammlung. Dank- 
bar hatte der Schûler erklârt, sein Werk auf Bopps Ermunterung 
begonnen und mit dessen standiger Beratung und Belehrung ausge- 
fûhrt zu haben. Er hatte es Wilhelm von Humboldt gewidmet, 
seinem „edlen Gônuer", auf Bopps Empfehlung. Und schon im 
nâchsten Monat finden wir den jungen Sanskritforscher als Pro- 



2. Kapitel (1827—1830). 123 

fessor der Universitât in London und mit nicht geringerem als mit 
dem âltesten und hciligsten dor altindischen Literatur baschâftigt, 
mit den Handschriften des Rigveda, daraus er ^bcmerkenswertas" 
zur Grammatik an scinen Lehrer nach Berlin schickt. 

Nach noch einem halben Jahr hatte dieser das dritte Heft 
und damit zucrst daâ ganze seines ^Lehrgebaudes'' fertig gestellt 
um es jenem selben „Freunde und Gônner", Wilhelm von Hum- 
boldt zuzueignen. Inzwischen beschâftigten ihu seine Texte und 
sein Wôrterbuch. Inzwischen beschaftigte ihn ein anderes, das 
nicht unmittelbar Unterricht und Lehre, aber das Leben angieng. 

Eine harte Zeit hatte Bopp in den ersten Monaten dièses 
Jahres durchgemacht. Er hatte eine Schwester verloren, wissen 
wir, hatte um das Leben vom Weib und Kind gezittert. Er hatte 
dazu erfahren, dafs nicht wie der einzcine auch der Familienvater 
sich einschrânken , und sogar nôtiges sicii versagen konne. Da 
fand er sein Auskommen schwer; denn im vergleich zu andern, 
um hier gar nicht an Freund Hegel, sondern uur an Boeckh oder 
Buttmann zu denken, war es wenig, sogar sehr wenîg, was ihm 
seine Vorlesungen zum Gehalte eintrugen. Die privaten natiirlich, 
denn die ôffentlichen, die iiber allgemeine Sprachengeschichte, 
welche er in den ersten Jahren abwechselnd hieit, waren verhâlt- 
nismâBig zahlreich besucht. 

Dem gegenûber schienen anderswo sich ihm andere bessere 
Aussichten zu erôffnen. Noch war ihm Mûnchen unverschlossen. 
Auch in London war eine Stelle frei geworden, und die den Schiiler 
angestellt, durfte er sich sagen, wiirden auch den Lehrer anstellen, 
und in England zahlte man mit Pfunden. So ward der Gedanke, 
Berlin zu verlassen, doch nâher gelegt, wenn auch ihm selbst nicht 
leicht zu denken und schwer, ja wohl schmerzlich einem Humboldt, 
welchen Bopp wegen seiner Lage zuerst ins Vertrauen gezogen. 

„Allein an Weggehen mûssen Sie nicht denken**, antwortet 
ihm jener. „Die6 konnte man unmôglich zugeben.** Er wolle 
einmal mûndiich mit ihm dariiber recht ausfûhriich reden.. Dann 
nach einigen Wochen — er hatte schon die ersten Schritte getan 
und die Sache, wie er sagt, „keinen Augenblick aus den Augen 
verloren" — schreibt er ihm wieder. „Die Besorgnis, eineu Mann 



124 Zweites Ruch. 

wie Sie zu verlieren, wird, wie ich mir gewifs schmeichle, bewir- 
ken, dafs man wenigstens das môgliclic fur Sie vorsuchcn wird." 
Er begreife, dafs, wenn sicli die Aussicht auf Vorbesserung da zu 
sehr verzôgere, Bopp werde Schrittc tun mûssen und tun. Und 
wieder nach einigen Wochen: es soi ihm licb zu hôren, dafs sein 
Vorgehen gewirkt habe; er habe eben, wie er hoffe, auch einen 
ûbrigen Teil der Schwierigkeit gehoben. 

Man wird zugeben, Humboldts ^wahrhafte Freundschaft und 
Hochachtung" âuBerte sich nicht nur in Worten. Ein Brief aus 
Mommenheim zeigt, dafs Bopp eine jâhrliche Zulage von dreihun- 
dert Thalern erhalten. „Gibt Gott lange und gute Gesundheit", 
schreibt der Vater, „so lalst sich hiermit gut haus halten." So 
mochte auch der Sohn meinen und an AVeggehen kaum noch ein- 
mal ernstlich denken. 

Ein paar Jahre zuvor hatte die bekannte Helmine (von Chézy) 
wieder einraal an Bopp geschrieben und unter manchera andern 
auch von einer Unterredung Hammers (von Purgstall) mit dem 
Kônige von Bayern erzâhlt. Hammer habe mit dem Kônig nach 
seiner Weise frisch von der Leber weg gesprochen, Othmar Frank 
einen Charlatan geheiCen und dem Kônige gesî^t, er hâtte Bopp 
„ unter keiner Bedingung aus den Handen lassen soUen. Sie wiiren 
herrlich und echt, und Bayern verlôre durch Ihre Entfernung in 
dieser Hinsicht unersetzlich" '^ — Nun wohl, wenn Bayern wirk- 
lich verloren, so hatte Preufien gewonnen und damit nach allem 
wohl auch Deutschland und die Wissenschaft. 

„Die Zueignung Ihrer Grammatik wird mir gleich ehrenvoll 
und angenehm sein", schrieb Humboldt in eiuem jener Briefe an 
Bopp. ''Es ist meiner innigsten Ueberzeugung nach ein vortreff- 
liches Werk, nicht blofi als Grammatik dieser besondern Sprache, 
sondern als Muster der Behandlung einer Sprache ûberhaupt. Ich 
kenne keine Grammatik, welche so wie die Ihrige jeden Teil des 
Sprachbaus einen durch den andern erklârt, und daher so unab- 
lassig auf die Darstellung des Gesamtorganismus hinarbeitet^^". 

Am 20. November unterschrieb Franz Bopp die Vorrede seines 
Bûches. Sie sprach gleich anfangs seine Ueberzeugung aus, „dais, nach 



2. Kapitel (1827—1830). 125 

dein was bescndei^s von Wilkins und Foi-ster verdienstliclies geleistet 
worden, eine weitere Fôrderung des Gegenstandes nicht etwa von 
einer ausgedehnteren Benutzung dcr eingebornen Grammatiker aus- 
gehen kônne, sondern nur von einer unabhangigen Kritik der 
Sprache selbst, welche don Weg auszumitteln strebt, auf welchem 
dièse zu ihren Bildungen gelangt ist, oder die Gesetze zu bestimmen, 
nach welchen diesel ben sich entwickelt haben." 

Freilich wohl, andre mochten andre Ueberzeugung hegen, auch 
andre als sie zuvor Ilumoldt ausgesprochen. Schon bald nach der 
ersten Aufrichtung des Lehrgebâudes rîisteton sich die Bonner 
Sanskritgelehrten, Christian Lassen naraentlich, als Vorkâmpfer, 
eine Lanze einzulegen fiir die kurz beiseite gesetzten altindischen 
Grammatiker und gegen deu kûhnen Baumeister, der ohne die 
Bauberechtigung zu werke gegangen, welche einzig die Vollherr- 
schaft oder der Vollbositz des „Stoffes" fiir die grammatische Dar- 
stellung gewâhre, d. i. „der ganzen Masse von Erscheinungen, die 
lebendig oder literarisch in einer Sprache vorhanden sind". 

Nicht doch so bald erschien der Gegner auf dem Kampfplatz, 
und wir haben noch Zeit, dem Karapfe nâher zu treten. — Bopp 
konnte unterdessen noch einige Episoden fertig stellen — er legt 
deren eine, Text und XJebersetzung, schon nach wenigen Tagen 
Freund Humboldt vor — konnte sein AVôrterbuch fertig stellen, 
konnte auch die Grammatik schon teilweise in mehr hoflfahiges 
Gewand kleîden. Er konnte unterdessen auf einem grôBeren umfiing- 
licheren Gebiete der Grammatik weiter forschen und zurecht stellen. 

I)as ist das Gebiet, auf dem wir ihn zuletzt als Kritiker der 
Grimmjschen Grammatik gesehen. Das ist, wo er bei einzelnem 
gezeigt, „dafs man auf historischem Wege so gut wie auf philo- 
sophischem zu wahren commentis (zu Erdichtungen) in der Sprache 
koromen kann". Humboldt hatte so gesagt, und eigentlich nichts 
neues, wie er gesagt. Unser Kritiker sollte das gelegentlich an 
sich selbst erfahren, wenn cr einmal die Grenzo des sicher ge- 
waikten ûberschritt und Vermutung fiir Geschichte ausgab. Aber 
io solchem und âhnlichem auch, triumphierte, wie jenem schien, 
die Bopp'sche Méthode. — AVir miissen auf frûher verlassenes hier 
zarûck kommen. 



126 Zweites Bach. 

In (Irei akademischen Abhandlungen (1er Jahre 1820/24 batte 
Wîlhelm von Huraboldt seine grundlegenden Anschauungen iiber 
Erforschung, ûber AVesen und Entwickelung der Sprache darge- 
legt*\ — ^Das vergleichende Sprachstudium, liatte er in der ersten 
geaagt, mufs zu einem eignen, seinen Nutzen und Zweck in siclj 
selbst tragenden Studium" gemacht werden. Der Teil fordere das 
ganze. Denn das ganze ist ein organischer Bau, dessen erste, 
aber vollstandige Bihlung keinerlei Veriinderung als durch ilire 
innere und feinere Ausbildung erfahrt. Jene, die Organisation, 
hat ihren Ursprung in Naturnotwendigkeit, „gehôrt zur Phy- 
siologie des intellectuellen Menschen", dièse, „die Ausbildung zur 
Reihe der geschichtlichen Entwickelungen". Und vergleichende 
Forschung, die in beiden die Verschiedenheit menschlichen Sprach- 
baus zu erkennen strebt, hat fortgesetzt dem gleichen in allen 
Sprachen, unterschiedlichem in einer Sprache nachzugehen, dort in 
die Breite gerichtet, hier in die Tiefe dringend. 

„DieAufgabe des Geschichtsschreibers", erklartllumboldtszweite 
Abhandlung, „ist die Uarstellung des geschehenen". Geschehenes 
aber . . doch wir kônnen hier auch die ersten Grundzûge nicht auf- 
fiihren, sondern nur ansagen, wie nach diesen erkannt wird. Wahre 
Wirklichkeit ist Notwendigkeit und folgt deren Gesetzen, den 
„Ideen". Und darum ist nun das Geschiift eines Geschichtsschreibers, 
âhnlich einigermafien dem des Kûnstlers, in allen Teilen die Dar- 
stellung sich auswirkender, in der Ei*scheinung sich offenbarender 
Ideen — als welche Jede menschliche Individualitat", als deren 
eigentiimliche Forra in „Erzeugung und Mitteilung" jedo „bedeutende" 
Sprache erscheint. Auch der Sprachforsclier ist Geschichtsforscher. 

„Ueber das Entstehen der grammatischen Form und ihren 
Einflufs auf die Ideenentwickelung" handelt endiich die dritte Ab- 
handlung Humboldts. — „Was in einer Sprache ein grammatisches 
Verhâltnis charakteristisch bezeichnet ist fiir sie grammatische 
Form." Stufenmâfiigen Fortschritts. so wird dargetan, ist solche 
Bezeichnung innerhalb der Sprachen vom blofien „Hinzudenken" 
und dessen Erleichterung durch Wortstellung, Redensarten, bis zur 
begrifflich oder. wesentlich wahren Form durch ^Modifikation der 
Sachen bezeichnenden Wôrter". Das geeinte Wort, und dessen 



2. Kapitel (1827-1830). 127 

vorwaltende Herrschaft „uber die ihm beigegebenen Nebenlaute" 
lâist dièse ihrer eigenen (stofflichen) Bedeutung verlustig gehen 
und sich im Gebrauch abschleifen, dafs sie aus urspriinglicher An- 
fugung nur als Beugung gelten bleiben, worin (abgesehen von 
^rein grammatischen Wôrtern") wahre Form sich erweist. — «Ein- 
heit des Wortes wird durch den Accent gebildet"; der Accent ^ist 
an sich geistiger Natur" (raehr als die betonten Laute solbst), und 
die Prâgung der Wôrter „durch Einheit zu grammatischen Forraon" 
ist der energische Akt „einer starken, nach formaler Abgrenzung 
strebenden Denkkraft**. Und in Rîickwirkung der Sprache auf den 
Geist ist wahre Form formale Verstandes- oder Geistesbildung her- 
vorbringend. 

Sie geben noch wohl einigen Bedenken Raum, dièse Ilum- 
boldt'schen Siitze oder Abhandlungen. Doch nicht einer Kritik 
wegen sind sie hier angefiihrt. 

Im Jahre darnach wurde Franz Bopp Akademiker, und seine 
Vortrâge als solcher sind wie unmittelbar an jene des ihm be- 
freundeten universalen Geistes sich anschliefiend. 

Seine akademischen Vortrâge erôffneto Franz Bopp im April 
1823, und eine erste Reihe hat, wie schon erwahnt, den Gesamt- 
namen: „Vergleichende Zergliederung des Sanskrits und der mit 
ihm verwandten Sprachen**. Im Eingang des ersten wird an einigen 
besonderen Eigenheiten das verwandtschaftiiche Uebereinkommen 
der betreffenden Sprachen aufgewiesen und darnach die Aufgabe 
bestimmt. Es soU ,,die vergleichende Zergliederung grammatischer 
Formen nicht nur das nâhere oder entferntere Verhâltnis der ge- 
nannten Sprachen zu dem Sanskrit entwickeln, sondern auch 
zeigen, in wiefern mehrere unter ihnen neben der allgemeinen Ver- 
wandtschaft noch durch ein nâheres mehr spezielles Band an ein- 
ander geknûpft werden". — Ausdrûcklich wird dabei an einen 
Satz Humboldts aus der ersten jener drei Abhandlungen erinncrt. 
Die Wôrter, so wird gesagt, sind es, die von Nation zu Nation 
ûberwandern; den grammatischen Formen wird dieB schwerer, da 
sie „von feinerer, intellektueller Natur, mehr in dem Verstande 
ihren Sitz haben, als materiell und sich selbst e{|clârend an den 
Lauten haften"*^ 



128 Zweites Buch. 

Wir wollen hier ûbrigens im einzelnen nicht naclisehen, wie 
dièse erste akademische Abhaiullung ihrcm besondern Titel — 
„von den Wurzeln und Pronominen erster und zweiter Pei-soii" — 
gerecht geworden, und nicht wie je dem ihren die andern. Nur 
was den Forscher selbst angeht soll uns hier angehen und im be- 
sondern die Art und der Standpunkt seiner Forschung. 

Da ist zuei*st seine Wurzel théorie und seine Entgegenstellung 
von sanskritischen und semitischen Sprachwurzeln. Unser Einver- 
standnis dûrfte hier vor allem fehlen. — Sind denn das ûberall 
Wurzeln, was nach Abzug ailes grammatisch nebenbedeutenden 
iibrig bleibt? und sind dann auch Wurzeln, was in semitischen 
Sprachen so erhaltcn und gonannt wird? und konnen dièse Reste 
hier, in der tat Wortformen, wie gleiclistufig entgegen gestellt 
werden jenen Abstraktionen der indischen Grammatiker? — Ist es 
wahr, dafs dort notwendig Zwei- oder Mehrsilbigkeit bedingt wird, 
oder was auch dieser zu grunde liegt, so viel weniger sprechbar, 
weniger wirklich erscheint, als was auf dem andern Gebiete ûber- 
all als eiusilbige Wurzel herauskommt? Und was sind endlich jenc 
auf beiden Gebieten iiberein stimmenden Wurzelwerte, lautlich und 
bedeutsam îibereinstimmende, die sogar am tagc liegen, sich auf- 
dringen, davon auch der Gegner aller Vergleichung hier, auch 
Bopp hier nicht absehen kann, indem er daneben hebrâisches an- 
fûhrt? Auch Bopp kann sich diesen oder ahnlichen Fragen nicht 
entziehen. Er steht in seiner Wurzelanschauung aber auf einem 
hergebrachten Standpunkt, hait, wie schon bemerkt, vor allem fest 
an dem friiher der verbalen Formen ; er will semitisches und sans- 
kritisches von der AVurzel auf streng geschieden haben. — Er hat 
auch recht, wenn nicht theoretisch, so doch praktisch. Praktisch 
— und daran hat Bopp sein lebelang fest gehalten — ist solche 
Scheidung vorteilhaft. Und weil es sich bei dem allem wohl um 
ein jenseits des historischen handelt, so ist mit seiner Anschauung 
im weiteren auch kein Nachteil zu fiirchten. 

So will auch Bopp nicht versuchen, „den Benennungsgrund 
der Pronomina aufzudecken". Wir sollen uns mit ihm begniigen, 
ihre âlteste letzèerreichbare Form gefunden und ihre AVurzelteile 
erkannt zu haben. Und von da ab kann er uns zeigeu, was sie 



2. Kapitel (1827- 1830). 129 

geworden, welchen Weg und Wandel sie eingeschlagen haben. — 
Vor allem wird erkliirt, dais die Wurzelformen hier nicht, wie 
inaD frùher annahtn und auch die indischen Orammatiker an- 
nahmen, verbale sind, ^woraus Verba und andere Redeteile ent- 
slehen". Weiter erfahren wir, dafs die Pronomina „wohI treuer 
als andre Wôrter die âltesten Formen der Sprache aufbewahrcn" 
und darum ^die meisten und auiïallendsteu Uebereinstimmungeu 
darbieten", dafs sie auch im Semitischen „auf einen Urzustand der 
Sprache" hinweisen, in welchem sich „das Gesctz'' der radikalen Drei- 
konsonanz oder der ZweLsilbigkeit der Wurzeln noch nicht ausgebildet 
halte, dais sie wenigstens „sich diesem Gesetze nicht unterworfen". 

Bopp hatte da seinen akademischen Zuhcirern sehr viel neues, 
im wesentlichen lauter neues zu erziihlen. Und das von Dingen, 
die jedem, wie er glauben mochte, von der Schulbank her bekannt 
waren. Aber wer hatte da zuvor von einer Geschichte solchcr 
Pronomina, eines Wôrtchens „ich", wie er sie nun in ihren Haupt- 
ziigen erzahlt bekam, auch schon gehort? wer von einem und 
deraselben in verschiedenen Formen und in verschiedenen Sprachen? 
wer auch nur gedacht, dafs die sprachverwandten alten Inder 
einmal aham gesagt, was mit ego^ ik, ich eines ist? Jetzt hôrte 
man solches von jenem und von andern Pronominen. Und der 
das vortrug, verstand klar und bestimmt und iiberzeugend vorzu- 
tragen; die alte Liebe zum Mathematischen war noch in seiner 
Darstellungsweise. 

Gewifs hatte Bopp spater manches einzelne wohl anders und 
richtiger zu erklâren. Aber, wie da noch, mit einem Valckenaer, 
einem F^ennep und Scheidius und ihren Wurzelgrabungen hatte er 
sich nicht mehr auseinander zu setzen. 

Eine zweite Abhandlung „uber das Reflexiv", hat Bopp im 
Miirz 1824 gelesen. Er hatte ihr ebensowohl den besondern Titel 
„ûber das Pronomen dritter Person" geben kônnen. Denn sie 
handelt von einer pronominalen Wurzel- oder solchen Stammform 
(sî?o), welche die jûngern Schwestern des Sanskrit im ganzen treuer 
als die*altere gehûtet haben. Letztere hat aus diesem Stamme 
nur ein Adjektivpronomen, ein s. g. Possessivum, und ein Wort,^ 
das „sich" bedeutet, unveranderlich in Zahl und Geschlecht. Da- 

LefmAnn, Franz Bopp. 9 



130 Zweites Buch. 

gegen hat das GriecIiLsch in seinen Dialekten, haben auch Litauisch 
und Altslawisch noch mehrere Formen des alten Personalpronomens 
aufbewahrt. — Auch hier, da wir in einzelnes doch nicht ein- 
gehen, ist noch einiges „Tasten" bei allem sichern und festen, darf 
man sagen, noch einiges versuchsweise Auftreten. Aber da wariit 
unser Fûhrer wohl selbst, und seine Sprache ist iiberall Zuversicht 
erweckend. 

Wir kommen zur dritten Abhandlung, „ûber das Uemonstra- 
tivum und den Ui*sprung der Kasuszeichen", aus dem April 1825 
und aus dem Mai und Dezember 1826; denn sie wurde in drei 
Abteilungen gelesen. — Da berichtet Bopp vom Stamme eines 
Pronomens (fa), der im altindischen die Bedeutungen „er, dieser 
und jener** hat, im griechischen als sogenannter Artikel und âhn- 
lich, aïs Demonstrativum im gotischen und litauischen auftritt. 
Seine singularo Nominativform, mânnlich und weiblich, erscheint 
altindisch (zu sa, sa) erweicht, und die gleiche Erscheinung zeigen 
in ihren entsprechenden Formen die verwandten Sprachen. Und 
ein anderes noch, was sich so ebenfalls als uralte gemeinsame 
Stammeseigentiimlichkeit erweist, ist trotz aller Analogie das 
Fehlen des Nominativzeichens (s) in jenen Formen, altindisch, mit 
Ausnahme einiger besondern Stellungen der Wortform, aber auch 
griechisch, aber auch germanisch und litauisch. — Was ist der 
Grund dieser gemeinsamen Eigentûmlichkeit? Bopp sagt, es sei 
kein anderer als „dafs in dem Nominativzeichen (s) der wurzel- 
hafte Konsonant des hier beliandelten Pronomens sich kund gibt". 
Mit andern Worten. „Das schlieBende s sanskritischer, griechischer, 
lateinischer, gotischer und litauischer Nominative ist nichts anderes 
als ein personiflzierendes lebensreiches Elément, gleichsam ein nach- 
gesetzter Artikel, und daher erkliirt sich seine Scheu, sich mit dem 
Artikel selbst zu verbinden, in Sprachen, wo dieser seinen Nomi- 
nativ vor den obliquen Kasus schon durch den Stamm auszeichnet." 
Dem gegeniiber hat das Neutrum, „das weniger persônliche, weniger 
subjoktive" Charakterzeichen, gar keines oder das des Objekts- 
kasus, des Accusativs, d. i. der Stammkonsonant, welcher in an- 
dern (obliquen) Kasus dem Nominativ- oder Subjektscharakter (s) 
gegenûber steht, namlich t in jenem, m in einem andern Démon- 



2. Kapitel (1827—1830). 131 

strativpronomen. Ersteres ist in (1er Pronominaldeklination (skr. 
ta-t^ ahd. da-z^ altnord. tha-t\ lat. i-d^ Ulu-d u. a.), letzteros (m, 
griech. v) in der nominalen und wo deren Analogie herrecht (skr. 
jiunya-m^ lat. bonu-m, gr. di^aôo-v) gebrauchlich. 

Auch die aridern Kasuszeichen versucht Bopp in ihrem Ur- 
sprung ans Pronominalstâmmen (Prâpositionsformen) aufzuhellen. 
— Daa Gebiet ist ein dunkles, und mit dem Verluste der ur- 
sprûnglichen Bedeutung ist auch die urspriingliche Form diaser 
Eodungen ûberall mehr odor minder abgeschliffcn und vcriindert 
worden. Weniger als dort, beim Subjekts- und Objektskîusus, mag 
darum hier die versuchte Erklârung als gliickliche fur sicher oder 
nur wahrscheinlich gelten. Nur auf offenbar richtiger Fâhrte erscheint 
der Forscher und seine Forschung fiberall geistvoll. Da ist denn 
auch sein Suchen oder Irren, sein am Wege finden sogar anziehend 
und belehrend. 

So komroen wir wieder zum Jahr 1827, darin nach Rosens 
Wurzelwôrterbuch zuerst Ph. Buttmanns „Ausfuhrliche Oriechische 
Grammatik" und Franz Bopps ^Ausfûhrliches Lohrgebaude der 
Sanskrita-Sprache" fertig geworden. Bopp schrieb damais an 
Schlegel: „Da mir der junge Burnouf angezeigt hat, dafs er eine 
franzôsische Uebersetzung (der Sanskritgrammatik) heraus geben 
wolle, so mufs ich eilen, dieser mir unwillkoramenen Ehre durch 
eine lateinische Ausgabe zuvor zu kommen." Sie solle nachsten 
Sommer schon gedruckt werden. Auch seine Nalusausgabo, hore 
er, sei vergriffen, und musse er, wenn diefi so soi, zu einer neuen 
schreiten*'. — Bopp war eifrig tatig, aber auch andere waren 
rûhrig, auch seine Schîiler, und noch andere, die da und dort nun 
sich emsig zu regen begannen. 

Friedrich Rosen, wissen wir, war in London mit dem ersten 
und âltesten, dem Rigveda beschâftigt. Ein anderer, Dr. Tull- 
berg hatte ebenda auf Rosens Vorschlag den Sianavoda zu be- 
arbeiten begonnen. Und ein dritter, von Bohlen, der als kranker 
Mann nach England gekommen, schrieb «tu seinem „Alten Indien 
mit besonderer Rûcksicht auf Aegypten", eincm historischen Vcr- 
such. Der aber nahm auch bald an eincm andern teil, das eben 

9* 



132 Zweites Buch. 

jetzt erst zu seiner Bedeutung und Gellung kam - das heilige Schrift- 
tum des Zarathustra oder Zoroaster, der Zend-Aveata, dessen Sprache 
mail spiiter „altbalitrisch", im gewohnlichen immer Zend geheiGen. 

Davon hatte raan bekanntlich schon anfaugs der vorigen sechs- 
ziger Jahre Kunde erhalten, durch Anquetil DupeiToii, der sie aus 
dem Orient mitgebracht. Aber seiner Kunde — denn sie war 
danach — fehlte der Glaube. Namentlicli wollte der Englander 
Sir William Jones eîno Zendsprache und Litcratur nacli Anquetils 
Vorstellung nicht anerkennen, und andre, Englander und Deutsche 
teilten seinen Unglauben. Erst nachdem die KenntnLs des Sans- 
krit weiter gediehen, nachdem endlich Rask, cin dànischer Sprach- 
gelehrter „uber das Alter und die Echtheit der Zendsprache", 182G, 
entscheidend gesprochen, und dann aisbald der junge Burnouf und 
der deutsche Orientalist Justua Olshausen zu Wisaen und Erkcnnen 
vorgiengen, da kam auch das Zend, die nâchstjiingere Sanskrit- 
schwester zu Ehren und gebiihrendem Ansehen. 

Am Zend und seiner sprachlichen Bedeutung fiir die historischc 
Grammatik war aber keiner mehr und keiner eifriger beteiligt als 
Franz Bopp. Und wenn er noch fûrchtete, der jûngere Burnouf 
niôchte ihm zuvorkommen, so war es bald weniger fur Sanskrit- 
als fiir Zend-Grammatik. — Er war im Herbst auf einige Wochen 
nach Paris gegangen. hatte sich vom Stande der Zendstudien 
unterrichtet und sah nun mit nicht geringem Verlangen den Text- 
und Erklârungsausgaben entgegen, welche Burnoufs Briefe ihm in 
Aussicht stellten ; mit kaum geringerem auch Humboldt. 

Der hatte im Jahr zuvor an Abel-Rémusat ein lângeres Schrei- 
ben gerichtet ,,iiber die Natur der grammatischen Forraen im all- 
gemeinen und îiber den Geist der chinesischen Sprache ira beson- 
deren**, und der Empfânger hatte das Schreiben, dièse Abhandlung 
mit einigen eignen Bemerkungen an die Oeffentlichkeit gebracht. 
Sie war dadurch bekannt und berùhrat geworden, dièse ^Lettre à 
M. Abel-Rémusat**; man hat sie „epochemachend" genannt, hat 
darin wohl mehr Klarheit finden wollen als in manchem andern 
Humboldts, das er deutsch geschrieben. Wie man auch anders, 
im Punkte der Klarheit namentlich auch anders meinen kann, das 
diirfen wir hier nicht weiter verfolgen. 



2. Kapitel (1827—1830). 133 

Auch noch 1827 erschien Humboldts akademische Âbliaiidlung 
„ûbcr den Dualis", eine geistvolle Monographie und voll frucht- 
barer Ideen, der es auch im wesentlichen nicht abbruch tat, dafs 
die Vedasprache spâter bekannt gewordea. 

Um deren Bekanntschaft beraûhten sich, wie gesagt, Schûler 
Bopps in den Handschriftensammlungen der Ostindischen Gesell- 
schaft, wâhrend andere unter seinen Augeu oder zu seinen FiiBen 
fur ihre Mitarbeiterschaft sich anschickten oder ausriisteten. So 
ward noch im selben Jahre die Ausgabe eines lyrischen Gedichts 
vollendet, Ghataparkaram, nach dem Namen des Dichters, zu deutsch 
„das zerbrochene Gefaû" genannt. Dursch hieO der Herausgeber. 
X^nd so die andern, die Benary, Agathon und Ferdinand, die Pott, 
Robert Lenz, Stenzler — Namen, die in balde Taten bedeuten. 

Dièse waren damais in der Schule Bopps. Andere, wie be- 
merkt, waren auûerhalb und waren oder taten wie Mitarbeiter. So 
namentlich in der allgemoinen und vergleichenden Sprachforschung, 
da die Frage nach der einen Ursprache wieder auf kam. „Ich will 
nur einen nennen, Schmitthenner, ein rechter Pfuscher" — sagt 
Jacob Grimm in einem Briefe an Bopp, einem schon angefûhrton, 
und dazu, es werde einem auch die Lust gedâmpft durch (solche) 
schreibfertige Mitarbeiter**. Bei Bopp war das weniger schiimm, 
denn bei ihm gehôrte Sanskrit dazu oder anderes fremdsprach- 
liches. Der damais, auch 1827, „uber die Yerwandtschaft des per- 
sischen, germanischen, und griechisch-lateinischen Sprachstamms** 
schrieb, Joh. Alb. Bernh. Dorn, hat sich nachher als tiichtiger Ar- 
beiter auf eranischem Gebieto erwiesen. Doch genug hiervon. 

Auch Chczy hatte sich in diesem Jahre wieder etwas aufgerafft. 
Er sandte Bopp mit Gelegenheit die lithographierte Textausgabe 
seiner kleinen Ràmàyana-Episode, Yajnadatta-Badha, auch eine 
kleine Abhandlung iiber den epischen Vers oder die Théorie des 
('loka, beides aus 1827. Dazu hoffte er seinem Kranksein, seiner 
traurigen „Mattigkeit" noch immer so viel abzugewinnen, um end- 
lich die beabsichtigte (^'akuntalà-Aasgabe ans Licht zu bringen. 
Bopp sollte ihm dazu seine entsprechende M. Bhàrata-Episode zu- 
kommen lassen. „Bitten Sie Brahma, lieber Bopp", heiûts ûber- 
setzt am Schlusse seines Briefes, „dars er mich am Leben erhalte^ 



134 Zweites Buch. 

meinen Freunden und besonders Ihnen, die Sie mir zu den ge- 
schatztesten und geliebtesten gehôren"**. 

Und dann wars endlich im selben Jahre, dafa Friedrich Riickert 
mit Franz Bopp in Verbindung trat. Der war vom Arabischon, 
daraus er im Jahr zuvor die Makamen des Hariri deutsch bcar- 
beitet, zum Persischen gekommen, zu einem Diwan des Chakani, 
und wartete, wie er schrieb, nur auf die fertige Sanskritgrammatik, 
um wieder zum Indischen ûberzugehen, sich dem andern, wie er 
sagt, auf dossen „eigenstem Felde" zu zeigen, „auf dessen àuBerste 
Grenze er auch durch seine Ililfe den Fufi gesetzt". Mit dem 
Nala nàmlich, wie wir lesen. Dem Dichter und sprachgewandten 
Uebersetzer sollte Bopp seine orientaliscben Kenntnisse an den 
Mann bringen helfen. Dafiir versprach er ihm, „fernerhin «ein 
guter Sanskritschiiler zu bleiben", auch alsbaid an seiner Hand 
„mit Ardschuna in Indras Himmel zu reisen** u. and. desgleichen. 
Lângere Zeit dann ist er wegen einer Rezension seines „ungluck- 
lichcn" Hariri ungehalten, die er irrtûmlich dem Bopp zugeschrie- 
ben. Rosen hatte sie verbrochen, den Rûckert dagegen an seinem 
Wurzelworterbuch straft. Davon betrifft einiges auch Bopps Gram- 
matik, vor deren „philsosophischem Geist, bûndiger, klarer Dar- 
stellung und gedrangter Vollstiindigkeit" er iibrigens allen Rospekt 
hat. — Offenbar hatte ihm Bopp die Rezensionen, wie er sie ge- 
wûnscht, verschafft, denn davon handeln seine Briofe. — Es gieug 
dem guten Riickert, wie so manchem; er hatte kein Geld. Um 
ein Ilandwerkszeug, Wilson's Sanskritwôrterbuch zu haben, mul'ste 
sichs der Universitatsprofessor abschreiben. Er hatte seine Familie, 
hatte vier Knaben, wie er Bopp erzâhlt*^ 

Es war das gegen Ende des Jahres. Wir diirfen und kônnen 
uns in den nâchstfolgenden beiden kiirzer fassen. Denn das Ilaupt- 
tun Bopps in diesen beiden war, fur die Schule fertig zu stellen 
was er begonnen, sein Glossar, ein neues Textbuch und eine latei- 
nische Ausgabe seiner Graramatik. Davon lieC sich immer nur 
ein Stûck nach dem andern herstellen. Denn um mehreres gleicli- 
zeitig zu drucken fehite es noch an Typen, an Einrichtung und 
geûbter Setzerkraft. 



2. Kapitel (1827-1830). 135 

Wir sehen ûbrigens Gang und Folge dieser Ausgaben am 
besten aus den Briefen, besoudera aus den IIumboldt-Briefen. 
Seinem Freunde Humboldt wurde ja ailes gleich mitgeteilt, ihm 
Freude zu machen, sein Urteil zu hôren und wo recht und tunlich 
auch noch zu àndern. 

Der Briefwechsel Bopps war, um das hier gelegentlich anzu- 
sagen, damais wie immer kein geringer. Wer in sprachlichera 
etwas wissen oder etwas leisten woUte, der wandte sich an Bopp. 
Der mufste eben ailes wissen und kônnen. Dazu war er freundiich 
und batte der Freunde gar viel. Und nehmon wir nun hinzu, wie 
er in der Zeit auch anderes, auch Anzeigen und Beurteilungen 
schrieb, manches, wovon in den Briefen schon viel eher als ge- 
druckt zu lesen; nehmen wir seine zwei oder drei Vorlesungen 
hinzu und was in dieser Zeit, 1828/29, noch besonders hinzu kam, 
die Dekanatsgeschâfte, welche er selbst fur ziemlich bedeutend er- 
klârt, 80 werden wir immer wieder zugeben, der Mann mufste fleifiig, 
sogar ausnehmend fleiBig sein. 

Solch ein anderes ist wie zum Beispiel und um das hier vor- 
weg zu nehmen, wovon Bopp nachher an Burnouf schrieb : „Ich 
sehe mit Vergnugen, dais Sie meinen Artikel ûber die Wurzeln 
aus den Wiener Jahrbûchern kennen." Das ist eine Anzeige des 
Rosenschen Wurzelbuches vom Jahre 1828 und ein Aufsatz, der in 
mancher Hinsicht einen Fortschritt bedeutet gegenûber der Wurzel- 
theorie in der akademischen Abhandlung. — Erklart wird, wie die 
indischen Grammatiker zum Erkennen und Aufstellen von Wurzeln 
gekommen, durch Abstraktion, wie Bopp meint Sie haben darin 
nicht Einsilbigkeit fur wesentlich gehalten, noch auf eine bestimmte 
Zabi von Konsonanten gesehen. Dagegen haben sie auf ihre Wur- 
zeln auch solche Wôrter zuriickgefùhrt, die nach ihrer Natur oder 
Bedeutung solcher Herleitung widerstrebten. Um den Unterschied 
von sanskritischen und semitischen Wuizeln wieder aufzuweisen, 
vergleicht Bopp eine Anzahl von beiden, dem Arabischen und Alt- 
indischen, wie er meint, gemeinschaftlichen Wurzeln. Er fîndet 
die bekannten vorausgesetzten Eigenheiten. Im Sanskritischen 
sieht er die „anziehende und befriedigende" Môglichkeit eine Fûlle 
von Wôrtem (aus Zusammensetzung) „auf eine kleine Anzahl von 



136 Zweites Buch. 

Urstoffen zuriick zu fiihron", wâhrend es ihm im Semitischen „al)- 
stoBend** erscheint, in der ganzen Menge von Zeitwôrtern, einem 
unangemessenon Roichtum, nur „die positive Entscheidung des 
Sprachgebrauchs" zu haben. Dort werde Vorstand und Phantasie, 
hier nur das Gedachtnis in anspruch genommen. — Wir wollen 
hier nicht weiter nachsprechen, auch keine Einsprache versuchen. 

Mit redit aber erhebt Bopp den Vorzug des Rosenschen Werkes 
gegen die Aufstellungen seiner Vorgânger, eines Carey und AViIkins 
nach indischen Vorlagen. Nicht zwar îiberall kann er die aufge- 
stellten Bedeutungen und deren Ordnung billigen, doch meistens 
fur gut uud recht und zuverlassig anerkennen. Auch hebt er 
riihmend hervor, dafs Rosen in der Worttrennung weiter gegangen 
als bisher iiblich gewesen. Das war namlich ein Gegenstand vielen 
Zauderns und Haderns bei den ersten Sanskritjûngern und Schrei- 
bern. Und Bopp erklârt bei dieser Gelegenheit, wieviel weiter 
und warum wir hierin so viel weiter gehen sollen als die indischen 
Ilandschriften. Nur nicht so weit wie Wilh. von Humboldt, der 
im Jahr zuvor einer unbedingten Worttrennung und Einfùhrung 
der Interpunktion das Wort geredet, der um des willen in einer 
Anzeige auch den Herausgeber des Ghataparkaram getadelt und 
in einem seiner Briefe an Bopp sich ebendahin ausgesprochen. 
„Dursch", schrieb Humboldt, chatte sein schon lôcheriges GefaB 
immer noch mehr zerschlagen kônnen"*^ 

In seiner Ausgabe von Sanskrittexten — Diluvium cum tribus 
aliis Mahâbhârati praestantissimis episodiis — hat Bopp nun in 
dieser Hinsicht soviel und mehr getan als friiher und mehr als er 
wohl selbst und andre spâter fiir gut hielten. Doch wollen wir 
uns dièse Ausgabe kurz nach ihrem Inhalte ansehen. 

Da war zuerst das Diluvium, die Sintflut- oder „Fisch-Erzah- 
lung", weil Brahma dem Manu, wie erzJihlt wird, in Fischgestalt 
erschienen, ihm den Eintritt einer groCen Flut, den Untergang 
aller Wesen und seine Rettung auf einem grolJen Schifle verkûndet. 
Es ist die epische Form der Sage, welche âlter und einfacher schon 
im Vedischen auftritt. — Ein anderes Stîick bildet die Sâvitrî-Epi- 
sode, auch eine hiibsche Erzâhlung von Gattentreue, die spiiter noch 
mehrfach ûbersetzt ward. Sàvitrî, eine einzige, wunderbar schône 



2. bpitel Cl&î<— lî^T^ Vil 

Konigstochter batte âch einem Prinzen verlobt. dem nur ein Jahr 
zu lebeo beschicden. Doch sie verliikt ihn nioht, ihre feste An- 
hânglichkeit befreit den geliebten sogar endiich aus der Fe^ol Yamas, 
d€« Tode^ottes. — Das dritte Stock erzihlt den ^Raub der Drau- 
padi^ oder Dnipadatochter oder Krishna, der schônen Pàndava- 
gattin. Sie wurde wâhrend der Abwesenheit ihrer Gatten von 
Jagadratha, einem Sindhokônig gewaltsam entfuhrt. Und dieB und 
ihre Wiedergewinnung bi]det eines der vîelen Abenteuer, welcho 
die Pândosôhne in ihrer Waldeinsamkeit zu l>estehon hatten. — 
Endiich das \ierte und letzte Stûck, die Rûckkehr Arjunas aus 
Indras Himmel. Das ist die Erzâhlung von wunderbaren Erleb- 
nissen und Abenteuem des Helden, wie sie das Epos diesen selbst 
seinen Brûdem berichten lâJst. 

SâmtUche Stûcke sind aus dem dritten Bûche des M. Rh«^rata 
und dnrch Bopps Text und deutscbe Uebersetzung zuerst bekannt 
gegeben. Letztere, „die Sûndflut nebst drei andern Episoden*", 
erschien in kleiner gesonderter Ausgabe noch vor dem vollendeten 
Textdruck, beide unter der Jahreszahl lî^29. Eine lateinischo 
Uebersetzung und Erkiârung blieb versprochen. 

Nun mochte Schlege] iramerhin sagen, wie er es in einem 
Briefe an Bopp spâter getan**. Die Wahl des Nalus hielte er fiir 
die glûcklichste von der Welt; seine ùbrigen Episoden aber seien 
ihm zu fragmentarisch , zu sehr aus dem Zusammenhang gerissen. 
Warum Bopp nicht lîeber etwaa ganzes, etwa das ersto Buch gabo, 
um den Gang und Charakter des Gedichts besser kcnnen zu lohren, 
mît andern Worten, warum er nicht lieber ihn selbst sich zum 
Muster nâhme, der nun den ersten Band seines Ràmàyana ihm 
zum Gegengeschenk machto, auch den fertigen Druck seines Ilito- 
padeça anzeigen konnte, den er mit LavSsen zusammen herausgo- 
geben. Doch es war dieC ein geringster von den Vorwiirfen diosos 
Schlegerschen Briefes — so echt ^schlegolisch", mit Ilumboldt zu 
sprechen. 

In seiner Vorrede zum Ràmàyana, 1829, hatte Schlcgel oino 
stattliche Reihe von Namen aufgefûhrt, solcher, dio ihn bei dor 
Herausgabe mit Rat und Hilfe unterstiitzt, auf deren Freundschaft 
er sich dankend berief. Franz Bopp ist nicht darunter. Den Ber- 



138 Zweites Buch. 

liner Professor hat er zuvor gelegcntlich als Ileraiisgeber des Nalus 
genannt, dem er eine Menge Bemerkungen betrcffs verdâchtiger 
Verse gemacht, der „gelohrt und gewisscnhaft", doch, wie schon 
gesagt, ihm viel zu schiichtcrn zu werke gegangen. Daiis er diesem 
schiichternen Gelehrfen seine Sanskritkenntnis zu verdanken, ein 
tagtaglichcs Leseu und Ueben im Ràmàyana, das zu sagen konnte 
Schlegel niclit iiber sich gewinhen. — „Schlegelischer gibt es nichts 
auf Erden", schreibt Humboldt. 

Er mochte iibrigens im Priuzip nicht unrecht haben, der Schlegel. 
— Rosen, welchcr im Friihsommer langere Zeit in Paris war und 
dort mit deutsclien und franzôsischen Gelehrten angenehm verkehrte, 
erzfihlt von Burnouf, dais er damit bcscbaftigt soi, den Agni-Puràna 
hcrauszugeben. Derselbe sei fiir die Herausgabe ganzer AVcrke, 
da Jede Art von Excerpten von der eigentùmlichen wissenschaft- 
lichen Richtung des excerpicrenden abhango", die spiiterhin mit 
dem Bediirfnis einer Gesamtausgabe, ^unbrauchbar" werde. Er 
glaube wohl, dais dieB „dem Princip nach" richtig sein môge. — 
So mochte es richtig oder richtiger sein, sogleich den ganzen Mahà- 
Bharata herauszugeben , richtig oder richtiger vielleicht auch 
mit Sprachlehre auf eine umfassende Kenntnis der gesamten Litc- 
ratur, der allerhand Sprachdenkmâler zu warten, mit Sanskrit- 
grammatik auf die des altvedischen und der altindischen Gram- 
matiker. Nur, dais man in Wissenschaft wie im Leben nicht immer 
am besten ,,nach dem Prinzip" fahrt, dais ein besseres sogar oft 
und bestimmt als ein Feind des guten sich erweist. Wie es nach 
solchem Prinzip ûberall geworden wâre, mit unserer Kenntnis vom 
Sanskrit, mit unserer Wissenschaft von der Spracho, mit anderem 
ferner, das ist glûcklicherweise nun ein mûûiges Fragen. 

Anfangs September schrieb Rosen wieder an seinen Lehrer 
nach Mommenheim. Der hatte jene Ausgaben, die ihm andere als 
Schlegel, die ihm ein Humboldt, Riickert, auch Windischmann 
herzlichst verdankten, schon fertig, auch schon eine Ilalfte seines 
Glossars, auch schon die lateinische Bearbeitung eines Stîicks seiner 
Grammatik, als er in die Ferien und wie meistens spâter allein 
zu seiner Familie an den Rhein gegangen. Hier konnte er un- 
behelligt und zwanglos wie er wollte mit klein und groB verkehren. 



2. Kapitel (1827—1830). 139 

Oder auch gar nicht verkehren. Da kannte doch jedes Kind, 
wie man ihn hieB, den beruhmten und freundlichen Sprachmeister 
aus Berlin. 

Was ihm Rosen schrieb war wenig erfreulîch. Er war damais 
zurûck gewicheu vor der Schwierigkeit seiner Rigvedastudîen. Er 
war vorerst, wio ihm geraten, zu anderem ûbergcgangen , das ihm 
gcwissere Resultate versprach; er hatte auch mit dcm Pâli begonnen. 
Dabei lag ihm Rûckerts Misfallen auf der Seele und deAsen Aeufie- 
rungen ûber seine Hariri-Anzeige. Er meldete seinen Austritt aus 
der Gesellschaft der Berliner Jahrbiicher und wollte seine Anzeige 
des Boppschen Lehrgebâudes lieber ungedruckt lassen*^ 

So schlimm hatte es Riickert nicht gemeint. Er war kein 
Schlegel, war oine harmlose Dichternatur, harmlos wie seine Reime, 
darein er Bopps Nala umgedichtet. Und Bopp hatte es sich auch 
nicht nehmen lassen dièses Fr. Riickertsche Nal und Damajanti, 
auch noch im Jahre 1828 in den Jahrbùchern anzuzeigen. Er 
lobte „die schônen Rhythmen des Bearbeiters, die leichte und freie 
Bewegung seiner Veree**, vermerkte „einen schônen Wettstreit zwi- 
schen der antiken groQartigen Einfachheit des indischen Originals 
und seiner lebensvoUen deutschen Inkarnation" u. m. dergl., dessen 
sich der Erlanger Freund und Kollego kaum versehen. In seinem 
Briefe darauf bittet der wioder, ihm unter andern ein Gedicht zu be- 
sorgen, das dem Kàlidàsa zugeschrieben und wie er gehôrt noch kiinst- 
licher sei als jenes, um dessen Herausgabe sich Dursch so unver- 
dient rûhmt — Nalodaya, „Nalas Ausgang" geheiûen. Das klcine 
Kunstepos wurde bald darnach von Ferd. Benary, dem andern 
Schûler Bopps edicrt, 1830, und die Ausgabc wie die des Diluvium 
und der andern Episoden in einem sclben Bande der Jahrbiicher 
durch Rûckert besprochen 



50 



„Vor allem meinen herzlichsten Wunsch, dafs Oott Ihnen und 
Ihrer lieben guten Frau und Ihrom Kindlein Seinen heiligcn Segcn 
im neuen Jahr geben . . raôge", schreibt Windischmann an Bopp 
und dankt von herzen fiir dessen „schônes Neujahrsgoschenk". 
DieC (die Episoden offenbar) sei „gerade an der rechten Stelle 
gekommen. Solche kleine schone Fiigungen Gottes geheu seit dem 



140 Zweites Buch. 

Anfang der Arbeit (iiber indische Philosophie) mit mir, und ich 
kann nicht genug danken." 

Damit begann fiir das Jahr 1829 wieder cin lebhafter Brief- 
verkehr, d. h. lebhaft von seiten Windischmanns, denn von Bopp 
habon wir ans diesem Jahre und ûberhaupt nur noch einen Rrief 
an den guten alten. Er hatto eben seine „Sinica" herausgegeben, 
ein Buch ûber chinesische Weisheit, und nur bedauert, dabei nicht 
einen Rémusat in der nâhe gehabt zu haben, wie fur seine „Indica" 
nun die hilfreiche Hand eines Lassen. Lassen hatte ihm auch 
von eincm Fragment indischer Naturphilosophie im zwôlften Bûche 
des M. Bhârata gesprochen, das ihm Bopp mitteilen soll, aber 
bald, schreibt er, „da der Druck schon beim fiinften Bogen ist". 
Wir wollen hoffeu, dafs ihm Bopp bestmôglichst seinen Willen 
getan. Leîcht wars gorade nicht. 

Uebrigens hat Windischmann im Laufe des Jahres noch 
mancherlei ûber Personen und Sachen. Er hats mit dem Hegel 
wie der andere mit dem Schlegel, hat auch nichts mehr dagegen, 
dais Bopp diesem einmal etwas „abgegeben". Da.s kônne dem 
„eitlen Freund" gar nicht schaden. Er hat dann Fragen und An- 
liegen betreffs seiner Indica, hat am Ende auch Bopps Vei'sprechen das 
fertige Werk anzuzeigen, dem sich dieser nun zu entziehen wiinscht 
und darum seinen Brief schreibt. Er sei „zu voreilig gewesen 
mit dem Versprechen", habe die spekulative Philosophie um sein 
„selbstandiges Feld von Untersuchungen", das er an der Sprach- 
wissenschaft gewonnen, ganz verlassen, und wer sich der Philo- 
sophie nicht ganz hingeben konne, der musse darauf verzichten, 
fûhle er, „ûber ein so gediegenes philosophisches Werk ôffentlich zu 
reden". Der Spruch war nicht der rechte; die Erklilrnng half nicht. 
„Aber so leicht", antwortet Windischmann, „so leicht, mein alter 
Freund, wie Sie mir entschlCipfen wollen, lasse ich Sie nicht los" **. 

Indessen haben dièse und die folgenden Schreiben Windisch- 
manns noch etwas besonderes fiir Bopp, etwas was gewôhnlich am 
Rande oder Schlusse kurz bemerkt den Empfanger vielleicht eben 
so sehr oder mehr beriihrte als der ganze librige Inhalt. Das be- 
traf seinen Bruder Friedrich, der damais in Bonn studierte oder 
als Prûfungskandidat sich aufhielt. 



2. Kapitel (1827—1830). 141 

Wir begreifen, warum (1er îilte Bopp um diesen seineii iiltesteii 
recht bekûmmert gewesen. In einem Alter, darin andere langst mit 
sich und ihrem Beruf uiid Leben im reinen siiid, (ieng der noch 
eÎDmal zu studieren an, grieclii.schc Graminatik und griechische 
Syntax zu lernen, alsbald den Plato zu lesen, don Epiktct, den 
Anakreon, der ihm wenig Vcrgnîigen macht, den Thukydides und 
anderes nôtiges und unnotiges. Gewiis wohl aus innerem Trieb und 
Wissen^drang, aber moglich auch, dafs ihm die Lorbeeren seines 
Bniders Franz reizender vorkamen als die Weinstôcke und Kohl- 
strûnke des Jakob. Das war 1825. Spiiter mocbte er in Ileidel- 
berg studieren^ sofern dieC seiner Anstellung in PreuCcn nicht 
nachteilig 8ei; er môchte da, so schrcibt er wieder im Juni 1827, 
„auBer den Klassikern, Geschichte und philosophische Kollegia 
hôren und zuletzt promovieren'*. Er liât auch schon ein Elaborât 
unter hânden, das ihm gedruckt statt Dissertation gelten mi'iiste, 
einen andern ^Schrevelius", ein Iludi, soviel wir verstehen, das 
aile griechîschen Wortformen nach vokalischen Ausgiingen bringt, 
fmden oder suchen liifst. Und ûber das ailes soll der Franz sich 
aussprechen, seine Absichten beim Vater unterstùtzen. Er habe, 
sagte der Friedrich, fiinfhundert Gulden verstudiert: „was soll ich 
denn mit meinem Vermogen machen? ein Zimmer damit moblieren? 
wenn ich gehôrig studiert und promoviert habe, kann ich in der 
Welt mein Gliick suchen wo ich will"**. 

Das war 1829 der Lehramtskandidat in Bonn, ùber den 
Windischmann nebenher berichtet: „Ihr Bruder ist ein treuer guter 
Mann, ist sehr fleiûig; ich holFe, er wird ein gutes Examen machen." 
Aber er war kein gesunder Mann, dieser Friedrich Bopp, hàufig 
augen- und magenleidend, war bei allem immer so, wie wir 
denken kônnen, dafs ein Student von seinem Alter, von so unfester 
Kôrper- und Geistesverfassung eben sein kann. — Und dieB mag 
hier vorerst genûgen. 

Wie aber Franz Bopp nach den Ferien weiter vor- und rilstig 
arbeitend ins Jahr 1829 eingieng, das zeigen uns wieder am besten 
die Briefe Humboldts. Dem wurde auch von der lateinLschen Be- 
arbeitung der* Grammatik Stùck fur Stûck vorgelegt. Im ganzen 



142 Zweites Buch. 

fand er die Uebertragung gut und treffend, die einzeluen Regein 
klar und deutlich gefafst und sich selbst mit ihrem Inhalt in Ueber- 
einstimmung. Geziemend und hoflich, aber unverholen âuCerte er 
anders auch seine Zweifel und Bedenken. So wollte îhm die Ein- 
teilung der Kasus selbst in starke und schwache nicht zusagen, da 
es vorkomme, dais ein und dereelbe Kasus beiderlei Natur zeige; 
so war er abhold jeder unnôtigen Einfiihrung einer neuen Termi- 
nologie; so widerrât er zu einem besondern Fall iiberhaupt mut- 
maûliches ohne vorbehalt in ein Lehrbuch aufzunelimen, gar tief 
in Dinge einzugehen, die ihm, wie er sagt, „in ein Raisonnement 
liber Grammatik, nicht in eine Grammatik zu gehôren scheinen"/' 
und so gewifs mit recht. 

Man sieht da, die beiden, der Philosoph und der Grammatiker, 
erwogen ailes sorgfâltig, jeden Ausdruck, auch Bopp seinerseits in 
dem was ihm von Humboldt zukam. Der Verkehr war ein treu- 
licher, auf gegenseitige Fôrderung bedachter und auf gegenseitiger 
Schatzung beruhender Austausch geistiger Erzeugnisse, und dabei 
wahrte jeder die natûrlichen Grenzen seines Gebiets. 

Und in dieser Zeit, den ersten Monaten des Jahres 1829, da 
Bopp fleiCig an seiner Grammatik arbeitete und Humboldt dazu 
seine Bemerkungen gab, und sie sich auCerdem noch in einem be- 
sondern Stûck der allgemeinen und vergleichenden Sprachlehre be- 
gegneten, in derselben Zeit beschwerte Bangen und Hoffen die 
befreundeten Herzen der beiden Mânner. Humboldt zitterte damais 
aufs angstlichste um das zarte Leben seiner Gattin; ein kurzes, 
sein Hoffen erweckendes Aufflackern, und dann gegen Ende des 
Màrz ihr Tod, der ihn vereinsamt lieB in seiner Einsamkeit. 
Innigsten Anteil nahm Bopp an diesem Leide, und er hatte nun 
immer an die Gefahr zu denken, welche sein eigenes hâusliches 
Gliick schon einmal bedroht. — Dann kam der Mai und gegeu 
Ende, nach mehrmonatlichem Schweigen, wieder der erste Brief 
Humboldts. Darin war zuerst von wissenschaftlichem gesprocheu 
— von Bopps „ungemein gut gefallonder" und wohl getroffeuer 
Uebersetzung und von der ei*sehnten Fortsetzung seiner Grammatik, 
von Schlegel und dem einon und andern „schlegeLschen", von 
Burnoufs wichtiger Zendfoi*schung und dessen schon vermeintlichem 



2. Kapilel (1827-1630). U:j 

Verstelien, von Colebrookes BUugenieBbarer" Grammatik uiid seinem 
Âmara-Ko»ha, und zuletzt — wie sie beîde, Humboldt und seine 
Tochter, sich iiber die gliickliche Entbindung herzlïcli gefrcut. Das 
war dcr erfiillte Neujahrssegen WindiKclimanns, wozu auch dieser 
jetzt die gesegnete Familie beglitckwunsclite'*. Fnitiz Bopp hatto 
von seiner Frau eincn Sohn erhalten, den er Alcxander hicB nach 
dem Namen de^ijungern Humboldt, der ihm von den beidcn zuerst 
begegnet. 

Das war um Plingsten, und um Pfingsten schrieb aucb Riickert 
wieder an Bopp und verdankte die ihm gestïhenkten Epii^oden. An 
der Fischerzâblung sei niuht viel, weil darin vom Fiach so vîel 
sei und von der Flut so weaig. Aber die anfangs laugweilige 
Savitri werde spator hiibscb, „ein wurdigcs (iegenstuck zur Da- 
mayanti". Und, vom dritten hier abgeaehen, /eige numéro vier, 
„dals Indra seinen Herrn Sohn nicht zum SpaB in aeinen Himmel 
bat holen lasseu". Beido Stiicke, das von der AutTahrt und dièses 
hier, ergûnzten einander, schlôssen aber in kun^tleriacher Geziehuug 
einander au» und konuten schwerliub mit einander entstanden sein. 
Wie wunderlich erscbiene doch die Komposition des Mahàbhàrata! 
— „Wâre doch nur Ihr Glossar fertig!" seufzt Riickert; er mochte 
dio Episoden nochmals und so vieles andcre noch leuon''. 

Man batte sich damais auf dîe so gcn. Puràna-Literatur viel 
geworfen. Schon der Name iibte Anziehung. Und vîel leichter 
erschien diesem nalteren" oder ^vormaligon" als jenem iiltesten, 
den Veda beizukommen. Wie bei Hurnouf und Rosen so wara 
jetzt bei Stenzier. Er wav von Berlin nach Bonn und von da 
nach Paris gegangon und gab dann mit einem Spezimon vom 
Brahma-Vaîvartà-Puràna, 1829, auch einc crste Probe sciner Sans- 
krîtkonntnis. 

Und der und die audercn hatten ihr Sanskrit bei Bopp gcholt, 
aus seiner Schule, seinem ^Lehrgebiiude", woher es auch holteii, 
die nach ihnen kamcn, die sieben, zwolf oder vicrzebn, die fiir 
gewôhalîch an seinen Vorlcsungen iibor Sanskritgrammatik, dio 
dreï bis sechs, welche durchMchnittlich an seinon „auserlesenen 
Episoden" des M. Dhàrata teil nabmon. Sie kamcn auch allo aus 
mit diesem Unterrichl. Und wo sie nicht auskamon, wcîl noch 



144 Zweites Buch. 

unbekanntes ihnen aufstîeC, altères, vedische^s, da war docli iinmer 
Raum iin Gebiiude, eine Stelle im Fachwerk, uni spàter erkanntes 
passend anzubringen. Sie hatten das verhaltnismaBig leicht und 
gut gelernt, unvergleichlich leichter uud besser als das frûher mog- 
lich gewesen. Die Werke der Jûnger lobten das Werk ihres Mei- 
sters. — Was woUten denn nun die Bonner Sanskritgelelirten, was 
wollte Schlegel, wa»< Chr. Lassen, da er ^iiber Herrn Professor 
Bopps grain ma tischas System der Sanskritsprachc" schrieb, nicbt 
sowohl eine Anzeige als vielmehr eine Gegenschrift? Denn das 
war dieB letzte grofie Stuck der „Indischen Bibliothek" zu groBeni 
Teil, in Ton und Haltung. Doch zuerst was Schlegel schrieb. 

„In Ihrer Grammatik", schreibt Schlegel, „habe ich manche 
feine Bemerkungen, auch einige mir neue gefunden; aber ich habe 
auch, wie es zu gehen pflegt, gegen Méthode und Inhalt allerlei 
Einwendungen zu machen. Zuvôrderst gegen den Titel.'' — Und 
damit rûckt Schlegel vor, wie die Graramatik zwar weit mehr ent- 
hielte als „fûr den niichsten praktischen Zweck" unentbehrlich sei, 
aber doch nicht leiste was „ein ausfiihrliches System des Sanskrit" 
da leisten sollte, „den kritischen Herausgeber alter Texte in den 
stand setzen, in allen Fallen ûber die grammatische und ortho- 
graphische Richtigkeit der Lesearten zu entscheiden". Ein Beispiel 
wird angefiihrt, wirklich nur eines (die Lingualisierung des Nasals) 
— und dann wird der Pànini vorgeschoben, „die Autoritât der 
alten Grammatiker". Das sei ja vortrefflich, meint der Schreiber, 
„die Bildung des Sanskrit genetisch zu begreifen", und ein llaupt- 
mittel, das den Indischen Grammatikern fehle, die Sprachverglei- 
chung. Aber dariiber hinaus bleibe „doch ailes konjektural, ohne 
historische Grundlage". Solche sei vorhanden: „der abweichende 
Sprachgebrauch der Vedas". Er konne sich nicht genug verwun- 
dern, dafs Bopp sich um diesen gar nicht bekûmmert. „Im Pànini 
und dem (!) Siddhânta-Kaumudî stehen hunderte von Bemerkungen 
darûber. Z. B." — Nun wieder eines (dAi, als urspriingl. Im- 
perativendung), eine Vermutung Bopps, die dort als Tatsache 
gegeben. Den indischen Grammatikern sollte de^gloichen entgangen 
sein? „Schwerlich — versichert Schlegel — falls Ihre Lesearten 
und Ihre Erklàrungen die richtigen sind. Es sind nicht Leute 



2. Kapitel (1827—1830). 145 

darnach, sich irgend etwas entgehen zu lassen"". — Doch schon 
genug der Schlegeleien. 

Schlegel weiB hier was Lassen weiC, der gleîchzeitig mit Rosen 
den Pànini studiert, ja, wir diirfen kùhn behaupteu, er hat hier 
seine ganze Weisheit vou Lassen, und dieser, der jiingere tiichtigere, 
der ihm die Waffen zubringt, mufs sie spater auch fur ihn ge- 
brauchen. — Und Franz Bopp? — Wir haben sein Antwortschrei- 
ben an Aug. Wilh. von Schlegel, davon Lassen dann Kenntnis 
erhielt, aber auch andere, Freunde Bopps, denen es wohl ausneh- 
mend gefallen. 

Der Anfang des Schreibens ist herzliche Danksagung. Bopp 
verdankt des „Freundes" — „treffliche Ausgabe eines Teils des 
Ràmàyana", dessen Erscheinen er „langst mit der gaspanntesten 
Erwartung entgegen gesehen". — Das ist natiirlich ernst gemeint, 
auch weiter. „Sie leisten dadurch der Indischen Philologie einen 
ungemeinen Dienst — schreibt er — da Sie durch Lassons dank- 
bar anzuerkennende Bemûhungen ailes Material zu einer guten 
Ausgabe in handen und ein weites Feld vor sich hatten, Ihre 
bewàhrte Kritik zu ûben." Er habe den ganzen Band, wenn 
auch nur fliichtig gelesen, und „nur wenige Fehler" wahrgenommen, 
darauf er sich erlaube, ihn aufmerksam zu machen. Und das ist 
wohl nur hoflich gesagt, denn die „wenigen" sind doch eine ganze 
Anzahl und darunter eben Versùndigungen gegen jene Regel, welche 
Schlegel (als Beîspiel) in soinem Briefe „so hart mitgenommen" — 
ein emster, wohlangebrachter, verdienter Schlag auf die Eitelkeit. 

Nun zur Grammatik. — Das Pnidikat „ausfùhrlich" sei ihm 
so anstôCig? warum doch? er habe es gewahlt, weil er sich 
„durch keine âuBern Rûcksichten in engere Grenzen wollte ein- 
schliefien lassen, als der wissenschaftliche, nicht praktische Stand- 
punkt verstattet", von dem er ausgegangen. Sei er gleichwohl 
„weniger voluminôs" als seine Vorgânger geworden, so sei das be- 
griindet „in der systematischen Sprachentwickelung**, die er ver- 
folge, und „in der Weglassung von allem was ins Wôrterbuch ge- 
hôrt". Er hâtte vielleicht „kritisch'* oder „organisch" wâhlen 
kônnen. Aber kritisch miisse natiirlich jede Grammatik sein, die 
„nicht bloB ohne eigenes freies llrteil auf die Autoritât der National- 

Lefmann, Fraaz Bopp. 10 



146 Zweites Buch. 

Grammatiker sich stîitze", die nicht „den ganz unwissenschaftlichcn 
Gesichtspunkt verfolge, zum mechanischen Verstandnis der Schrift- 
steller eine praktische Anleitung zu geben". Solche praktische 
Tendenz sei „ganz entgegen der hôheren wissenschaftlichen Rich- 
tung". — Die indischen Grammatiker ^stellen blofi todte Massen 
zusammen und vergessen den organischen Zusammenhang hiiiein 
zu bringen''. Aus dieser Schule seien seine Vorganger aile hervor 
gegangen, die „ohne selbstandigo Forschung und Zuziehung der 
Sprache selbst blofi nachsprechen". Er verkenne nicht die Ver- 
dienste dieser Leute, eines Wilkins, Forster, Colebrooke u. a.; aber 
sein Ziel sei ein anderes. Auch halte er das Studium der indi- 
schen Grammatiker gar nicht fur fruchtlos; er habe seinen geschick- 
testen Schûlern das Kommentieren ihres Systems als Desideratum 
dargestellt. Nur er selbst môge dièse Arbeit nicht unternehmen, 
80 lange nicht, als ihn noch „ein selbstandiges Forschen und das 
Streben, die Sprache durch sich selbst zu begreifen und die (îesetee 
zu erkennen, nach denen sie sich entfalte, zu neuen Resultaten'^ 
fûhre. 

Schon îm ersten Hefte seiner Indischen Bibliothek habe jener, 
Schlegel, „den Scharfsinn der indischen Grammatiker" gerûhmt. 
Resultate daraus habe er aber seit jener Zeit noch keine geliefert. 
Nicht doch genug sei es, zu sagen: ^es sind nicht Leute darnach". 
„Da Sie Pànini so sehr rîihmen und auf ihn verweisen, so mufs 
ich voraussetzen, dafs Sie ihn ganz gelesen haben, und somit wer- 
den Sie auch wissen, was ihm von den Ansichten, die ich in 
meinem Konjugationssystem oder Lehrgebâude entwickelt habe, 
entgangen ist oder nicht." Folgen Reispiele. — ,,l)afs die indi- 
schen Grammatiken die Vedas nicht ganz unerwâhnt lassen", mufste 
man wohl erwarten. Er aber môchte die Sprache der Veda lieber 
aus ihnen selbst als „kummerlich und zerstreut" aus den Gram- 
matiken lernen. Das sei „ein wahrer Triumph" fur die Richtung, die 
er verfolge und von der jener abmahne, dais was er aus theoretischen 
Grîinden und mit hilfe der V^ergleichung als âlteste Formen an- 
setze, sich nun auch factisch bestiitigt, (Was Lassen im Pànini 
gefunden und dariiber an Humboldt geschrieben — dhi, als primitive 
Endung — das habe er, Lassen nîimlich, schon in seiner lat. Gram- 



2. Kapitel (1827—1830). 147 

matik lesen kônnen, die cr in handen gehabt. Âuch Rosen habe 
in den Veda manches grammatisch wiclitige gefunden.) Wenn es 
an der Zeit und Material genug vorhanden sei, woUe er einen 
Ânhang ûber die Vedasprache geben. 

Seine Grammatik, erklârt Bopp, sei nicht entstanden, wîe 
Schlegel sie horabwiirdigend sage, dadurch, dafs er Wilkins durch 
Forster widerlege, dafs er die beiden vergleiche, sondern dadurch, 
dafs er „ûber beide nach durchgreifenden Sprachgesetzen richte". 
Nicht doch geringschâtzig, nicht herabsetzend (so wie jener seine 
Vorgânger in der Herausgabe des Ràraâyana) habe er des Wilkins 
zuweilen, seiner Versehen erwahnt, sondern „notgedrungen", um 
die autoritatsglaubigen sich bei ihrem Glauben nicht beruhigen, 
nicht seine eigenen Abweichnngen fur „Fehler oder Druckfehler" 
halten zu lassen. Die „hartnâckigen^ aber, deren Schlegel in seinem 
Briefe gedenke, „die kein sprachwissenschaftliches Urteil habend 
zwischen Autoritiiten schwanken — die lieber an einer altenglischen 
festhielten als eine deutsche, wohl begriindete anerkennten — sei- 
che hartnâckigen Léser achte er keiner Berucksichtigung wert; er 
werde sie „auch nie zur wissenschaftlichen Sprachforschung bilden 
kônnen" ". 

Diefi, sollten wir meinen, dûrfte auch geniigen. — Franz Bopp 
war doch nicht umsonst Gôttinger Student gewesen, dort oder wo 
soDst immer auch schlagfertig und geùbt geworden, den Hieben 
eines Gegners zu begegnen, dessen BlôBen sogar gewandt und fest 
wahr2unehmen. — Schlegel war damit grûndlich abgefiihrt. „Sie 
werden mir verzeihen, wenn ich kiinftig briefliche Erorterungen 
ûber dièse Gegenstiinde vermeide", schrieb er nach einiger Zeit 
und diefi in einem letzten Briefe, den wir von ihm haben. 

Er hatte noch seinen Waffeutrâger, Christian Lassen. Der 
konnte und soUte den Kampf aufnehmen. 

Sie war gewifs nicht unbedeutend, Lassons Schrift, enthielt 
auch, „von manchon gewifs unhaltbaren Yermutungen abgesehen, 
manches schâtzbare^, wie Rosen einmal gesagt, war im allgemeinen 
wohl tûchtig und lehrreich, nur im besonderen eben feiudlich. 
Auch die Waffenschmiedekunst ist eine Kunst, und Waffen kônnen 
ein Kunstwerk sein, und Waffenhandwerk gilt eines edeln Mannes 

10* 



148 Zweites Buc.h. 

wurdig. Nur dais ein edler Kampe za rechter Frist und in ge- 
rechter Sache kampfend ersoheint. 

Im allgemeinen und an der Spitze waren die Forderungen 
aufgestelU an denjenigen, der es unternimmt, die Grammatik einer 
Sprache zu lehren. Gefordert wird „eine vollstandige Kenntnis 
seines Stoffs^ — Kenntnis der Sprachdenkmâler in ihrem ganzen 
Umfang, von jedweder Art und in jeder Richtung, mit kritischer 
Behandiung aller Ueberlieferung. Wo einheimische Grammatik 
dem vorgearbeitet, ist das Geschâft kein leichteres, jene Forderuug 
nicht zu erlassen: es mûssen vielmchr die Texte dieser Grammati- 
ker kritisch geprûft, hergestellt und voll verstanden, ihre Théorie 
prûfend erfafst, ihre Lehren im einzelnen erwogen werden. DieB, 
dièse Forderungen, wie weit ihnen Bopp in seinem deutschen und, 
soweit erschienen, in seinem lateinischen Werke einer Sanskrit- 
Grammatik gerecht geworden, dieB eben bildet die Grundlage der 
Beurteilung. 

Wir wollen uns dièses ûber hundert iSeiten fûllende Tentamen 
nun freilich nicht im einzelnen vorfûhren. Ânhebend von dem Namen 
des Ruches, ^ausfuhrliches Lehrgebaude**, wozu einerseits in betracht 
gegeben wird, „dais das Sanskrit vollstiindig auf uns herabgekommen", 
und anderseits, wie weit bis dahin Sanskritliteratur bekannt geworden 
— von da an, konuen wir sehen, fallen die Streiche auf den Geg- 
ner, geschickt, kunstgerecht gefuhrt und doch nicht haftend, und 
doch wie spurlos abgleitend. — I)a, so behauptet Lassen, „wir bei 
dem Sanskrit noch in dem falle sind, eine einigermaBen vollstan- 
dige und sichere Kenntnis nicht aus den Texten allein nach ihrer 
Kritik und Exégèse schôpfen zu kônnen*^, so werden wir „genôtigt, 
zu den eingebomen Lehrem der Sprache unsere Zuflucht zu neh- 
men". Wie ist das geschehen? sind die Originaltcxte der altesteu 
Meister — der Frager kannte sie wohl selbst noch lange nicht — 
oder sind die nach ihnen berichtenden Engliinder und welche zu 
rate gezogen? und was ist im ganzen, im einzelnen aïs Folge dièses 
Verfahrens anzusehen? — Das Werk selbst, lieu sich antworten, 
so gut und glânzend es da ist, daran die Makel, die du suchst. 
wirklich oder verraeintlich siehst, keinen abbruch tun, um so we- 
niger als es eben schon so gut und glauzeud da berges tellt ist. — 



2. Kapitel (1827-1830). 149 

Wir wollen nicht auf einzelnes eingehen. Dièse Schrift oder Streit- 
schrift Lassens ist gedruckt. Nur noch erwâhnt sei, was sich wohl 
wîe „Seîtenhîebe" anlâfst. So der bekannte Vorwurf zu grofien 
Vertrauens auf den geschriebenen Buchstaben oder zu groBer 
Scheu, „etwas in Belegstellen zu ândern"; so der beilâufige Ver- 
merk, spâter einmal bei mehr Mufio „der edeln altrômischen Sprache 
eine grôûere Aufmerksamkeit zu widmen" u. a. dergl. Und auch 
nur noch auf den Schlufs sei kurz verwiesen. 

Am Schlusse pflegen die Gegner einander die Hand zu reichen, 
sich wenigstens auûerlich zu versôhnen. — Bopp, sagt Lassen, hat 
mît dem Stoffe, den er aus Wilkins und Foreter gewonnen, „getan 
was seines Amtes war**; er hat „ihn anders geordnet, anders auf- 
gefafst". Dafs er „seine beiden Vorgânger hierin ûbertroffen'', sei 
unzweifelhaft; „er ist — erklârt Lassen — weit genauer als Wil- 
kins, klarer als Forster, kûrzer als beide". Und nîchts sonst? Die 
Aufzâhlung der ,,einzelnen neuen Ansichten" des Verfassers, ihm 
eigentumlicher und, wie zugegeben, auch richtiger, „wUrde — nach 
Lassen — eine kleinliche Sucht des Lobens verraten'', womit Bopp 
selbst „wenig zufrieden sein diirfte". Und es wâre auch „solche 
Aufzâhlung unbillig", meint Lassen, ohne „eine Abrechnung zwi- 
scheu Hrn. Bopp und seinen indischen Vorgangern". Denn „den 
algebraischen Formeln der indischen Grammatiker ihre begriffsmâBige 
Geltung" unterlegend wurden wir finden, „dafs sie haulîg dieselbea 
Ansichten vorgetragen haben, nur auf andere Weise". — Ein 
„offenes Bekenntnis" — einen ^Durchzieher" in Paukantensprache 
— „dais wir noch lange nicht zu der Stufe der Indischen Sprach- 
kenntnis gekommen sein wiirden, auf welcher wir gegenwârtîg 
sind", sagt Lassen, „wenn die Indischen Grammatiker nicht ein 
80 vorzûgliches und scharfsinnniges System ihrer Sprache aufgestellt 
hâtten". — Das heiBt: was Bopp geleistet, gut und richtig ge- 
geben, ist (mittelbar) Verdienst der altindischen Grammatiker, und 
Schuld seiner Kichtachtung oder Nichtberatung der altindischen 
Grammatiker ist was er versehen, was er noch nicht oder unrichtig 
gegeben. — Fiirwahr, das ist ailes wenîger als versôhulich, ist 
nur auch weniger Lassen als — Schlegel. 

Lu grunde waren die Angrifïe beider die gleichen geblieben, 



150 Zweites Buch. 

und das Antwortschreiben, das Bopp an den einen gerichtet, konnte 
im wesentlichen auch dem andern dienen. Boi Lassen — er stritt 
fur die Ehre der Sclilegel, indem er fur'die Ehre der indischen Gram- 
matiker eintrat — das wufsto jeder, war es „der fremde Einfluls" 
gewesen, und dieser, der fremde Einflufs „war wolil immer zu 
fûrchten**. So sagt Humboldt spâter, da er mitteilt, er habe dem 
andern sein Unrecht, nâmlich die ^Schârfe" seîner AeuBerungen 
vorgestellt „und ihn zur Friedfertigkeit ermafanf*. Denn wieder- 
holt batte ihm Lassen nachmals geschrîeben, er habe mit seiner 
Abhandlung ^durchaus niohts feindscliges" gegen Bopp im Sinne 
gehabt*^ — Man kennt das Sprichwort von Entschuldigung und 
Selbstanklage, auf franzôsisch so kurz und gelâufig ausgedrûckt. 
Andrerseits war niemand fîir Belehrungen und nachgewiesene Irr- 
tiimer zuganglicher, auch niemand dankbarer als es Bopp gewesen. 
Nur auf kurze Zeit war er im Herbst 1829 in die Ferien 
gegangen. Unbeirrt hatte er seine rheinische Heim- und Erholungs- 
stâtten aufgesucht, und ebenso unbekiimmert um noch drohende 
Angriffe war er nach Berlin zurîickgekehrt, und hatte vor allem 
und neben allem die Weiterfûhrung seiner lateinischen Sanskrit- 
grammatik wieder aufgenommen. Ein Brief an den „Freund und 
Kollegen'' in Bonn — auch der letzte, den wir von Bopp an 
Schlegel besitzen — verdankt diesem und Dr. Lassen einen ûber- 
sandten Teil ihrer gemeinschaftlichen Hitopadeça-Ausgabe, bittet 
„um geneigte Aufnahme" des seinerseits iiberreichten ereten Teils 
seiner lateinischen Umarbeitung der Grammatik und verheifit nach 
VoUendung des eben im Druck befindlichen F. Benaryschen Nalodaya 
die voile Herstellung seines Sanskrit-Glossars *'. — Das Jahr 1830 
soUte den Sanskritschulern dieB und anderes bringcn. 



3. Kapitel (1830—1832). 151 

Drittes Kapitel. 

Im Weiterwirken. Abschliefien und Vorarbeiten. 

(1830—1832.) 

„Sic lafst sich doch nicht weg raisonnieren", hatte Wilhelm 
von Humboldt kûrziich an Bopp geschrieben, „die Autoritât der 
Grammatiker" nâmlich. Auch Bopp sah das ein und lehrte, dafs 
der Anfangsnasal einer Wurzel nach domselben Prâfix (pra) in 
einigen Fâllen „lingualisiert" oder „cerebralisiert" (w zu n) werde, 
in anderen nicht, ohne einen Grand fur diesen Unterschîed heraus- 
zutinden. — Wichtigeres aber als dorgloichen, darum die Donner 
Sanskritgelehrten mit dem Berliner Sprachmeister haderten, wich- 
tigeres als die bernfene Autoritât der indischen Grammatiker, er- 
regte und bewegte bald die Gemûter der Zeitgenossen. 

An fiinfzehn Jahre hatte man Ruhe und Frieden genossen, 
hatte an Ruhe und Frieden sich gewôhut. Da kamen die letzten 
Wochen von 1829, die Januar- und Mârztage von 1830, die Vor- 
boten der Julirevolution, und vor die Seele Bopps und anderer 
traten die Kriegs- und Schreckensbilder ihrer Jugend. 

Damais, in den letzten Monaten von 1829 und in den ereten 
von 1830, safi Humboldt auf seinem Landgute in Tegel, „fried- 
lich", 80 sehr er das war, einsam, zuriickgezogen, innerlich ruhig, 
so sehr er das wollte und konnte. Er arbeitete an seinem grofien 
sprachwissenschaftlichem Werk. Selten kam er zur Stadt, eben so 
selten sah er Freunde bei sich, auch Franz Bopp nur wenig und 
selten; „und dièse Entfernung gerade von Ihnen, liebster Freund, 
tut mir unendlich leid", schrieb er. „Aber ich begreife, dafs nie- 
mand in diesem Wetter auf das Land kommen kann, und mit 
meinem Entschlufs, ganz an einem Orte und gerade hier zu leben, 
gibt mir doch jeder Tag mehr Ursach zufrieden zu sein"*°. 

Weniger zufrieden, auch weniger ruhig, innerlich und âuBer- 
lîch, waren damais die Brîider Grimm. — „Ich sitze jetzt nur 
noch mit halbem FuJÎ in Cassel und ziehe Neujahr als Professer 
und Bibliothekar ins nahe Gôttingen, welche Neuigkeit Sie hoffent- 



152 Zweites Buch. 

lich mit freundschaftlicher Teilnahme vernehnien werden**, schreiht 
Jacob, mitte November 1829, und bittet auch Humboldt davon zu 
unterrichten. Dazu verspricht er nun bald eineu Abschnitt seines 
dritten Teils (Deutscher Grammatik) zu ûbersenden, „worin vom 
Pronomen und Adverb gehandelt ist und allerhand kleine Ent- 
deckungen vorgetragen werden'', erzâhlt von einem Besuche des 
Professer Rosen bei ihm, von einem neuen spécimen ulphilauum, 
das er in den Wiener Jahrbûchern beurteilt, auch von einem Dr. 
Schmidt, einem andern Schûler, der Bopp Ehre mâche, der ihm 
„eine sehr gelehrte Abhandlung liber die Prâpositionen" geschickt 
und damit „wahre8 Vergnûgen gemacht", ob sie gleich „etwas 
schwer und kiinstlich geschrieben"**. 

Und Bopp konnte man sehen, wie er den Druck seines Glossars 
und seines andern Nalus fôrderte, da weiter an seiner Sanskrit- 
Grammatik schrieb und weiter an den Vorbereitungen seines 
Hauptwerks, an seinen akademischeh Abhandlungen. Muiste man 
da nicht wiinschen, wie jener schon in den Tagen der ersten fran- 
zôsischen Révolution gewûnscht, dafs doch die Fûrsten ihren Vôlkern 
wahre Freiheit gewâhrten, dais Fiirsten und Volker sich nicht so- 
wohl des Friedens als vielmehr der „Friedlichkeit" erfreuen 
kônnten*'. Denn Krieg und Umsturz und mehr noch der innere 
Sturm im Ilerzen sind geschworene Feinde fruchtbringender Arbeit 
und Wissenschaft. 

Am 7. Januar 1830 las Bopp in der Akadcmie der Wissen- 
schaften seine vierte Abhandlung zur „Vergleichenden Zergliederung 
des Sanskrits" u. s. w^,, die sich mit ihrem besondern Titel — „Ueber 
einige Demonstrativ-Stâmme und ihren Zusammenhang mit ver- 
schiedenen Prâpositionen und Konjunktionen" — in der Zeit und 
Reihenfolge, aber auch im Inhalte wieder wie unmittelbar an eine 
vorauf gehende Humboldt'sche anschlieBt. Humboldt hatte um 
mitte Dezember „uber die Verwandtschft der Ortsadverbien mit 
dem Pronomen in einigen Sprachen** gelesen. Allgemeine und be- 
sondere Sprachforschung trafen da zusammen. 

Hier war es nun zuei-st, dais Bopp der Zendsprache in seinen 
Darstellungen erwàhnte, dais er die Erforschung, welche sie soit 



3. Kapitel (1830—1832). 153 

seinem letzten Vortrag erfahren, und seine Toilnahme daran er- 
kennen lâfst, dafs er ihro Zeugenschaft fur seine Formenentwicko- 
lung aufruft — Merkwûrdîg, eben in dem Punkte, worin er nach- 
traglich ihr Zeugnîs fordert — in der Nominativform des Demon- 
strativpronomens ta — bekundet aie entgegengesetztes Verhalten. 
Aber weit entfernt, seine Annahme zu entkrâften, bewies dieB 
nur, dais „das Zcnd in mancher Beziehung den Lrzustand der 
Sprache weniger treu als das Sanskrit und Griechische aufbewahrt 
hat". Vollkommen richtig in diesem Fall. Wir kônnen auch 
sagen, es beweise dieO, dafs Analogie in Sprachformen sehr bald 
ûber Etymologîe machtig wird. — Uebrîgens veranlafst diefi auch 
gelegentlich zu zeigen, wie verschieden ein « (oder a-*) sich am 
Ende von Nominen verhalte, je nachdem es als der Kasus (Nomi- 
nativ)-Bildung oder dem Stamme angehorig erscheint. 

Nach dieser „Abschweifung" kehrt Ropp zu den Pronominen 
zurûck, zu Demonstrativstâmmen, den vier verschiedenen — ?', a, 
ana und ima — die unter eine Deklination sich vereinigt finden. 
Der Hinweis hierauf soll an „die Uebereinstimmung der verwandten 
Sprachen" erinnern, um weiterhin den Zusammenhang dieser Pro- 
nomina „mit verschiedenen Prâpositionen und Konjunktionen" auf- 
zuzeigen. Wie und mit welchen, das ist in der Abhandlung selbst 
nachzulesen. 

Auch Bopp kommt da auf die erwâhnte „treffliche Schrifl" 
seines Schiilers Schmidt zu sprechen, welche seine schon friiher in 
dieser Hinsicht dargelegte Ansicht ^weiter verfoigt und durch 
scharfsinnige Beobachtungen unterstiitzt". Er tritt ihm in einigem 
bel, macht aber darauf aufmerksam, wie es zur genûgenden Bc- 
weisfuhrung hier darauf ankomme, zu zcigen, dafs eine Pniposition 
„auch in ihrer weitern Umgebung" in ihren Bildungsansâtzen sich 
gewisserma£en notwendig als Ausfluis aus einer bestimmten Pro- 
nominalwurzel erweise; die Ableitungssilbe milsse auch in andern 
Pronominal-Erzeugnissen in der einen oder andern stammverwandten 
Sprache vorkommen. Aus den betreffenden Listen der indischen 
Grammatiker seien solche ^Bildungsstoffe" nicht zu suchen. Die 
grammatische Literatur der Inder sei grôfier, werde gesagt, als die 
Gesamtliteratur der Griechen. Was ailes darin gelehrt werde oder 



154 Zweites Buch. 

nicht, lasse sich mit Sicherheit noch nicht bestimmen. Aber so- 
viel aus diesen Qucllen und besonders durch grammatische und 
lexikalische Arbeiten von Englândern gczogen, das zeuge nicht da- 
fûr, „dafs die indischen Grammatiker in Gegenstando einer hôhern 
Sprachwissenschaft sich eingelassen haben", was sie von ihrem 
Standpunkte aus auch nicht wohi konnten. 

So Bopp. Er ist sich voll bewufst, dafs er hier so zu sagen 
in den dunkelsten Schichtcn der Sprachbildung die Grundsteine 
§einer Forschung aufsucht. „Die Pronomina gchôrcn gleichsam zu 
den vorsundflutlichen Zeiten der Sprache." Er mochte darum auch 
schwerlich annehmen, dais seine ersten Ansatze hier, geschweige 
seine vorsichtig aufgestellten Vermutungen auf die Dauer fest und 
sicher lagen. Nur wieder, dafs Gang und Spuren seines Ein- 
dringens die richtigen seien, das war bei ihm und auderen nach 
ihm unzweifelhaft. 

Im Fcbruar erhielt Bopp wieder ein Schreiben Rosens aus 
London. — Der hatte mit frischem und grôCtem Eifer seine Haupt- 
tatigkeit wieder auf die Veda, „zunâchst auf den Rigveda" geworfen. 
Unbeirrt durch das Fehlschlagen mehrerer Versuche, zur Einsicht 
in Sinn und Formen der Lîeder zu gelangen, war er endiich dem 
Colebrookeschen Winke gefoigt und hatte seine Zuflucht zu den 
indischen Grammatikern genommen. „Dankbar", schreibt er, ^muls 
ich anerkennen, dafs ich diesen treuen, wenn auch in dem Aus- 
druck ihrer Lehre wunderlichen Priestern der Sarasvati einen be- 
trâchtlichen Teil von dem wenigen verdanke, was mir nun nach 
und nach an meinem Rigveda deutlicher wird. Es mufs, denke 
ich, hier gehen, wie in so vielen Zweigen des Wissens, wo eine 
traditionelle Lehre dem Wunsche des Anfangers entgegen kommt 
und seine Fortschritte leitet, bis er sich selbst stark genug fûhlt, 
der Vormundschaft aufzukûndigen, und etwas eigenes, selbst er- 
kanntes an die Stelle des bloB ûberlieferten zu setzen^l" Nun 
wohl, vergleichende Grammatiker waren jene „Priester der Saras- 
vati" nicht; aber dafs man bei ihnen und sicher bei ihnen die Sprache 
ihrer âltesten Lieder lernte, das konnte niemand bezweifeln. Es kam 
nur darauf an, sie selbst, ihre Unterrichtsweise auch zu verstehen. 



3. Kapitel (1830-1832). 155 

Rosen berichtet noch in seinem Briefe, dafs eben auch seine 
arabische Algebra — die des Mohamed ben Musa — eine erste, 
wîe es heiCt, gedruckt werde. Dabei erzâhlt er unter anderm von 
einem Vullers, dais der „ein ziemlich umfassendcs persisches 
Glossar" herauszugeben beabsichtîge. Es ist das beilâufig derselbe 
Joh. Aug. Vullers, welcher eben aus Paris zurûckgekehrt, wohin 
er nach seinem Studium in Bonn gegangen, und welchen Windisch- 
mann in seinen Bricfen an Bopp diesem mehrfach und dringend 
zur Unterstiitzung empfohlen. — De Sacy batte recht gehabt; 
Sanskrit war und konnte damais noch nicht alleiniges Studium 
sein; auch eine deutsche Sanskrit-Professur war damais noch nicht 
fiir sich bestehend, sondern gemeiniglich eine Professur fiir orien- 
talische Sprachen. So hatte auch Bopp in diesem Wintor „per- 
sische Grammatik" golesen, das letztemal so viel wir sehen, so 
bîsher auch immer ^arabische Grammatik'' oder arabische Text- 
erklârung — Moallakat des Soheir, Hareth u. a. — die wir aber 
auch nur noch einmal angekîindigt finden. 

Selben Frîihjahrs trat ihm zuerst ein junger Dozent zur seite, 
Âugust Friedrich Pott, aus dem hannoverschen gebiirtig. Er war 
wohl auch einige Zeît sein Schûler gewesen, hatte iibrigens in 
Gôttingen studiert, und sich nun nach etlicheu Jahren, die er als 
Lehrer in Celle zugebracht, zu Berlin habilitiert. Der war 
gleichfalls zuerst mit einer Dissertation ûber Prâpositionalbezie- 
hungen aufgetreten, 1827, hatte dann aber, tiichtig und strebsam 
b(^onnen, was sein Ilauptwerk und Wirken blieb: „Etymologi- 
sche Forschungen auf dem Gebiete der indogermanischen Sprachen". 
— Er wurde im echten Sinne des Wortes Mitarbeiter des Meisters. 
Wenn er beispielsweise spâter die Rosensche Wurzelsammlung 
zur hand nimmt und damit zu einer „Vergleichung der Verbal- 
wurzeln im Sanskrit mit denen verwandter Sprachen" heran- 
scbreitet, ihre Formen gruppenweise nach dem Lautwandel mustert, 
80 ist dièse Musterung eben so wohl eine ausdrûckliche Warnung 
g^en den blinden Glauben an die Autoritât der eingeborenen 
Grammatiker als nicht weniger ein krâftiger Widerspruch gegen 
Professor Lassens „mehr karphologischen als karpologischen", 
d. h. mehr Spreu als Frucht auftreibenden Aufsatz im dritten 



156 Zweites Buch. 

Bande (1er Indischon Bibliothek **. Doch wir wollen nicht vor- 
greifeu. 

Wîeder war es Frûhjahr geworden, und der Winter auch in 
Bopps Familienkreise gliicklich ûberstanden. Seine Gattin, die 
Mutter und das Sôhnchen waren gesund, seine kleine ^Damayanti" 
gedieh vortrefflich, und er selbst hatte bei gutem Mute ein gutes 
Stûck Arbeit vor-, auch schon den Nala teiiwcis in Druck gebracht. 
Bekûmmert machte ihn nur das Geschick seines altesten Bruders. 
Und sorgenvoU sah er und aile Welt mit ihm die drohenden 
Wetterwolken im Westen sich aufturmen, horte deren dumpfes 
Grollen, ihren Wiederhall schon an den Ostgrenzen Deutschlands. 

Ein eigenes Zusammentreffen. Was hatte auch die Çakuntalâ, 
die erste Lenzesblute indischer Literatur mit Révolution zu tun? Sie 
war im Jahre der franzôsîschen Révolution, 1789, zuerst erschienen; 
der Text des Dramas wurde zuerst im Anfang der andern, der 
Julirevolution 1830 herausgegeben. Ende April schrieb der Heraus- 
geber, de Chézy, an seinen alten Freund Bopp, empfahl ihm den 
Orientalisten Ch. Johannsen, einen seiner Schûler, âuBerte sich 
mit besonderer Wertschiitzung ûber Stenzler, und verkiindete da- 
zu die Ankunft seiner „Sacountalà". Er schiitze sich gliicklich, 
so schrieb er, ihm endlich wenigstens einen Teil seiner schuldigen 
Erkenntlichkeit abtragen zu kônnen^\ 

Humboldt hatte vor einiger Zeit an Bopp geschrieben: „Ich 
habe unterwegs Chézys Yajriadattabadha gelesen . . . Ich habe aber, 
unter uns gesagt, einen recht kleiuen Begriff von dem Verfasser 
durch dièse Schrift bekommen." — Rosen schrieb in seinem 
niichsten Briefe: „Chézys Sakontala habe ich bei Haughton go- 
sehen. Wenn die innero Sorgfalt der kritischen Behandlung dem 
auBern entspricht, so muls es ein treffliches Werk sein." — Wir 
kônnen dazu nur sagen was ein spâterer Herausgeber der Ring- 
Çakuntalà, auch ein Schiller Bopps, zu cinem Worte seines Vor- 
giingers in dessen Vorrede gesagt. „Es war die Frucht eines lange 
anhaltenden Fleifies", hieB es. „Nur ungern sagen wir", erklart 
Otto Boehtlingk, „dais die Bemûhungen nicht ganz durch den 
Erfolg belohnt worden sind' 



lU 66 



3. Kapitel (1830— 1S32). 157 

Gleich darauf, im Mai wieder konnte Franz Bopp sein Sans- 
kritglossar versenden. Da waren nun aile dio einfai^hen Wôrter, 
wie sie eioschlieBlich der Rhagavadgîtâ in seincn Mahàbhârata- 
Episoden vorkommen, dazu eine AVurzol - Uebersicht mit Angabe 
einîger verwandter und nomînaler Ableitungsformen, und das ailes 
nicht viel mehr als zweihundert Seiten urafassend. Und doch 
wurde dieB Buch von allen Lehrern und Schiilern des Sanskrit mit 
Freude begrîiBt. 

Das Buch war ein Schulbuch, „fiir den Schùlergebrauch" — 
ad tironum usum — allein bestimmt, mehr, viel mehr als seine 
Grammatik, auf deren Regein es gclegentlich verwies, und mehr 
auch als die epischen Texte, auf deren Verstândnis es allein ab- 
gesehen, aus deren Inhalt die gegebenen Bedeutungen der Worter 
allein belegt waren. So hatte und so erfùllte es seinen Zweck, 
besser, ungleich besser als seine allumfassende Aufgabe das groBe 
Wilsonsche Wôrterbuch erfiillte, auch besser, viel mehr wissen- 
schaftlich — dieB lag i/i der Natur der Sprache und in der Natur 
und Richtung des Sprachmeisters — als bis dahin îiberhaupt ein 
Wurterbuch seinen Zweck erfullet. Und dabei erfiillte es endlich das 
dreifache Verlangen nach Texten, Grammatik und Wurterbuch, das 
sogar selbstverstandlich vor mehr als einem Jahrzehnt gestellt war, 
aLs man zuerst in Deutschland Sanskrit zu lesen und zu lernen anfieng. 

So ward dièse Ausgabe des Sanskritglossars im Mai des Jahres 
1830 eine Art erster Abschlufs in der Tiitigkeit Franz Bopps. Rr hat 
seine Schulbiicher wohl teilweise nochmals und abermals heraus- 
gegeben, ein BeweLs ihres fortdauernden und gesteigerten Begehrens; 
er hat die neuen Ausgaben verbessert, zum Beweis, dafs sie dessen 
fahig und im einzelnen wohl gewils bediirftig waren; er hat sie, 
und dieB betrifft vornehmlich das Glossar, auch bedeutend erweitcrt, 
ein Beweis fiir die Teilnahme an der fortschreitenden Kenntnis 
vom Sanskrit zur Gemeinschaft der àSanskritsprachen: aber er hat 
kein neues mehr gemacht. Auch an der neuen Entfaltung der 
Sanskrîtphilologie, wie sie durch das Vedastudium seiner Schiller 
nun baJd eintrat, hat er keincn selbsttutigen Anteil mehr ge- 
nommen. Nicht mehr und nicht anders als es seine vergleicliende 
Sprachforschung angieng. 



158 Zweites Buch. 

In dièse Richtung fiîUt nun der Zeit nach zunachst die Fort- 
setzung seiner akademischen Vorlesungen. — Humboldt batte ihn 
dazu veranlafst. Der Einsiedier von Tegel, stiindig mît seinem groÛen 
Sprachwerk beschâftigt, klagte damais, dafs die Masse des Stoffas 
bei der Arbeit in keinem Verhâltnis wâre zu dem Produkte seiner 
Darstellung. Er wollte den Juni und Juli auf Reisen sein und bat 
seinen Freund in der Akademie fur ihn eînzutreten. So kam dort 
schon am 20. Juni des Jahres ein erstes Stiick der fûnften Ab- 
handlung Bopps zur Verlesung. 

Die Abhandlung hat den besonderen Titel „Ueber den Einflufs 
der Pronomina auf die Wortbildung" und behandelt vorweg noch 
einige Pronominalstâmme und abgeleitete Pronomina, die in den 
friiheren Abhandlungen noch „gar nicht oder nur flûchtig" berûhrt 
waren. Bei dieser Erôrterung (von Stâmmen, wie wa, fci, ya und 
andern verwandten) erhalten wir gelegentlich eine Erklârung fiir 
seine vorhin ausgesprochene Enthaltung. Bopp sagt und hebt her- 
vor: „Um das grôBere oder geringere Alter einer Form darzutun, 
ist es (daher) nicht hinreichend, das Alter des Denkmals anzu- 
geben, worauf sie vorkommt; sondern die âltesten Formen einer 
Sprache sind immer diejenigen, welche am besten zu ihrer folge- 
rechten Entwickelung und zu ihrem Verhâltnis zu alten Schwester- 
sprachen stimmen." Sollte man nicht meinen, das musse sich von 
selbst verstehen? Antwort: Beim Sprachforscher oder Linguisten, 
aber nicht immer beim Philologen. 

Seine Bemerkung hatte Bopp hier an don Interrogativstamm 
gekniipft (altind. ka^ lat. çwo, go t. hva u. a.). An Beispielen 
fehlts nicht, am wenigsten in den Pronominalbildungen, da àltestes 
Sprachgut nicht nur frîihen Lautwandel erfahren, sondern teilweise 
auch bis in spâtere Zeiten hinaus seinen Lautwert erhalten. Wir 
diirfen einzelnes hier wieder nicht nacherzâhlen, so merkwûrdig 
auch einzelnes, besonders damais noch, dem Zuhôrer erschien. — 
Oder, um doch noch ein Beispiel anzufiihren, wie mochte da einer 
wohl aufhorchen, wenn ihm die ursprùngliche Form und Bedeu- 
tung unserer gewôhnlichen Ableitungssilbe -lich erklârt ward? wenn 
er hôrte, dafs dièses -lich^ ahd. lîh^ got. leiks (âhnlich, engl. liké)^ 
so griech. und lat. verwandt, in altast erreichbarer Form skr. drça 



3. Kapitel (1830 1832). 159 

gelautet (d. i. drk-a aus der Wurzelf. darh^ griech. ospx-, seheu, 
zusammengezogen) ? dal's unser „welcber" und „solcher", mit 
Einbufie ihres mittleren i-lautes, eigentlich ein „wie" und „ao 
auetsehender^ bedeuten? Da kniipfte sich ja ein Stûck Geschichte 
an jedes dieser gelaufigen Worter, eine eigene Geschichte auch an 
jede Wortform, wenn sie einer nur zu erziihlen weiB. Bopp ver- 
suchte das im einzelnen, vorsichtig, bediichtig, gar nicht leicht- 
fertig, dem Zuhôrer die Spuren und Griinde seines Suchens und 
Findens zeigend, auch seine Zweifel und Redenken nicht ver- 
hehlend. 

Andere Geschichten freilich als solche von Spracheu und 

Wôrter beschaftigten damais die Teilnahme der meisten Menschen 

auch der Gelehrten. — AVieder einmal war ja der Konigstron in 

Paris ins Wauken geraten und gegen Ende Juli vor dem Volksan- 

sturme auch jâh zusammen gebrochen. Da war der entfesselte Geist 

des Umsturzes wieder nachhaltig und in die Ferne wirksam ge- 

worden, mâchtig da und mâchtiger dort, nur bekanntlich viel 

geringer als man befûrchtet in Deutschland und PreuCen. Denn 

man war hier so klug gewesen, den Dingen drauCen bediichtig zu- 

zusehen und das gewordene anzuerkennen, daheim aber Ruhe und 

Frieden zu wahren, so strenge als nôtig und so ^freigebig" als 

môglich schien. Und wie ein Zugestiindnis in dieser Richtung war 

und wurde aufgefafst die Zurîickberufung Wilhelms von Humboldt, 

des verjagten von 1819. 

Das war in der andern Woche des Septembcr, als Bopp noch 
oder schon — wir sehens nicht genau — in seiner Ferienheimat 
sîch befand, als sein Schiller Rosen von Loudon nach Detmold 
fuhr und auf seiner Fahrt rheinaufwarts anderthalb Tage in Bonn 
und dann einen Tag in Koblenz sich aufhielt. — Doch wir wollen 
von einem andern und von anderen hier zuerst eîniges sagen, weil 
von einem Abschlusse die Rede gewesen. 

Ein anderer war der auch schon genannte Schûler Bopps, 
Peter von Bohlen, damais Professor iu Konigsberg, und das andere 
dessen Buch, „das alte Indien, mit besonderer Rîicksicht auf 
Aegypten". Das Buch erschien in zwei Teilen, 1830, gewidmet 



160 Zweites Bucb. 

den beîden Lehrern des Verfassers, August Wilhelm von Schlegel 
und Franz Bopp, wie sie da heilJen, „den Begriindern der Sans- 
kritliteratur in Deutschland". Und dièses Buch war auch ein Ab- 
schlufs, weil es abschlofs mit dem was man von friiher Uber Indien 
wufste oder zu wissen meinte, zusammen mit dem was man „in 
den letzten vier Dezennien" neu oder anders gelernt batte. 

Aus dreifachem Antriebe batte Boblen, wie er sagt, „die Re- 
ligion, Verfassung, Kunst und Wissenscbaft des alten Indiens" zum 
Gegenstande seiner, „wo môglich aus den besten Quellen ge- 
schopften", Forschung gemacht. Er wollte zuerst, „die unûber- 
troffene Darstellung von Heeren", das bekannte Ideenbuch von 
1824, aus seinem eigenen Studium des Sanskrit mit vielem „er- 
gânzen". Dann wollt« er, eine gleich raâchtige Anregung, „dem 
Widerspruche gegen das Studium des Indischen Altertums von 
seiten geachteter Philologen und llistoriker" begegnen, „die zu 
zeit'en mit grofier Bitterkeit wider dasselbe sich auslieBen". End- 
lich wollte er nach allen Seiten hin „das im vorigen Jahrhimdert 
faî^t allgemein angenommene Vorgeben" beleuchtcn, „als habe das 
alte Aegypten seine Kultur und Weisbcit bis nach Indien hin aus- 
gedehnt", und anfîinglich sei es sein Hauptaugenmerk gewesen, 
„nach kràften auf dasselbe einzugehen". Dièse Tendenz, sehen 
wir, ist dem Werke doch geblieben, obwohl der Verfasser seiner 
Aussage nach manches dahin gehorige nachmals zurûck behalteu 
und sich im allgemeiuen begnûgt, „nur, wie der Titel besagt, einige 
Riicksicht auf das Niltal zu nehmen". 

Seine „Archaeologie" — so nennt Bohlen selbst sein Buch — 
ist die Vorlâuferin einer andern, eines groBeren Werkes, das ein 
Menschenalter spiiter zuerst fertig geworden. Unzweifelhaft bat sie 
auch frûheres der Art, so weit eigene Quellenkenntnis und For- 
schung darauf moglichst und recht verwandt ward, iiberwunden. 
Nur, dafs sie selbst dann sogleich nach ihrem ersten sieghaften 
Auftreten auf den Staudpunkt des ûberwundenen zurûck wich. 
Die fortschreitende Wissenschaft lieu sie ihr Schicksal rasch ereilen, 
das mehr oder minder allgemein, im besondern aber vorzeitig ab- 
schlieBenden Werkeu zukommt. Und ein erster Schritt dahin war 
die Tat jenes Mitscluilers und Freundes Roseu. 



3. Kapitel (IS30— 1832). 161 

Aus Koblenz schrieb Friedrich Rosen damais einen Brief an 
seinen verehrten Lehrer Bopp. — „Icli nehme mir die Freiheit", 
heifits darin, ^Ihuen hierbei eine Probe der Hymnen des Rîgveda 
vorzulegen, von deren beabsichtigter Herausgabe ich schon frûher 
Meldung getan. Niemand, das weiii ich, wird diesen ersten 
schwachen Versuch auf einem noch unbekannten Gebiete mit der 
Nachsicht aufnehmen, mit welcher Sic ihn, als die Arbeit eines 
alten Schûlers betrachten werden. So weit meine Zeit es ferner- 
hin gestattet, will ich die angefangenen Uutersuchungen fortsetzen. 
Vielleicht bin ich dann einst im stande, die mir selbst wohl be- 
wufsten Mângel dièses Spezimen durch eine grûndlichere und um- 
fassendere Arbeit in dem Andenken der beurteilenden auszu- 
lôschen." — Dazu bemerkt Rosen, dafs das Bûchleiu bis dahin 
„nicht publiziert" sei; es seien ihm „einige Fehler gegen die La- 
tinitat" entschlûpft, und ,,die dadurch entstellten Blàtter" solltcn 
erst umgedruckt werden. Er kônne darum auch noch nicht Exem- 
plare an manche ihrer gemeinsamen ,,sanskritischen Freunde und 
Gônner" entsenden*^ 

Wie wir spâter sehen, betraf letzteres nur das erste Blatt der 
Vorrede, „wegen einiger Versehen'', davon allerdings zu fûrchten, 
dafs man sie nicht als Druckfehler wùrde passieren lassen. — „Be- 
trachten Sie in dieser Rûcksicht das Buch nur immerhin als er- 
schienen", schrieb er wieder. Denn nicht nur sehrbald hatte ihm 
Bopp mit Uebersendung eines Stiickes der neuen Nala-Ausgabe 
sein Vedisches verdankt, ihm nicht nur warmen und herzlichen 
Beifall geschenkt, sondern auch Hoffnung auf eine ôffentliche Be- 
urteilung gemacht. — Auch Humboldt muis wohl bald ein Exem- 
plar des neuen ^Vedaversuchs'' erhalten und trotz Politik und 
Statsrat die Zeit gefunden haben, dem wackern Herausgeber dafûr 
zo danken. Wir sehen aus einem dritten Briefe Rosens, wie sehr 
er sich damit gefreut. 

Das ^Rigvedae Spécimen" enthielt sieben Hymnen: eine 
erste an die Ushas, die altindische Aurora, eine oder vielmehr 
einige Strophen an die Sonnengottheit des Pûshan und Savitar, 
eine an Parjanya (Perkunas), den alten Regengott, und dazu ver- 
teilt noch vier an Agni, den alten Feuergott. Sie erschienen im 

Lefmann, Frans Bopp. 11 



162 Zweites Buch. 

Urtext mit lateinischer Uebersetzung gegenûber und einer Noten- 
Erklâning darunter, die ûber Wortformen und Flexionen, ûber 
Eigentûmlichkeiten des Vedadialekts gelegentlichen Aufschlufs gab. 
Und mit Âusnahme der paar Strophen an Pûshan und Savitar, 
deren Inhalt schon Colebrookc in seiner Âbhandlung ûber die 
Veda, 1805, englisch mitgeteilt, waren die Stiicke aile neu und 
unbekannt und aus dem âltesten des indischen Âltertums glûcklich 
ausgewâhlt**. 

Bopp hielt wort. àSchon im Dezemberhefte der Berliner Jahr- 
bûcher stand seine Besprechung des Rosenschen Versuchs. Man 
sehe, heiBt es darin, „ein grûndliches Verstandnis des Originals". 
Dafs in einigen Stellen noch Lûcken und Dunkelheit verspùrt 
wûrden, konne nicht befremden, Auch nur wenîge Stellen for- 
derten entschiedenen Widerspruch. — Dabei lâfsi sichs der Beur- 
teiler nicht entgehen, auf mehreres aus seinen Forschungen hinzu- 
weisen, das hier aus attester Vedasprachform seine Bestatigung 
erhalte. Jener gerûhmte ^wissenschaftliche Geist der indischen 
Grammatiker" sei ihm noch von niemandem aufgezeigt worden; es 
musse denn das Wort „Wissenschaft" bei Schlegel nicht in wissen- 
schaftlichem Sinne gebraucht werden. — Man kann es dem viel 
gekrankten Gelehrten nicht verargen, wenn er gerade hier die erste 
und beste Gelegenheit ergreift, den Bonner ^Freunden" sogar in 
etwas scharfemTone einige nunmehr altbeglaubigte Wahrheiten 
entgegen zu halten. 

Darûber aber freute sich Bopp von herzen, dafs es ein junger 
Deutscher, dafs es sein Schiller war, der zuerst in das âlteste ver- 
schlossene Heiligtum der Inder eingedrungen. Was ihm auch 
immer erst die Schule eines Pànini ermôglicht haben mochte: es 
hatte Friedrich Rosen doch bei ihm sein Sanskrit gelemt. Und 
wohl ein anderes noch, das nicht minder zu schâtzen, seine wahr- 
haft rûhrende kôstliche Bescheidenheit. Unsere stolze Gelehrten- 
jugend kônnte sich daran ein Muster nehmen. — Schûchtern, als 
begehe er wirklich einen „kûhnen Leichtsinn", ûbergibt er der 
Oeffentlichkeit dièse Probe seines tûchtigen tapferen Fleiûes. Er 
bekennt dankbar seine Schulung durch die schwer zugânglichen 
altindîschen Lehr- und Meisterweike, preist den Vorgang Colebrookes 



3. Kapitel (1830—1832). 163 

mît seiner Abhandlung als wie eînes Lichtscheins, der iliD sicher 
zu dîesem Studium geleitet, und verspricht mit der Zeit und seiner 
wachâendeQ Einsicht durch ein grôBeres und besseres Herausgeben 
des Rigveda diesen seinen ersten mangelhaften Versuch im Ge- 
dàchtnis der Gelehrtenwelt „auszulôschen". — Wahrlich, eine edle 
Jagend, die noch entschuldigen und vergessen machen zu mûssen 
glaubt, was ihr mit epochemachendem Glanze und zu bleibendem 
Gedenken in den Annalen der Wissenschaft verzeichnet wird. 

In dieser Zeit batte Ruckert seine Anzeigen von F. Benarys 
Nalodaya und Bopps Glossar geschrieben und zu dem Werk des 
Schûlers wie zu dem eigenen den Meister beglûckwiinscht. Nar 
noch mehr wûnschte er solcher wie jenes und zu jedem auch das 
nôtige Glossar. Oder mehr solcher wie der Nala, davon ihm Bopp 
spàter ebenfalls die neue Hâlfte geschenkt. Dessen andere Ge- 
schenke, die Abhandlungen ûber die Pronomina behagten ihm 
weniger. „Ich bewundere Ihren Scharfsinn in Auffindung von 
Pronominalstammen", schrieb er, „diese selbst aber sind mir ganz 
unerfreulich, weil man sich nichts dabei phantasieren kann. Was 
helfen mir eine Menge Wôrtchen, die bloiî Verhàltnîsse bezeichnen, 
ohne individuelle Bedeutung zu haben?'' — Natûrlich, da waren 
keine Gôtter, Halbgotter oder Menschen, keine Liebes- sondern nur 
Wôrtergeschichten, und die lieBen sich schwer in artige Verslein 
bringen. — Er hatte die Abhandlungen seinem Kollegen Doderlein 
gegeben, ihn damit vielleicht noch fiirs Sanskrit anzuwerben. 

So erzâhlte Rûckert und auf Bopps Befragen, er sei jetzt selbst 
sein einziger Sanskritschûler. Einer, sein letzter, schiene sich aus- 
gelemt zu haben. Das war der junge Feuerbach, fiir den sein 
Vater, der Statsrat Feuerbach bei Bopp um einen Gitagovinda- 
Text gefragt, welcher dadurch zuerst in Riickerts Hânde gelangt. 
Dièses nun und anderes âhnliche — amaru-çatakam — studierte 
der Dîchter, lauter erotisches, und dabei ist ihm in der einen und 
aodern Beziehung auch mitunter die Geduld gerissen. ^Es ist doch 
eine verwetterte Sprache", heiCts, „und dièse Génération wird sie 
noch nicht bândigen, so strenge wir auch gegen uns und gegen 
einander aind**." 

Strenge war auch A. W. von Schlegel, aber doch nicht so 

11* 



164 2weites Buch. 

sehr gegen sich seibst aïs gcgen andere, nie ht so sehr gegen 
andern aile als gegen seine deutschen I^andsleute, und gegen d 
aueh nicht sowohl strenge als vielmehr geringi>chatzig. £r h 
im ^Berliner Kalender" vom Jahre 1829 und 31 zwei Abha 
lungen gebracht „ûber die Zunahme und den gegenwârtigeu 
stand unserer Eenntnisse von Indien'^, die letztere also zu e 
dièses Jahres 1830. Was er da ûber den Vôlkerkampf um lue 
und dessen endliche Besitznahme durch die Englânder erzat 
kann uns- hier nichts angehen, und eben so wenig soll uns '. 
angehen seine Darstellung des Streites ûber die ersten Kenntn 
von Indien. Nur das ist wohl herauszuheben was er ûber 
Bemûhungen deutscher Gelehrten vorbringt, wie dieB wohl geei^ 
war, „die dûrftige Vorstellung" von der damaligen Kenntnis „n 
zu trûben und zu verkûmmern", wie nicht nur ^Gereiztheit 
Empfindlichkeit^, sondera Voreingenommenheit und Unwille oder 
veraiôgen des Einsehens seine foraigewandten Berichte beherrscl 
In Deutschland fûhre die Halbgelehrsamkeit das grofie Wort. 
Sanskritliteratur sei da kaum weiter gediehen als etwa die grie 
sche bei beginnender Wiederbelebung der Wissenschaft. „L'ngl{ 
liche AVahl der herauszugebenden Stûcke, fehlerhafte Texte i 
mit Interpolationen ûberladen, geschmacklose und unverstandii 
Uebersetzungen", das ailes wirft vor der selber eigentlich ne 
noch gar nichts gegeben. Und was noch mehr oder wohl eii 
auf Bopp gemûnzt erscheint, das ist nach Schlegel „eine einsei 
und beschrânkte Sprachkenntnis", die Einbildung, „vermôge de 
man sich vermifet die einheimischen Grammatiker — jene dre 
alten Stifter der Wissenschaft, deren Entscheidungen ûber 
klassischen Sprachgebrauch seit Jahrtausenden wie die Rich 
sprûche eines Minos, Aeakos und Rhadamanthus galten — 
meistern, oh ne sie gelesen, gewiis, ohne sie verstanden zu habc 
— Dièses ^Sichstûtzen auf Altersautoritât", die man seibst ka 
mehr als vom Hôrensagen kennt, dièses und anderes hat 
Schûler Bopps, Agathon, der Bruder des Ferdinand Beuary d; 
bald genûgend beleuchtet'**. 

Wir kônnen heute nur sagen, Schlegel hat sich hier mit al 
seinem Verdienste seibst gerichtet. Sein jûngerer Bruder Friedj 



3. Kapitel (1830-1832). 165 

war das Jahr zuvor gestorben. Von August Wilhelm und seinem 
Streit fiir die Ansichten und das Ansehen des Bruders gilt was 
von jenen Staaten, don pyrenâischon, gilt, die in einer fernen Welt, 
auch in Indien Lânder gewonnen und verloren, und deren Ver- 
lust zu suchen ist, wie es Benary dem Schlegel entgegen hait — 
„in jener unheilbaren zehrenden Krankheit des Mutterlandes". 
,,Denn Staaten — hciflt es — die, nachdem sie eînmal geblûht, 
nicht folgen konnen dem Gedanken der Geschichte, zeigen sich 
hierdurch eben als dieser Zeit nicht angehôrig." 

So wâren wir mit Schlegel fertig und kommen auf Bopp 
zuruck und was er tat, als das verhangnisvoUe Jahr 1830 zu ende 
gieng. Weiter arbeiten an seiner neuen Nalusausgabe, wozu Rosen 
noch einige Seiten „Bemerkungen" geschickt, weiter an seiner 
lateinischen Sanskritgrammatik und weiter — und dieC dritte wars 
vornehmlich — weiter am Zend. Das sehen wir aus einem Briefe 
Humboldts, aus einem andern an Burnouf und im besondern aus 
den Berliner Jahrbûchern fiir wisseqschaftliche Kritik, die darûber 
seine Darstellungen enthalten. 

Im Mârz 1831 erschien eine erste iiber Eugène Burnoufs Aus- 
gabe des Vendidad-Sade, davon ihm die Hâlfte des Textes in fûnf 
Heften vorlag. Das war nun keine Kritik der Ausgabe, keine des 
Inhalts, sondern eine der Form, der Sprache des Zarathustrabuches. 
Wir wissen was solche Kritik zu bedeuten hat. Bopp erklart an 
nunmehr sicher gegebenen Wortformen dieser Sprache die Gesetze 
ihres Lautwandels im Verhaltnis zum Sanskrit, weist darnach 
unterschiedene Flexionsbildung auf und stellt die eine der andern 
gegenûber, kurz, er entwickelt an der hand jener Texte ein erstes 
Stiick Zendgrammatik — wir konnen nach der Méthode dieser 
Entwickelung auch sagen, er gibt auf grund dieser neuen Sprach- 
kenntnis ein neues Stûck vergleichender Grammatik. 

Dafs hier einzelnes aus dieser Abhandlung nicht anzufûhren 
ist, versteht sich von selbst, vioUeicht eben so, dafs ein allgeraeines 
gegen den Schlufs der Darlegung ohne Beispiele vermerkt werde. 
Im ganzen, meinte Bopp, lieBe sich das Verhaltnis des Zend zum 
Sanskrit unter drei Gesichtspunkten zusammen fassen. „Erstens 
— heiBt es — regelrechte Laut-Uebergange, ... die oft dem Zend 



166 Zweites Bucb. 

den âuBern Ânschcin eincr ganz cigentiimlichen Grammatik geben. 
Zweitens, Verkurzungen und Abschleifungen vieler Endungen, neben 
gânzlicbem Untergang einiger anderen.'' Beispiele, wie gesagt, 
sollen hier unerwâhnt bleiben. Endlich — und dieB heiÛt der 
dritte und wichtigste Punkt bei der Vergleichung des Zend mit 
dem Sanskrit — endlich, sagt Bopp, „steht ersteres dem letzteren 
in einigen Flexionen an Echtheit und Altertûmlichkeit voran, und 
(jenes) das Zend gibt in dieser Beziehung schàtzbare Resultate fiir 
wissenschaftliche Erforschung der sanskritischen Sprachentwickelung, 
die natûrlich nicht bei den praktischen Anweisungen der einhei- 
mischen Grammatiker stehen bleiben darf". 

Humboldt schrieb ûber dièse Abhandlung an Bopp, sie habe 
ihm „die groBte Freude verursachf, und er habe daraus „zuerst 
einen wahren Begriff von dem Zend geschôpft". Ich habe „zu- 
gleich Ihren Scharfsinn aufs neue bewundert, einzelne Verschieden- 
heiten auf allgemeine Gesetze zurûckzufûhren, und die Gewandt- 
heit, jcde grammatische Analogie beider Sprachen heraus zu er- 
kennen. Aus allem, was Sie sagen, scheint mir doch hervor zu 
gehen, dafs das Zend weit mehr als aus dem Sanskrit entsprungen 
anzusehen ist wie das Griechische, welches sich eher als eine 
Schwestersprache darstellt. Sie habeu gewiis schon Bohlens kleine 
Schrift ûber denselben Gegenstand empfangen" u. s. w/' 

Bopp hatte dièse empfangen — eine commentatio do origine 
linguae zendicae e sanscrita repetenda, wie der lateinische 
Titel lautet — auch gelesen und in einer Anzeige, die freilich 
erst im Dezemberhefte der Jahrbiicher heraus kam, dièse letzte 
und eine erste Schrift behandelt, die, wie es heifit, „seit dem 
Wiedererwachen, oder, man kann sagen, seit dem eigentlichen Er- 
wachen des Zend-Studiums erschienen". Wir kônnen dièse Anzeige 
fiiglich hier anschliefien. 

In gedràngter Uebersicht hatte von Bohlen die frûheren „Lei- 
stungen und Ansichten ûber die Zendsprache" gegeben und sich 
dabei was ihr Verhàltnis zum Sanskrit angeht derjenigen Ansicht 
angeschlossen, „die das Zend als eine entartete Tochter des Sans- 
krits auffarst**. — Auch Humboldt teilte, wie wir sahen, einiger- 
maBen dièse Anschauung und zwar auf grund der Darlegungen 



3. Kapitel (1830—1832). 167 

Bopps, der selbst mit seiner Meînung noch zurûck hielt. „Was 
Rask und Burnouf ûber dièse merkwûrdige Sprache bis jetzt mit- 
geteilt haben, „ist im ganzen*^ erklarte er, „noch viel zu dûrftîg, 
um ûber ihr Verhâltnis zum Sanskrit ein umfassendes Urteil be- 
grûnden zu kônnen''. Geschweige nun Bohlen, der seine Ânsicht 
darch eine gedrângte Behandlung des Lautsystems, eine kurze Be- 
sprechung „aller wesentlichen Teile der Grammatik" begrîindet, ge- 
stotzt — nicht auf die ihm noch unbekannte Abhandlung Bopps, 
sondem — auf Anquetils Vokabular und Noten zum Zendavesta. 
Damit war freilich wenig oder gar nichts rechtes auszumachen. 

Fiinf Jahre bereits war das schon erwâhnte Werk des dâni- 
schen Gelehrten R. Rasks erschienen, das ^ûber das Alter und die 
Echtheit der Zendsprache**, nach v. d. Hagens Uebersetzung, und 
es ist wohi bezeichnend, dafs es durch Bopp erst damais zusammen 
mit der Bohlenschen Schrift angezeigt ward. Bopp selbst war erst 
„durch die inzwischen erschienenen Textausgaben^ in das Studium 
eingedrungen, welchem die Streitschrift jenes dânischen Gelehrten 
Ehre und Ansehen gerettet. Denn dieser hatte zuletzt siegreich 
(gegen Erskine) die Ansicht bekampft, ^daTs das Zend eine Mund- 
art des Sanskrits sei, aus Indien eingefûhrt, aber niemals in irgend 
einem Teile Persiens gesprochen worden". — Wie weit richtig îm 
einzelnen nun das wenige ist, was Rask von der zendischen Formen- 
lehre mitgeteilt, wie richtig oder welche auch die ^einigen inte- 
r^santen und bisher noch unbeachteten Erschemungen** dieser 
Grammatik sind, die Bopp hier gelegentlich ans licht zieht, das 
kônnen wir ebenso unerôrtert lassen als die Beweise, welche jener 
damais schiagend ins Treffen gefûhrt. Nur erwâhnt sei, dafs wir 
Rask zuerst ein zuverlâssigeres Zend-Alphabet und scharfer be- 
grânzte Lautbestimmungen zu verdanken haben. Und dazu noch 
sei erwâhnt oder wiederholt eine Boppsche Erklarung. „Wir finden 
aber", sagt Bopp, „weder in diesen Mitteilungen noch in den Er- 
gebnissen unserer seitdem angestellten eignen Untersuchungen 
irgend etwas der Zend-Grammatik im strengen Sinne eigentûm- 
liches, sondern nur hier und da merkwiirdige Ueberreste einer 
âlteren Sprachperiode, in Formen, die auch im Sanskrit theoretisch 
verlangt, aber faktisch nicht mehr nachgewiesen werden kônnen; 



168 Zweites Buch. 

ferner Bildungen, wovon sich der Weg angeben lalst, wie sie aus 
dem im Sanskrit bestehcnden hervor gegangen sind."^* 

Das ist der voile und untrugliche Bewcis fur das Aller iind 
die Wirklichkeit der Sprache und die Echtheit der Zendbiicher; 
das ist der Sieg und Triumph jener Kritik, der vergleichenden 
Sprachforschung; das ist der ganze Bopp. Auch darum — nicht 
eben um dem Einspruch derer zu begegncn, die ihm nicht folgen 
kônnen oder wollen — kommt dieser immer wieder darauf zuriick 
zu sagen, man dûrfe bei den praktischen Auweisungen der ein- 
heimischen Grammatiker nicht stehen bleiben. Endlich ist darum 
auch seine Sanskritgramraatik, sein ganzes Sprache -lehren und 
-forschen historische oder wissenschaftliche, vergleichende Grammatik. 

Unter Bopps Briefen haben sich drei Blâtter von seiner Hand 
gefunden, eingeschlagen und auf dem Einschlag geschrieben: „Ueber 
Historische Sprachforschung." Sie enthalten den Entwurf eines 
Briefes an Wilhelm von Humboldt. Wir konnen auch genau sagen, 
auf welches Humboldtsche Schreiben damit geantwortet worden. 
Es ist das schon angefûhrte aus dem Sommer 1829, worin der 
Freund dem Freunde wohl mit recht bemerkt, dais Mutmafiungen 
nicht in eiil Lehrbuch aufzunehmen und ein ^Raisonnement" iiber 
Grammatik nicht in eine Grammatik zu gehoren scheinen. Darauf 
hat Bopp seine Antwort entworfen. 

In der Sache, um die es sich im besondern handelt, die Untcr- 
scheidung von „verstarkten und reinen" Formen (Themen), unter 
dem Einfluis von „leichten und schweren" Endungen (Gr. r. 308), 
will Bopp zugeben, dais er da „um allen AnstoB zu vermeiden 
noch hâtte einfûgen kônnen ex mea sententia, Allein — sagt er 
weiter — ich mufs auch gestehen, dais ich von nichts eine festero 
Ueberzeugung habe . . . und ich hielt mich darum fiir berechtigt, 
die Sache als keinem Zweifel unterworfen darzustellen". Weiter 
dann, allgemeiner, es „ist das was ich in meiner Grammatik von 
Grûnden oder Gesetzen der Spracherscheinungen sage, immer so zu 
verstehen, dafs dieB meine Ansicht sei, dafs ich durch meine Be- 
obachtung des Entwickelungsgangs der Sprache zu dieser Ueber- 
zeugung gelangt bin, in der ich mich jedesmal irren kann, und 
die ich gerne anderer unbefangener Prûfung iiberlasse." Endlich 



3. Kapitel (1830-1832). 169 

dann auch noch dièses. „Unter historischer Sprachforschung", 
schreibt Bopp, „ist doch wohl diejenige zu vei*stcheu, die eine 
Sprache duroh aile ihro Zustânde, soweit als nur moglich vcrfolgt, 
und auch die Seitenlinien , d. h. die stammverwandten Dialckte 
stets im Auge (behâlt), die oft wichtige Aufschlûsse ûber das re- 
lative Aller einer Form geben, ob eine Form wohlerhalten oder 
verstûmmelt (ist). Wo die eigentliche Erforschung der Sprache, 
das Streben nach Begreifung anfângt . . . haben wir in Grarama- 
tiken, die das rein positive geben, keinen Haltpunkt mehr. Ob 
Gegenstânde, die ich in meine Grammatik ziehe, in ein Lehrbuch 
gehôren, ist eine andere Frage. Da das Sanskritstudium seine 
Hauptwichtigkeit in der Sprache selbst hat ... es scheint mir 
notwendig, die Beschreibung einer Sprache so einzurichten, dafs 
man daraus ersieht, dafs es dem Verfasser nicht darum zu tun ist, 
die Schriftsteller einer Nation verstehen zu lehren, sondern dais 
man den Organismus einer Sprache um seiner selbst willen dar- 
stellen will." 

DieB môge geniigcn. Es ist aus dem Entwurf und nur aus 
dem Entwurf eines Briefes. Aber dièse Siitze kennzeichnen die 
wissenschaftliche Grammatik und haben — auch heute wohl nach 
zwei Menschenaltern noch — ihre anfangliche und blcibende 
Giltigkeit. 

Wir mûssen wieder zuriick gehen, nachdem uns die Zend- 
studien Bopps bereits ans Ende von 1831 gebracht. — Da sind es 
vor allem Briefe Rosens, die uns erzâhlen — von seinen eignen 
Arbeiten und Vorhaben, wie er nur langsam in seinen Rigveda- 
studien vorwârts komme, von den Arbeiten und Vorhaben seines 
Freundes Stenzler, der zu seiner grôBtcn Freude damais mit ihm 
in London war, von denen ihres gemeinsamen Freundes Neumann, 
des Sinologen, dessen auch Humboldt in seinen Briefen erwâhnt. 
Und wie sie von diesen und andern erzâhlen, so ermôglichen sie 
auch, aus ihnen Mitteilungen des Empfângers zu entnehmen. So, 
dafe Bopp im April dièses Jahres wieder einen Sohn bekommen, 
denn seine Londoner Schûler und Freunde beglûckwiinschen ihn 
herzlich zur Geburt seines Philipp Wilhelm. — Der aber, nach dem 



170 Zweifes Buch. 

dieser andere Sohn Bopps genannt war, Wilhelm von Humboldt 
nahm nach wie vor den herzlîchsten Anteil an allem was das 
Gluck seines Freundes angieng. So hatte er im Jahre zuvor sich 
recht gefreut, wie er schrieb, „dafs das Ministerium wieder einigcs 
fur Sie getan". Und wie er in dicsem Jahre einmal lângere Zeit 
keine Gelegenheit gefunden, sich ihm „mûndlich oder schriftlich 
zu nâhern", da bedauert er diefi und schreibt: „Sîe wissen aber 
sicherlich, dais meine Gesinnungen der Dankbarkeit und Anhang- 
lichkeit darum immer die nâmlichen bleiben." 

Im Juni des Jabres trug Humboldt in der Akademie den 
SchluJfe seiner „ Abhandlung" ûber die Kawisprache vor — wenigstens 
besagt dieB ein Schreiben, darin er Bopp bat, dabei gegenwârtig 
zu sein". Und im Juli dann las dieser die Fortsetzung und den 
Schlufs seiner Abhandlung „uber den Einlluls der Pronomina auf 
die Wortbildung", davon er einen Teil vor Jahresfrist gelesen. 

Er stellt anfangs eine Reihe der einfachen Pronominalstâmmc 
auf, die sich „aus der Zergliederung der Pronomina und der mit 
ihnen verwandten Prâpositionen" ergeben haben. Daraus miissen 
die zusammengesetzten Pronominalstammbildungen (aus a, t, w, e; 
ka u. s. w. ein a-va^ i-va^ e-va, a-ka u. s. w.) hervor gehen. Aber es 
sind auch jene einfachen Stâmme, welche als bloBe Wortbildungs- 
Elemente dienen, (wie Suffixe) an die begrifflichen Verbalwurzelu 
treten und Worter, Verba oder Nomina (so gen. Stammformen, 
wie dam-a „bândigend, Biindiger") bilden. 

Bopp geht der Reihe nach die wichtigsten dieser ^Pronominal- 
Elemento" durch, um mit ihnen die Bildungen von Wôrtern oder 
Stammformen im Sanskrit und in verwandten Sprachen aufzu- 
weisen. Er findet, dais jene Elemente in diesen vielfach verloren 
gehen — Beispicl: got. vig(a)'S „Weg" — dafs die Worter dabei 
das Ansehen von reînen Wurzelwôrtern erhalten — wie noch: 
germ. 6aw(t)-8, „Geburt", slah(i)8^ „Schlag". — „Die Endlaute 
der Wortstamme", heifits, „werden aber im Laufe der Zeit im- 
mer mehr von den Endlauten (der Kasus) als dem beweglichen, 
wie festes Land vom Meere fortgerissen und auf die Insein der 
Endungen getrieben." So ists wohl richtig, oder wie man auch 
sagen und in jenen Beispielon sehen kann, sic gehen verloren, 



3. Kapitel (1830-1832). 171 

werden vor und dann auch mitsamt jenem ^boweglichcn^ hinweg 
geschwemmt. Genug. 

An seiner Théorie, jene Wortbildungs-Elcmente oder Suffixe 
fur PronomiDalstamme zu erklàren, hat Bopp auch spater fest ge- 
halten. Die einisilbigen BegriffswurzelD , wie immer uatûrliches 
oder kûnstliches Abstraktionsprodukt sie erschcinen, geben den 
festen Ausgangspunkt. Ihr Wesen ist nicht weiter zu orklâren. 
Wohl aber zu erklàren, oder auf den gleichen Stand des wurzel- 
haften und unerklârlichen zu bringen, ist das ailes was jene zu 
Stamm- oder Wortformen macht. Solches was angefiigt wird ist 
pronominalen Charakters, kanu, so scheint es, nur fur pronominal 
erklart, wenngleich nicht wohl erwiesen werden. — Indessen war mit 
dieser fûnft^n nun eine erste Gruppo von akademischen Abhand- 
lungen gegeben, nach Namen und nach Inhalt ein erster Abschlufs 
in den Vorarbeiten zum beginncnden Auf bau eines Gesamtwerkes. 

Wir wissen nicht, ob Franz Bopp auch in diesen Herbstfe- 
rien nach Mommenheim oder anderswohin gieng. Vielleicht nicht, 
vielleicht, wie ers frûher schon und spater sogar gewohnlich tat, 
auch noch allein und nur auf kurze Zeit. Denn sein jiingstcr war 
doch gar zu jung, um mitzukommen — wir wissens nicht — nur, 
dafs er in der ersten Augustwoche noch in Berlin war, wie wir 
aus einem Briefo an Lorenz Diefenbach sehen, dem er dessen Werk 
„ùber die jetzigen Schriftsprachen" verdankt, und nur — dais da- 
mais ein jeder Familienvater aufiergewohnlich um I^eben und Ge- 
sundheit der seinigen besorgt gewesen. — Eine Gefahr war drohcnd 
im Anzuge, von der es hiefi, dais sie der vorjâhrigen Revolutions- 
gefahr sîch an die Fersen gehcftet. ^Sonder Zweifel — so lesen 
wir — beschleunigte der unglùckselige russisch-polnische Krieg die 
Yerbreitung der Choiera von Rulsland aus auf die bonachbarten 
Lander." Gegen Ende Juli war sie bereits nach Kônigsberg gelangt, 
Schrecken und Tumulte im Gcfolge, und im August lagerte sie 
bereits in einer schwûlen driickenden Atmosphâre ûber der Spree. 
Wie die Seuche da in den ersten Wochen furchtbar wachsend ge- 
wûtet, wie sie dann wechselnd ab- und zu- und dauernd abnahm 
und ihren Schreckenszug nach Westen vcrfolgte, das kann man in 



172 Zweites Buch. 

unzâhligen Schriften nachlesen. Man schrieb und las da wenig 
anderes, sprach kaum von anderem als von Choiera und daclite 
noch weniger an anderes. So viel wio damais hatto sich aile 
Welt gewifs noch niemals um oriental ischcs Wesen bekiiramert. 
— Bekanntlich ist Hegel als vornehmstes Opfer der verherenden 
Krankheit gestorben. Ob noch andere von Bopps Freunden oder 
ihm nâher stehenden, wissen wir nicht. Im allgemeinen blieb ja 
was man die bessere Gesellschaft nennt, am meisten verschont^*. 

Aber in solcher Zeit allgemeiner Bedrohung und Gefahr, da 
Selbstliebe zu erstarken pflegt, ist frcundliche Teilnahme doppeit 
zu schâtzen. ^Môchte ich bald unmittelbar oder durch Freunde 
erfahren, dais die Zeit der Gefahr fiir Sic und die Ihrigen gliick- 
lich ùberstanden Lst", schrieb Rosen aus London um die Mitte des 
November. — Gar nicht weniger besorgt war Humboldt; nur dafs 
er in seinen Briefen damais nicht davon spricht. „lch habe nur 
sehr fleiBig gearbeitet und bin darum gar nicht in die Stadt gekom- 
men", heifits in dem gedachten Schreiben weiter. Er saB ruhig auf 
seinem Tegeler Landsitze und vertiefte sich in asiatisch-polynesische 
Alphabete, die er gelegentlich mit der Nàgarî des Sanskrit ver- 
glich. J)as ist jene Lettre à Mr. Jaquet, vom 31. Dezember des Jahres, 
ein Aufsatz, den er einige Wochen zuvor auch an Bopp geschickt^^ 

Der aber sa6 und tat eben damais was Humboldt auch wufste, 
auch nach einem Satze jenes selben Briefes zu schliefien. „Ich 
denke Sie mir mit Ihrer vergleichenden Grammatik beschâftigt, 
und werde mich sehr freuen, bald etwas nâheres davon zu hôren." 
So heiBts dort, und glauben môchte man was Riickert gegen Ende 
Februar an Bopp schrieb, nachdem die Seuche in Berlin fur ver- 
schwunden erkiârt und ein Dankfest wegen ihres Aufhôrens ge- 
feiert worden. Nachdem jener namlich „zur endlich ûberstandenen 
Cholera-Unbehaglichkeit" seinen Glûckwunsch ausgesprochen, sagt 
und fragt er weiter: „Oder hatte man bei Ihnen nicht nur die 
Furcht (was wir endlich auch haben) sondern auch das Gefùhl des 
Unbehagens in der Nâhe der Verwiisterin iiberwunden?"^^ — So 
mochte es wohl sein, wie bei vielen andern auch bei Bopp so, 
der niemals mehr und niemals fleiBiger gearbeitet hat als in eben 
die^er Zeit. 



3. Kapitel (1830-1832). 173 

In seinem Neujahrsbrief hatte ihm Ilumboldt fiir die Rezen- 
sionen zu danken, die schon erwalinten iiber die Fortachritte 
in der Zendforschung. I)a spricht er abermals von seinem Be- 
gierîgseîn auf Bopps „vergleichende Grammatik". „Niemand", 
helBts dazu, „ist so im stànde sie zu sclireiben als Sie, und Sie 
haben jetzt so viel im einzelnen vorgearbeitet, dafs es Ihnen auch 
nicht schwer werden mufs, diefi nunmehr zusammen zu stellen." 

Vergleichende Grammatik — um durch einige Bemerkungen 
Ilumboldts veranlafst dieB einmal zu sagen — ist nicht Etymologie ; 
und sein gliickliches Verbindungstalent, das Bopp in jener so wohl 
zu statten kommt, schlingt ihm bei dieser nicht selten sogar den 
Fallstrick. Lautwandel schlagt eben einen mehr natur- oder ge- 
setzmâBigen Weg ein, als die freiere Richtung des Bedeutungs- 
wandels ihn anzuweisen scheint. Das mufste auch Bopp erfahren. 
— Beispielsweise kann Humboldt mit seiner Ableitung unsers 
Wortes „Mund", das jener mit einem mantra (zend. vianthro 
„Wort, Rede") fur ^verwandt" hielt, nicht recht iibereinstimmen. 
Humboldt wûrde mantra „eher in Verbindung bringen mit man 
(denken), da zur Rede auch der Verstand gehôrt". Gewifs richtig; 
aber woher „Mund" kommt, hat er doch auch nicht gesehen. — 
Ueber diefi und dergleichen sind Bemerkungen in dem Briefe, 
freundliches Zweifeln und freudiges Zustimmen^' — und letzteres 
wohl ûberall, wo es sich um grammatisches, um historisch ver- 
gleichend grammatisches handelt. 

Aber hatte darum Schlegel wohl recht mit seinen ^literarischen 
Scherzon", wie er sie scheinbar harmlos nennt? Bopp kommt da- 
bei in keine schlechte Gesellschaft. — „Wa8", fragt ihn Riickert 
in seinem Briefe — „was sagen Sie zu der albernen Anmafiung 
des aufgeblasenen ausgestopften alten Zierbengels von Bonn, der 
durchaus das geistige indische Monopol in Deutschiand treiben 
will? Sie werden ohne Zweifel ûber den etymologischen Witz, 
womit er Sie abtut, im heurigen Musenalmanach, gelacht haben, 
und kônnen das." — Freilich wohl, und es verlohnte sich eigent- 
lich nicht, so etwas her zu setzen, wenns nicht so lâcherlich wie 
cbarakteristisch wâre, was bei jenem da als „Grammatischer Unter- 
schied" witzelnd heraus kommt. „Der Boppart ist ein Ort am 



174 Zweites Buch. 

Rheîn; die Bopp-Art sind Pedanterein". — Oder wie er ûber 
seines dermaligen Lehrers und Freundes Uebersetzungsweise sich 
lustig macht, ^nach dem Indischen das Slâghanîya^, wie es heiBt. 
„Im grofien Heldenlied Vyâsas wortzerreifiende Barbarei, wie haar- 
stràubend sie Bopp eînfûhrt, lesen wohl die Vampire gern." Oder 
noch anderes gereimtes oder ungereimtes mehr ûber seine ^Sanskrit- 
poesienachahmungen". — Bopp konnte darûber lachen ; dem armen 
Riickert, wie dieser klagt, batte er es „schon schlimmer gemacht"'^ 

In diesen Tagen war Bopps andere verbesserte Ausgabe des 
Nala heraus gekommen; und vor allen sagt ihm Ilumboldt „herz- 
lichsten Dank" dafûr. Das Buch sei ihm doppelt wert, weil er 
darin durch den Herausgeber selbst Sanskrit gelernt, woran er sich 
„immer mit wahrhaft dankbarem Vergnûgen erinnern werde". — 
Âuf die oft erwiihnte Ausgabe hier nochmals einzugehen, dûrfte 
unnôtig sein. Wir wissen auch, dafs ihm Schlegel frûher und Fr. 
Rosen spâter ihre gelehrten Notizen zugesandt, davon nun einiges 
in den angefugten Anmerkungen herausgestellt. Nur eines, ein 
Schlegelsches/ sei hier angegeben. 

Schlegel hatte zur Form und Bedeutung eines Pronominal- 
Adverbs (td-vat, etd-vat ^so viel, so sehr, so lange", correl. zu 
yâ-vat „wie viel" u. s. w.) eine scharf und bissig widersprechende 
Bemerkung gemacht und diefi mit einer Sicherheit und eitlen Un- 
fehlbarkeitsglâubigkeit, die bei wirklichem Besserwissen nicht ge- 
rechtfertigt erscheint, geschweige, wo wie hier eine vôllige Un- 
kenntnis sogar elementarer Bildungsweise an den tag kommt. In 
der Hitze und Gehiissigkeit seines Streitens hatte er Fehler ge- 
macht, wie man sie einem ersten Anfiinger schwer verzeiht. Das 
zeigt ihm Bopp und an gut gewâhlten Beispielen auch in aller 
Ruhe und Klarheit die unbestreitbare Richtigkeit seiner eigenen 
Auffassung der Wortform, die er am Schlusse mit noch einem Bei- 
spiel aus dem Hitopadeça, dem bekannten, von jenem selbst edierten 
Fabel- und Spruchbuche belegt. Das Beispiel ist vom „Dumm- 
kopf" (mûrkha\ der — frei ûbersetzt — „auch so lange (tàvat) 
glanzet in Hofes Zier und Kleiderpracht — so lange (tdvat) auch 
der Dummkopf glanzet, als (ydoat) er nicht Red' und Worte 
macht" ^^ Man sieht, auch Bopp konnte humoristisch werden. 



3. Kapitel (1830—1832). 175 

Ende Mârz unterschrieb er das Vorwort seiner fertigen latei- 
nischen Sanskrit-Grammatik, die Umarbeituiig aeiner deutschen 
Ausgabe vom Jahre 1827. Wie bei dieser war eine Syntax noch 
nicht tunlich gewesen. Sîo lieBe sich, meinte der Verfasser, ohne 
Anfûhrung dessen, was zu allgemeiner oder eben so wohl beson- 
derer Grammatik einer verwandien Sprache gehôrt, in wenigen Ka- 
piteln abtun. Indessen sei vom Kapitel der Ableitungen an auf die 
Ergebnîsse der neueren Zendstudien zur Bestatigung oder Erlâu- 
terung der betreffenden Theorien Rucksicht genommen. Und hier- 
ûber sei nâheres sowie ûber verschiedene Formen des vedischen 
Sprachgebrauchs, iiber altère und vollkommenere, in eiuem An- 
hange Bericht gegeben. 

So Bopp in seinem Vorwort. — Andern Tages empfiehlt er 
dem Burnouf seinen Freund und friihern Schiiler Poley, der auf 
einige Monate nach Paris gieng. Ein frùheres Schreiben hatte 
wieder die Besorgung von Sanskrittypen fur die Asiatische Gesell- 
schaft betroffen, eine Gefalligkeit Bopps und der Berliner Akademie. 
Auch da war gelegentlich nun von jenem Anhang ge^rochen und 
wie darin versucht worden, friiherem mutmaBlichem durch Vedi- 
sches und Zendisches Bestatigung zu geben. Man kônne letzteres, 
um dem Sanskrit tiefer auf den Grund zu kommen, nicht mehr 
entbehren, und darum sehe er begierig Burnoufs weiteren Publi- 
kationen, seinen Uebertragungen und Erklarungen der Zendbûcher 
entgegen. Und in dem andern Briefc wird von der nunmehrigen 
Fertigstellung des Nalus und der Sanskrit-Grammatik erzâhlt, was 
bis dahîn an der Bearbeitung einer vergleichenden Grammatik ge- 
hindert. Mit seinem Konjugationssystem, schreibt Bopp, seinen Ab- 
handlungen und andern Artikeln habe er aber im wesentlicben 
das Material, um damit ziemlich rasch vorzugeben***. 

Jenes hatte schon Burnouf betont, da er in einem friiheren 
Schreiben bedauerte, nicht auch selbst mit gewûnschtem Eifer 
historisch-grammatischen Studien obliegen zu kônnen. Andere 
Arbeiten, andere Sorgen hinderten ihn, die geringe Teilnahme, 
welche Studien mit „nicht unmittelbar praktischen Erfolgen" in 
Frankreich fiinden. — In einem folgenden Briefe meint er gleich- 
falls, Zend sei im allgemeinen uicht sowohl mit dem klassischen 



176 Zweites Buch. 

als vielmehr mit dem vedischen Sanskrit zu vergleichen. Es nâliere 
sich in Einzelheiten den germanischen, sowie dièses mehr den ge- 
lehrten Sprachen des âltern Europa, und bcide zumal giengeu deu 
beiden Zweigen europâischer Idiome voran. — Manche Beobach- 
tungen, wie einer eigenen Art von Vokalsteigerung, habe er selbst 
gemacht — es werden Beispiele angefiihrt — auch ganz entgegen 
der unrichtigen Bohlenschen Darstellung. So habe er auch in 
Konjugationsformen merkwûrdige Erscheinungen aufgefunden und 
setze seine Forschungen fort, obwohl der Gedanke, einen so ge- 
schickten Mitforscher (wie Bopp) hier zu haben, entmutigen kônne. 
Auf die Gefahr hin, von diesem gesagtes zu wiederholen, wolle er 
sie doch verôffentlichen, nachdem er sich durch Zeugenschaft, unter 
andern auch die Schlegels, vor dem Vorwurf eines Plagiats ge- 
schûtzt. — Burnouf war also auch vorsichtig. In einer spàtern 
Nachschrift ûbrigens — der Brief betrifft die Typensendung — 
,verdankt er dem Freunde dessen Zend-Artikel. Nur in einigem 
noch hatte er Bedenken, die Gôtternamen Yima, Mazdao angehend, 
worin aber 6opp recht behalten". 

Und was dieser zuletzt in seinem Briefe das hatte auch frùher 
schon Humboldt ausgesprochen. — Der dankte ihm nun herzlich 
fur sein Geschenk und seine abermalige Widmung der Sanskrit- 
Grammatik. ^Mein erstes Urteil iiber diefi wichtige Werk hat sich 
seit der Zeit, in der ich es so vielfaltig gebraucht habe. immcr 
aufs neue bestâtigt. Es gibt keine Grammatik, in welcher die be- 
handelte Sprache so in allen ihren Teilen durchdacht als ein zu- 
sammenhângendes System dargestellt wâre. Ich werde nicht nur 
die Zusâtze sehr aufmerksam lesen**, so wird versichert, „sondern 
freue mich auch, das Buch jetzt in allen Teilen so zu rate ziehen 
zu kônnen, wie Sie es nun aufs neue haben dem Publikum iiber- 
geben wollen "." — Bopp konnte damit zufrieden sein. Ein 
erster Schûler hatte sein Werk gelobt. Und einer der letzten, 
die bei ihm Sanskrit gelernt, Fr. Ad. Stenzler, hatte so eben den 
Raghu-Vamça, eines von den angeblich Kàlidàsa'schen Kunstge- 
dichten herausgegeben. 



A n h a n g. 



Ans Briefen und anderen Schriften, 



Lefmann, Fraoz Ropp. 



[In eckigen Klammern sind Zusûtze des Uerausgebers.] 



I. Briefwechsel 
zNvischen Franz Bopp und Karl Joseph Windischmann. 

(1813—1829.) 

1. 

Paris, den Isten Januar [1813]. 

Verehrungswûrdigster Freund ! 

DaB ich so lange gezôgert habe Ihnen zu schreiben, ohngeachtet 
das Gefûhl der wârmsten Freundschaft und Dankbarkeit meinen Geist so 
oft mit Ihnen beschaftigt, liât darin seinen Grund, weil ich wûnschte, 
Sic, deren Zeit so kostbar ist, nur dann erst mit dem Lefien eines 
Briefes von mir zu beschâftigen, bis ich im Stande wâre, Ihnen in dem- 
selben recht viel von dem Schatze orientalischer Litteratur, der hier ver- 
sammelt, schreiben zu kônnen. Doch ich finde, dafi wenigstens noch 
ein Jahr mit dem eifrigsten Studium erfordert wird, um denselben recht 
benûtzen und beurtheilen zu kônnen. Und aufgemuntert durch die freund- 
schaftliche Theilnahme, die Sie an meiner Bildung nehmen, welche Sie 
als ihren Vater erkennt, kann ich dem Drange nicht wiederstehen, Ihnen 
von dem Gange, den nun dieselbe, ihrer weifien Leitung beraubt, zu 
nehmen sucht, um sich einer so edlen Abstammung wûrdig zu machen. 
— Ich habe mich seit dem ich hier bin einzig mit dem Arabischen be- 
schaftigt, weil man mir geratben, mir in derselben einige Fertigkeit zu 
erwerben, eh' ich zu an deren orientalischen Sprachen schreite. Habe ich 
in dem Arabischen mir einige Fertigkeit erworben und fange mit dem 
Persischen an, so hoffe ich nach 14 Tagen einen leichten Prosaiker in 
dieser Sprache leBen zu kônnen; denn so schwer und verwickelt die 
arabische Grammatik, so leicht und einfach soU die persische seyn. Die 
Uauptschwierigkeiten der arabischen Sprache habe ich nun besiegt, 
wenigstens die unangenehmsten derselben ; denn so bald man es in irgend 
einer Sprache so weit gebracht hat, daO man sich mit dem LeBen eines 
Schriftstellers derselben beschâftigen kann, hôren die Mûhseligkeiten auf, 
und der GenuB nimmt seinen Anfang. Bey mir ist er im BegrifFe zu 
beginnen. Ich bin nun ein eifriger Anhânger Mohamets, und studiere 
fieiBig'^ sein Gesetzbuch. — Die Anstalten fur das Studium der orienta- 

A* 



4* A n h a n g. 

lischen Sprachen sind sehr gut liier, und aile Collège doppelt in dor 
Bibliothek und in dem Collège de France. Nur die indischen Sprachen 
werden hier nicht geleBen, und Niemand studiert sie. Ich werde den 
Sommer der einzige seyn, der sich damit heschiiftigt. Ich denke niim- 
lich den Sommer das Persischo und Sanskrit zugleich anzufangen. Ich 
werde keine Zeit und Mûhe sparen, um bald Wonne und Lust aus don 
reichhaltigen Quellen der Litteratur dieser Sprachen schopfen zu konnen. 
"Wie ich mich freue und meinem Genius danke, daB er mich auf den 
Gedanken gebracht hat, dem Studium der Sprachen des Morgenlands mich 
zu widmen! Wie verbunden ich Ihnen bin, daB Sie meiner EntschlieBung 
Beifall gegeben und ihn dadurch mehr befestigt, ja unerschûtterlich ge- 
macht haben! Ich wiiBte nichts, was mich mehr anziehen kônnte, nicht 
was ich mit mehr Enthusiasmus bctreiben konnte, als das Studium, das 
ich ergriffen. Bald hoffe ich Ihnen manche Blûthe persischer und in- 
discher Dichter in Uebersetzungen mittheilen zu konnen, wenn mir nur 
mein Schicksal so gûnstig ist, mich lange genug in Paris zu lassen. 
Chézy wird mir, wenn ich das Sanskrit anfange, gute Dienste leisten 
konnen. Er ist der einzige, wie ich hôre, der dièse Sprache hier be- 
treibt. — Meine Mitkollegen sind fast lauter Franzosen, ein Deutscher, 
ein Dâne und ein Mameluk. Ich hâtte geglaubt mehr Deutsche als 
Franzosen zu finden. 

Einige von diesen haben herrliche Kenntnisse im Arabischen und 
Persischen, so daB sie Professoren auf jeder Universitât abgeben kônnten. 
— AuBer dem Arabischen beschâftigt mich noch das Spanische ziemlich 
viel. Der Calderon ist ganz in der Bibliothek, Lope de Vega, wo nicht 
ganz, doch wenigstens groBtentheiis, ich weiB nichts was noch sonst 
von spanischer und portugiesischer Litteratur. — AuBerdem was meine 
Studien betrifft, weiB ich Ihnen wenig von Paris zu schreiben. Die 
Tage bringe ich meistens in der Bibliothek, die Abende zu HauB zu. — 
Ich empfehle mich vielmal Ihrer und Ihrer mir so theuren Famillie 
Freundschaft, und wûnsche Ihnen und Ihrer werthen Famillie ein an 
Freude und Wonne reiches neue Jahr, und bitte Sie insUindigst bald mit 
einem Briefe zu erfreuen 

Ihrcn Sie mit wârmster Freundschaft liebenden 

Franz Bopp. 

2. 

Lieber Freund! 

Wie gerne hâtte ich Ihnen lângst geschrieben, wenn nicht mehrere 
kleine Excurse, dringende Arbeit u. dazwischen UnpiLBlichkeit mich ge- 
hindert hatten. Glauben Sie sicher, daB Sie meinem Ilerzen nahe blei- 
ben, daB ich eine wahre Freude in dem Gedanken habe, daB wir mit 
einander im Weinberg der Wissenschaft gearbeitet, daB ich Ihnen hio 
und da eine Anregung geben konnte. Behalten Sie mich lieb u. denken 
Sie zuweilen in Ihren morgenlândischen Fluren des Freundes, der in 
manchem Betrachte zu tief in den Leiden u. Lasten des Occidents sich 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 5* 

abarbeitet. Sie Selbst aber sollen nicbt vergessen, daB Sic Sich in jenen 
Fluren nicht allzuheftig ergehen; ich weiB was es kostet, sich zuerst ins 
Orientalische hinein zu arbeiten; schonen Sie Ihrer Gesundheit und sorgen 
Sie durch richtige Maasgebung hierin, daB Sie uns noch vieles geben 
kônnen. Ich freue mich, Ihnen diesraal schon etwas angenehmes sagen 
zii kônnen: Professer Othmar Frank, Verfasser des Lichts vom Orient 
u. der Commentatio de lingna persica — ein Mann vol! tiefer Kennt- 
nisse schrieb mir jûngst, daB er nach Pari^ gehe auf konigl. Baierische 
Kosten, am dort die oriental. Schâze zu benûzen. Da durchfuhr mich 
wie ein Bliz der Gedanke, Euch beide zu verbinden, weil Ihr Euch u. 
der gnten Sache vieles nuzen kônnt. Ich schrieb ihm also von Ihnen 
u. er wird Sie auf der Bibliothek aufsuchen, wo Sie ihn auch mit Hr. 
V. Chezy nâher bringen kônnen, 

Das nàchstemal schreibe ich Ihnen allerlei Fragen, welche Sie jetzt 
immer mehr in Stand kommen, mir zu beantworten. Sie sollen aus der 
Art dieser Fragen selbst einige vieleicht fruchtbringende Winke zu wei- 
tcren Studien erhalten. 

Leben Sie wohi. Wir grûBen Sie herzlich. Erinnern Sie Sich zu- 
weilen meiner Kleinen u. fassen Sie Freude an dem Gedanken einmal 
auch meinen Jungen, wie der Welt rccht segenbringend seyn zu kônnen. 

S têts der Ihrige 

Windischmann. 
Aschbg. U. Marz 1813. 

3. 

Paris, den 29sten April [1814]. 

Liebster Freund! 

Einer der wichtigsten Grûnden meiner Freude, wieder mit meinem 
Vaterlande in Verbindung zu stehen, ist Ihnen schreiben zu kônnen. 
Dem ersten Briefe den ich meinen Eltem seit einer langweilichen Sperrung 
durch die Post sende, lege ich einen an Sie bey. Môge Ihnen dièses 
zu einem BeweiB meiner wahrhaften Liebe und Freundschaft, die ich 
gegen Sie fûhle dienen. Ich ûbergehe die groBen, erstaunungswûrdigen 
politischen Vorfalle mit Stillschweigen. Es wûrde zu viel Raum er- 
fordem, Ihnen zu schreiben, was ich in diesem BetrefF gehôrt, gesehen, 
gefûhlt habe. Zwey Tage werden mir ewig unvergeBlich bleiben; der 
Tag wo ich den Donner der Kanonen und das Gewehrfeuer vor den 
Thoren von Paris hôrte, und der, welcher ihm folgte. Meine Freude 
stimmte an jenem nicht mit der allgemeinen Bestûrzung, die auf allen 
Gesichtem so deutlich zu leBen war, ûberein. Ich dachte nicht an die 
Gefahr, die wir aile gelaufen wâren, wenn die Stadt mit Sturm wâre 
eingenommen geworden. Wer batte dièse Vorfallen zur Zeit meiner Ab- 
relBe von Aschaff. geahndet? Wenn man sich auf eine kurtze Zeit zu- 
rûck versetzt, und die Gegenwart bedenkt, so glaubt man eher zu trâumen 
als zu wachen. Ich bin immer Freuden trunken, wenn ich an den 
glûcklichen Ausgang des Krieges denke. — Doch aller dieser wichtigen 



6* A n h a n g. 

Vorfâllen ohngeachtet, habe ich diesen Winter fur mein Studium nicht 
verloren. Es lag mir zu sehr am Uerzen aïs daB ich niich diirch die 
âuBeren Vorfâlle davon hâtte abhalten lassen kônnen. Ich habe auch 
nicht ohne guten Erfolg gearbeitet. Ich habe die ersten Schwierigkeiten 
der Sprache der indischen Weiûheit besiegt. Ich sehe nun zu meiiiein 
Entzûcken ein, daB ich im Stande bin der schônsten, wichtigsten, wohl 
auch einer der schw ersten Sprachen des Orients ohne aile frerade Ilûlfc 
vollkommen mâchtig zu werden. Ich habe diesen Winter den Bhagawatgita, 
ein Werkchen voll tiefen philosophischen Inhalts, von Wilkins ins Eng- 
lische ûbersetzt studiert. Da ich mit einem Manuskripte mich begnûgen 
muBte (denn der Text ist nicht gedruckt, und von den ûbrigen ge- 
druckten Werken wuBte ich keines geliehen zu bekommen) und da in Sans- 
krit-Manuskripten die Worte gar nicht von cinander getrennt, sondern 
ein ganzer Vers in einem Zusammenhange geschrieben, oder oft Ab- 
setzungen mitten in einem Worte statt finden, so machtc mir dièses im 
Anfange, besonders da ich auch kein Wôrterbuch in alphabetischer Ord- 
nung zu henutzen hatte, groBe Schwierigkeiten. Doch nachdem ich den 
Anfang mit vieler Mûhe und dem Aufwande aller meiner Geduld ûber- 
wunden, und nachdem ich viele Worte durch ôfteres Vorkommea kennen, 
und gehôrig zu trennen gelernt hatte, so becndigte ich das Uebrige, in- 
dem der Stil an und fur sich leicht und einfach ist, mit weit geringerer 
Mûhe, und ich habe ailes ziemlich gut verstanden. Nun studiere ich 
den herrlichen und sehr interessanten Ramayana, wovon mir Ilerr von 
Sacy den gedruckten ersten Theil mitgethcilt hat, den ich abgeschriebcn, 
und so auBerordentlich viel Zeit gewinne. Denn die Manuskripten 
weichen oft von einander ab, und sind gut zu leBen, wenn man sie 
ohne Uebersetzung verstehen kann. Der Ramayana gefallt mir sehr wohl, 
ich verstehe ihn auch ziemlich gut, oft mehre Verse nach einander ohne 
Hûlfe der Uebersetzung. Ich werde suchen einige schônen Stellen treu 
und in dem VersmaBe des Originals zu ûbersetzen; und ich werde sie 
Ihnen dann schicken, vielleicht mit einer beygefûgten dem Originale Wort 
fur Wort folgenden lateinischen Uebersetzung. Ich finde die Aehnlich- 
keit des Sanskrits mit dem lateinischen und griechischen sehr groB. Sie 
lieBe sich weiter durchfûhren aïs Schlegel gethan hat, Wenn man es 
Wort fur Wort ins lateinische ûbersetzt, • wird man oft ein ganz gutes 
Latein bekommen. Die Construction ist ebenso frey, oft freyer als im 
Lateinischen. Mein sehnlichster Wunsch ist dem Studium dieser in jeder 
Hinsicht âuBerst wiehtigen Sprache nie entrissen zu werden. Ich wûrde 
dann manche wiehtigen Werken den Gelehrten Europas bekannt machen, 
und aus den Quellen schôpfend fur genauere KenntniB der Mythologie 
und Philosophie der Indier nicht wenig leisten, und zur Verbreitung der 
Sprache durch Erleichterung ihrcr Erlemung viel beytragen kônnen. 
Wenn wir einen groBen Fûrsten hâttcn oder itzt bekâmen, so kônnte ich 
die HofFnung hegen, wenn mir eine glûckliche Uebersetzung gelânge. 
auf fûrstliche Unterstûtzung Anspruch zu machen, um nach Indien zu 
reiBen. Doch mit solchen Hoffnungen will ich mir nicht schmeicheln. 
Eine leichter môgliche WeiBe scheint mir zu seyn, wenn ich nach einem 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 7* 

oder 2 Jahren gute Empfelungen nach England bekommen kônnte, wenn 
ich da durch einige Lektionen in deutscher oder franzôsischer Sprache, 
die durch gute Freunde wohl da leicht werden zu bekommen scyn, 
meinen Unterhalt fur einige Zeit, die ich da sehr gut anwenden kônnte, 
verdienen kônnte; so wûrde ich von England ans wohl auch vielleicht 
einen Weg nach Indien finden. In jedem Falle will ich hier das Sans- 
krit erst vollkommen erlernen. — Haben Sie von Frank keine Nach- 
richi Er sagte mir, er wûrde suchen nach England zu kommen. Frank's 
Kenntnîsse in den orientalischen Sprachen kann ich nicht beurtheilen, 
doch scheinen sie mir nicht groB zu seyn. Er liefi sich nicht gern 
darûber ans, und war ûberhaupt sehr geheimniBvoIl. Das Sanskrit fing 
er hier ungefâhr mit mir zur selben Zeit an. Er kaufte den gedruckten 
Ramayana fur die Mûnchner Bibliothek, wozu ich ihn selbst verschieden- 
malen aufgefordert hatte, und nachher verheimlichte er es mir. Auch 
yerbarg er mir, daû er aus der kais. Bibliothek Manuskripto bekam. 
Ueberhaupt lieC er mich eine kleinliche Eifersucht zu deutlich merken. 
— Leben Sie wohl, und erfreuen Sie mich recht bald mit einem er- 
wiînschtesten Briefe, und cmpfelen Sie mich vielmal ihrer mir Iheuersten 
Famillie. 

Franz Bopp. 

4. 
Lieber! 

Hâtte ich Ihnen seit dem letzter mir insbesondre so traurigen Winter 
so oft geschrieben, als an Sie gedacht, Sie môgten eine schône Samm- 
lang von Briefen haben. Es ist aber unglaublich, wic Vielerlei mich 
gedrangt und mir die Zeit aus den lianden gerissen bat. Etwas, was 
ich in dieser Zeit hervorgebracht — genannt: das Gericht des Herrn 
fiber Europa — sollen Sie haben, so bald eine Gelegenheit sich fûgt. 
Das grôfiere Werk ûber die magischen Krâfto wird auch bald erscheinen; 
jedoch bedarf ich noch einiger Notizen auch ûber das Indische Wesen, 
wozu mir Ihre wackere Uebersetzung der Stelle aus dem oder der (?) 
Ramayana aufs neue Veranlassung gibt. In diesen Indischen Poesieen 
sind doch warlich fur meine Seele wenigstens die innigsten menschlich- 
sten Anklânge derjenigen Empfindungen, welche am tiefsten mit uns ver- 
wachscn sind. Wolte Gott, wir hâtten nur oinmal, dièses Gedicht we- 
nigstens, ganz im Deutschen. Ilalten Sie dies fur eine zu schwere Auf- 
gabe fur Sie Selbst? — Fur das kleine aber schône Fragment danke ich 
Ihnen herzlich, aber bald, recht bald muB ich mehr haben. Vor allem 
aber werde ich Ihnen nâchstens mehrere wichtigo Fragen vorlegen, zu 
deren Beantwortung Sie die bequemste Gelegenheit und zugleich das 
nôthige Geschick haben. Schaffen Sie Sich nur einsweilen den Katalog 
der Indischen Mscpte von Langlés u. Hamilton an — ich werde Ihnen 
dann nâher bezeichnen, was Sie insbesondere etwas nâher betrachten 
sollen. Auch wûnschte ich in Ihrem nâchsten Brief eine kurze Erklâ- 
rung ûber die Art der Einfûgung des mir zugesandten Fragmentes in 
das Ganze des Ramayana. 



8* A n h a n g. 

Mit diescm Fragmente gedcnkc icb zunâcbst unsern konigl. baier. 
Comissariiis Fbr. von Aretin u. spatcr den Konig selbst, sobald er bie- 
ber kommt, bekannt zu macben, auf Ibre Talente u. Ibren aasgezeicb- 
neten Fleifi als etwas wirklicb seltnes u. Kostbares binzuweiBen u. so 
zu bewirken, daB man Ibnen Unterstûtzung gebe, vorerst nacb England. 
dann wobl aucb nacb Indien zu reifien. Von Ibrem sinnigen und innigen 
Gemiith wûrde icb mir bei den Braminen vicie Fortscbritte versprecben. 
Wir grûBen Sic berzlich. 

Unwandelbar Ibr Freund 
Aschb. 22, Juli 1814. Wlndiscbmann. 

5. 

Paris, den 27. Juli [1814]. 
Welcbe Freude bat mir ibr lieber Brief gemacbt, tbeuerster Freund ! 
Icb kann es nicbt einen Augenblick verscbieben Ibnen zu scbreiben. 
Wie kônnte icb aucb etwas anderes unternebmen, obne Ibnen vorber 
gescbrieben zu baben. Mein Geist ist so sebr mit Ibnen bescbiiftigt. 
Der ist docb glûcklich wer so einen Freund besitzt wie Sie. Icb bin 
so recbt innig iiberzeugt, daB Sie ganz aus Herzens Grund mein Freund 
sind, und icb bin glûcklich. Scbicken Sie mir docb gleicb jene Scbrift 
^Gericbt des llerrn'' etc. Geben Sie es meinem Vater, er soll mir es 
auf der Post scbicken. Mein Geist wird sicb recbt daran laben. Der 
Tittel der Scbrift, die groBe Epocbe die sie veranlaBt, und Sie, wie 
icb Sie kenne, lassen micb das Scbônste davon erwarten. Es freut micb 
recbt sebr, daB ibr Werk ûber die Magie bald erscbeint. Icb babe 
zeitber sebr oft daran gedacbt und micb nacb dessen Herausgebung ge- 
sebnt. — Sie baben docb endlicb jene Stelle aus dem Ramayana er- 
balten. Icb babe sie scbon lange als eine kleine Probe fur Sie nacb 
Ascba. geschickt. Hâtte icb eber erfabren konnen, daB sie Ibnen nicbt 
ganz miBfallen babe, so h'iiie icb zeitber scbon vieles andere ûbersetzt, 
allein es war mir nicbt môglicb, blos einen Vers zu ûbersetzen, obne zu 
wissen, wie Ibnen der erste Versucb gefallen babe. Icb babe nun den 
Isten Tbeil des Ramay. geendigt. Icb babe scbon lange den EntscbluU 
gefaBt ibn zu ûbersetzen, icb bielt ibn aber oft fur zu kûbn. Da Sie 
micb aber nun dazu auflfordern, so will, ja so werde icb ibn gewiB 
ûbersetzen. Die deutscbe Spracbe ist so sebr dazu geeignet, das in- 
discbe Original treu wiederzugeben. Und icb will mein môglicbstes da- 
zu beitragen, daB es in deutscber Spracbe geleBen werde. Den ersten, 
ins engliscbe ûbersetzten Tbeil, bin icb itzt scbon fâbig zu ûbersetzen. 
Der 2te Tbeil soll aucb bald erscbeinen. Und wenn icb dieso beyden 
Tbeile werde ûbersetzt baben, so werde icb im Stande seyn, die an- 
deren wTnn sie aucb nicbt erscbeinen, zu ûbersetzen. Obne eine Ueber- 
setzung, sollte es aucb eine ganz freye sein, kann icb itzt noch kein 
indiscbes Manuskript ûbersetzen, aucb Cbézy kaum, der sicb docb 6 
Jabre langer damit bescbâftigt. Docb denke icb, wenn ailes, was bis 
itzt scbon ins Engliscbe ûbersetzt ist, recbt fleiBig studiere, es wieder 



"" I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 9* 

und wieder durchleUe, und es mir ganz eigen gcmacht, wenn ich ailes 
was ûber indische Mythologie in europâischen Sprachen geschriebeu, recht 
darchdmngeD, und wenn ich dann selbst weiter gehen und aus den 
Quellen scbôpfen kann, wenn ich mich mit den philosophischen Systemen 
Indiens recht vertraut gemacht habe, sowie auch mit denen unseres 
Vaterlandes und der Griechen, dann lieber Freund werde ich vorbereitet 
seyn, indische Werke ohne Uebersetznng vcrstehen zu konnen, und wenn 
es seyn muiî auch ohne AVorterbuch. Bis itzt haben wir noch keins, 
doch arbeitet in Indien ein Englànder daran und verspricht, daB es in 
2 Jahren solle geendigt seyn. Dièses wâre ein auBerordentlicher Vor- 
theil, und ich bin dann gerade im Stande den besten Nutzen davon zu 
ziehen. Es ist in Indien eine Uebersetznng eines Gedichts von unserm 
lieben grofien Calidas erschienen, Megaduta (die Boten-Wolke) betitelt. 
Hier ist sie aber noch nicht, sobald ich sie bekommen kann, werde ich 
das indische Original damit studieren. Es ist nur einige Bogen stark. 
Chézy hat sich daran gemacht, er versteht aber, wie er mir sagt, sehr 
wenig davon. — Ich habe mir ein Alphabet ausgedacht, womit man das 
Sanskrit-Buchstabensystem rein wiedergeben kann, ein Alphabet, worin 
ich jeden einzelnen Sanskrit-Buchstaben crsetze, worin gar keine Ver- 
wechslung noch Irrthum stattfindcn kann, ein Alphabet, welches in jeder 
Buchdruckerey zu haben, und worin ich leicht viele Werke mit dem 
Originaltext herausgeben kann, die zur Erlemung und zur Verbreitung 
der Sanskrit-Sprache viel beytragen konnen. Dièse AVerke konnen dann 
um einen verhâltnismaCig billigen PreiB gekauft werden. AVas in Cal- 
cutta im Originaltext gedruckt wird, kommt so theuer, daU kaum ein 
Einzelner, der nicht sehr reich, ohne groKe Aufopforung sich mehrere 
Bande auschaffen kann. Der Iste Band des Ramay. kostet hier 160 
Frank, die Grammatik von Carey 280 Frank etc. Ich habe den Plan 
eine Sanskrit-Grammatik in dem erwâhnten Alphabet zu schreiben, dabey 
aber das Original-Alphabet stehen zu lassen, nebst einigen Tafeln zur 
LeBeûbnng. Da ich nun die 2 Gramm. die existiren, auf der Bibliothek 
des Instituts zu meinem Gebrauch habe, so werde ich wohl in meiner 
Gramm. die Vorzûge beyder vereinigen konnen. Ich zahle aber dabcy 
auf ihren freundschaftlichen Rath und Mitwirkung. Da ich meine Gram. 
vielleicht fur eine Karolin werde geben konnen, die anderen 120 und 
280 Fr. kosten, so wird sie wahrscheinlich, wenn man es nur in 
Deutschl. gehôrig bekannt macht, starken Abgang finden. Ich schreibe 
sie, versteht sich, lateinisch, damit sie allgemeiner niitze. Man schreibt 
das Sanskrit auf mehr als lOnerley WeiBe. Kurz, jcde verschiedene 
Nation in Indien hat ihr Buchstabensystem dem Dewanagari oder dem 
eigentlichen Sanskrit-Buchstabensystem angepaCt, und schreibt das Sans- 
krit darin. Warum sollcn wir Europâcr, deren Sprachen doch auch von 
dem Sanskrit herkommen, nicht auch unser Alphabet jencm anpassen, 
um der Indier kostbaren Schriften um so mehr zu verbreiten. Ich werde 
Ihnen in einem meiner Briefen das Sanskrit-Buchstabensystem ausfiihrlich 
entwickeln, und ihm das meinige beyfûgen, wenn ich es erst recht im 
reinen habe. SchlieBen Sie nicht auf die Unvollkommenheit einer S. 



10* A n h a n g. 

Gramm. in eiiropâischcn Cliarakteren durch die Unvollkommenheit und 
gânzliclic Unta»gliclikeit jcner von Paul von Bartliolomâ; denn diescr 
hat ailes untcr cinander geworfcn, und drûckt die indischen Buchstaben 
bald auf dièse, bald auf jene WeiBe aus, bald mûssen die Buchstaben 
italiânisch, bald deutsch geleBen werden. Ehe ich die Gramraatik schreibe, 
wcrdc ich wohl thun, erst mein Buchstabensystem bekannt zu raachen, 
und hierzu will ich den Bhagawat-gita, den Sie aus einigen der schonsten 
Stellen von Schlegel ûbersetzt, kennen, mit dem Text und einer ganz 
wôrtiichen lateinischen Uebersetzung herausgeben, und mein Brnder wird 
vielleicht einige Seiten in Dcwanagari-Buchstaben stechen. In dei^Biblio- 
thek sind 3 schône und gute Exemplaren dièses Manusk., und ich 
schmeichlo mir einen richtigen Tcxt liefern zu konnen. Das Ganze ist 
nicht sehr betrâchtiich, etwa wie die Hâlfte des Bandes von Schl. uber 
indisch. Phil. u. Sprache. Dièses Werk wûrde cin groBes Intresse ge- 
winnen, wenn Sie es mit einer schônen Vorrede ûber indische Philo- 
sophie oder Litteratur, und das Ganze mit einigen philosophischen Noten. 
wozu es an StofiP nicht fehlen wird, beehren wollten. — Ich werde itzt 
anfangen eine groBe Episode, die beynah die 2te Hâlfte des Isten Ban- 
des einnimmt zu ûbersetzen. Sie enthâlt vieles sehr schônes, viol 
Mythologie, und wenn sie mir gclingt, kônnte man sie als einen Ver- 
such einer deutschen Uebersetzung des Ramayana drucken lassen. Ich 
ûbersetzo in Versen sehr treu, fast Wort fur Wort. Ich nehme mir 
Schlegel und Vofs zum Muster. Schlegels Bruchstûcke aus dem Ram., 
sind, wo sic richtig sind, sehr treu, sein VersmaB ist ganz das des 
Originals, welches ich auch beibehalten habe (4 4 silbige Fûiie; die Wahl 
dcrselben ist willkûhrlich). Ich muB nothwendigerweiBe Schlegels kost- 
barcs Werkchen iiber die Indier eigen besitzen. Haben Sie die Gûte es 
meinem [Vater] zu beschreiben, er soll es mir gleich nebst ihrem Werke und 
der Metrik von Vofs schicken. — Theuerster Freund, glauben Sie nicht, 
daB ich in einige Litteraturzeitungen intressante Uebersetzungen aus dem 
indischen, persischen und arabischen fur Bezahlung liefern kônnte. Es 
wûrde vielleicht so etwas in manchen Litteraturzeitungen gerne geleBen 
werden, und die Verleger sich vielleicht gerne zu einem guten Honorar 
verstehen. Es ware mir dièses ein sehr nûtzliches Mittel einiges Geld 
zu verdicnen. Das Uebersetzen, besonders treues Uebersetzen in Versen, 
iibt auBerordentlich in 2 Sprachen. Zudem kônnte ich sehr viel Geld 
brauchen. Die Bûcher aus Kalkutta sind so theuer. Auch hat mich 
mein guter Vater nun 2 Jahre wacker unterstûtzt. Er wûrde es auch 
wenn's nôthig noch ein Jahr thun. Dièses ist aber noch nicht hin- 
reichend. Ich darf dann und will in keinem Falle Paris noch verlassen, 
wenn ich fur die orientalischen Sprachen der AVelt nûtzlich seyn soll. 
Es sey dann, daB ich meinen hiesigen Aufenthalt mit Rom oder Eng- 
land verwechsle. In Rom sind vicie indischen Schatze, und es lohnte 
sich wohl der Mûhe einmal dahin zu wandern. Dièses wenn ich kônig- 
liche Unterstûtzung bekomme. Es diene mir dann zur Vorbereitung 
meincr ReiBe in das heîBe Indien. In Rom sind, wie sie wissen, auch 
manche interessanten Manusk., Werke von Missionâren. In England soUen 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. WimHschmann. 11* 

die Manuskripte nicht so leicht Tnitgetheilt wcrdcn als hier. Auch ist 
da im Ganzen mehr, abcr nicht so an einom Orto vercinigt, wie hier. 
Auch ist mir lângerer Aufenthalt hier schr nûtzlich wegen dcn pcrsischen 
und arabischen Collcgia Sacy's, worin sehr viel zu Icrnen, und die man 
sehr lange besuchen kann, indem man da immer etwas neues exponirt. 
Den Winter fangen wir mit ihm don Schaclmahmch (Geschichte dcr 
Kônige, poetisch) von Ferdusi an. Der ganze Schachnahmoh wird in 
Calcutta gedruckt, wclchcs von sehr groBem Nutzcn, indem die Manusk. 
des Sch. sehr von einander abweichen, und man da sehr viele mit ein- 
ander vergleichen mul.5, welches auBerordentlich miihsam. Das ganze 
wird 8 Bande stark und der Iste ist erschiencn und kostet bey 80 Frank. 
t!ine Uebersetzung dessclben ist nun eher zu hoffcn. Wcnn ich etwas 
aus dem Persischen ubersetzte wiirdc mich nichts mehr anziehcn als 
Ferdusi. — Sie bekommen hier allerici Nachrichten, bunt unteroinandor 
gemengt. Den Zusammenhang mfissen Sie selbst hineinlcgen. Itzt folgt 
ganz kurz was nothig ist um jenes Fragment zu verstehen: 

^Dasharatha, Ronig von Ayodya ist kinderlos bis zu hohem Alter. 
Um Brahma zu bewegen ihm Kinder zu geben verrichtet cr das groBe, 
verdienstvoUe Opfer Aswa-medha (Pferdeopfer). Brahma und die ûbrigen 
Gotter sein Opfer gûnstig aufnehmend fodercn Wischnu auf sich, um 
Rawana den mâchtigen Riesen zu besiegen, zu verkôrpem, und sich 
unter die 4 Sôhne, die dem Dasharatha geboren werden soUen, zu vcr- 
theilen. Er thut's. Dem Da. werden 4 Sohne geboren. Rama ist 
der âltcste und ihm der liebste, die Ilâlfte des verkorperten Wischnu. 
— Das Opfer Wiswamitra's, eines frommcn BiiCers und Brahma - Weiiien 
wird bestSndig von Rawana und seinen Dienern unterbrochen. Selbst 
nicht fahig sich an ihnen zu râchen, fordert er Da. auf ihm seinen Sohn 
Rama mitzugeben, und versichert ihn, daB Rama jene Riesen besiegen 
werde. Dasharatha, der seinen Rama so zartlich liebt wird dadurch in 
den schrecklichsten Gemùthskampf versetzt. Seine zartliche Liebe zu 
seinem Sohn Rama erlaubt ihm nicht ihn einer so groBen Gefahr aus- 
zusetzen; aber kaum wagt er auch dem Wiswamitra, der durch seine 
erstaunlichen BûBungen in dem groBten Ruf der Ileiligkcit stand, seine 
Bitte abzuschlagen. Sein Schmerz und Kampf mit sich selbst raubt ihm 
die Besinnung. — — ^ 

Don Isten August. 

Ich habe gestem mit Chézy gesprochen. Von jenem Gedicht von 
Calidas, wovon er anfangs wenig verstanden, hat er nun den Plan hin- 
lânglich verstanden, auch manche Stellen ganz. Er findet das Gedicht 
sehr schon. — Er hofft dièse Vakanz seine AnaliB des Ramayana zu 
Ende zu bringen und herauszugeben. Ich wiinsche, daB sein Werk den 
Beyfall finde, den es wahrscheinlich verdionen wird, und daB ihn dies 
etwas erheitern und ihm mehr Muth gebe. Chézy ist seit einiger Zeit 
sehr melancholisch und niedergeschlagen. Kummcr und Gram scheinen 
heftig an ihm zu nagen. Ich weiB nicht warum. Da er ein sehr zartes 
ond gefûhlvolles Gemûth hat, so wirkt ailes sehr heftig auf ihn. ]tfir 



12* A II h a n g. 

ist er, seit ich Sansk. lerne sehr befrcmdct geworden. Er hat die 
Schwâche dièse schone Sprache gcrne allein verstehen zu wollen. Von 
Franzosen ist er auch bisher immer der einzige gewefen, der sich da- 
mit abgibt. Aiif Frank ^va^ er so lange er bier war nie gut zu sprechen. 
Als er ibm aber seine AbreiI3c bckannt machte, ward er auflerordent- 
lich freundscbaftlich gegen ibn. Ich werde wobl auch wieder in vollen 
Besitz seiner Freundschaft kommen, wenn ich von liier abreiBe. — 
Wissen sie nicht ob Frank nach England gegangen. — Leben Sic wohi, 
theuerster Freund, und erapfelen Sie mich vielmal ihrer mir werthestcn 
Familie. 

Franz Bopp. 
G. 

[August 1814]. 

Schon lange habe ich den Plan cine vergleichende Grammatik zu 
schreiben zwischen dcm Sanskrit und seinen Tôcht^rn. DaB die arme- 
nische Sprache auch dazu gehore, glaubte ich, und behielt mir vor dièse 
Grammatik mit forschcndem Blick in diesem Betracht durchzugehen. 
Vor einigen Tagen that ich es, und ich war hochst erstaunt und er- 
freut. Ich habe mich mit dcm Alphabet schnelle bekannt gemacht, und 
habe die ganze Grammatik flûchtig durchgangen. Die Aehnlichkeit geht 
aile Redetheile durch, zeigt sich am auffallendsten in Fur- und Zeit- 
wôrtern, welche am meisten entscheiden. Man muB aber freylich haupt- 
sâchlich auf das Wesentliche sehen und gehôrig die charakteristischen 
Buchstaben in den Flektionen von den Endigungen unterscheiden. In 
Hinsicht der griechischen, lateinischen und deutschen Sprache kann ich 
auBerdem was Schlegel schon bekannt machte, noch vieles Wesentliche 
sagen, welches fur die Grammatiker dieser 3 Sprachen von Wichtigkeit 
sein wird. Wenn sich eine Litteraturzeitung findet, in welche ich Ar- 
beiten schicken kann, und wofur Sie die Gûte haben sich zu verwenden, 
wic mir mein Vater schrieb: so werde ich manche Abhandlungen hier- 
ûber schreiben. — 

Es ist ja nun jetzt gewiB, daB ich kônigliche Unterstûtzung be- 
komme. Dièses habe ich ganz mcinem theuersten Freunde zu verdanken, 
und es freut mich recht, daB ich es gerade ihm zu danken habe. W^ie 
wenig bin ich der groBen Freundschaft wûrdig, die Sie an mich ver- 
schwenden! Bin ich im Stande mich ihrer je recht wiirdig zu machen? 
— Aber bestreben werde ich mich darnach, so viel in meinen Krâften, 
damit der Erfolg die groBe Freundschaft die Sie mir erweiBen wenig- 
stens in etwas rechtfertige. Der warme Antheil, den Sie an mir, und 
an meiner wissenschaftlichen Bildung nehmen, ist wirklich einzig, und 
knûpft mich mit den zârtlichsten Banden auf emg an Sie an. — Die 
Uebersetzung jener Episode werde ich in jedem Fall dièse Vakanz be- 
endigen. Obwohl ich heute abgehe um eine kleine FuBreiBe in die 
Normandie zu machen. Ich bleibe aber nur 14 Tage abwesend. Wenn 
es nôthig, daB ich Ihnen etwas von meinen Arbeiten schicke, so haben 
Sie die Gûte es mir zu wissen zu thun, und ich werde sogleich nach 
meiner Ruckkchr eine kleine Abhandlung ûber obigen Gegenstand schrei- 



I. Briefw. zw. Fr. Hopp u. K. J. Windischmann. 13* 

ben, die ich in kurzcr Zeit becndigcn kann, indem ich schon lange 
darûbcr nachgedacht habe. Wenn Sic mir einigc gute Werke anzurathen 
Iiaben, die niir zu Verfertigung jencr vergleichcnden Grammatik nûtzlich 
seyn kônnten, so bitte ich Sie, es zu thun. Es wird jcnc vergl. Gram. 
eine Vorbereitung zu einer besonderen Sanskrit Gram. werdcn, und das 
Stodium dieser sehr erleicbtern. Leben Sie wohl, und enipfelen Sie 
micb vielnial Ihrer werthestcn Famillie. 

F. Bopp. 

7. 

Paris, den 24. Noveraher [1814]. 
Es ist Ihnen nun gelungen, theuerster Freund, durcb Ihre wahrhaft 
vaterliche Sorgfalt und Bemiibung mir die erfreulicbe Sicberheit zu ver- 
schaffen, mich mein ganzes Leben lang einem Studium zu widmen das 
mir von Tag zu Tag theurer wird. Icii fûlile recbt sehr den Werth von 
allem, was ich Ihnen zu danken habe. Nur ihr edles Ilerz kann Sie 
fur ihre Freundschaft belohnen. Mir aber liegt es ob, zu streben, mich 
derselben, so viel in meinen Krâften, wfirdig zu machen, und ihren Er- 
wartungen so viel moglich zu entsprechen. Das Gefùhl meiner Dank- 
barkeit, meiner Freundschaft und Liebe zu Ihnen kann ich nicht aus- 
sprechen. Môge es mir in dem Lauf meines Lebens gelingen, sie durch 
die That kund zu thun. — Mit meiner Uebersetzung an dem Ramayana 
fabre ich immer mit Lust und Liebe fort. Meinc Episode werde ich in 
einigen Tagen fertig bringen. Es ist doch manches recbt Schone darin, 
welches ich hoffe das Ihnen gcfallen wird. Ich habe gesucht in meiner 
Uebersetzung die schone Einfalt und Natur des Originals so viel moglich 
nachzuahmen. Ich glaube die schonsten Stellen werdcn mir auch am 
besten gelungen seyn. Ich wûnschtc sehr ihre Meinung darûbcr zu 
leBen, was Ihnen gefàllt, was nicht? Ich habe bereitz auch den Anfang 
des Gedichtes zu ûbersetzen begonnen. Den ersten Band werde ich 
wahrscheinlich den Sommer zu Ende bringen. Was mich freut ist, daB 
ich nicht immer der englischen Uebersetzung zu folgen brauchte, daB 
ich manche Fehler, die darin vorkommen verbessert habe, worin mir die 
Sprachkundigen wohl ihren Beyfall geben werden. Ich werde, wenn 
ich den ersten Band herausgebe, davon manche in Noten andeuten, mit 
den Grûnden warum ich abweiche. Meine Uebersetzung wird also in 
dieser Uinsicht nicht ganz ohne Verdienst seyn, und wenn Sie Sprache 
und Ausdruck passend und dem Inhalt gemâs finden, scheue ich mich 
nicht meine Uebersetzung der Welt vorzulegen. Das Uebersetzen ûbt 
mich sehr in der Sprache, und obwohl ich deshalb weniger leBe, mâche 
ich doch schnellere Fortschritte in dem Sanskrit. Die Sprache wird mir 
vertraut. Gàbe es ein Worterb. wûrde ich wohl itzt schon die iibrigen 
Theile verstehen konnen. Doch auch ohne dièses Hûlfsmittel muB es 
nun bald gehen. In Indien ist der 2te und 3te Band des Ramayans 
schon erschienen. Auch die Gesetze des Menu im Original mit einem 
Commentar, nebst einigen andem Gedichten. Man ist dort sehr fleiliig. 
In London ist aber noch nichts angekommen. Vor einigen Monaten 



14* A n h a n g. 

hat ein guter Freund von mir Frank in Mûnchen gesprochen, und er 
sagte ihm, dal3 ihm die Regierung 3000 Gulden bewilligt habe, um 
nach England zu gehen, dafi er dort so lange bleiben werde bis er des 
Sanskrits einigermaBen mâchtig sey, daB er dann hierher kommen 
werde um die Bibliothek za benutzen. Ich aber werde die 2 Jahre die 
mir bewilligt sind hier bleiben und suchen mir einige Verdienste zu 
erwerben, um Anspruch auf des Kônigs Versprechen, mich reiBen zu 
lassen, machen zu konneu. Dann wûrde ich eine kurze Zeit in Eng- 
land zubringen, einige Zeit bey Ihnen und noch vieles von Ihnen lernen, 
und ihres mir so theuren Umgangs mich freuen, und dann meine ReiBe 
nach Indien antreten. — Leben Sie wohl. Empfelen Sie mich vielmal 
Ihrer theuersten Famillie und beehren Sie mich ferner mit ihrer wertheu 
Freundschaft. 

Franz Bopp. 

8. 

Paris, den lOten Ja[nuar 1815]. 

Theuerster, hochgeschâtztester Freund! 

Nach langer nothwendiger Zôgerung kann ich Ihnen nun endlich 
den BeschluB meiner Episode schicken. Zwar habe ich schon lange 
deren Uebersetzung gcendigt, allein ich muBto sie noch manchmal ûber- 
gehen und ândern und verbessern, bis ich es wagen konnte sie Ihnen, 
und nach ihrem Gutbefinden der Welt vorzulegen. Wie manchmal habe 
ich mich zu Ihnen gewûnscht, damit Sie sich mit mir ûber einige der 
schônsten Stellen freuen, und mir mit freundschaftlichem Rath beystehen 
kônnten. Aber ich hoffe, Sio wcrden mich bald môglichst durch einen 
Brief schadlos halten, worin Sie mir gefalligst ihre Urtlieil ûber diesen 
Versuch darlegen, und mich von dem unterrichten werden, was Ihnen 
etwa miBfallen, und was Sie geandert wûnschen. Ich werde Ihnen nâch- 
stens die Einfûgung der Episode schicken, nebst einigen Noten zur Er- 
klârung, und alsdann kônnen wir, wenn Sie es fur gut finden, zum 
Drucke schreiten. — Wird man es wohl in AschafiP. drucken lassen 
kônnen? — Es ginge wenigstens am geschwindesten, und groBe Auf- 
merksamkeit des Abschreibers, welchen mein Vater fur seine Mûhe be- 
zahlen wird, werden den Druckfehlern, die wegen der Menge fremder 
Namen, Apostrophen etc. sehr hâufig seyn werden, steuern kônnen; und 
wir sind alsdann ûber die Exemplare llerr. — Wenn ich durch diesen 
kleinen Versuch ihrer so freundschaftliche Theilnahme an meinen Studien 
und ihrer so folgreichen Verwendung einigermaBen wie wohl noch sehr 
wenig, werde entsprochen haben; dann werde ich mich bestreben binnen 
den 21 Monaten, welche mir noch ûbrig bleiben, etwas wichtigeres zu 
leisten. Langlès hat heute fur mich das bcngalische Wôrterbuch von 
Forster beschrieben. 4 Bândchen der bengalischen Uebersetzung des 
beruhmten Maha-Bharata sind gedruckt und ich werde sie vielleicht auch 
bekommen, widrigenfalls wird sie mir Langlès leihen. Die bengal. 
Uebersetzung wird mir das Sanskrit und umgekehrt dièses das benga- 
lische zu verstehen helfen, das bengal. Wôrterbuch wird mir so fur beyde 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 15* 

Sprachen dienen, und ich werde vielleicht anfangs sehr langsam, aber 
in der Folge sicher gehen, und ich hoffe nach Verlauf der mir gewâhrten 
Zeit einen Band des merkwûrdigen Gedichtes, wovon blos einige Bruch- 
stûcke bekannt sind, liefern zu kônnen. Dièses wûrde mich auBer- 
ordentlich freuen, und ich mich reichlich beiohnt fûhlen fur meine 
Mûhe. Auch wird das Bengalischc, wenn ich nach Indien reiBe, mir zu 
dem Verkehr mit den Brahmanen groBen Nutzen gewâhren. — Chézy 
hat seit kurzem seine Episode, die sie schon kennen herausgegeben. 
Sie wurde mit groBem Beyfall hier aufgenommen. Auch ist er kûrzlich 
zum Professer des Sanskrits ernannt worden, und wird den Mondtag 
seine VorleBungen anfangen. Ich werde sie nicht besuchen, indem er 
mit den ersten Prinzipien anfangen muB. August Schiegel hat sich bey 
ihm als Eandidat angekûndigt. Und Uumbold besucht das persische 
Collegium um fur seine ReiBe nach Tibet und Indien sich vorzubereiten. 
— Ich werde Ihnen nâchstens die Umânderung einiger in den 2 ersten 
Bogen enthaltener Verse schicken. — Ich bitte Sie zum SchluB, meine 
zârtlichsten Wûnsche zum glûcklichen neuen Jahr anzunehmen. Sie 
kommen zwar etwas spâte, aber in meinem Herzen sind sie sehr ait. 
Ich hâtte Ihnen geme eher geschrieben, aber es war mir unmôglich 
weder an Sie, noch an meinen Vater zu schreiben, ohne die versprochene 
Uebersetzung mitzuschicken, und so verschob es sich von Tag zu Tag. 
Entbieten Sie ebenfalls meine zârtlichsten Glûckwûnsche Ihrer theuersten 
Famillie. In der Hoffnung auf baldigen sehnlichst erwarteten Brief 

Ihr ergebenster aufrichtiger Freund 
Franz Bopp. 
Es sind in dieser Uebersetzung 2 Verse 
mangelhaft, welche ich ergânzen werde. 



9. 



Aschbg. 2. Febr. 1815. 



Lieber theurer Freund! 

Von meinem langen Schweigen lassen Sie mich schweigen u. glauben 
Sie fest, daB es nicht meine Schuld ist u. daB ich cin von lOerlei Ar- 
beiten auseinandergerissener Mensch bin. Ich lebe so viel u. oft mit 
Ihnen, daB es nur Ihrer Empfanglichkeit und Ilires Zutrauens bedarf, 
um eben so auch in der grôBten Entfernung mit mir zu leben und 
meiner gewiB zu seyn, wie ich Ihrer bin. Dies ist die Gemeinschaft 
der Geister, welche von keinem Raum unterbrochen, von keiner Zeit 
zarûckgehalten oder ûberwâltigt wird und ohne dieBelbe konnten Sie 
wohl nicht die hohen Gedanken von 4000 Jahren her so tûchtig und 
treffend verdeutschen , kônnte ich nicht so innigen Autheil an Ihnen 
nehmen und Sie im Geiste stets umschweben, um, Ihnen selbst unbe- 
wuBt, Ihre Schritte zu leiten. DaB dies wirklich geschieht, sehe ich an 
der ganzen Art Ihrer Arbeit, die uberall gleichsam meinen besten Wûn- 
schen entgegcn kommt und indem sie unbefangen in das Quellenstudium 
eingebt u. daraus allein schopft, so am grûndlichsten meine wichtigsten 



IG* A n h a n g. 

u. heiligstcn Angelegenheiten fordert. Es wird eine Zeit kommen, wo 
ich Ihncn, was ich hiemit eigentlich meinc, aufs deutlichste auseinandcr- 
sezen werde und ich brauche Ihncn fur jezt nichts zu sagen, als fahren 
Sio fort, immer tiefer einzudringen : ein jedcr Scliritt, den Sie da hincin 
thiin hângt mit den wichtigsten Entwicklungen znsammen, die der Mensch- 
heit annoch bevorstehen und Ihr Narae wird daneben dankbar genannt 
werden von der Nachwelt. Lassen Sie Sich aber auch von dem Segen 
Ilirer Fortschritte nicht blenden — es ist noch vieles zu thun. Sie 
sind durch die Pforte der Poésie eingegangen: Sie niùssen in's innero 
Heiligthum Indiens, in die Veda's selbst zulezt eingehen u. eben dort 
werden wir uns einst im klarsten Lichte begegnen und Sie werden auch 
mit den Augen in deutliclien Schriftziigen lesen konnen, was ich in 
meiner Seelo ahnde und aus ihr in die Ihrige mitthcile, zuerst nur um 
Sie uberhaupt auf die GrôBe u. Wichtigkeit der Aufgabe hinzurichten, 
welcher Sie billig Ihr Leben widmen, ein Leben, das Gott erhalten wird, 
weil Sie GroBes damit ausrichten konnen. Um dios aber so recht und 
ganz zu voUbringen , dazu gehort auch nebst Ihrer rastlosen Arbeitsam- 
keit die lebendige Umsicht u. Bcnuznng der Gelegenheit, selbst wenn es 
mit personlichen Aufopferungen geschehen solte. Versâumen Sie dies ja 
nicht u. suchen Sie Sich so wohl im Reichthum der Manuscripte eine 
rechte Uebersicht zu verschaffen, ihrem inneren Zusammenhange nachzu- 
gehen, als auch den lebendigen Umgang mit Sachverstandigen zu be- 
nuzen. Solte man Ihnen eins o. das andre erschweren, so sagen Sie es: 
die Regierung wird sich dann verwenden. Fur Ihr Weiterkonimen nach 
England, fur Empfelungen dorthin etc. wird gesorgt werden. Lassen 
Sie also fur jetzt aile irdischen Angelegenheiten fahren und seyn Sie 
immer mehr ein Brahmane, wozu Sie ohnehin so manche Naturanlage 
haben. Ihre BedûrfniUlosigkeit ist niir insbesondere sehr achtungswerth. 
(Indessen ist doch so viel ich weiB, den Brahmanen der Wein nicht ganz 
untersagt u. dem Korper darf das nôthige nicht fehlen.) 

Was nun die herrliche Episode betrifft, so bin ich in der That uber 
die Gewandheit, mit w^elcher Sie die Sprache behandeln, verwundert u. 
werde nur wenige Worte zu ândern haben. Dies thue ich zwar nur 
nach unbefangenem u., ich darf sagen, tiefera Gefûhl der Sache u. auf 
keine Weifie wird in die eigne kindlich ernste u. groCe Struktur der 
Rede eine Aenderung kommen. Aber nachtragen mûssen Sie durchaus 
die Erklârung der uns noch minder bekannten Namen z. B. Kuwera, Gan- 
dharwa, Mandra (von dem ich zwar einiges weiB) etc., die Bedeutg der 
eigennamigen Pfeile u. a. m. Ueber die Einleitung ins ganze konnen 
Sie Sich kurz fassen, indem Prof. Wilken in Heidelberg eine Uebersicht 
des 1. Bds der engl. Ausgabe des Ramayan gegeben bat. Insbesondre 
aber bitte ich um die Erforschg der bestimmten Bedeutung der Sanscrit- 
worte, welche Sie durch Priester u. Priesterthum ûbersezt haben. 
Der Karakter der ganzen Episode ist groBartig und machtig, eine heilige 
Sage vom groBen Rampfe des inneren mit dem âuBeren Menschen in 
riesenhaftestem Styl. Sie wird groBes Aufsehen machen, insbesondere 
unter den jetzigen Zeitverhâltnissen. Ich werde die kleine Episode von 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 17* 

Wiswamithro's Gesprâch mit Dascharatha hinzufûgeu und bitte Sie aus 
besonderen Grûnden in Nro. XXIV des Langles-Hainiltonschen Katalogs 
Dachzasehen o. in etwa einem andern Mscpte der Veda's selbst, ob Sie 
nicht ein kleines merkwûrdiges Stûck, wenn es auch nur einzelne Stellen 
wâren, mir noch baldigst in Uebersetzung nachsenden kônnten. Was 
Colebrooke im 8 Vol. der Asiat. Research. Kosmogonisches aus den Veda's 
gezogen, haben wir hier, also sonst eine Stelle. Aber fiir meine Notiz 
bitte ich Sie daneben, rair im wesentlichen mitzutheilen, was Colebrooke 
ûbrigens vom Inhalte der Veda's sagt. Ich habe nur jenes einzige Excerpt. 

Sie gedachten, hier bei AVeilandt drucken zu lassen. Wozu? — 
Ich habe mit der Andreaischen Buchhandlung gesprochen, die sogleich 
nach Ostern ein nettes, élégantes Bùchlein daraus machen will. Also 
bis dahin bereiten Sie ailes Erbetene. Sie soUen durchaus auch nicht 
gratis gearbeitet haben u. die nôthigen Exemplare behalten wir uns vor. 
Ich werde Vorrede u. Einleitg hinzufûgen o. Anmerkgn wie es bei letzter 
Rédaction das ganze fordert; auch werdeu kleinere literarische Arbeiten 
u. Notizen in oflfentlichen Blattern willkommen seyn; ich sorge fur deren 
Unterbringung u. Honorar. 

Nun noch einige Fragen, die ich bald beantwortet wûnsche. 

Haben Sie noch keine Andeutgn attester wirklicher Geschichte u. 
Géographie Indiens u. deren Zusamraenhangs mit der ûbrigen Asiat. AVelt 
gefunden? Gibts deutliche Spuren Aegyptens, Griechenlands, Nordlands 
in Indischen Deukmalen? Was aber noch wichtiger mir ist, wâre: etwas 
genauer zu untersuchen, ob die indier in den verschiedenen Systemen der 
Philosophie, besonders der Nijaja wirklich eine so scharfsinnige Dialektik 
an Tag legen, wie jene des Platon o. Aristoteles? Ferner, worin in 
Nro CLIl des L. H. Catal. die Kapilaphilosophie bestehe? Endlich, ob 
denn die Indischen Système wirklich so scharf sich scheiden u. von ein- 
ander auszeichnen, wie Fried. Schlegel sie ordnet u. scheidet, den ich 
Ihnen ûbrigens als in der Philosophie in die eigentliche Tiefe gehend 
nicht genug empfelen kann. 

Creuzers u. Gorres Bûcher dagegen kann ich Ihnen blos als Anre- 
gungen enthaltend und Ihnen vielerlei Gesichtspunkte gebend bezeichnen, 
— doch hûten Sie Sich vor Schwindel u. Verwirrung — es ist nicht 
das alte, das Urgefûhl in diesen Bûchern, sondern Bilder u. Phantasieen. 
Meine Schrift bitte ich Sie vorzûglich in Hinsicht der Zâhmung dieser 
letzteren u. der HinweiBung aufs lebendige Gefûhl u. rechten Verstand zu 
studieren. — 

Mit diesen Bucheni ist nun eine besondre Fiigung: sie sind von der 
Andreaischen Buchhandlung an Sie abgesandt u. an der Franzos. Grânze 
ohngeachtet eines Frankf. Stadtzeugnisses zurûckgewiesen worden. Die 
Bnchhandlg sagt mir nun, Sie môgten einen Permis von Paris auswirken 
n. an jene einsenden u. ich seze hinzu: lassen Sie den Naraen Gorres, 
der verhaBt ist, weg u. geben Sie blos den Titel des politisch unschul- 
digen Bucbs: Solten Sie keinen Permis erhalten, so muB die Andr. Buch- 
hdlg. Ihnen bei einem Pariser dièse Bûcher anweiCen. Das besorgen 
Sie also bald. 

Lefinann, Fran/ Itopp. B 



18* A n h a n g. 

Dûnkt Ihuen nicht durch die ganze Episode u. vieleicht durch den 
ganzen Ramayana eine stille grofie Ironie gegen die Ohnmacht der 
Gôtterweit u. eine ehrfurchtvolle Anbetg des Ewig-selbststandigen durch- 
zugehen? — 

Schicken Sie mir docli mit nâchster Geleght d. h. auf dem Post- 
^ wagen Chezy's Episode aus dem Ramayana fur die Bibliothek. Ich zahle 
es Ihrem Vater. — Herzlichen, innigsten GruB von uns allen. Ewig 

Ihr 

Freund 

Windischmann. 

10. 

Paris, den 24t. Feb. [1815]. 

Tbeuerster, hochgeschâtztester Freund! 

Ihr lieber Brief hat mir eine auCerordentliche Freude geraaclit. 
Ich habe ihn mehrmahlen mit groBtem Vergnûgen durchgeleBen. Ich 
werde ihn immer aïs ein mir theures Kleinod betrachten, weil die 
edelsten, freundschaftlichsten Gefûhle darin ausgesprochen sind. Sie sind 
meinen Wûnschen recht zuvorgekomraen , mir anzubieten, daB Sie Vor- 
rede und Einleitung schreiben wollen. Ich batte Sie gleich darum ge- 
beten, wenn ich nicht batte abwarten wollen, ob Sie meine Uebersetzung 
billigen. Ich habe dièse Tage die asiat. researches fleiBig durchgangen 
um zu sehen, ob ich noch sonst etwas merkwûrdiges ûber die Veda's 
darin fànde. Allein jene Abhandlung im 8ten Bande ist das einzige. 
Sie ist 120 Quartseiten stark und es befinden sich viele Auszûge darin. 
Es koramt darauf an ob Sie dièse in ihrem Excerpte aile haben. Sie 
sind groBtentheils Hymnen; manches philosophischen Inhalts, welches 
mir von Wichtigkeit zu seyn scheint. Im 5ten u. 7ten Bande sind Ab- 
handlungen von Colbrooke iiber Ceremonien, worin zwar auch Stellen 
aus den Veda's vorkommen, allein blos kurze Anrufungen an Gotter und 
Elemente, wie sie deren schon aus dem 8ten Bande kennen. Ueber 
Chronologie und Astronomie sind mehrere Abhandlungen in den asiat. 
research. Doch ist raan darûber noch nicht im klaren. Doch scheint 
es mir, daB man zur Klarheit gelangen konne, und daB man dazu ge- 
lange. Die groBen Zahlen sind nicht blos Uebertreibungen , sondern sie 
beruhen auf bestimmten Gesetzen, und wenn man dièse vollkommen anf- 
gefunden, so werden die wichtigsten Aufschlûsse ûber die âltesto Ge- 
schichte daraus hervorgehen. Ueber Philosophie und das Wesen der Re- 
ligion der Indier haben die Englânder noch nicht viel gethan. Colbrooke 
sagt am Ende seiner Abhandlung, daB durch eine Uebersetzung der 
Veda's der LeBer kaum fur seine Mûhe belohnt werde, und um so 
weniger der Uebersetzer. — Bey so einera albernen Vorurtheil kann er 
freylich in sich wenig Anregung zu der freylich mit groBer Muhe ver- 
bundenen Arbeit fûhlen. Ein groBer Theil und vielleicht die Halfte der 
Veda's ist vielleicht cérémonial und fur uns von minderem Intresse. 
Doch die andere Halfte umfaBt die hochste Philosophie. Die Veda's 
sind mein Ziel. Sind es immer gewesen. Was ich bisher gethan habe 



I. Briefw. zw. Fr, Bopp u. K. J. Windischmann. 19* 

und noch thue, ist blos Vorbereitung, Einweihung in die Mysterien. Ich 
werde mich spâter von den Mythen los winden und lautere Wahrheit 
schauen. Doch sind auch jene Mythen, jene ehrwûrdige Poésie nicht 
ohne reellen, philosophischen Werth. Die Wahrheit ist darin verschleyert, 
damit sie den Profanen nicht blende. Der Denker weifi den Schleyer 
zu heben. — Es ist den Brahmanen vorgeschrieben die Veda's zu leBen, 
ZQ beten, zu singen, ohne dafi es ihnen zur Pflicht gemacht werde 
ûber den Sinn nachzuforschen. Dièses ist sehr weiBe. Denn wer das 
hohe Wort der Veda's leBen kann, ohne von selbst Anregung zu fûhlen, 
der soll, darf und kann nicht forschen. Er erfûllt das Gesetz durch 
seinen Willen. — DaB sie in meiner Episode, und wohl ûberhaupt in 
den mythologischen Gedichten der Indier eine stille grofie Ironie gegen die 
Ohnmacht der Gôtterw. und eine chrf. Anbet. des ewig Selbst. finden, 
hat mir aufierordentlich gefallen. Und ich bin ganz ihrer Meinung. 
Dièse Episode schien mir deswegen von Wichtigkeit. — Nâchster Tage 
werden Sie die Episode von Ch. nebst seiner Einl. Rede, worin sich eine 
andere Stelle ans dem Ramayana befindet, erhalten. Ich gebe sie heute 
auf das bureau des journaux, welches der einzige Weg ist einzelne Bûcher 
zu verschicken, da die diligence so kleine Paketchen nicht annimmt. 
Sie werden sie postfrey erhalten, denn es muB voraus bezahlt werden. 
— Ich arbeite gegenwârtig an einem philologischen Aufsatze, welcher 
viele neue Ansichten enthalt und groBes Aufsehen machen wird. Wich- 
tige Aufschlûsse ûber lateinische, griech. und selbst indische Conjugation. 
Ich theile meinem liebsten Freunde hier einiges im voraus [mit], und ich 
bitte um ihr Urtheil und ihre Meinung darûber. Zwar hier nur Behaup- 
tnngen ohne BeweiBe, woran es mir nicht fehlt. Schlegel konnte das lat. 
imperf. in bam^ das Fut. in bo nicht aus dem ind. herleiten. Es sind 
dièse die Zusammensetzungen der Wurzel mit dem ind. Hûlfzeitwort bu 
seyn. Bu hat im praes. 

plur. imperf. plur. 

bavami bavamah o. as abavâm abavama 

bavasi bavatha abavah o, as ta 

bavât l bavanti abavat abavan 

Das imperf. wûrde also so: aviabavam^ ich liebte, 

. . . bavas 

. . . bavât etc. die Zus. der Wurzel mit 
dem imperf. des bu. 

Das Futur wûrde sein: 

plur. 
amahavami amabavamas 
. . . bavasi . . . bavatha 
bavati . . . baoanti 
amabo hat das Kennzeichen der erst. Pers. das m verloren. ava hat 
sich in einen einzigen Vokal aufgelôBt, wie sich im griech. o oft in 
einen Diphtong auflôBt. — Scripsit^ per-spek-sit, trak-sit (trah-sit = traxit) 
and âbnliche in x. Zusammens. der Wurz. mit sum oder dem ind. as 
seyn entspricht ganz einem âhnlichen ind. praeteritum, welches man auch 

B* 



20* A n h a n g. 

fur einfach gehalten. Dasselbo gilt fur den griech. aurist in sa. Im 
griech. Futn. ist s nicht Kennzeichen des Futur sondern ùoi-ioi ist Zu- 
sammensetzung der Wu. mit dem Hûlfszeitw. seyn. Dasselbe gilt fûrs 
indische. In àaromai ist das a radikal, das latein ero und eram fur sjw 
u. eaav. r u. a ist eins und dasselbe; sclion im indischen geht das 
eine in das andere best. ûber. In eram wie in ero ist das r o. a ra- 
dikal, kann also nicht Kennzeichen des Fu. seyn. Das lat. possuni fur 
pot'SUîn ist in seiner ganz. Abwandl. Verbind. der Wurz. mit su?n. etc. etc. 
AU dies kann ich gnindlich auseinandersetzen. Das deutsche imperf. in t, 
z. B. ich sagte, ist nichts anderst als die Verbindung des part, in t mit 
dem Zeitwort seyn, das sich nur uoch in der zweiten Person er- 
halten hat. 

Das indisch. part, in t hat vergangene activ. Bedeutung und man 
kann dort sagen ffato 'smi, ich bin gegangen, von ^a gehen, gatah ge- 
gangen. Nur diejenigen deutschen Zeitw., deren part, in t, haben das 
imperf. in t. Man sagt z. B. schiang im imp., weil das part, geschlungen, 
und nicht geschlingt etc. 

Wenn Sie es fur gut finden, so fûgen wir dièse Abhaudlung der 
Uebersetzung bey. Ich glaube, daB das Verdienst hievon grôCer ist, als 
das einer Uebersetzung, die schon englisch erschienen. Ich môchte gern 
etwas wichtiges noch unûbersetztes liefern, allein ich weiB nicht ob es 
gehen wird. Man mufl bey den Manuskripten gerade vorn anfangen, 
damit man den Faden nicht verliert. Wenn man so in die Mitte hiuein 
sieht, da versteht man nichts. Wenigstens wûrde eine ganz vollstandige 
und bis itzt sehr seltene Sprachkenntnifi dazu erfordert, um mit einem 
flûchtigen Ueberblick das wesentlichste ausheben zu kônnen. Die meisten 
indischen Schriften sind nur noch den Titeln nach den Europâern be- 
kannt. Die Fragen, die Sie mir vorlegen sind wichtig und einer grùnd- 
lichen Erforschung werth. Ich werde vielleicht mit der Zeit so gliick- 
lich seyn sie beantwortcn zu kônnen. Ueberhaupt werden Sie iramer 
der erste seyn, dem ich ailes was ich wichtiges in diesen Schriften finde, 
sogleich mittheile. Aber tauschen werde ich einen solchen Freund nie. 
Ich werde Ihnen nie etwas fur verstanden darlegen was ich nur halb o. 
zum Theil verstehe. Philosoph. Schriften halb verstehen ist noch 
schlimmer als sie gar nicht verstehen; wenn man Gebrauch davon machen 
will. Ich glaube Ihnen, daB man, um in den Geist der philoso- 
phischen Schriften der Indier einzudringen, mit den Veda's anfangen 
musse. Dièse enthalten wohl den Kern aller phil. Système. In London 
werde ich mich mit den Veda's fast einzig beschâftigen. AVenn man da 
nur auBer der schônen Copie einen guten Commentar hat, ohne den 
man sie nicht verstehen kann. — Ich studiere gegenwàrtig den Maha- 
bharat, wovon ich 2 Manusk. hier habe. Ich verstehe ihn so ziemlich, 
obwohl ich noch nicht die Hûlfsmittel habe, die ich erwarte. Wenn 
mir vor Ostem etwas wichtiges vorkommt, so werde ich es ûbersetzen 
und Ihnen schicken. Nach Ostern wûnschte ich aber in jedem Falle, 
daB das Bândchen gcdruckt wiirde. Ich werde Ihnen eine bessere Um- 
arbeitung des Gespriichs zwischeu Viswamit. u. Dasa. schicken, Auch 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 21* 

die Episode werde ich Ihnen vielleicht umgearbeitet schicken, blos wcgen 
dem Versmafie. Es sind mehrere Verse ganz in jambischen oder ganz 
in trochâi. M. Und dies darf nicht seyn. Auch sind manche Hyati 
darin, die ich herausbringen môchte. An dem Style aber werde ich gar 
nichts ândem, weil Sie ihn gut gefunden haben. Wenn Sie hie und da 
was ândem, so wird meine Uebersetzung dadurch gewinnen. Wilhelm 
Schlegeln habe ich die 2 ersten Blâtter meiner Epis, zu IcBen gegeben. 
Er hat mir einige Bemerkungen iiber das VersmaB gemacht, die ge- 
grfindet sind, und die ich befolgen werde. Ich habe ihra auch einige 
phiiolog. Bemerkungen mitgetheilt, die er gut gefunden. Ich komme oft 
zu ihm. Er wohnt sehr nah bey mir. Ich gebe ihm Unterricht im 
Sanscrit, und er besucht nicht Chézy's Collegium. Uebrigens ist er auch 
sehr gefâllig gegen mich. Ich erwarte von ihm den sehr seltenen 2ten 
Theil des gedruckten Ramayanas, der weder hier noch in England zu 
haben ist, und der mir von groBem Nutzen seyn wird. Schlegel bleibt 
nur noch bis zum April hier, welches mir leid ist, denn ich habe gerne 
einigen Verkehr mit einem deutschen Gelehrten. Die Franzosen sind so 
beschrânkt. — Sie rathen mir Umgang mit Sachverstândigen? — Lieber 
Freund! in der indischen Sache giebt es hier keine Verstandigen. Zwar 
hat Langles viel KenntniB von dem was die Englânder ûber ailes orien- 
tal, geschrieben haben. Dies verstehen Sie auch blos unter den franzôs. 
Sachverstândigen. Langles ist ein sehr humaner Mann, u. gefallig gegen 
mich. — Um einen permis fur die Biicher zu bekommen, muB genau 
den Titel der Bûcher angeben, wo sie gedruckt, PreiB, Format, und auf 
welchem Wege sie geschickt werden, ob durch StraBburg, Metz etc. 
Haben sie die Gûte mir dies zu wissen zu thun. Ich schicke dann 
einen permis. — Ich wûnschte recht so liebe und lehrreiche Briefe zu 
erhalten, doch sehe ich ein, daB wegen ihren vielseitigcn Beschâftigungen 
mir dièse Freude nicht oft werden kann. Leben Sie wohl, herzlichst 
geliebter Freund, und grûBen Sie mir vielmal Ihre meinem Herzen 
theuerste Famillie. 

Ihr treuer Freund 
Bopp. 

11. 

Aschaffenburg 16. Mârz 1815. 

Ich hâtte Ihnen, lieber Indier, schon vor mehreren Tagen geschrie- 
ben, wenn es meine damais sehr reizbaren Augen zugelassen hâtten; auch 
wolte ich gerne abwartcn, welche Zeit mir der Verleger zur Ablieferung 
des Mscpts bestimmen wûrde, was ich indessen noch nicht weiB. So 
viel ist aber gewiB, daB Sie sobald als môglich das Nothwendige ein- 
senden sollen. 

Ihr Brief hat mich sehr erfreuet; er ist aufrichtig, klar und ver- 
standig — so ein festes und bestimmtes Wesen begegnet mir in diesen 
Zeiten selten. Ich achte Sie sehr hoch darum und Sie dûrften wohl 
nicht leicht ermessen kônnen, was Sie mir gelten. Unser fcrneres Ver- 
hâltniB wird Ihnen dies ailes noch mehr beweiBen. 



22* A n h a n g. 

Ich hoffe zu Gott, daB die von mir (in dem Gericht des Heim) 
vorgesagte, leider non eingetroffene Rûkkehr N. Sie nicht hindern soll. 
Sie bleiben natûrlich so lange es rathsam ist: im Falle Sie weggehen 
raûBten, kommen Sie hleher u. gehen dann wo môglich alsbald nach 
Ëngland. 

Nun einige Bitten; zuvor aber meinen Dank fur Chezy's Piecen. 
Daran batte er allcrdings nicht so lange vorzubereiten branchen. Dièse 
Piecen gehôren der Bibliothek, ich bitte sie also zu verrechnen. 

Lassen Sie mir doch in aller Elle auf Eosten der BibL (was ich 
Ihrem Vater wieder erstatte) die merkwûrdigsten Stellen aus Cole- 
brookes Aufsatz ûber die Veda's, so wie die darin enthaltenen Hymnen 
u. philosophische Stûcke abschreiben, ausgenommen eine grofie 
Stelle ûber die Weltschôpfung aus dem Samoveda, welche sich zu deutsch 
anfângt: 

Ursprûnglich war dièses SeeP (Geist) allein etc. etc. 
und endet: 

Und indem er aile seine Wûnsche erreichte 
wurde er unsterblich. Ja er wurde unsterblich. 
Dièse Stelle wurde mir englisch von einem Freunde mitgetheilt. ich habe 
in dem Augenblick nur meine Uebersezung zur Hand; den 8ten Bd. 
selbst batte ich nie. 

Colebrooke's alberne Behauptg ist um so albemer, da es (freilich 
nicht fur weihelose Protestanten , wohl aber fur Katholiken, welche das 
Ganze ihres Cérémonials mit andem vergleichen woUen) insbesondre auch 
so sehr auf das Geremoniale als auf das Philosophische u. Theologische 
ankommt. 

Sie haben recht, daû Sie von den Mythen einwârts in die Veda's 
dringen: dièse seyen Ihr schônes Ziel. Vor demselben freue ich mich 
ohnehin noch auf den ganzen Bhagavat-ghita. In diesem ist wohl die 
besprochene Ironie nicht mehr blofi stille fortgehend, sondern scharf u. 
klar vernichtend ausgedrûckt. 

Freilich muB die philolog. Arbeit zu unserm Schriftchen: es wird 
hiedurch positiv gutes gestiftet. Ich danke fur die vorlâufige -Mittheilg. 

Hr. Aug. W. Schlegel empfelen Sie mich bestens; ich schreibe dieser 
Tage auch seinem Brader ûber Ihre Arbeit u. werde Ihnen seine Antwort 
mittheilen, Wir werden die kleine Schrift ganz in der Form einer Zu- 
gabe zu Fr. Schlegels herrlicher Arbeit erscheinen lassen. 

Unter denen die Sie benûzen soUen verstehe ich vorzûglich Langlès, 
eben wegen seiner Umsicht u. Bekanntschaft mit England. 

Noch eins: Sie sagen, „die groBen Zahlen der Indier seyn nicht 
blos Uebertreibgn , sie beruhen auf bestimmten Gesetzen." Ich glaube 
dies auch, aber da mir auch die Wahrscheinlichkeit hierûber, die ich 
etw^a selbst habe, noch durch keinerlei Indisches Document bekrâftigt 
sind, so bitte ich Sie dringend, mir doch mit allernachstem etwas nâheres 
hierûber zu sagen: ich brenne vor Begierde hiernach, da mir manche 
groBe Vermuthgen ûber die âJteste Geschichte im Kopfe schweben, die 
ich etwas fester halten môgte. 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 23* 

Ich lege hier den Schein der Andreâischen Buchhandhing bei. Die 
Bâcher sind bereit, schicken Sie nur den Permis. Solte der etwa ver- 
rufene Name Gôrres Anstand finden, so lasseii Sie Sich durch Langlès 
0. Millin die Politische Unschuld dièses Mythen-Buchs bezeugen. 

Uerzlichen GruB von GroC u. Klein 

Ewig der Ihrige 

Windischmann. 

12. 

Paris, den 5ten April [1815]. 
Sogleich nach Erhaltung ihres theuren Briefes eilte ich Ihnen die 
verlangten Auszûge zu besorgen; da ich aber keinen Abschreiber bisher 
habe finden konnen, indem die Franzosen in fremden Sprachen selten 
bewandert sind, und ohne SprachkenntniJÎ des Abschreibers die Abschrift 
durch Fehler verunstaltet und untauglich ^eworden ware; so muste ich 
es selbst auf mich nehmen, und ich that es sehr gerne, da ich fur 
meinen geliebtesten und bewâhrtesten Freund keine Mûhe scheue, und 
ich Ihnen viel lieber durch Uebersendung eigener Uebersetzungen aus 
den Veda's wesentlichere Dienste leîsten môchte. Doch ich hoffe daB, 
wenn mir das Gluck wohl will, die von Colb. ûbersetzten Stellen nicht 
das einzige bleiben werden, was Sie aus den Veda's leBen und zu 
Ihren wichtichen philosophischen Forschungen benutzen werden. — Ich 
habe meine Arbeit damit angefangen, Ihnen aus der Abhandlung v. Colb. 
die Uebersetzungen abzuschreiben , wovon ich Ihnen den grôBten und 
wichtigsten Theil schicke. Ein kurzen Inhalt der Abhandlung und die 
ûbrigen Stellen werde ich Ihnen spâter schicken, denn wegen der Zeit- 
umstânden kann ich es nun nicht langer mehr verschieben Ihnen zu 
schreiben, da vielleicht unser Briefwechsel baldigst gehemmt wird, und 
ich selbst fur die glûckliche Ankunft dièses Briefes fûrchte. Von der 
Abhandlung von Col. machen Sie sich indessen keine zu groCe Erwar- 
tungen, das wichtigste sind die ûbersetzten Stellen, wes wegen ich damit 
angefangen habe. Da Colbrooke, wie er berichtet, die Veda's nicht ganz 
kennt, sondem nur theilweifie geleBen, oder flûchtig durchgangen, indem 
ihm von dem andern entweder das Original oder die Commentare fehlen; 
so kônnen wir von ihm die gehôrigen Aufschlûsse nicht erwarten. 
Einen groBen Theil seiner Abhandl. nimmt die mythische Erzâhlung der 
Ueberlieferung der Veda's ein, welche in den verschiedenen Purana's auf 
verschiedene WeiBe erzâhlt wird. Beyliegende Stellen scheinen mir von 
groBer Verschiedenheit; mehre uns bekannte philo. Systemen zeigen sich 
darin. Hohes und gemeines, Geistiges und Sinnliches: die Sprache im 
ganzen finde ich nur anziehend, groB und die Seele ergreifend; Colbrooke 
giebt seine Uebersetzung fur sehr treu aus. — Die 4te Stelle (das was 
mit II bezeichnet) scheint mir sehr wichtig, ist mir aber nicht klar. — 
Dieser Tage schicke ich Ihnen einen kurzen Auszug aus einem im 5ten 
Band der research. asia. enthaltenen Aufsatz ûber indische Chronologie 
(so ist wenigsten dessen Titel) welcher die Uebereinstimmung einiger 
facta, die uns ans der griech. Geschichto bekannt sind, mit den Purana's 



24* A n h a n g. 

enthâlt. — Mit meiner Arbeit hoffe ich in 8 Tagen fertig zu seyn, und 
ich werde sie dann Ihnen sogleich ûbersenden. Ich wâre bereits schon 
fertig damit, wenn nicht die Ereignisse den Studien zu ungûnstig ge- 
wesen wâren; die Lage war anfangs âuBerst bedenklich, und man hâtte 
sich nicht vorstellen kônnen, dafi es- so leicht ablaufen, und daB Na- 
poléon ohne die geringsten Schwierigkeiten den Trohn besteigen wûrde. 
Mit seiner Ankunft ist es hier sehr ruhig, wie es aber weiter gehen 
wird — werden Sie besscr wissen als ich; die hiesigen Zeitungen sagen 
wenig von Deutschland. Schlegel und Madame Staël sind nicht mehr 
hier, sie haben die Ankunft N. nicht abwarten wollen. Ich schicke 
Ihnen gegenwârtig keinen permis fiir die Bûcher, denn es wâre itzt un- 
rathsam sie hierher zu schicken, wir wollen erst abwarten ob es Krieg 
oder Frieden giebt. — Ich warte auf Brief von meinem Vater, ich habe 
ihm seit kurzem 2 Briefe geschrieben, den letzten vom 20sten Mârz. 
Leben Sie wohl, zârtlichst geliebter Freund! ich bitte Sie mich bestens 
ihrer werthesten Famillie zu empfelen, die ich herzlich grûCe. Wollen 
Sie auch die Gûte haben meine Familie mir zu grûfien, und von meinem 
Wohlseyn zu benachrichtigen. 

Ewig Ihr getreuer Freund 
Bopp. 
Die Hefte von Chézy kosten 2 Frank 10 Sols. 

13. 

Paris, den 4ten May [1815]. 

Mein thenerster, hochgeehrtester Freund! 

Meinen Brief mit den Colbrookischen Auszûgen ans den Veda's 
werden Sie erhalten haben; die gleich darauf eingetretene Unsicherheit 
der Post hat mich gehindert Ihnen das noch Fehlende nachzuschicken. 
Ich habe seit Ihrem Briefe • keinen Brief mehr von meinem V^ater er- 
halten, und ich verrauthe, daB seine und meine spâteren Briefe aufge- 
halten worden sind. Es schmerzt mich, daB mein Briefwechsel mit Ihnen 
und meiner Familie leider nun wieder abgebrochen ist, und ich benutze 
mit Freude die Gelegenheit, Ihnen durch Herm v. Staël der nach der 
Schweitz reiBt, dièses Briefchen zuzusenden. Die gegenwârtigen Zeit- 
nmstande sind den Wissenschaften nicht gûnstig, doch suche ich so viel 
môglich mich ûber die Ôflfentlichen Begebenheiten hinauszusetzen, und 
mit ruhigem Gemûthe meinem wissenschaftlichen Plane entgegen zu ar- 
beiten, damit auch dièse stûrmische Zeit fur mich nicht verlohren gehe, 
und damit ich mich in glûcklicheren Zeiten der Kenntnisse freuen kônne, 
die 'ich mir itzt zu erwerben trachte. — Den Gegenstand meiner For- 
schungen ûber die Gonjugation der Zeitwôrter des Indischen Sprach- 
stammes habe ich nun so ziemlich erschôpft, und bin auf wichtige Re- 
sultate und zu manchen neuen Entdeckungen gelangt, wovon ich Ihnen 
hier einige Wesentliche im voraus mittheile. 

Die Verhâltnisse der Zeiten, welche im Indischen u. Griech. durch 
organische Verânderung des Wurzelwortes oder durch das Augment aus- 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmana. 25* 

gedruckt werden. werden im Lateinischen weder auf die eine, noch die 
andere Art ausgedrûckt; die Zeiten werden da blos von einander iinter- 
schieden, die Personen und Zahlen grôûtentheils durch die Abwandlung 
eines mit der Wurzel verschmolzenen Hûlfzeitworts angedeutet. — Das 
radikale S des Hûlfz. verwandeit sich grôfitentheils in das verwandte 
R, wie in eravi, ero. — Fui kommt von der Ind. Wurzel Bhu seyn, 
welche in der 3ten Person des 2ten Praet. abhut (er war) und in der 
ersten Person abhuvam hat. Die altère Form fur fui ist fuoi. In dem 
Ind. Praet. ist es das Augraent a, welches die Vergangenheit ausdrûckt. 
Im Lateinischen ist das erforderliche Augment verlohren gegangen, und 
die Vergangenheit vvird dafûr durch die Form des Wortes nicht ausge- 
drûckt, sondem durch den Sprachgebrauch anerkannt. Fuenint steht fur 
fu-esunt^ die Verbindung des Perf. mit der 3ten Person des Praesens; 
die altère Form fur sum. sunt^ si m etc. ist esum. estmU esini. Fuerim 
si.fu-esim (gewesen sey \c\i) \ fueram, fu-e^^am^ die Verbind. des Perf. mit 
dem Iraperf., Juero jene des Perf. mit dem Fut. Fuissem st. fu-essem. 
Die altère Form des Infinitivs ist ese^ und e nicht re der eigentliche 
Ausg. des Inf. , entsprechend dem Griech. in ai. — Wo wir in der 
Conjug. der attributiven ZeitwÔrter ein r der Wurzel angefûgt finden, 
mûssen wir es fur das radikale r des Hûlfz. und nicht fiir charakteri- 
stisches Kennzeichen der Zeit halten. — Lamlabam ist die Verbindung 
der Wurzel mit dem Hûlfz. bhu od. fu; lauda-reni die V^bd. der Wu. 
mit ese st. lauda-esem^ welches die altère Form fur essem ist. Im Perf. 
geht das B oder F des Hûlfz. in das verwandte v ûber. In lauda- 
verunU lauduvissem. laudaveram^ laudavei'O werden der Wurzel (r) ver- 
schiedenen Hûlfsz., nehmlich bu o. fu und esse einverleibt, als lauda-v- 
erunt; lauda-v-esim, lauda-v-eram; lauda-v-essem; lauda-v-ero. — 
Senpsit ist die Verbindung der Wurzel mit esse^ âhnlich dem griech. Isten 
Aorist, und einem Ind. Prât, in welchem auf dieselbe W^ise der Wurzel 
das Hûlfsz. as einverleibt wird, z. B. asvapsit, er schlief, von der Wurzel 
Svap. — Laudare st. lauda-se (ese), laudavisse st. Imida-v-esse (fu-isse). 
SoUte wobl das Passivum, da es nicht mit der dem Indischen und 
Griechischen gemeinschaftlichen Form des Passivs ûbereinstimmt; da wir 
jedoch ûbrigens kaum eine dem Lateinischen allein eigene orgamsche 
Flexion finden werden, nicht auch eine durchaus bestehende V^erbindnng 
der Wurzel mit dem Hûlfszw. seyn, wobey jedoch eine, der lat. Spr. 
sehr gewôhnliche Versetzung der Buchstaben statt findet? — Es môchte 
also laudor fur laud-ro. latcd-so stehen; lauda-ris fur laudu-sis., lauda- 
iur fur lauda-rut oder sut etc. Laudamini ist ganz sicher nichts anders 
als der Nominativ plur. eines ûbrigens im Neulateinischen nicht mebr 
gebrâuchlichen Particip in minus ^ minn., 7ninum^ abgeleitet von dem 
Indischen part. pass. in manah., màna^ mânam^ und von dem Griech. 
Part, in jisvoç. 

Fur die Indische Conjug. habe ich einige neuen, grûndlichen An- 
sichten, welche man schwerlich wird wiederlegen kônnen. — In meiner 
Abhandlung gehe ich von einigen allgemeinen Sâtzen aus; gehe dann 
zar Indisch. Sprache, zur Griechischen, Lateinischen, zuletzt zur Persi- 



26* A n h a n g. 

schen und Deutschen Spr. ûber. Das Ganze werde ich Ihnen schicken, 
sobald uDsere Communication wieder ghicklich hergestellt sein wird. — 
Ich grûBe Sie herzlich und Ihre theure Famille. 

Ëwig Ihr unwandelbarer Freund 
Bopp. 

14. 

Aschaffenburg 11. Aug. 1815. 

Mein lieber, wakerer Freund! 

So bôren wir doch endlich von Ihrem Wohlergehen, zwar muU ich 
sagen, daB ich nie einen Augenblick ernstlich und andanernd besorgt 
seyn konnte, weil ich mit vôlliger Zuversicht auf Ihre Erhaltung rechne 
und glaube, daB Gott Sie mit Ihrem guten Willen und rastloBer Thâtig- 
keit um seltene und doch zur letzten wahren Aufklârung so nothwen- 
dige Gûter niemals verlassen werde, daB Sie vielmehr unter seiner be- 
sonderen Obhut stehen. Aber gut ist es nun theils um der rechtschaf- 
fenen Ihrig^n willen, daB wir Nachricht haben, theils um unsrer fûrs 
beste der Wissenschaft u. Weisheit nicht ganz unbedeutenden Communi- 
cation. Ich eile darum sogleich zu schreiben u. zu fragen, wie Sie bis- 
her in Indien gelebt mitten unter den Stûrmen und was Sie getrieben 
und zu Stande gebracht haben. Ich kann ja nicht mehr als fragen, 
denn Sie sind so karg mit Nachricht von Sich, daB ich fur diesen Augen- 
blick nichts zu beantworten habe. Doch das Vergangene und insbesondre 
die Sendung im May betreffend, so haben Sie damit mir groBe Freude 
gemacht, denn dièse Auszûge aus den Veda's sind von grôBter Wichtig- 
keit und lassen noch wunderbare Dinge — Aufschlûsse ûber die ganze 
Vorzeit erwarten. Was Sie davon noch habhaft werden kônnen, darum 
bitte ich sehr, insbesondre noch um nâhere Angaben ûber das scbon 
einmal besprochene Gesez in den groBen Zahlen der Indischen Zeitalter. 

Ihrer Arbeit ûber die Conjugationen sieht man auch ohne spezielles 
VerstândniB des Sanskrit die Grûndlichkeit an: Sie werden Sich dadurch 
Ehre und Freunde erwerben, so wie Ihnen durch vertraute Mittheilung 
Ihrer grundtûchtigen Uebersezungen schon einige der edelsten Mânner 
herzlich gewogen sind. Dies ist z. B. bei Goethe der Fall, der Ihre 
Talente hochachtet und nur immer mehr von Ihnen zu sehen wûnscht. 
Auch mit Fried. Schlegel werde ich nâchstens ûber Sie sprechen kÔnnen, 
da er wahrscheinlich zum Bundestag nach Frankfurt geht. Sobald Sie 
mir nun fernere Sendgen zukommen lassen, werde ich auch in Mûnchen, 
insbesondre durch Aretin u. Schelling den nôthigen Gebrauch machen, um 
Ihr wciteres Fortkommen schon frûhe ganz zu befordern, ehe noch Ihre 
Zeit in Paris verlaufen ist. 

Sorgen Sie ja, daB Ihre Sendungen gesichert sind und nichts daran 
verloren geht; ich freue mich gar zu sehr, bald etwas von Ihnen zu 
sehen. 

GroBes und Kleines, Furchtbares und Erbârmliches ist bisher an 
Ihnen vorûbergegangen. Wer in den groBen Kâmpfen der Indischen 
Vorwelt zu HauB ist, kann dadurch nicht erschûttert, wohl aber geubt 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 27* 

werden in praktischer Erkentnifi u. Behandlung menschlicher Leiden- 
schaften. Gott sey ferner mit Ihnen! 

Wir grûûen Sie aile von Herzen. Ich bin mit inniger Liebe u. 
Achtnng der 

Ihrige 

Windischmann, 

15. 

Paris, d. 24. Au. [1815]. 

Mein theuerster hochgeschâtztester Freund. 

Ihren lieben Brief habc ich eben erhalten und mit innigem Ver- 
gnûgen mehrmalen durchgeleBen. Ich hatte mir schon vorher vorge- 
noromen Ihnen heute zu schreiben., und nun thue ich es mit noch 
grôfierer Lust. Ich wundere mich eigentlich ûber raich selbst. dafi ich, 
indem ich wâbrend der traurigen Hemmung so sehr beklagt habe nicht 
Briefe mit Ihnen wechseln zu kônnen, nun bei glûcklich gefundener Ge- 
legenheit so lange gesâumt habe sie zu benutzen. Der Grund liegt aber 
eigentlich darin, daQ ich, seit des glûcklichen Ëinzugs der Deutscheu in 
Paris, wieder Hand an die Umarbeitung meiner Uebersetzung gelegt, 
und Ihnen die Beendigung des bewufiten Aufsatzes von Tag zu Tag 
melden zu kônnen glaubte. Nun ist er fertig, und ich werde die 
nâchste Woche dessen mir lâstige Abschrift endigen. Er enth&lt 5 Ka- 
piteln: Ueber Zeitwôrter im Allgemeinen — Indische Conjugation — 
Griechische — Latein. — Germanische u. Persische. — Ich zeigte den 
Urspmng und die Bedeutung aller grammatischen Formen dieser Sprachen. 
Ich bin zeither das Werk von Lanzi ûber die Etrusk. Denkmâler durch- 
gegangen und habe darin manche glûckliche Bestâtigung gefunden, sowie 
anch in dem Werke von llikes ûber die altgermanisch. Mundarten. Die 
gothische Sprache ist auBerordentlich merkwûrdig wegen ihrer Uoberein- 
stimmung mit dem Sanskrit. Es ist auch in ail den erwâhnten Sprachen 
keine Form zu finden, die sich nicht ans dem Sanskrit vollstândig er- 
klâren lieBe. — Wâhrend den stûrmischen Ungewittern , die hier ûber 
uns vorbei zogen, war ich zu eignen Ausarbeitungen und Uebersetzungen 
nicht gestimmt, aber ich las mit vollkommner Ruhe im Mahabharata. 
Ich habe den ersten Theil davon beinah durchgeleBen. Wegen der un- 
geheuren Ausdehnung der indischen Werke, fâllt es schwer zu einiger 
Umsicht der indischen Litteratur zu gelangen. Die Gedichte gleichen 
den âgyptischen Obelisken. Der erste Theil des Mahabharat reicht nicht 
bis zum eigentlichen Anfang des Gedichtes, er enthâlt im Ganzen wenig 
Merkwûrdiges. Das Jahr, welches ich hier noch zubringe, werde ich 
non ganz der indischen Litteratur widmen, und soviel leBen als môg- 
lich, damit, wenn ich nach Indien gehe, ich voraus wisse, wozu ich die 
Brahmanen um Rath zu fragcn habe, und ich werde so in kurzer Zeit 
dort sehr viel thun kônnen. Eigene Ausarbeitungen und Uebersetzungen 
dûrfen sie also hier nicht mehr von mir erwarten. Auf die philoso- 
phischen Werke der Indier werde ich nun meine Blicke richten, obwohl 
ich zweifle, daB ich hier darin etwas werde leisten kônnen, wegen Hangel 



28* A n h a n g. 

an cinem Wôrterbuch, und weil noch nichts dergleichen ûbersetzt ist, 
worans man die Terminologie etwas kennen lemen kônnte. Ich will 
mich aber mit den Sch^ierigkeiten bekannt machen, um zu suchen. sie 
in Indien aafzulôfien. Wird man denn meiner ReiBe keine Hindernisse 
in Weg legen? Wird der Kônig sein Versprechen lialten? Wie ich aus 
Ihrem Briefe ersehe, se werden Sie nach Herausgebung unseres AVerk- 
chens, es gleich darauf anlegen, das Zukûnftige einzuleiten. Was ich 
fur das Indische leisten kann und werde leisten kônnen. ieitet ebenso 
seinen ersten Ursprung von Ihnen ab, wie der europâische Sprachorganis- 
mus von den Vorfahren der Indier abstammt: weil sie mir den Sinn fur 
das Hohe und Groûe geschaffen und genâhrt, und nâhren, welcbe mir 
liebe Ueberzeugung stets meinem Geiste vorschwebt; und weil Sie 
fur die âuBem Mittel sorgen. Dafûr sollen Sie aber meinen Dank nicht 
in Worten leBen. — 

Mein Unterhalt in Indien wird aber der Regierung nicht wenig 
kosten, denn mit Wenigem kann man da nicht auskommen, auch muÛ 
man bei se heiBem Clima mit einer gewissen Bequemlichkeit leben 
kônnen, sonst verliehrt man die Lust zum Arbeiten. Was halten Sie 
von einer Reifie durch die Tûrkei und Persien? — Meine Arbeiten 
werden Sie acht bis zehn Tage nach Erhaltung dièses Briefes erhalten. 
Die Revision des Ganzen empfele.ich Ihnen besonders an, ich bitte Sie 
auch zu sorgen, daB es sobald als môglich gedruckt werde. Es freut 
mich herzlich, daB meine Uebersetzung dem groBten unserer vaterlândi- 
schen Dichter wohigefallen. Ich wûnsche, daB Sie sie ihm bald im 
Drucke uberschicken konnen. Das VersmaB gleicht nun dem Original 
vollkommen, und die Sprache ist wohlklingender; der Ton und Styl aber 
ward nicht geàndert. 

Mit nâchstem schicke ich Ihnen die noch ûbrigen Stellen aus den 
Veda's. — Ein Gesetz habe ich in den groBen Zahlen der vedischen 
Zeitrechnung nicht aufgefunden. Was ich Ihnen schon lângst darûber 
schrieb war blos eine MuthmaBung. Es sind zwar in den Kalkutt. 
Annalen einige Aufsatze ûber indische Chronologie, und ich habe sie seit 
ihrer Aufiforderung abermal durchgelcBen, aber ich muB Ihnen gestehen, 
daB ich darnach nicht klûgef gewesen als vorher, und ich weiB Ihnen 
daraus nichts auszuheben. 

Schreiben Sie mir doch was ûber die nordischen Mythen Gutes zu 
leBen; ich môchte mich mit der Mythologie der altdentschen Vôlker- 
stamme vertraut machen. Da sie mit den Indiem eine Sprache redeten, 
so kann ihre Mythologie doch unmôglich ganz verschieden von der In- 
dischen sein. Es lâBt sich vielleicht durch die Vergleichung beider auf- 
finden, auf welchem Punkte die indische Religion kurz vor der Abson- 
derung der deutschen Stâmrae gestanden. — Der gute Redcn ist hier, 
als Offizier bei der deutschen Légion. Wir sehen uns Ôfters und ich 
gehe oft zu ihm in*s Lager. — Die Franzosen sind sehr miBvergniigt, 
die Finanzen stehen sehr schlecht und es werden starke Contributionen 
gesetzt. Selbst die Royalisten fangen die fremden Truppen [an] sehr 
ûberdruBig zu werden. 




I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 29* 

Viele herzlichen Grûlîe an Ihre werthe Famillie. Ich verbleibe 
mit zartlichster Liebe und Hochachtung 

Ihr ergebenster Freund 
Bopp. 

14. Septbr. [1815]. 
Liebster hochgeschâtztester Freund! 

Endlich kann ich Ihnen doch einen Theil meiner Arbeiten schickeu. 
Ich habe cinige Punkte weiter ausgefûhrt als ich anfangs glaubte und 
konnte dah. nicht so bald fertig werden als ich Ilinen schrieb. Sie 
werden darin lauter neue Ideen finden. die sich mit den verkehrten An- 
sichten unserer Grammatiken schlecht vertrage. 

Ich ûbcrlasse das Ganze Ihrer Revision. Aendern und bessern Sie, 
wo Sie es nôthig finden. Nur unter dieser Bedingung wage ich es der 
Welt vorzulegen. Meine Ansicht ûber den Infinitiv wird Ihnen gefallen; 
ich habe ailes triftig erwogen was ich ausgesagt, und meine KenntniB 
des Arabischen ist mir dabei zu statten gekommen. Ich batte manches 
noch mehr beweisen, und ein groûes Buch darûber schreiben konneu, 
allein die Sache ist zu klar, bloBes Aussagen ist da ohne Beweis, wie 
bei der AuflôCung eines Ràthsels. Werden mir gegen eine od. die an- 
dere Behauptung Einwûrfe gemacht, so bin ich sicher sie wiederlegen zu 
kônnen, denn ich habe noch manches im Ilinterhalte. DaB die griech. 
Gramm. von der Indischen gar nicht verschieden soi, wird doch klar 
bewiesen sein. Man muB eher Verschiedenheiten als Uebereinstimmungen 
mit Mûhe aufsuchen. — Ueber das Sanskrit fehlt noch etwas, wenigstens 
was ich Ihnen mit dem Andern nachschicken werde. Binnen acht Tage 
werde ich ailes abschicken, denn ich habe schon ailes ausgearbeitet und 
erschôpft. Auch ist es weit weniger ausgedehnt. Die Uebersetzung ist 
bereit zum Abschicken, aber ich muC mir eine flûchtige Abschrift 
machen, im Fall es verloren ginge. Ich bitte Sie aiso nun in einer 
Litteratur-Zeitung die Ankûndigung des Werkes zu machen, und zu 
sorgen, daB es rechl bald gedruckt werden kônne. Recht lieb ware es 
mir, wenn Sie recht bald Ihr Urtheil iiber dièse Ausarbeitung wissen 
lieBen, denn ich bin sehr begierig darauf. — Die noch ubrigen Stellen 
ans den Veda's werde ich Ihnen sehr bald zuseuden. 

— Vor 14 Tagen habe ich Ihnen geschrieben, ich hoffe Sie wer- 
den meinen Brief erhalten haben. 

Viele herzliche GriiBe an Ihre liebe Famillie 

Ewig Ihr ergebenster Freund 
Bopp. 

17. 

Paris, den 25. Sept. [1815]. 

Theuerster hochgeschiitztester Freund! 

Vor 14 Tagen habe ich Ihnen einen Theil meiner Arbeiten ge- 
schickt; ich hoffe Sie werden ihn erhalten haben. Hier schicke Ihnen 



30* A n h a n g. 

meine Uebersetzung mit den nôthigen Anmerkungen. Ich hoffe Sie wer- 
den die Sprache gebessert finden. Bringen Sie es nun diirch manche 
CmânderuDgen, die sie nothig finden, zur Vollendung. — 

Das V^ersraaB gleicht nun vollkomraen dera des Originals: der erste 
FuB ad libitum, der 2te ^--'i^, der 3te ad libitum, der 4te ^-v^^. 
Die 2 langen Sylben, die in dem 2ten FuB auf einander folgen, ver- 
ursachen einen gewissen ernsten und majestatiscben Gang. Sie brauclien 
sich jedoch niclit so strikt an diesem metrum zu halten, wenn sich in 
einigen Stellen, die sie ândern wollen, das Versmaû nicht leicht fûgen 
will. — In dem Kapitel ûber Indiscbe Grammatik habe ich in der ersten 
Person sing. des mod. pregativ. medii vjatischijam und tanûchïjam ge- 
setzt. In beiden Fâllen muC -schîja stehen, da das M der Ist. Person 
ausbleibt. — 

Ich glaube bei dem Anfang des 3t. Kapit. tktati st. tùchthafi gesetzt 
zu haben von der Wurzel Stha. Wenn ich als Beispiel eines partie, 
praesent. dadan, -anta gesetzt habe, so setzen Sie statt dessen patschan, 
ace. pat^hanta von Patsch. — 

Das Fehlende meiner Arbeiten werde ich Ihnen dièse Woche noch 
schicken. Leben Sie recht wohl. Viele zârtlichen GriiBe an Ihre liebe 
Familie. 

Ihr Freund 

Bopp. 
Hierbei eine Stelle aus den Veda's. 

18. 

Lieber, theurer Freund! 

Ibre Sendungen haben mir viele Freude gemacht, um so mehr, da 
wir nun endlich im Stande sind ôffentlich und mit Ehren zu erscheinen. 
Sie haben ein grundliches Werk unternommen und mit Scharfsinn durch- 
gefûhrt, so daB man erwarten darf, eine solche Abhandlung wird dem 
âchten Philologen nicht blos willkommen seyn, sie wird ihm auch Wege 
bahnen, wo bisher wildes Dickicht war. Ich bin begierig auf den Be- 
schluB dieser Arbeit und bitte Sie, denselben nun keinen Augenblick 
mehr zu verzôgern, da mir nun die Andreaische Buchhandlung in Fft. 
ihr Wort gegeben bat, den Druck sogleich zu beginnen. Um also von 
meiner Seite nichts aufzuschieben, mâche ich Ihnen gleich jezt einige 
Bemerkungen, welche ich in so fern es nothig ist, umgehend zu be- 
antworten bitte. 

1) Der Gebrauch des Verb. Seyn als Verb. abstract. scheint mir 
sehr bedeutend u. nicht blos darum gewôhnlich, weil man kein 
genaueres V. abstr. bat, sondern weil nicht blos die sinnliche Existenz 
vielmehr jedes VerhâltniB schon ein seyendes ist, in der Wahrheit, in 
der Einbildg., in der Luge etc. wie es immer sey. Ich werde dies an- 
merkend beifûgen. 

2) heiBt es im Gten Blatt unten auf der 1 sten Seite: „wenn im 
Griecbischen das Futurum einfach gebildet wird, so geschieht dies durch 



I. Briefw. 2w. Fr. Bopp u. K. J. Windiscbmann. 31* 

ein zwischen Namensylbc u. — — eingeschaltetes — hier kann ich das 
fehlende Wort durchaus nicht lesen, also sehen Sic nach. 

3) Scheint mir noch manches Wort in der Uel>ersezung zu er- 
lâutern zu seyn z. B. eben die Bedeutung auch der Personalsubstantiven 
Wisbwamitra, Wasistha, Satananda, Rama etc. Die Bedeutung dieser u. 
andrer Namen raogte vieleicht einiges Licht auf den Mytbus werfen. 
Auch sind nicht aller vorkoramender GÔtter und Genien Namen erklàrt. 

Ich bitte Sie nochmals nun zu eilen. damit die Saehe in's Reine 
kommt. Der Genauigkeit wegen dictire und corrigire ich ailes selbst, 
und es mu6 ein nettes Bûchlein werden. Was meine Einleitung be- 
triffl, so wird sich diesel be insbesondere mit dem Grundcharakter des 
Indischen Lebens, dem Verhàltnifi desselben zur Offenbarung, den Ur- 
sachen des Irrthums, welcher sich durch die ganze Episode, wie durch 
aile Poésie der Indier zieht und endlich dem merkwûrdigen Kampfc 
der geistlichen und weltlichen Macht nach universalhistorischer Bedeutung 
beschâftigen. Sie wird fenier durch mittheilbare Aeuûerungen Ihrer 
Briefe ùber Ihr Bestreben einiges sagen, insbesondere u. zuerst in Be- 
zug auf die Abhandig. von der Conjugation u. endlich ûber das hohe 
Ziel in den Vedas selbst zu forschen u. der Sache ùberall auf den 
lezten Grand zu gehen. Hiermit mogte ich Ihnen Freude machen u. 
nûzen. 

Auch die mitgetheilten Stûcke aus den Veda's ffige ich in wort- 
getreuer Uebersezung bei. 

Unser nàchstes Bândchen wâre dann wohl der ganze Bagavatgita? 
nicht wahr? Wenn irgend ein Buch in dieser Zeit auf die gehorige 
Art erlâutert u. nach der AVahrheit dargestellt heilsam und zurecht- 
weisend wirken kônnte, so wâre es dièses. Sagen Sie mir doch, wie 
weit Sie damit sind. 

Von Ihren ReiBen wollen wir noch nicht sprechen. bis ich Ihnen 
einen sicheren und segenreichen ReiBeplan angeben kann. Fur gute 
Aufnahme in England werde ich, so Gott will, sorgen. 

Goethe wird sich schr erfreuen, Ihre Schrift bald gedruckt zu seheu. 

Es ist mir, so sehr ich es frûher gewûnscht, nun doch lieb, daB 
Sie jetzt erst meine Schrift ^das Gericht des Herrn ûber Europa** lesen 
sollcn, wofûr ich bald sorgen werde. Leider war dièses u. andre Bûcher . 
schon 2 mal fur Sie auf dem Wege; nun werde ich eine bessere Ge- 
legenheit ergreifen. Meine Grûnde, warum es mir lieb ist, daB Sie vor 
dem AbschluB Ihrer Uebersezg. jenes Buch noch nicht gelesen, werden 
Sie Selbst finden; wenn Sie dièses u. meine Einleitg. zu Ihrer Arbeit 
gelesen haben. 

Ueber die nordischen Mythen gibt es auBer der Edda Sâmundi 
et Snorronis Sturleson (welche beide auf der Pariser Bibliothek seyn 
mûssen) nichts — hier aber flieBt der Felsenquell selbst, ailes Spatere 
ist matt. Sehen Sie dabei Mallet Hist. de Danemark Isten Band nach; 
anch existirt eine wackere italiiinische Abhandig., deren Titel ich nach- 
tragen werde. 

Gott befolen. Wir grûBen Sie aile von Herzen. Auch unsern 



32* A n h a n g. 

lieben Reden grûBen Sie, wenn Sie ihn noch treflfen. Seine herrliche 
Scbwester Henriette war bei uns. 

Aschbg 2. Oct. 1815. Ewig Ihr Freund 

Windischmann. 

19. 

Lieber Freund, 

Nur mit einem Worte will ich Ihnen sageu, daB ich nun Ihre Ar- 
beit schon grolientbeils im Reinen habe. Der Druck wird allsogleich 
beginnen und mit Neujahr nicht mehr viel zuriick seyn. Das VersmaaB 
habe ich hie und da berichtigt, die lezte Revision des Manuscripts hat 
Prof. Merkel, unser wakerer Freund, dem Ihre Arbeiten viele Achtung 
abgewonnen haben. Er grûtU Sie bestens. — Ueberhaupt wird dièse 
Sache viele Freunde u. Theilnehmer finden, u. der Bagavatgita wird das 
Beginnen zu schonem Fortgang bringen. 

Ihre Bekantschaft mit Thiersch ist mir lieb; ich werde nun ailes 
durch ihn gehen lassen und ihn gehorig einheizen. Schelling, der mir 
gestem geschrieben, muB sich auch dafiir interessiren und vor allem soll 
Ihnen Frank nicht vorkommen, was auch nicht zu besorgen ist, wenn 
Sie auf dem eingeschlagenen grûndlichen Weg fortfahren. 

Beikommendes Schreiben bitte ich Sie Selbst in's Haus zu besor- 
gen; es ist von einem armen Teufel, der um sein wohlgegrûndetes Recht 
sucht u. nicht môgte, daB ihm die Ankunft seines Briefes verlaugnet 
werde. 

Leben Sie wohl u. von uns allen herzlich gegrûBt. Ihre gute 
Mutter macht schon die groBten Speculatiouen auf Dire Rùkkunft im 
nâchsten Jahr u. wir haben auch so einige u. freuen uns sehr darauf. 
Aschbg 2. Nov. 1815. Herzlich der Ihrige 

Windischmann. 

20. 

Paris, deu 20. [Nov. 1815]. 

Liebster verehrungswûrdigster Freund! 

Ich habe den Brief an Dalberg in's Haus gebracht. — Hier schicke 
ich Ihnen einige Nachtrâge, grôstentheils ûber die Gothische Sprache. 
Ich habe dièse merkwûrdige Sprache erst seit meinen letzten Sendungen 
recht studirt, mit Ulphila's mich recht vertraut gemacht, und konnte 
deBhalb manches berichtigen. Was ich Ihnen frûher ûber das Gothische 
Passiv geschickt habe, konnte nun ganz wegbleiben, und dafûr gegen- 
wârtiges untergeschoben werden. Ich bin begierig zu wissen, was Sie 
von dem halten, was ich Ihnen hier ûber die Personskennzeichen schicke. 
Es mag den BeschluB des Ganzen machen. 

Friedrich Schlegel wird sich in manchem widersprochen finden, was 
er in seinem Indien ûber das Sanskrit gesagt hat. Er hait darin ailes 
fur Flexion; so ist es nun eben nicht. Die Indische und die ihr ver- 
wandten Sprachcn lieben so sehr Zusammenaetzungen, daB es ein 
Wunder wâre, wenn nicht deren schon in dem Fundamente der Sprache 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 33» 

vorhanden wâren. Schlegel hat aber ûber Sprache einige Grundwahr- 
heiten, die den âchten deutschen Philosophen verrathen, und die ich 
immer mit innigsten Vergnugen lefie. — Ich môchte gerae meine Sprach- 
Forschongen und Vergleichungen weiter fortsetzen und in einem 2ten 
Theile, die nomina umfassend, zeigen wie sie aas den Wurzeln durch 
Flexion entstehen, oder durch Anhângung anderer schon fur sich bedeut- 
samer Wôrter. Wir werden da wieder in den behandelten Sprachen 
Uebereinstimmungen finden, die sie sâmtlich zu einem Ganzen machen, 
and es wird in der Griechischen , Lat. und Germanischen Sprachen 
manches erkl&rt werden kônnen, was aus ihnen allein nicht geschehen 
kaon. Wenn ich dièse Vergleichungen erschôpft, werde ich untersuchen, 
was im Annenischen und Slavischen noch Indisches ist, und woher das 
sey was nicht Indisch ist, defihalb werde ich mich mit dem bekannt 
machen, was von dem Tartarischen zu erlemen ist. Ich glanbe, dafi in 
sâmtlichen Europâischen Sprachen nichts Eigenthûmliches ist, und da- 
von môchte ich mich ûberzeugen. Ich will ûberhaupt trachten, das 
Sprachstudium zu einem philosophischen und historischen Studium zu 
machen, und mich nicht damit begnûgen zu verstehen, was in einer 
Sprache geschrieben ist. — 

Gegenwârtig kann ich meine Vergleichungen nicht fortsetzen, denn 
es fehlt mir an den zwei Sanskrit-Grammatiken von Wilkins und Carey, 
die ich ehdem auf der Bibliothek der Akademie zu benntzen hatte, aber 
jetzo immer ausgeliehen sind. Sie sind zu theuer, sie mir selbst anzu- 
schaffèn, es wûrde bey 170 Gulden kosten. Ich mu6 abwarten, was 
mir die Regierung nur ferner fur Unterstûtzung gewâhren wird. — 

Ich habe selbst den gedruckten Amarasingha, ein Sanskrit- Vokabulâr 
nach alphabetischer Ordnung, nie zu benutzen gehabt. 

Reden laBt Sie sâmtlich vielmal grûBen. Ër liegt jetz in Passy 
im Winterquartier — eine halbe Stunde von mir; er war bey mir. 
Leben Sie wohl. Tausend GruBe an Ihre liebe Familie. 

Ewig Ihr zârtlichster Freund 
Bopp. 

Ich freae mich recht auf die baldige Erscheinung 
des Werkchens. Es ist mir lieb, dafi Sie an 
Thiersch schreiben wollen. 

20 a. [An Prof. Merkel in Aschaff.] 

Theuerster Freund! 

Windischman hat mir geschrieben, dafi Sie die letzte Revision 
meines Werkchens iibernommen haben. Ich kann nicht umhin, Ihnen 
dafnr meinen herzlichen Dank abzustatten. Es freut mich recht sebr, 
daB das Werkchen Ihren Beyfall gewonnen hat, und daB Sie so innigen 
thitigen Antheil daran nehmen wollen. DieB setzt mich in Sicherheit, 
daB der Dmck von Fehlem frey werden kann, welches die vielen f reni- 
ât WcHrien etwas schwer machen mogen. — Was ich hier noch schicke 

LtfaïAiin, Frftnz Bopp. C 



34* A n h a n g. 

ûber die Gothische Sprache, uberhanpt die Gothische [Sprache] wird Sie in- 
tressiren. Ich habe dieselbe auûerordentlich lieb gewonnen. Ich glaube 
Sanskrit zii lesen, wenn icb den ehrwûrdigen Ulphila lèse. Seine Sprache 
hait so zu sagen die Mitte zwischen dem Sanskrit nnd dem Deutschen. Er 
enthâlt manche âcht Indischc Wori«, die im Deutschen nicht mehr sind. 
Sie werden wohl eine Ausgabe der Gothischen Bibel zu Aschburg haben ; 
Profess. Riefs hat die neueste Ausgabe von Zahn — wenigstens steht er 
unter den Subskribenten. 

Neues kann ich Ihnen nichts schreiben. Meine litterarischen Plane 
kennen Sie durch unsern lieben Freund Windischman. — Den ApoUo, 
Laokoon und die Venus, und vieles andere treffen Sie nun nicht mehr 
hier an. Mir wâre es recht lieb gewesen, wenn Sie voriges Jahr mit 
Fcrtig hierher hâtten kommen kônnen. Wir wûrden uns Ihren Aufent- 
halt recht angenehm gemacht haben. Was hier ailes von Kunst ver- 
sammelt war, wird schwerlich je so an einem Orte vereint gefunden 
werden kÔnnen. Die Franzosen haben mit recht blutendem Herzen ihren 
Raub hergegeben. Es war eine wahre Lust die traurigen Gesichter 
zu beobachten, aïs man die Meisterwerke aus dem Musâum schleppte, 
nicht weil sie deren Werth fûhlten, sondern wegen gekrânkter Eitelkeît. 

Ich fûge Ihnen hier einige Schreibfehler bey, welche ich Sie bitte 
zu verbessem: bey dem griechischen Aorist â8o07]v hab ich das Indische 
participium data — es mufi d^tta seyn, weil es etwas unregelmâBig 
das t verdoppelt und das lange a der Wurzel kurz macht. Bey dem 
lateinischen Perfekt avmvi, fûhrte ich die persischen Zeitwôrter ber-den 
und aver-den an, von erstem ber-ein ich trage von letzterem aver — em. 
affero. — Allein letzteres ist unregelmâflig im praesens, man muû also 
bcsser das praeter. anfûhren — aver-dem, ich trug herbey. 

Bey dem Gothischen praeteritum per reduplicat. schrieb ich taituk 
statt faitok, rfaigrutu7i statt (jaûjrotun (3t p. plur). 

Ich habe mit Unrecht dièses praet. als praet. perf. angegeben. Die 
Goth. Sprache hat nur ein praet., und die Zeitwôrter der 2ten Haupt- 
konjugation, welche dasselbe nicht durch Verânderung des Stammvokals 
bilden, bilden es durch die Reduplikation. Als ich diesen Fehler machte, 
kannte ich nicht die Grammatik von Fulda, und war im Ulphila nicht 
so bewandert als itzt. 

Beehren Sie mich bald mit einem Briefe, es wird mir viel Freude 
machen. Ich verbleibe mit tiefster Hochachtung 

Ihr ergebenster Freund 
Paris, den 20sten November [1815]. Bopp. 

Reden grûût Sie vielmal. 

21. 

Paris, den 4ten Januar [1816]. 

Theuerster, hochgeehrtester Freund. 

Ich eile Ihnen sogleich Ihren lieben Brief zu beantworten, dessen 
sehnUchst erwartete Ankunft mich gestem hôchlich erfreute. 



I 



L Brâfv. Tw. F?. Bif ^ t K. J. Wa*«ài»Mr. ^« 



BeyliefeAde S«<4}e m« ^pb T<^'5 2«) & «àuàce die Iton »«v)i 
feUte. iim siatiicb die ix C<CrTC«ke'5 Afièaa «sf;^ih<Bn Stalles ni 
beôtieD. Ich lobe «âe Kpt mâx^ ieuxe^ Sn>ds££ffli mWrstf)»». Sà<f 
iat aos dea 4teB ud jiftc^^ec V<>i&. dnsea Spn^W \vn der d«r Ponz^s 
kaam im geringsSai Tcrsckxdea i<t. Bsdi Gi^tm kkiDea B«3rs{M^ ra 
schlieSeiu wekbes Jooes im «meD Tbeik der Asat. Kseirrb., in Text 
and Uebenetnoif fiebc 

Za Bdiicr Uebersetxonf kft« icb dm Texi dfr «iglis^^lieii AB5^>a^ 
zam Gmnde. lefa batte em lUsiiskiîpt der Bîblioiliek mit b^n^t>cbw 
Schrift anf Palmblâttern zor Hand. Wo k'h die:«es niit der eiigt2«<beii 
Âosgabe Tefglidu fiuid ich bpyde it<efeiii>timmeDd : îeb vet^icb sj« iber 
bei wdtem nicbt âbenlL veil kb keiDeo Text befen wolite. und w^il 
ich die engtiscbe AB«sahe koire-kt and befriedig^rad hnâ. — Die Pah$er 
Bibliotb. besitxt zwei Ramajana mit bengaliscber Schrift — welcbes da^ 
Numéro de^îenigen sej. den ich rerglich. kann ich Ibnen heate nicbt 
schreibeii. 

Ob ich den Ramajaoa zo âbeRetzen fortfahre, wefde ich ers^t dann 
entscbeiden kônnen. wenn icb mehrere Tbeile der eneliscben Anscabe 
zo benotxen habe. denn am nach Manuskripten za arbeiten, wible ich 
lieber sokhe Werke. die weder gedrnckt. noch in*$ Engliscbe ûbersotit 
sind. weil dieÛ zor Befordenine der Kande der Indiscben Litteratar 
zweckmâBiger nnd Terdienstiicher. Die Ueber^tzang des Ramajana kann 
ich bey Benntzang der engli<chen Uebersetzang als âberaus anj^^nehme 
und mit keioer Mùhe verbondene Nebenbeschâftigung betieiben. — 
Was den Bh^avatgita anbelançt, so weiQ ich noch nicht. ob er ganz 
in Versen ubersetzt werden kônne. Glaaben Sie, daO es mir zn groÛer 
Ehre gerechnet werde, ihn in Prosa za ûbersetzen, da des Wilkins guto 
ond trene Uebersetznng schon lange bekannt ist? — Ich malî, denke 
ich, trachten, etwas za geben. was noch in keine earopiische Sprache 
ubersetzt ist, und wenn ich so gezeigt habe. daO ich im Stande bin das 
Sanskrit ohne aile Hôlismittel za verstehen. so kann ich aach mitnnter 
sochen in einer gaten deotschen Uebersetznng zu geben, was schon ins 
Englische ûbertragen. 

"Wir wollen nun abwarten, wie die Episode aufgenommen wird, 
und ob man sich nach âhnlichem sehnen wird. Ich erwarto allerdings 
Beyfall, da Sie viele Verse verbessert haben. und mir. wenn ich meineni 
Gefûhle trauen darf, manche gelnngen sind. Es freut mich. daU Ihnen 
das Metrum wohlgefallt: micb zieht es auQerordentlich an. 

Der 3te Band des gedruckten Ramajan (2te Abtheilung des 2ten 
Theils) ist nun in London zu haben. Schade daû ich ihn nicht kaufon 
kann, denn aufier dem Vergnûgen das er gewâhrt, wSre er mir in Hin- 
sicht der Sprache sehr lehrreich. Denn da man kein Worterbuch hat, 
und 80 zu sagen ailes vom Blatte weg lesen muiî, so ist vorzûglich da- 
hin zu trachten, ailes zu benutzen was mit Hûlfe der Brahmanen uber- 
setzt ist. Diefi ist der einzige Weg. 

Ich habe jetzo fast den ganzen Tag die Palmblâtter des Mahabha- 
rata in der Hand. Weil ich ihn angefangen habe muQ ich ihn aus- 

C* 



36* A n h a n g. 

lesen. Es ist doch einer der vorzûglichsten Purana's, und um das was 
er von der âltesten Geschichte Indiens enthâlt, merkwûrdig. Ich werde 
wohl das Historische ausziehen, und manche der schonsten poetischen 
Stellen treu und metrisch ûbersetzen. Um zu Resultaten zu gelangen 
muC man viele der Purana's ganz kennen, und wissen was sie ent- 
halten, und dann mit Verstand benutzen. 

Dabey werde ich mir, Ihrem weisen Rathe gemafi, eh ich Paris ver- 
lasse, von den meisten hiesigen Manskr. einige Einsicht zu verschafifen suchen. 

Ich werde suchen Ihnen bald eine scharfe Parallèle zwischen den 
Semitischen und Indischen Sprachstammen zu ziehen. Es ist sonderbar, 
daB ich einige Tage vor Erhaltung Ihres Briefes den Plan zu dem ge- 
fafit habe, wozu Sie mich darin a^ffordem. Ich liebe solche Unter- 
suchungen und Forschungen. 

Ich bin begierig die Rezension A. W. Schlegels zu lesen. Es rûhrt 
mich innig die herzliche Theilnahme, die Sie an allem nehmen, was mir 
nûtzen kann. Ich grûnde meine grôst« IlofiPnung nur aaf Sie. Môchte 
ich Ihnen je nûtzen konnen! — Ich zweifle nicht an dem besten Er- 
folg, nach dem, wie Sie es sich angelegen seyn lassen. 

Ich sehne mich nach der Erscheinung des Werkes. Dem Hr. Pro- 
fesser Wilken bitte ich Sie ein Exemplar zu schicken. 

Gôthe'n und Friedrich Schlegeln, der in Frankfurt sein wird, em- 
pfehlen Sie mich hestens bey Uebersendung eines Exemplars. 

Dem Hr. Professor Thiersch werde ich schreiben, nachdem Sie ihm 
geschrieben und ein Exemplar gesendet haben. Uebrigens geben Sie 
Exemplare nach Ihrem Gutdûnken, und betrachten Sie es ganz als Ihr 
Eignes. Ich branche hier ungefâhr 12 Exemplare. 

Wenn es sich fûgt, so gedenken Sie doch in Ihrer Vorrede der Ge- 
falligkeit des Hr. Langles gegen mich, in Mittheilung der Manuskripteo 
und eigner Werke. Langles wird sich darnber freuen und seine Ge- 
fôUigkeit noch vergrôBem. 

Leben Sie wohl, herzlich gegrûBt, Sie und Ihre liebe Famille. 

Ewig Ihr treuster Freund 

Bopp. 
am 5ten. 

Die Pariser Bibliothek besitzt nur einen Ramajana 
mit bengalischer Schrift, Nr. 20; Nr. 22 gehôrt zu 
demselben. 

22. 

Paris, d. 9t. Mârz [1816]. 

Liebster hochgeehrtester Freund. 

Ich wûnsche, daB Ihnen beyliegende Uebersetzung, nebst Ihrer lieben 
Famille einige vergnùgte Abendstûndchen machen môge, und daB Sie 
herzlich ùber den Kampf mit dem Riesen zusammen lachen môchten. 
Lassen wir nun Wiswamitra's BûBungen und sehen wir was in den 
schrecklichen Einôden Indiens vorgeht, wo die Râkschasa's hansen. — 
Dièse Stelle wird die Indische Poésie von der romantischen Seite zeigen. 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 37* 

Es ist meines Erachtens noch nichts in der Art ûbersetzt. Ich wûnschte 
sehr, daB die Stelle noch in unserm Werkchen mit gedruckt werden 
kônnte, wenn es nicht ail zu groQen Aufenthalt macht. Denn es wûrde 
mir sehr schmeicheln sogleich etwas zu liefern, was noch in keine euro- 
pâische Sprache ûbersetzt ist, und was vielleicht noch kein Europâer 
gelesen. Auch bewelBt dieu weit groûere SprachkenntnlB , und ich 
stehe dann denen nicht nach, die frûher aus dem Sanskrit ûbersetzt 
haben. — Ich habe das Original dieser Stelle recht glûcklich verstanden, 
und in meiner Freude darûber mit groBer Lust Vers fur Vers ûbersetzt. 
Helfen Sie, mein theuerster Freund! in der Sprache nach, wo es Ihnen 
nôthig scheint, doch nur insofern es die kurze Zeit, die Ihnen dazu ûbrig 
bleibt, verstattet, und sorgen Sie also ja, daB es noch in das Werk auf- 
genommen werden kann; wo nicht, so geben Sie es in die Heidelberger 
Jahrbûcher. 

Der arme Langlès wird gegenwârtig von den deutschen Orientalisten 
hart mitgenommen. Ein Brief aus Linz stellt seine persischen und 
arabischen Kenntnisse sehr gering dar, und diefi sehr beredsam. Klaprot 
beweiBt, daB es mit seiner KenntniB im Mantschu gar nichts sey, und 
deckt die lâcherlichsten AnstoBe auf. — Freylich hat Langlès in ail diesen 
Sprachen gar kleine Kenntnisse, welches hier sehr wohl bekannt. Wer 
aber hier zu thun hat, hat ihn wegen seines Platzes sehr nôthig, und 
wenn man seine Kenntnisse nicht rûhmen kann, so darf man seine Ge- 
fâlligkeit loben. Er ist wirklich gegen Fremde sehr gefôllig, besonders 
gegen die, die einen gelehrten Ruf haben. Gegen mich war er auch 
immer ziemlich gefallig, mit seinem eigncn Schatze rûckt er aber noch 
nicht recht heraus. Ich hoffe aber dieB wird sich bessem, wenn mein 
Werk erschienen und wenn Sie seine Gefâlligkeit und Eifer fur die 
Wissenschaften et>vas erhoben haben. Er versteht zwar selbst nicht viel 
Deutsch, er will es aber verstehen, und wenn er seinen Namen in der Vor- 
rede gewahr wird, so lâBt er sich ûbersetzen. Er sieht geme seinen Namen. 

Sie wissen wohl, daB die asiatischen Untersuchungen in London 
abgedmckt werden. Der Band kommt auf 15 Frank. Es sind deren 
bis jetzt 11 erschienen. Es ist ein unentbehrliches Werk; ich wûrde 
es mir geme anschaffen, wenn mir die Regierung etwas Geld bewilligte 
zur Anschaffung der nôthigsten Bûcher. Von der Bibliothek bekommt 
man dièse Bande nicht leicht nach HauB, und ich kann daher nicht den 
rechten Gebrauch davon machen. 

In meinem nâchsten Briefe hoffe ich von der Vergleichung der 
Semitischen Sprachen mit dem Sanskrit handeln zu kônnen. Aehnlich- 
keiten giebt es da wenig oder gar keine, sondem es sind die Verschie- 
denheiten in^s Licht zu stellen. 

Reden ist schon lange nicht mehr hier. Ich glaube er ist gegen- 
wiLrtig bey seiner Familie. 

Viele zârtlichen GrûBe an Ihre liebe Familie; wie auch an Merkel. 
Leben Sie recht wohl 

Ihr aufrichtigster Freund 

Rnnn 



38* A n h a n g. 

Was ich Bogen 1 S. 4 mit: spitz die Ohren — ûbersetze heifit im 
Sanskrit Korn-Aehren- Ohren. 

23. 

Aschbg 19. Hârz 1816. 
Lieber theurer Frennd, 

Nur einige Worte ! ich habe gar zu vie! za thun, indem die ganze 
Bibliothek ausgerâumt ist u. neu aufgestellt werden mii£' 

Der Druck ist bis zum 6ten Bogen fortgerûkt. Die lezte Episode 
aus dem Mahab. kommt eben noch recht; ich fflge sie, wie sich ver- 
steht ein; die Philister môgen sich moquiren wie sie woUen; das ist ja 
ein kostbares Stûck, weiches ja nicht wegbieiben darf. 

Ueber Ihre Hilfsmittel zum Ramajan haben Sie mir ja noch nichts 
gesagt — thun Sie es bald, and dann ûber das Hebiilische. DaB hier 
auf den Unterschied eben die Sache ankommt, bin ich ûberzeugt. Aber 
in den wesentlichsten Haupt- a. Zeitworten (ohne grammat. Rûck- 
sicht) ist doch eine jede Nation gar sehr karakterisirende Art der 
Analogie, and im Gramm. wie wichtig ist schon, dafi der Hebraer kein 
Praesens, nar Praeter. u. Fat. hat! — Hier ist aiso in diesem nur 
vorûber wandelnden Geist der Sprache keine spéculative Ausbildg wie in 
Indien zu erwarten. 

Den herzlichsten GruB u. Dank von uns allen. Ganz der 

Ihrige 

Windischmann. 

24. 

Paris, den 3t. April [181 G]. 

Liebster, hochgeehrtester Freundl 

Es freut mich daB die Stelle aus dem Mahabh. noch zu rechter 
Zeit angekommen ist, und daB Sie dieselbe noch einfûgen wollen. Was 
die Hilfsmittel zum Ramajan anbelangt, so erinnere ich mich nicht was 
ich Ibnen hieruber geschrieben habe. Ich verstand wohl hierunter nichts 
anders als den zu Serampur im Druck erscheinenden Text in Uebersetzung 
von Carey und Marshman. Es sind bis jetzt 3 Bande erschienen, welche 
die 2 ersten Theile enthalten. Den 3ten Band habe ich gegenwârtig 
unter den Hânden, und zur Hâlfte geleBen. Der 2te Band ist in Europa 
sehr selten und in London nicbt zu haben, wie Langlès sagt. August 
Schlegel besitzt ihn, und ich habe ihn nur zur Hâlfte lesen kônnen, weil 
Schlegel zu plôtzlich abreiste. Der 2te Theil des Ramay. enthSlt ganz 
vortrefflich schôno Stellen. Es giebt in Sanskrit geschriebene Commen- 
taren zum Ramay. wie auch zum Mahabh., welche schwere Stellen er- 
klâren und von zweideutigen oft mehrere Auslegungen geben. Hier sind 
aber keine vorhanden; auch kann man sie zur Noth entbehren, indem 
die Sprache grôBentheils verstândlich , wenn man die Worte kennt. — 
Das VersmaB tragt viel zur Erleichterung bey. — Die englische Ueber- 
setzung des Ramay. ist etwas nachlâBig und nicht fehlerfrey; ich glaube, 
ich habe in meiner Episode manches berichtigt. 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 39* 

Langlès ist gegenwârtig auBerordentlich frenndschaftlich und gefôllig 
gegen mich. £r bat eine sehr vortheilbafte Meinung von mir, und rûhmt 
sehr meine EenntniB im Sanskrit. Ich kann nun seinen reichen Schatz 
ûber Indien bey ihm benutzen, und er giebt aucb Werke mit nacb HauO. 
Er wûnscht, daB man in Deutschiand erfabre, welche reiche Sammiung 
er in diesem Facbe bat. 

Daran soll es nun nicbt feblen, wenn icb aus seinen Bûcbern 
Nntzen ziebe, so soil sein Nahmen aucb bâufig erwâbnt werden. Langles 
ist auf Cbézy gar nicbt gut zu sprecben, und diefi ist ein Grund mebr, 
daû er mir bebilflicb seyn will. Neulicb forderte er micb auf eine 
Sanskrit Grammatik zu scbreiben, Cbézy sey allzu langsam — und erbot 
[sich] mir ail seine Hilfsmitteln bierzu mitzutbeilen. Scbon babe icb die 
Spracblebren von Colbrooke und Forster unter den Hânden, und er wird 
mir aucb die von Carey und Wilkins leiben. Denn icb denke dièse 
vortbeilbafte Gelegenbeit zu benutzen, und icb glaube es ist Zeit, in 
Deutscbland eine Sansk. Grammatik zu geben, wenn icb mir nicbt von 
andem will zuvor kommen lassen. In Deutscbl. wird ein solcbes Werk 
gewifi grofien Abgang finden, da ein Pbilolog beinab nicbt mebr be- 
steben kann, ohne einige KenntniB des Sanskrits zu haben; und es feblt 
nnr an einer guten Gram., die um einen geringeren Preiû als die Eng- 
liscben gegeben werden kann. — Um meine Grammatik um so nùtz- 
licber und intressanter zu macben, werde icb einen zweiten Tbeil bei- 
fûgen, worin icb ausgewâblte Stûcke aus dem Mababb., wovon weder Text 
nocli Uebersetzung erscbienen, mit treuer Uebersetzung und ausfûbrlicber 
Analyse gebe. An einem solcben Werke, welcbes die Erlernung des 
Sanskrits sebr erleicbtern wûrde, feblt es ganz und gar. Icb werde die 
Ihnen neulicb gescbickte Stelle mit aufnebmen. — Es ist Zeit, daB dièses 
Werk bald erscbeine, weil es zu einer Zeit wo nocb kein vollstandiges 
Wôrterbucb vorbanden, zu grôBerer Ebre gereicbt, und weil ein Wôrter- 
bnch nun in Indien unter der Presse ist. Icb werde die Graramat. la- 
teiniscb scbreiben und môcbte sie in Frankf. drucken lassen. Auf Ibre 
Aafforderung werden es die Andraer ûbernebmen. Hier mûssen wissen- 
scbaftl. Werke gewobnlicb auf eigne Kosten verlegt werden. Da icb 
dnrch meine Spracbvergleicbung schon grundlicb zu einer Sansk. Gramm. 
vorgearbeitet babe: so wird mir das ganze Werk, sicher nicbt mebr als 
ein Jabr erfordern. 

Das Sanskrit wird mit allen indiscben Alpbabeten gescbrieben, 
welcbe nacb dem Devanagari eingerichtet wurden. Aucb das Romisclie 
kann damacb eingerichtet werden, wenn man einige Convenienz zu Hilfe 
nimmt. Es muB jeder einzelne Ind. Bucbstabe durcb einen einzigen 
Rômisehen gegeben werden. Jeder Conson. bat im Sanskrit einen As- 
piraten. Die Aspiration deute ich durcb ein angenommenes Zeichen und 
nicbt durcb ein nebengesetztes h an. Ein gewisser Bucbstabe wird im 
Sansk. wie ein engliscb. j ausgesprochen — ich bezeichne ihn mit j) 
ein anderer wird wie im Englischen ch, wie im Deutschen tfch ausge- 
sprocbeo; — icb gebe ihn mit z (ts). Die Englânder bezeichnen den 
Semi-Conson. , der wie das dentsche 3 ausgesprochen wird, mit y\ — 



i 



40^ 



A n h a n g. 



ich thue dasselbe. Im Sanskrit giebt es zweyerley t and d; ich uuter- 
scheide das eine durch einen dnrchgezogeuen Strich = ff — t Es giebt 
4 N; ich bezeichne sie: ûj n, n, n. Es giebt 3 Sybilanti; ich be- 

zeichne sie «,/,/. 

Nan kann ich sSmtliche Gonson. geben: 





^ 


m 


ÏT 


^ 


Z 


Guttur. 


Âusspr. 


yt 


kh 


9 


gh 


^ 




Zeichen 


k 


k 


9 


ê 


n 






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^ 


^ 


tiï 


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Ausspr. 


Uch 


Uh'h 


dsch 


dsch'h n 


Palat. 


Zeichen 


z 


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• 

J 


J 


n 

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Z 


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Z 


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m 




Ausspr. 


t 


th 


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Cerebr. 


Zeichen 


i 


t 

t 


d 


é 


n 






fî 


8T 


^ 


V( 


^ 




Ausspr. 


t 


th 


d 


dh 


n 


Denta 


Zeichen 


t 


C 

t 


d 


d 


n 






^ 


^ 


si 


H 


ÏT 




Ausspr. 


p 


ph 


b 


bh 

1 


m 


Labial. 


Zeichen 


p 


P 


b 


è 


m 






^ 


j 


çfT 


cT 


[Semivoc] 


Ausspr. 


• 


r 


/ 


V 






Zeichen 


y 


— 













5r 


^ 


^ 


^ 


[Sibil.] 


Ausspr. 


sh 


sch 

m 


s 


h 






Zeichen 


s 


S 


/ 


h 







Es bleibe hierbey dem Buchhândler ûberlassen, meine angenommeneu 
Zeichen durch andere entsprechende, etwa elegantere Zeichen zu ersetzen. 
Schreiben Sie mir, mein theuerster Freund, was Sie von diesem Unter- 
nelimen halten? Wenn ich es ausfûhre, so kônnte ich erst nach Voll- 
endung des Werkes zu Ihnen kommen, um zugleich den Drnck zu be- 
sorgen, wobey ich gegenwârtig seyn muB. 

Es sind zu dem Werke 3 bis 4 Kupfertafeln nôthig, um den 
Devanagari-Charakter bekannt zu machen, damit man mit Hiife meiuer 
Sprachlehre Indische Schriften lesen lernen kônne. — Die Verfertigung 



I. Briafw. IV. Fr. Bo[q> a. K. J. WiodUchinuii. 41* 

dieser SpncUehte maC ^heim Ueiben, bis der Dnick be^iiiii. damit 
Chézy nkbt ingespoTst werde. 

Die GraDdtnge der Veigleicbaiig des iDdlschen oud Semitischen 
Spnchsfaunmes weide ich Ibneo recht bftld schicken. Aof h«ute ist «s 
unmôglicb. 

Icb empfeie inich anf s beste Ibrer wobiwolleDdeD Freandschift, und 
mit UDMnd lirtlicben GriiOen an Ibre liebe Familie Verbleibe Icb 

Ibr Aafricbtigster ond E^beostei Freund 
Bopp. 
P. S. 

In meinem letiten Briefe scbrieb icb Ibnen, daQ Shanht Korii- 
Aebren bieSe (ia Bezog auf die Ohren des fûrchterlicben liicson). 
Ich babe mich aber non nberiengt, dalt Shaniu aach der Nahme eines 
Ueer-Cngebeners ist (wahrscbeinlich mit hiBlichen langen Ohren). Metne 
Cebenetzong mag also beybehalten werden, oder wenn Sie diesen Vers 
ândem wollen, so baben [Sie] die Gûte auf dièses RScksicht lu lu'htneii. 

Kônnte man mir nîcht den Theil ûber die Sprxchvergleicbung, so- 
bald dessen Dmek vollendet, auf der Brie^oat inscbicken? 

25. 

[Paris, F.ude Mai (oder Juni) 1816]. 
ThenersUr, verebrun^wûrdigster Freund! 
Endlich kann icb Ibnen nun die verlangte Vergleicbung der Senii- 

tischen Sprachen mit dem Sanskrit scbicken. Es war mir unn)i>Lrlirli es 
frûber ïu thun, so sehr ich aucli getracbtet habe, Ihrem Wiiii>l-1j{' sa 
bald als môglich lu entsprechen. Denn ich woUte aile môgli.ijf S.irg- 
falt und Zeit darauf wenden, damit es einigermaBen Ibrer ÂufiitLTkïaru- 
keit wiirdig werden môchte. Dabey muBte ich mir erst die Hehrjîsche 
Orammatik eigen machen, welches mit einiger Schwterigkeit verbunden 
wegen der Buchstaben. GegenwSrtiges enthalt so zu sagen diu gauie 
Semitiscbe Grammatik im Vesentlichen, und zeigt wie ich glaiibi?, /lom- 
lich dentlich ihren Cbarakter und Verschiedenheit von dem San-l.rii und 
den verwandten Sprachen, wie auch einige UcbereinstimmunL; Miichte 
es Ibren Beifall gewinnen, so finde ich mich reichlich belohiit. — Sie 
werden zagleich hierdurcb sehen, wie sehr das Arabische, wie es ilzt 
noch gesprochen wird, mit dem Hebr&isehcn so za sagen eins 11. daiisethe 
ist. — Mein Plan geht dahin, von allen Sprachen, wovon einigo Kuut- 
Diû zu erwerben moglich, das eigentliche Wesen aufzufasseii nud ihr 
Verb&ltniB und Beziebung zu andem Sprachen. Durch meinc KentiitLt 
des ladiacben und Semitischen babe ich zwei wichtige Haltpunktc und 
nmfasae so zu sagen dadurcb das ganze Spracbgebiet, von Pol zu P0I 
— nacb F. Scblegels tiefsinniger und wabrer Eintheilung. — \>"w "l'iir 
die Semitisclie Sprache zu seiner zweiten Klasae gehiirt, werden Sio sicli 
hiednrcb recht gut uberzeugen kunnen. — Von Langlès kann irh nun 
OtMomatiken mannigfacber Indiscben Dialekten bekommen, die wichtig siiid 



42* A n h a n g. 

fur den Sprachforscher. — 1814 ist ein Burmanisch Grammatik in Indien 
erschienen, die ich bey Langles durchgangen — eine merkwûrdige Sprache. 

Die Nachricht Ihres Rnfs nach Koblenz bat mich eben so sebr er- 
freut als betrûbt. Wenn sicb Ihre Einkûnfte dadurcb betrâchtlicb bessern, 
so wunsche ich Ihnen dazu, wie auch Ihrer tbeuren Familie, von gan- 
zem Herzen Gluck. Doch was mich anbelangt, thut es mir sebr leid 
daC Sie unser Aschaffb. deBbalb verlassen mûssen, und daB ich nun 
auch dort meinen innigsten Freund vermissen muB, der meinem Herzen 
stets so nali. Meine gute Eltern wird es gewiB auch recht scbmertzen. 
Doch ist es nicht so weit, wir werden uns doch oft begegnen; ich werde 
Sie schon aufsuchen, wenn ich nach Teutschland komme, und wSren Sie 
auch 100 Meilen weiter. 

Was die Grammatik anbelangt, so hat Schlegel Recht. Eine andere 
in Original-Tracht, wûrde sie in der Folge leicht verdrângen. Wenn man 
in Munchen dièses Studium befôrdern will, so mûssen sie auch Mittel an 
Handen geben, dcn devanagiri gieBen zu lassen. Hier wird er gegossen. 
— Mein Alphabet war freylich nicht sehr schon, ich schrieb es nur, um 
eine Idée von diesen Auslândem zu geben. Sie wissen, daB ich deutsch 
nicht schôner schreibe. Doch schreibe ich vielleicht noch besser Sans- 
krit. Wenn man nur wenige Sorgfalt darauf wendet, so lassen sicli 
die devanagari Buchstaben nicht leicht verwechseln. Fried. Schlegel 
schreibt es, wie ich vernahm, recht schon. — Langles sagte mir, daB 
die Litographie sehr zweckmaBig wâre, um fremde Texte jeder Art zu 
geben. Rémusat giebt hier ein Werk heraus, worin er auf dièse Weise 
vielen Chinesischcn , Tibetanischen und Mandschu Text giebt. Es soll 
sehr wohlfeil kommen, besonders in Bayern; was halten Sie davon? 

Die Sanskrit- Grammatik wollen wir also nun auf bessere Zeiten ver- 
schieben; doch da mir nun Langles 3 Grammatiken mitgetheilt hat — 
seit Beginn meines Indischen Studiums war mir noch keine Ind. Gram. 
unter mein Dach gekommen — so will ich nun zu meinem eignen Vor- 
theil die wichtigsten Kapitel ausarbeiten: da mir auch dieB zu anderem 
nothwendig ist. 

Das Werk von Taylor habe ich bisher noch nicht bekommen konnen, 
werde es aber jetzo von Langles bald bekommen konnen. 

Um meine kiinftige Aussichten bin ich ganz auBer Sorgen, da Sie 
sich derselben mit so seltener Freundschaft angelegen seyn lassen, und 
mir immer einige von Ihren kostbaren Augenblicken schenken. Gott gebe 
meinem Streben guten Erfolg, damit ich Ihrer vâterlichen Sorgfalt und 
Freundschaft wûrdig werde. Sic sind mein Guru [Lehrer] in der edel- 
sten Bedeutung des Wortes, und ich 

Ihr 

Ergebenster Shûchi/a [Schûler] und 
Su'hrit [Freund] F. Bopp. 
Vielc herzlichen GriiBe an Dire 
liebe und theure Famille — 
wie auch an Merkel. 

Konnten Sie von Frankfurt aus ein Exemplar meines Werkchens an 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 43* 

A. W. von Schlegel schicken lassen, der in Italien ist. Empfelen Sie 
mich bestens dem H. Frd. Schlegel. 

26. 

[Paris, Juli 1816]. 

Theuerster, hochzuverehrender FreundI 

Nur einige Zeilen, um Ihnen vor allem meinen zârtiichsten Dank 
abzustatten, ûber die schône Vorrede, womit sie meine Schrift begleitet; 
und Ihnen das Entzûcken zu melden, welches mir deren Durchlesen ge- 
w&hrt. Ich hâtte Ihnen sogleich die lebhaften Gefûhle meiner Erkânt- 
lichkeit hierûber ausgedrûckt, wenn ich mich nicht zuvor von den hohen 
und wichtigen Ideen, die ihre Vorrede enthâlt, hâtte recht durchdringen 
woUen; nnd dieu konnte nur nach mehrmaligem Durchlesen und Durch- 
studiren geschehen. Zudem laû ich sie das erste mal in einer Art von 
Rausch, der mich hinderte, den gantzen Sinn, wie erforderlich zu fassen. 
Sie wird mir in vielem Betracht ewig theuer bleiben dièse schâtzbare 
Vorrede, die mir sowohl von ihrer zârtlichen Freundschaft, als von Ihrem 
tiefen Wissen und grûndlicher Forschung der unzweydeutigste Bûrge ist. 
— Die Episode von Wiswamitra erhâlt wirklich groBen Werth und In- 
tresse durch die Art wie Sie dieBelbe zu erklâren und an das ganze 
System Indischer Denkart so trefflich anzuknûpfen gewuBt Wenn dièse 
Episode Beyfall erlangt, so werde ich Ihnen denselben groBtentheils zu- 
schreiben. Ausnehmend hat mir Ihre Darstellung des Einflusses gefallen, 
den die Natur des Landes und das Klima auf Geist nnd Charakter der 
Indier hervorbringen muste; — die Vergleichung mit der Pflanzen und 
Thierwelt; — der Contrast mit Afrika Doch wenn ich die wich- 
tigen Punkte ail anfûhren wollte, so wûrden ans meinen wenigen Zeilen 
viele Bogen werden. — Zudem werden Sie mir auch bald mûndlich 
hierûber Ihre Ideen mittheilen. — Ich denke nâmlich, wenn unsere Plane 
gehen, zu Ende Augusts auf einige Zeit zu Ihnen zu kommen; jedoch 
wieder den Winter hier zuzubringen, und das Frûhjahr nach London zu 
reisen. 

Langles ist von einem meiner Freunde, dem ich Ihre Vorrede zu 
lesen gab, gesagt worden, wie Sie seiner darin erwâhnen. Er sprach 
hierauf mit mir davon, und schien sich sehr darûber zu freuen, worauf 
ich ihm ihre Vorrede selbst mittheilte. Er scheint geneigt von dem 
Werke in dem magasin encycl. zu reden. Schade daB mir nicht gleich 
ein ganzes Exemplar zu Gebote stand, oder wenigstens nebst Ihrer Ein- 
leitung mein Conjugatix)nssystem. Er wûrde sich bey voiler Lust gleich 
an's Werk geinacht haben. 

Leben Sie wohl. Tausend GrûBe an Ihre liebe Familie, wie auch 
an nnsem Freund Merkel, dem ich herzlich danke fur den Antheil den 
er an unserm Werke genommen. Ewig 

Ihr getreuer Freund 
Bopp. 



44* A n h a n g. 

27. 

Mûnchen, am 29. Oktb. [1816]. 

Liebster, verehrungswûrdigster Freund! 

Vor 14 Tagen habe ich Ihnen geschrieben, und Ihnen die freand- 
liche Aufnahme, die mir hier geworden, und meine Aussichten bekannt 
gemacbt. Weiter kann ich Ihnen bis itzt auch nichts schreiben, denn 
es steht mit meiner Sache noch so ziemiich beym Allen, nur so viel 
welB ich, daB sie nicht an den Herrn von Ringel zum Berichte ge- 
kommen, sondera durch die Studien- Commission geht, wie das erste mal. 

Was mich aber vor allem bewegt, meinem theuersten nnd z&rtlichst 
geliebten Freunde zu schreiben, ist, Ihm zu seinem Namensfeste ans 
Herzens Grande Gluck und Heil zu wunschen, und Ihm bey dieser Ge- 
legenheit zu versichera, wie sehr ich dem Himmel danke, daO mir ein 
Freund geworden, wie er wenigen zu Theil wird. Den Lohn fur Ihre 
freundschaftlichen und vâterliche Gefûhle kônnen Sie nur in Ihrem edlen 
Gemûthe finden; mir môchte es jedoch vergônnt seyn, Ihnen fortan zu 
bewâhreh, wie sehr ich Ihrer groQmûthigen Freundschaft zu entsprecben 
weiû, und wie die unzertrennbaren Bande der Liebe, die mich an Sie 
knûpfen, weder Zeit noch Ranm zu iôBen vermag. 

Auch Ihre liebenswûrdige Gattin erlaube mir, Ihr zu Ihrem Geburts- 
feste meine zârtlichsten Wûnsche abzustatten. Sie moge die Jahren- 
Reihe einer Indischen Yuga an Ihrer Seite in ungestôrtem Glûcke durch- 
wandeln, und immer ein unversiegbarer Quell reiner hâuûlicher Freude 
und Heiterkeit seyn! 

Ihren lieben Brief mit dem F. Schlegels habe ich auf der Post vor- 
gefunden, allein zur Ablieferung an H. v. Freyberg zu spât, weil dieser 
nach Wien gereiBt; er wird aber, wie er mir den Tag vor seiner Ab- 
reiBe sagte, nur 3 Wochen abwesend seyn, mich also bey seiner Rûck- 
kehr wohl noch hier treffen. 

Was mich auBerordentiich gefreut, ist, daB mich Hofrath Martin 
hier ûberrascht bat. Es ist ein gar trefflicher und lieber Mann, wie es 
wenige giebt, man muB ihn wegen seiner Herzlichkeit lieb gewinnen. 
Wir sind neulich mit einander bey dem Fûrsten Wallerstein gewesen, 
der ein recht achtungswertber und liebenswûrdiger Mann. Bey Aretin 
bin ich auch gewesen, der mich gnâdig aufgenommen; er freut sich, wie 
er mir sagte, daB Sie bey uns bleiben. 

SchlichtegroU, der es sehr gut mit mir meint, hat mir gerathen, bey 
Hr. von Ringel anzusuchen daB ich zum Adjunkten der Akademie er- 
nannt werde. — DieB wâre allerdings gut, weil ich alsdann mehr An- 
spruch auf eine Unterstûtzung der Akademie machen konnte. 

Jakobi findet die Auszuge aus den Veda's, die er aus dem Ëng- 
lischen noch nicht kannte, sehr intéressant. — Sie kennen wahrscheio- 
lich die Anzeige unserer Schrift in dem Gottinger journal? Auch in der 
Wiener Litteratur-Zeitung soli eine Rezension erschienen seyn, die mir 
aber noch nicht bekannt. 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 45* 

Zu dem Minister habe ich immcr noch nicht gelangen kônnen, ich 
hoffe nun auf die nâchste Woche, der Aufenthalt hier wird mir lang- 
weilig; ich sehne mich sehr nach Entscheidung. 

Leben Sie wohl ! — Viele herzliche GrûBe an Ihre theure Familie. 
Mit innigster Hochachtung 

Ihr 

Ergebenster Frennd 
Bopp. 

28. 

Paris, den 30teu April [1817]. 
Theuerster, hochgeehrtester Freund! 

Ich habe das Vergnûgen Ihnen zu melden, daB ich gestern um 
1 Uhr in den Mauern von Paris eingetroffen bin und bereits wieder 
meinen Sitz in meinem Dachstûbchen, 5 Stockwercke ûber der Erde, 
aufgeschlagen habe. Ich kann sagen, daB ich noch im Winter hier an- 
gekommen bin, indem ich am verflossenen Sonntage zn Verdun die 
Felder mit Schnee bedeckt gefunden habe. Diesen Tag haben Sie wohl 
auch nicht zu GroB-Ostheim im Grûnen zu gebracht? Die Hâlfte meiner 
Reise habe ich zu FuB, die Hâlfte mit der Portage zurûckgelegt, denn 
die FnBwandernng ging mir zn langsam. Ich habe gar manchmal an den 
Eaminen in den Gasthâusern u. an den Tafel d'hoten die Franzosen sich 
in Lobsprûchen ûber die PreuBen ergieBen hôren mûssen, so daB ich 
aus Bescheidenheit hâtte errôthen mogen. Doch halten meistentheils die 
Franzosen die PreuBen nicht fur Deutschen. 

Ich schmeichelte mir auf meiner Reise mit der Hofifnung, daB ich 
hier einen Brief von meinem Vater antreffen wûrde, der mir die Ent- 
schlieBung der Regierung meldete; allein ich ward in meiner Erwartung 
getânscht. Glauben Sie, daB dieseibe noch im Lanfe dièses Jahres er- 
folgen werde? oder wird man sie auf kûnftiges Jahr, oder auf ewig 
verschieben? Ich werde ûbrigens bey Zeit bedacht sein, mir durch Ar- 
beiten in Litteratur-Zeitungen , durch Uebersetzungen etc., wie wir ver- 
abredet haben, einigen Erwerb zu verschaffen. 

Uebrigens kann ich Ihnen von hier gegenwârtig noch nichts schrei- 
ben, indem ich noch Niemanden gesprochen und auch, weil meine Sachen 
noch nicht angekommen, noch keine Besuche machen kann. Ich werde 
sogleich einige Briefe nach Mûnchen expediren, um zn versuchen ob ich 
etwas erfahren kann. 

Ich habe Wilkens Ramajana in den Heidelberger Jhb. und Kanne's 
Vergleichung der Griechischen mit der Deutschen Sprache mit genommen, 
nnd sie in der Tasche hier hergetragen. Ich habe Sie darum bitten 
woUen, vergaB aber darauf. Zu dem war ich ûberzeugt, daB Sie mir 
dièse Bitte gewâhren wûrden; frûh oder spât werde ich Ihnen dièse 
Bûcher wieder zustellen. 

Leben Sie recht wohl, mein theuerster Freund I 



46* A n h a n g. 

Viele herzliche GrûBe an Ihre liebenswûrdige Familie und nnsern 
Freund Merkel 

Ihr 

Ergebenster Freand 
Bopp. 

29. 

Paris, Plingst Mondtag [1817]. 
Theuerster, hochgeehrtester Freund! 

Direktor Schlichtegroll, welchem ich von hier ans geschrieben, hat 
die Giite gehabt mir sogleich zu antworten; so eben erhielt ich seinen 
Brief. Er schreibt mir, daiî wirkiich, wie mir Freyberg geschrieben, der 
Akademie abermals ein Gutachten abgefodert worden sei, nâmlich in 
wiefern es ihre Fonds erlaubten, die beantragte Unterstûtzung auf mein 
Studium zu wenden. — Nun sei die Akademie seit 4 Jahren ohne 
KenntniB ihrer Fonds, sie habe also berichtet: ^dafi sie solches zu be- 
messen nicht im Stande wâre, daiî aber wie auch der Fonds der Aka- 
demie beschaflPen sein môge, hier ein dringender Fall sei einen hoffnungs- 
vollen Gelehrten auf seinem Wege nicht aufzuhalten, und da die aka- 
dcraische Kasse zeither Prf. Franks Unterstûtzung zu tragen gehabt habe, 
die nun bei seiner Zuruckkunft aufhôre, so werde sie doch auch einige 
fiir mich tragen kônnen.^ — Hierauf hat die Akademie weiter nichts 
gehôrt. Schlichtegroll râth mir hierbei meine Bitte zu erneuern mit An- 
zeige. daJ3 ich, um keine Zeit zu versa umen nach Paris gegangen wâre, 
und daB ich, da ja Frank nun zurûck sey, mir die Hoffnung machte, 
jetz werde meine Bitte um Unterstûtzung gewahrt werden. — Wie mir 
mein Vater am 17ten geschrieben, hatten Sie ûbemommen eine Er- 
innerung in Ihrem Namen einzugeben, w^ofûr ich Ihnen sehr dankbar 
verbunden. Wir haben hierdurch Zeit gewonnen, und es ist nun weiter 
nichts mehr zu thun. 

A. W. Schlegel ist noch hier; er war ûber meine Ankunft sehr er- 
freut; wir arbciten nun wieder wôchentlich 2 mal mit einander, er hat 
seither bedeutende Fortschritte im Sanskrit gemacht und hait sich noch 
immer wacker dran. 

Er hat in mcinen Angelegenheiten an den Kronprinzen geschrieben, 
bey dem er gut stehen soll. Der Brief den er mir vorlas ist sehr zu 
meinen Gunsten — „Er habe sich seit 2 Jahren mit Eifer auf das Sans- 
krit verlegt und kônne also um so eher ûber meine Kenntnisse ur- 
theilen"; auch fâllt er ein vortheilhaftes Urtheil ûber meine Schrift. — 
Schlegel hat mir frûher nach Aschaffb. geschrieben und seinen Brief 
seinem Bruder geschickt; dieser hat mir ihn aber nicht gesandt. 

Frank wird zu Ende Mai's von London zurûckkommen. 

Chézy, der mich lieber am Ganges als an der Seine sâhe, aber 
ûbrigens bey seiner Eifersucht ein guter Kerl ist, wird bald eine Rezen- 
sion meiner Schrift in dem journal des savants geben, welches mich 
sehr freut. — Seit kurzem ist erschienen von Colbrooke au s dem Sans- 
krit ûbersetzt eine Algebra und Géométrie der Indier, in 4t05 es kommt 



I. Briefw. iw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 47* 

aof 80 Frank. Schon frûher war erschienen Bya Ganita or Algebra 
of the Hindus by Edward Strachey, 4to, PreiB 15 Schilling. Dièse 
Nacbricht fur Dir. Hofmann. 

Icb hoffe, Sie werden zor Stonde 5 Chr, wo ich dies schreibe froh 
und vergnûgt den Goldsberg. Bûscb- oder Jodenberg durchstreifen, wo 
ich mich jetzt (leider nur in Gedanken) an Ihre Seite versetze. — Mit 
Ibren Angen gebt es hoffentlich besser? 

Leben Sie wohl, herzlich grûfie ich auch Ihre liebe Familie und 
Freand Merkel. 

Ihr 

Bopp. 
30. 

Liebster verebrungswûrdigster Freund! 

Schon lange habe ich roich nicht schriftlicb mit Ihnen unterhalten, 
um so ôfter aber ist mein Geist mit Ihnen bescbàftigt gewesen. Die 
herriichen Tage, deren wir uns jetzt erfreaen, errinnern mich mit Weh- 
niuth an die schônsten meiner Spaziergânge, die ich mit Ihnen geraacht, 
und die vergnûgten Abende, die ich in Ihrer liebenswûrdigen Familie 
zugebracht habe. Leider fangen die Baume schon an ihre Zierde zu 
verliehren; dies errinnert mich, daB ich schon beynah ein haibes Jahr 
wieder hier biu. Recht glûcklich bin ich seither mit meinem Sauskrit- 
Studium fortgeschritten, ich habe den 2ten Theil des Maha Bbârat ge- 
lesen und ausgezogen, den 3ten Theil auch bereits dnrchlesen, aber aus 
demselben habe ich vieles wôrtlich abzuschreiben, denn ich habe aus- 
gezeichnet schône Stellen gefunden, wovon die eine eine fiir sich be- 
stehende Episode von ungefahr 2000 Versen. Dièse Stelle wollen wir 
uns nicht entschlûpfen lassen. — Wenn ich nach London korame, so 
werde ich dort etwas im Original mit treuer lateinischer Uebersetzimg 
und nothwendigen Erlâuterungen geben, und hierzu wahrscheiulich dio 
erwâhnte Episode wâhlen. Ich hoffe, daB dort ein Buchhàndler der 
Compagnie eine solche Arbeit ûbernehmen wird, wenn ich sie umsonst 
gebe. — Den Auszug des ganzen Maha Bharat werde ich erst nach 
meiner Rûckkehr nach Deutschland herausgeben, bis dahin werde ich 
auch noch andere wichtigen Werke ausgezogen haben; mit dem Mah. 
werde ich vielleicht mit Ende des Winters fertig werden und dann den 
Bhagavatam Purana anfangen, welcher mir fur die Mythologie wichtig. 
Ich habe ein schônes reizendes Feld vor mir, reich an Blumen und 
Frûchten. Es wird mir schwer ankommen, mich je von demselben zu 
scheiden. — Was meine Sprachuntersuchungen anbelangt, so steht mir 
ebenfalls ein groBes Feld offen; ich sammle aber hieruber gegenwârtig 
blos Materialen, und schreibe einzelne Ideen nieder, die ich spâter ver- 
arbeiten werde. Mein System, welches dahinaus geht, die verschieden- 
artigen Ëlemente, welche in der Sprache zu einem Ganzen zusammen- 
gewachsen, zu unterscheiden, findet hier groBen Beyfall. Chézy wird in 
einem der nâchsten Nummern des journal des savants eine vollstândîgo 
Recens, meiner Schrift geben, die um so besser werden wird, als ihm 




48* À n h a n g. 

ein gelehrter Hellenist einen ausfûhrlichen Àuszug davon gegeben, und 
seine eigenen Bemerkungen mitgetheilt hat. Chezy hat in dem letzten 
Numéro auf eine sehr schmeichclhafte Weise die Recension angekûndigt, 
welche Note ich Ihnen hier beyfûge. — Ich habe vor einigen Monaten 
Ilamiiton (und andere Orientalisten) , der lange in Indien gewesen hier 
kennen gelernt, aucb habe ich hier unsem wackeren Dichter Tieck kennen 
gelemt, weleher hier durchgereist. Doctor Krause, welcher ein deutsches 
Wurzelwôrterbuch herausgeben will, ist kurze Zeit hier gewesen; er will 
das Sanskrit zu seinem Werke benutzen und hat mich gebeten, ihm be- 
hûlflich zu sein. 

A. W. Schlegel scheint sich nun auf immer hier zu fixiren, er 
wohnt bei dem Ilerzog v. Broglio; Frau v. Staël scheint ihn wohl in 
ihrem Testamente bedacht zu haben. Schlegel wird fur das Sanskrit in 
der Folge vieles leisten kônnen, indem er es zu seiner Hauptbeschâfti- 
gung macht; wir arbeiten wôchentlich 2 mal mit einander. — Der Kron- 
prinz hat an ihn wie an Humboldt auf eine fur mich sehr erfreuliche 
Weise geschrieben. — Wie kommt es, mein theuerster Freund! daB auf 
eine so ausgezeichnete Empfehiung des Kronpr. roeine Sache nicbt in 2 
Monaten nicht entschieden werden konnte. — Meine Geduld wird wirk- 
lich auf das âuBerste geprûft. Ich muB gestehen, dièse Sache macht 
mich oft sehr verdrûBlich und miBmuthig. — Auf litterarischen Erwerb 
habe ich noch nicht gedacht, denn meine Aussichten waren zu zuver- 
sichtlich, und ich glaubte so besser zu thun, meine 2^it wichtigeren Ar- 
beiten zu widmen. — Es bleibt mir jetz nichts mehr zu thun ûbrig, um 
das Unbewegliche in Bewegung zu setzen. — Ich bin begierig was jetzt 
Frank hervorbringen wird. 

Wie geht es mit Ihrem Auge? Darf ich bald auf einen Brief von 
Ihnen hoffen? Sie wûrden mich sehr erfreuen. 

Adieu. Seyen Sie mir mit Ihrer liebenswûrdigen Famille tausend- 
mal herzlich gegrûBt. 

Ihr 

treuster Freund Bopp. 

Empfehlen Sie mich bestens Hofrath Kreutzer u. Lichtenthaler. Auch 
Freund Merkel meinen GruB. Ich lade sie sâmmtlich zu einem Spazier- 
gang in die Gallerie ein, wohin mich jetzt aufmache, man findet da eine 
sehr genuBreiche Zerstreung. 

Paris am Sonntage 10 Ubr, 25. September laufenden Jahres 1817. 

31. 

Liebster und hochgeehrtester Freund! 

Nach langem und langem Warten haben wir nun doch etwas er- 
langt. Ich danke Ihnen nun noch einmal herzlich fur den warmen An- 
theil und den thâtigsten Beistand, womit Sie mich in dieser Sache er- 
freut. Dem Kronprinz haben wir viel .zu danken, ohne ihn wâre es 
vielleicht nicht gut gegangen. Thiirheim scheint mir nicht sehr frey- 
gebig. Ich bin zufrieden, obwohl ein Jahr in die Bruche gefallen; 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 49* 

allein die Regierung wird wohl nicht denken, daB ich mit lÔOO Gulden 
ûbers Meer gehn solle; denkt sie es, so thue ich als merke ich es 
nicht. Dièse 2 Jahre will ich nun guten Muths bey den Franzosen ver- 
weilen. — Ich habe an Graf Thûrheim ein Dauksagungs Schreiben ge- 
richtet und ihm, wie Sie mir weisHch gerathen, die Hoffnung geâufiert, 
dafi er mir nach diesen 2 Jahren zii einem karzen Aufenthalte in Lon- 
don eine mit der dortigen Theuerung im VerhâltniB stehende Unter- 
stûtzung bewilligen wûrde, und habe ihn im voraus um Nachsicht ge- 
beten, wenn ich mich in der Folge abermals mit Bitten an ihn wenden 
wûrde. — Der hiesige Gesandte bat mir gerathen, nebst dem Kônige an 
den Minister zu schreiben; an den Kronprinzen habe ich ebenfalls ge- 
schrieben. 

Es wird nothwendig seyn, daB ich in diesen 2 Jahren etwas her- 
ausgebe, um von neuem die Aufmerksamkeit zu erregen, ich môchte 
gern etwas im Original geben. — Dièses springt mehr in die Augen. — 
Ich sehe, daB diesesmal die Regierung meine Schrift nicht der geringsten 
Aufmerksamkeit gewûrdigt bat, ohngeachtet der vielen Exemplare, womit 
wir sie bombardirt haben. — Das Rescript an die Akademie ist sonderb. 
recht bayerisch abgefaBt: ich soll meine Berichte an die Akd. mit Zeug- 
nissen belegen. — Wer soll mir denn Zeugnisse geben? ~ Ich werde 
in dem ersten halbjâhrigen Berichte der Akademie erklâren, daB, da ich 
schon lange her keinen Cours mehr besuche und nur selbstândig ar- 
beite, ich auBer den Zeugnissen in ôffentlichen Blâttern keine aufweisen 
kônne. 

Langlès bat mir eine brochure fur Sie gegeben, die ich Ihnen ûber- 
schickt habe. Sie werden also nun demselben recht bald einige Zeilen 
schreiben? Es freut mich recht sehr, daB es mit Ihrem Auge gut geht. 
Schreiben Sie mir welche Bande Sie von den Asiatischen researches 
wùnschen, und ob ich sie Ihnen kommen lassen soll? — Ich habe mir 
eine andere Sanscrit Grammatik als die von Wilkins bestellt, ich bin 
Ihnen fur Ihren Wunsch mir letztere zum Geschenke zu machen recht 
dankbar verbunden; ich weiB, wie sehr Sie mein Studium auf aile môg- 
liche Weise zu befôrdern suchen, und mir stets neue Beweise Ihrer so 
schâtzbaren aufrichtigen Freundschaft geben. Môchten Sie von der 
meinigen so ûberzeugt seyn, wie ich von der Ihrigen! 

Leben Sie recht wohl. Tausend herzliche GrûBe an Ihre liebe 
Famille. 

Ihr 
Paris am 25t Oktob. [1817]. Aufrichtiger Freund 

Bopp. 

32. 

Theuerster, verehrungswûrdigster Freund! 

Die Ursachen, warum Sie lange keinen Brief von mir erhalten 
baben, Sie, mit denen ich immer in freundschaftlicher und wissenschaft- 
licher Hinsicht in nâchster und innigster Beziehung stehe, sind vielfach. 
Ihre Briefe durch Hr. Korber habe ich spât erhalten, indem sich der- 

Lefmann, Franz Bopp. D 



50* A n h a n g. 

selbe erst nach meiner Wohnung erkandigen mufite. Sogleich nach er- 
freulicher Erhaltung ûberbrachte ich Hr. Langlés seinen Brief, der darûber 
erfreut mir bald Antwort zuzusenden versprach. Darauf warte ich mm 
zeither vergebens, obwohl ich ihn mehnnalen seitdem wieder gesehen 
babe. — Unterdcssen rûckte die Rezension, die ich Ihnen hiermit fur 
die Heidelb. Jhb. ûberschicke, zu ihrer VoUendung heran, jedoch spâter 
als ich anfangs geglaubt hatte. Ich empfehle sie ihrer freundschaftlichen 
Theilnahme und Nachsicht. Ich habe sie nicht unmittelbar durch 
Schlegel nach Heidelberg wollen scliicken lassen, indem ich die Besor- 
gung lieber meinem liebsten Freunde Windischman verdanke. Ich habe 
in dieser Rez. Gelegenheit gehabt einige intéressante Uebereinstimmungs- 
punkte zu zeigen, besonders wird es Ihnen vielleicht nicht ganz unrichtig 
scheinen, dafi, wie ich darin dargethan zu haben glaube, auch die La- 
teinische Sprache auf die Indische Licht verbreiten kann, und nicht bios 
letztere auf die verwandten europâischen Sprachen aufklârend wirkt. — 
In dem Mahabharat bin ich seither weit vorgerûckt, ich habe nun den 
5ten Theil unter den Hânden; mein Plan ist nun das Ganze schnell 
durchzulesen, um dann nur das wichtigste auszuziehen. Im 3ten Theil 
sind mehre betrâchtlichen Stellen, die ich ganz abschreiben muC; auch 
habe ich schÔn eine schône Episode wovon ich Ihnen frûher geschrieben, 
kopirt u. bereits ^j^ ins deutsche ûbersetzt. Im dritten Theile traf ich 
auch die wichtige Uebereinstimmung mit der Sage von Noe. Brahma er- 
scheint dem Manu in Gestalt eines Fisches, giebt ihm den Rath, er solle 
sicb in ein Schiff begeben und Samen aller Art mit sich nehmen, denn 
das Menschengeschlecht, bei dem Sûnde ûberhand genommen, wûrde mit 
Untergang bestraft werden. 

GemâC der Nachricht, die ich gestern von meinem Vater erhalten 
habe, ist nun eine schleunige Verânderung in meinem Plane vorge- 
gangen. Ich glaubte noch 19 Monate hier zu bleiben und zâhlte nach- 
her auf ein Jahr fur London. Indessen ist es mir auch nicht unange- 
nehm frûher dahin zu gehen, wenn es jedoch nur nicht mit einem Jahre 
dann abgethan ist; denn ich habe mich noch nach sehr vielem in der 
Indischen Litteratur umzusehen. — Die Gnade, die mir der Kronprinz 
bewiesen, indem er mir 500 fl. aus seiner Kasse bewilligt, freut mich 
recht sehr, um so mehr als ich es fur eine ausgezeichnete Gunst an- 
sehen darf. Ich werde suchen in London oben erwâhnte Episoden ira 
Original mit Latein. Uebersetzung, die ich bereit halten werde, herauszu- 
geben, und ich denke dièse Schrift, da es das erste ist, was ein Deutscher 
von der Art leistet, dem Kronprinzen aus Dankbarkeit zuzueignen. Was 
meinen Sie hierzu? theuerster Freund! Die Schwierigkeit ist nur, daB 
man solche Sachen auf eigene Kosten herausgeben mu6, denn Buch- 
hândler ûbemehmen es nicht, wegen des geringen Abgangs. Was mich 
sehr ùberrascht hat, war, zu sehen , daB Kalidasa meine Episode nach 
dem Mahabh. behandelt hat, in einem Gedicht von 4 Gesângen. Dièses 
Gedicht ist in Calcutta mit einem Commentar im Druck erschienen, von 
einem Pandit herausgegeben, und ich besitze es eigenthûmlich, finde 
aber die Behandlung im Mahbh. schoner und reitzender, weil die des 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 51* 

Kalidasa zu kûnstlich und ganz in Wortspielen. Ich werde vielleicht in 
den Heidelb. Jhb. ein Wort hierûber sagen, wenn ich hierzu die Zeit 
finden kann. Es wiirde gaiiz in meinen Plan eingehen, wenn ich meiner 
Episode einen Gesang von Kalidasa beyfûgte, um den ûberaus groBen 
Unterschied zu zeigen zwischen der einfachen und groBartigen Poésie im 
Ramayana und Mahabh. und der schmuckreichen und kunstvolien Kali- 
dasa's. Es kann dieser Abstand zur Grundlage dienen, um etwas sicheres 
fur das Alter jener Gedichte sagen zu kônnen, denn das Alter von 
Kalidasa ist fast entschieden. 

Heute habe ich einen Theii des Skandha Purana, ûber Benares, 
nach HauB gebracht, um denselben zu durchgehen, ich hatte beschlossen 
von einem philosophischen Werke, chintamani betittelt, von Gangesvara, 
einen Theil abzuschreiben, in der Absicht mich in Deutschland damit zu 
beschâftigen und dabey auch Rire Beihûlfe in Anspruch zu nehmen, ich 
fand aber die Handschriften des Textes allzu schlecht; ich hoffe in London 
bessere zu finden. 

Ich bedaure recht sehr, daB ich jenes Frauenzimmer aus Ffurt, wo- 
von mir mein Vater schreibt, nicht gesehen und nicht so glûcklich ge- 
wesen den Brief, womit mich Frau Professor beehrt, zu erhalten. 

Hr. Kôrber ist ein recht wackerer und achtungswerther junger 
Mann, der mir um so lieber ist, weil er recht sehr fur Sie eingenommen 
ist. Ich wûnschte, er liâtte langere Zeit bei Ihnen zugebracht, um mir 
recht viel von Ihnen und Ihrer lieben Familie erzâhlen zu kônnen. 

Er grûBt Sie viel mal. 

Leben Sie recht wohl. Viele herzlichen GrûBe an Ihre liebe Fa- 
milie, wie auch an Freund Merkel; ich hoffe daB letzterer eine Gehalts- 
VergrôBerung wird erhalten haben? 

Ihr 
Paris am 7ten Mârz 1818. treulichst ergebenster Freund 

Bopp. 

33. 

Liebster, hochgeehrtester Freund! 

Durch meinen Vater werden Sie bereits erfahren haben, daB ich 
die asiatischen Untersuchungen sogleich fur Sie bestellt habe; ich hoffe, 
sie werden bald ankommen, Treuttel glaubt sie auf dem Wege. Es ist 
bis jetzt erst der 12te Band in Calcutta erschienen, ob aber derselbe 
schon in London nachgedruckt ist, weiB ich nicht. Ich habe zugleich 
den moon oj intellect^ jenes wichtige philosophische Drama fur Sie be- 
stellt, indem Sie frûher den Wunsch geâuBert es zu besitzen und ich 
daher glaubte, daB es Ihnen nicht unwillkommen seyn werde. 

Es erscheinen in Calcutta immer mehr und mehr Indische Werke 
im Original, von gelehrten Brahmanen selbst herausgegeben. Menus Ge- 
setzbuch, der Bliagavatgita und Gitagovind sind gedruckt, kamen aber in 
so geringer Anzahl nach London, daB sie nicht mehr zu haben sind. 

Schlegel giebt sicli viele Mûhe um den Bhagavatgita zu erhalten, 
den er wahrscheinlich in Deutschland bearbeiten wûrde. Wir haben 'da- 

D* 



â 



52* A n h a n g. 

von vieles zusammen gelesen. Die englische Uebersetziing ist niclit 
immer sehr richtig, und das Werk, noch immer das wichtigste was von 
Indiscber Litteratur bekannt, verdiente wohl eine neue kritische Bear- 
beitung. Der Mababharat bat leider nicbts mebr von gleicber Wichtig- 
keit aufzuweisen. Dem obngeachtet hoffe ich, dafi meine Arbeiten darûber 
ibre Tbeilnehmer finden werden, es kommt docb vieles mythologiscb 
wichtige darin vor, and Mythologie ist docb die âlteste Tochter pbilo- 
sopbiscber Betracbtung und als solcbe dem Denker nicbt unwerth. — 
Uebereinstimmungen mit mosaiscben Sagen babe icb auBer der jùngst 
erwâbnten keine gefunden, es sey denn der groÛe Kampf zwiscben dcn 
GÔttern und Titanen, dessen im Mababh. oft gedacbt, der aber nicbt 
ausfûbrlicb darin erzâblt wird. Es ist mir gegenwârtig unmôglicb etwas 
auszuarbeiten, indem icb micb zu sebr eilen mufi, den Mababh. zu volU 
enden. Zu Ende Septembers werde icb in jedera Falle nacb London 
abgeben. Dorten werde icb micb vorzûglicb an den Veda's balten, iui 
besonderen an den Upaniscbat's und bofife Ihnen von da manches scbicken 
zu kônnen. Wissen Sie nicht, ob Frank wichtige Ausbeute in London 
gemacht bat? Es ist zufalliger Weise zu meiner KenntniB gekommen, 
daB in diesem Monate eine Chrestomathie von ihm erscheinen soll. 
Lassen Sie micb docb sobald môglich deren Erscheinung wissen. Gestern 
erbieit ich Brief von ScblicbtegroU , der sicb sehr freut ûber die Unter- 
stûtzung, die mir der Kronprinz bewilligt. Mein letzter Brief soll die 
Akademie sehr befriedigt haben; auch erbieit ich gestern meine Instruk- 
tion von derselben, die im Ganzen auf meinen Plan den ich eingeschickt 
babe gegrûndet ist. 

Icb wûnsche, daû meine Rezension bald gedruckt wûrde, bedaure 
aber recht sehr, daC die Einsendung fur Sie nun umstàndlicher ist als 
ich glaubte. Konnten Sie sie nicht leichter nacb Jena geben? Mir war 
es eineriey, wo Sie fur gut gefunden hâtten, sie einrûcken zu lassen. 

Schlegel wird bald nacb Frankfurt abreisen, wenn es nicht sclion 
geschehen, welches ich jedoch nicht glaube, denn er versprach mir micb 
zu besuchen. 

Ihren GruQ babe ich noch nicht ausrichten kônnen, denn das letzte 
mal sah ich ihn nur en passant und er war in der letzten Zeit aufier- 
ordentlich beschâftigt, wegen Herausgabe eines Werkes v. M*** Staël, 
welches in dieser Woche erscheinen wird. — Humboldten bekommt man 
sehr selten zu seben, man muB ihm schreiben, wenn man ihn zu treffen 
wûnscbt, sonst geht man in jedem Falle fehl. Herzlich grûBt Sie und 
Ihre liebe Famille 

Ihr 
Paris am Uten May 1818. ergebenster Freund 

Bopp. 

34. 

Theuerster, verebrungswûrdigster Freund! 

Gestern erfuhr ich bei Treuttel und Wiirtz, daB die asiat. resear. an- 
gekommen seyen, jedoch obne den H^e of t/ie mooîi, den ich mit be- 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windiscbmann. 53* 

• 

stellt batte. Da dièse Biicher ûber meine Erwartung tbeuer karaen 
(310 franc. 50 cent.) so konnte icb die Bezablnng nicht hier erstatten. 
Um aber die Absendung nicbt zu verzôgern und Ihnen die Ueberscbickung 
des Geldes zu erleicbtern, so beauftrage ich Hr. Treuttel die Bûcber so- 
gleich nacb Strasburg abziischicken, ihm bemerkend, dafi Sie die Bezab- 
lnng an seine dortige Niederlage senden wûrden, (Treuttel und Wûrtz 
baben nàmlich auch eine Buchbandlung in Strasburg). 

Die Biicher werden ungefâhr in 20 Tagen in Strasburg ankommen, 
bis wann dann auch die Bezahlung allda eingetroffen seyn kann, und 
also die Sendung nicht aufgehalten werden wird. Sie erhalten 3 Bande 
von der Original Ausgabe, weil dieûelben von dem Londoner Nachdruck 
nicht mehr vorhanden waren. Der Londoner Verleger that dies ohne an- 
zufragen, wodurch denn der PreiB bedeutend erhôht ward; es wird Ihnen 
indessen dennoch Freude machen, nun dièse schâtzbare Sammlung bald 
ganz zu besitzen. 

A. W. Scblegel bat Paris verlassen obne mich mit einer Zeile von 
seiner Abreise zu benachrichtigen ; bey den Verhâltnissen , in denen ich 
mit ihm stand, finde ich dies ûberaus grob. ich werde femeren «Ver- 
kehr mit ihm vermeiden. 

Ich habe erfahren, daB Rosenmûller in Leipzig eine Sansk. Gram- 
matik mit latein. Lettern angekûndigt habe. Hierbey ist mir in den Sinn 
gekommen, daB, wenn die Herausgeber der Heidelberg. Jahrb. Schwie- 
rigkeiten machen sollten, meine Arbeit aufzunehmen, ich sie durch diesen 
in die Leipz. Zeitung konnte einrûcken lassen. Rosenmûller, der so viel 
ich weiB Mitarbeiter der Leipz. Lttr. Zeitung ist, und welcher dahin eine 
recht gûnstige Rezension meiner Schrift geliefert bat, wird sich gewlB 
fur meine Arbeit am meisten interessiren und mir gerne eine Gefalligkeit 
erweisen, indem ich ihm auch von meiner Seite vielleicht nûtzlich se3rn 
kann. Wenn es also in Betreff der Heidelb. Jhrb. Schwierigkeiten hat, 
und Sie es fur gut halten, so schreibe ich an Rosenmûller. 

Es ist mir nun lieb, daB ich mich deshalb nicht an Scblegel ge- 
wendet habe, weil man solchen anmaBenden Leuten zeigen muB, daB 
man sie entbehren kann. 

Chézy hat nun die Umarbeitung seiner Rezension ûber meine Schrift 
vollendet, die nun bald erscheinen wird, welches mir sebr lieb, weil sie 
mir zur guten Empfeblung nach London dienen kann, wo das Deutsche 
sebr wenig gekannt ist. 

Ich hoffe, daB Ihr Auge nun ganz hergestellt ist, und daB Sie jetzt 
bey diesen schônen Tagen recht angenehme Spaziergânge machen, die 
ich gerne mit Ihnen theilen môchte. 

Leben Sie recht wohl, werthester Freund! ich gruBe Sie nebst Ihrer 
liebenswûrdigen Familie herzlich 

Ihr 
Paris am 27. May 1818. Ergebenster Freund 

Bopp. 



54* A n h a n g. 



35. 



Liebster, hochgeehrtester Freund! 

Wegen des Manuskriptes , das Pahlin hcrausgcgeben baben soll, 
babe icb micb erkundigt, allein es will Niemand etwas davon wissen. 

Langles sagte mir bestimmt, er babe keines berausgegeben. — Pahlin 
bat blos cinige Werke ûber die Hieroglypben gescbrieben. — 

Meine Abreise nacb London babe icb auf das Ende Septembers oder 
den Anfang Oktobers festgesetzt, im Falle icb bis dabin mein Geld von 
Mûnchen werde erbalten baben, ohne welcbes icb nicht abreisen kann. 
Meine Auszûge ans dem Mabbb. wacbsen sehr beran, icb babe reichhal- 
tigen Stoff zu einem interessauten Werke. 

Icb werde wicbtige Aufscblûsse fiber die Religion und Denkart der 
Indier geben kônnen. Obngeacbtet vieler sebr sinnlicben und rohen 
Mytben und Mârchen, die fur den Scbudra erfunden zu seyn scbeinen, 
spricbt sicb nicbt selten aufs deutlicbste eine tiefe und voile Erkenntnifi 
von einem ewigen und einzigen Gotte, der bald Scbiwa, bald Brabma 
genannt wird, aus; in ersterem Falle bat Scbiwa den Brabma, in letz- 
terem dieser den Scbiwa gescbaffen. Aus dem 12ten Tbeile des Mbbh. 
babe icb einige sebr wichtigen Hymnen abgescbrieben, wo Scbiwa als der 
ewige Gott und Scbôpfer des Ails angebetet wird, und wo er genannt 
wird „das Seyende und das nicht Seyende (sadasat) das Sichtbare und 
Unsichtbare, der ewig eine und mannigfaltige, der weder Anfang, Mitte 
noch Ende bat, der Saame geworden aus Nicbt-Saame, der ailes kennt, 
ailes giebt, allentbalben ist, der von den Banden der Ursachen frey ist, 
der Herr aller Wesen, der Gott, der den Gott Brabma scbuf vormals, 
der Feuer, Wasser, Wind, Erde, Luft, Verstand und Geist gescbaffen, 
dessen Zeugungskraft Brahma, Vischnu, Indra mit den unteren Gôttern 
vermehren etc. — — Anderwârts heiBt es: Du (Scbiwa) bist Brahma, 
Rudra, Varuna (Gott des Wassers), Feuer, Wind, Luft, der Erbalter, der 
Erhabene, der nacb allen Seiten scbaut, aus Dir sind die Wesen geboren, 
was steht und sicb bewegt, von Dir ward dièses Ail gescbaffen, die 
Drey-Welt, was geht und steht, Du bist das Herz aller Wesen, die Seele, 
die von den Rischis gepriesen. — Du bist das Seyn und das Nicht-Seyn 
— Du bist das erhabene Brahma (die Gottheit, das Urprinzip) — Ach 
wir sind sinnlose Thoren ail dièse lange Zeit, wo wir nicht kennen den 
erhabenen Gott, den die Weisen als den Ewigen kennen. — Er ist das 
ewige Geheimnifi der Gotter, Asura's (der Titanen) und der Muni's, das 
in Geheimnifi gehiillte Brahma, schwer zu erkennen selbst von den Muni's. 
Er ist die Seele von allem, der Ailes sebendc, der allerwârs hingehende, 
der Ailes wissende. — Aus ihm kommt Ailes hervor, in ihm verbarrt 
ailes, in ihm geht die Verlijschung vor {pralayam, das Verscbmelzen, das 
AuflôBen, Zerfliefien in Gott); er ist der Eine, der Ewige, er ist die 
Welt der Wahrheit derjenigen, die da Wahrheit begehren, er ist das Ein- 
zige der Seelenkundigen — Wer in ihm seine Zuflucht sucht in Andacht 
und Forschung, dem offenbart er sicb selbst durcli sich selbst; wenn er 
erkannt ist, giebt es weder Geburt noch Tod; wcnn er erkannt ist, der 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. WindiscbmanD. 55* 

erhabene, zu erkennende, dann bleibt nichts mehr zu erkennen ûbrig — 
etc. etc. 

Dièse Stellen sind gewiii fur die KenntniB der Indischen Religion 
sehr wichtig und aus ihnen und vielen anderen im Mhb. geht klar her- 
vor, daû die Indier zu den wenigen Vôlkern gehôren, die einen einzigen 
Gott erkennen. der unter verschiedenen Namen verehrt wird; wahrer Po- 
lytheismiis ist eigentlich den Indiern fremd, die untern GÔtter und Geister, 
womit sie ihren Himmel bevôlkern, spielen kaum eine so wichtige Rolle 
als die Engel und Heiligen der Christen, auch ûbersetzen die Englânder 
das Wort deva^ wenn von den untern Gôttern die Rede ist, hâufig mit 
angel, vielleicht, weil sie glauben, daB beyde so ziemlich einerley Rang 
eiunehmen. 

Ich habe in dem Mahbb. eine Stelle gefunden, welcher eine Ansicht 
recbtfertigt, welcbe Sie in der Einleitung zu meinem Werk ausgesprocken 
haben, dièse heiCt: „ Ailes wird durch menschliche That erlangt; die 
Sterne, die dreyzehn GÔtter (die untern GÔtter) die Yakscha's, Sonne und 
Mond, die Winde, ail dièse sind durch menschliche That aus Menschheit 
zur Gôttlichkeit iibergegangen." 

Meine Rezension habe ich noch nicht erhalten, es freut mich, daB 
sie gedruckt, und ich bin Ihnen deshalb sehr verbunden. 

Wann die Sache wegen der Bûcher im Reinen ist, so bitte ich Sie 
es mich wissen zu lassen, weil ich bei Treuttel und Wûrtz 60 Frank de- 
ponirt habe, die ich wieder erhalte, wenn die Bûcher bezahlt sind; dièse 
brâuchte ich zu Anfang Septembers. — Treuttel und Wûrtz sind nicht 
sehr zutraulich und pflegen sich, wenn man theure Bûcher kommen laBt, 
ein dépôt geben zu lassen, damit sie nicht zu befûrchten haben, daB 
ihnen die Bûcher anbeim fallen und sie dadurch Schaden erleiden môchten. 

Tausend herzlichen GrûBe an Sie und Ihre theure Faniilie 

Paris ara 28t. Juli 1818. Ihr 

treuster Freund 

Bopp. 
36. 

Liebstcr, verchrtester Freund! 

Meinen innigsten Dank fur die zugesandten Empfehlungs-Schreiben 
und fur Ihre ûbrigen frcundschaftlichcn Bemûhungen in BetrefF meiner 
Reise nach London; eben so meine herzlichsten Glûckwûnsche zu Ihrem 
Rufe nach Bonn. 

Sie werden gewiB allda einen schoneren WirkungskreiB haben, als 
in Aschaffenburg, denn Bonn wird sich allem Anscheine nach vor vielen 
Deutschen Universitâten auszeichnen, und die tûchtigsten Professoren die 
man da anstellt, werden, nebst der reitzenden Gegend, viele fremden 
Studenten dahin ziehen. — Mir thut es nur leid, daB ich nun mehr die 
Zeit, die mir bey meiner Familie zuzubringen vergonnt ist, nicht auch 
zugleich mit Ihnen theilen kann. 

Ich eile, Ihren Wûnschcn zu cntsprechen und Ihnen einige Auszûge 
aus dem Mhbh. mitzutheilen. 



56* A n h a n g. 

Ucber Schicksal oder Vorherbestiinmung und Kraft der menschlichen 
Handlungcn. (Schicksal heitU im Sansk. daicarn, ein von deva Gott, ab- 
geleitetes Wort). Ohne Saamen entsteht nichts, ohne Saamen wird keine 
Fnicht; aus Samen wird Same, aus Samen wird auch die Fruclit erzeugt. 
Wie der Landmann auf deni Felde den Samen ausstreut, guten oder 
schlcchten, so crlangt er die Fnicht hierauf. Wie ohne Samen das Erd- 
reich fruchtloB bleibt, so geht Schicksal ohne Menschenthun nicht in Er- 
fûllung. Menschen-Thun ist das Erdreich und Schicksal ist der darauf 
gestreute Same. — 

Wie durch Ermanglung des Oels eine Lampe erlischt, so durch Er- 
manglung der That das Schicksal. — 

N.B. Es iinden sich Stellen im Mahbh., wo dem Schicksal weit 
groûere Macht beygelegt wird. — 

Stelle auf die Verschiedenheit der Indischen Système und Ansichten 
hindeutend. — „Ueber dem Kôrper (ist es) sagen die einen; es ist nicht, 
sagen andere; die einen preisen ailes (vielleicht das AU), andere preisen 
es nicht; nicht ewig, ewig, sagen einige; es ist nicht, es ist (sagen) an- 
dere; einen einige, besonderes andere, Vielheit wieder andere; Ort und 
Zeit, die beyden (sagen) einige; dièses ist nicht, sagen andere. Reini- 
gung (oder Baden) wûnschen einige, Nichtreinigung andere; That preisen 
einige, andere preisen Ruhe; Ort und Zeit, die beyden, einige; dièses ist 
nicht, so (sagen) andere; Erhebung ûber das Sinnliche preisen einige, 
verschiedenartige Genûsse andere; Opfer preisen einige, Gabe andere, 
BuBe andere, Forschung (contemplativ) andere; das Ail preisen einige, 
nicht das AU andere (dièses kônnte auch .ailes und nicht ailes nber- 
setzt werden). 

Ueber die Elemente. 

„Erde, Wind, Luft, Wasser und Licht das fûnfte. Dièses sind die 
Grund-Wescn aller Wesen, Seyn und nicht Seyn; aus diesen hervorge- 
bracht gehen sie ûber in dièse wieder und wieder; dies sind die Ur- 
Wesen in den Dingen wie die Wogen des Meeres. Wie eine Schildkrôte 
ihre Glieder ausstreckt und wieder einzieht, so zieht die Weltseele (bhû- 
tâtmâ die Seele dessen was ist, der Dinge, der Geschôpfe) die Wesen, 
nachdem sie sie geschaffen hat, wieder ein. 

An einer anderen Stelle wird gesagt: 

„Aus der Ichheit sind 5 Ur-Wesen gezeugt worden, Erde, Wind, 
Luft, Wasser und Licht, das fûnfte." 

Von der Weltseele wird gesagt: 

„Nicht mit dem Auge wird sie gefaBt, nicht mit allen Sinnen, 
durch das Licht des Geistes wird die Weltseele (mahdn dtmd^ die grofie 
Seele) gesehen. Nach allen Seiten Hânde und FiiBe, nach allen Seiten 
Auge, Kopf, Antlitz; nach allen Seiten horend steht sie (die Weltseele) 
ailes umfassend (einschlieBend) in der Welt." — Anderswo heifit es: 

„Aus dem Unsichtbaren ist vordem die Weltseele entstanden, der 
Anfang aller Eigenschaften wird sie die erste Schôpfung genannt." 

An einer andern Stelle wird von der Seele gesagt: 

„Wie ein mit Frucht und Blûthe begabter, mit vielen Aesten ver- 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 57* 

sehener Baum von sich selber nicht weiB : „woher meine Blûthe, woher 
meine Frucht?** so weiB die Seele nicht: wohin werde ich gehen und 
woher bin ich? Kinc andere Seele ist hier inuen, welclie ailes ûber- 
schaut, durch die mit dem Lichte der Weisheit erleuchtete Seele sieht 
sie sich selber.'' — 

Dièse Stellen befinden sich in dem Mahbh. zerstreut, ohne daB das 
was vorhergeht oder folgt, nâheren AufschluB und Entwickelung dieser 
ïdeen gâbe, daher ich Ihnen auch weniger ûber dièse Gegenstânde mit- 
theilen kann als Sie vielleicht erwarten kônnten. Der 5 Elemente wird 
im Mahabh. an unzâhligen Stellen gedacht, aber immer auf dieBelbc 
Weise wie oben. — Es ist zu wundern, daB die Indier Luft und Wind 
aïs zwey verschiedene Elemente betrachten. 

Ich habe vor kurzem eine Rezension ûber meine Schrift, die von 
einem Kenner des Sanskrits und gelehrten Sprachforscher in ein hiesiges 
journal eingerûckt worden, an meinen Vater geschickt. Sie werden 
vielleicht einen Blick darauf geworfen haben. Das gûnstige Urtheil 
welches darin ûber meine Schrift gefâllt, ûbertrifFt aile meine Erwartung 
und ist das hochste was ich mir wûnschen konnte; es wâre mir lieb, 
wenn dièse Rezension dem Kronprinzen zu Gesicht kâme. Es wird auch 
des Werkes von F. Schlegel darin gedacht. 

Ich reise Donnerstag von hier ab, werde also vielleicht mit Ihnen 
zu gleicher Zeit auf der Reise seyn. 

Leben Sie recht wohl mein theuerster Freund! und seyen Sie mir 
nebst Ihrer lieben Famille recht herzlich gegrûBt. Ich wûnsche Ihnen 
allen eine recht angenehme und glûckliche Reise. Sie lassen also Freund 
Merkel, den ich vielmal grûBe, allein in Aschafifb.? Wird er Ihnen 
nicht bald folgen? 

Ewig 

Paris am 4 Octob. 1818. Ihr 

treuster Freund 
Bopp. 
37. 

Liebster, verehrtester Freund! 

Indem Sie durch meinen Vater meine glûckliche Ankunft auf diesem 
Eilande erfahren haben, so habe ich deshalb weniger geeilt Ihnen selbst 
Nachricht von mir zu geben; weil ich, um Ihnen mehr schreiben zu 
kônnen, mich erst ein wenig besser hier bekannt machen wollte. Als 
ich Paris verlieB konnte ich kein Wort Englisch sprechen, denn ich 
hatte allda nicht so viel ûbrig, um mir einen Sprachmeister halten zu 
kônnen. Ich verschob daher absichtlich einige mir wichtige Bekannt- 
schaften zu machen, bis ich raich im Englischen so ziemlich ausdrûcken 
konnte, welches ich bald lernte, weil ich ganz in einer Englischen Fa- 
mille lebe und jetzo fast nichts als die hiesige Landessprache spreche. 

Vor kurzem habe ich Colbrooke's Bekanntschaft gemacht, der mich 
unter den hiesigen Orientalisten am meisten interessirt, sowohl wegen 
seiner Kenntnisse, als vorzûglich wegen seiner vortrefflichen Sammlung 



58* A n h a n g. 

Indischer Handschriften, ohnstreitig um vieles besser als aile ôffentlichen, 
sowohl hier als in Paris. Ans den Ôffentlichen Bibliotheken kann nian 
hier auf keine Weise weder etwas gedrucktes, noch Handschriften nach 
Haus bekommen, selbst Personen von grôfitem Ansehen nicht, denn es 
besteht ein allgemeines iind strenges Gesetz gegen das Ausleihen. 
Auch sind hier Privatleute keine Freunde vom Ausleihen ihrer Bûcher. 
Gliicklicher Weise macht Colbrooke hiergegen eine Ausnahme und ganz 
gegen meine Erwartung hat er rair bey meinem ersten Besuche erlaubt, 
ein Manuskript bey ihm abholen zu lassen. Auch gab er mir zu ver- 
stehen, daB er mir, wann mein Werk vollendet, welches ich jetzo drucken 
lasse und wovon ihm Hamilton, wie auch von meinem Conj. Syst. vor- 
theilhaft geschrieben, — auch mit seiner kostbaren Sammlung ûber die 
Veda's aushelfen und mir gerne mit Rath und That beystehen werde. 
Ich habe es in vielfacher Hinsicht fur sehr nutziich und meinem ei- 
genen Interesse sehr zutraglich gehalten, hier die Gelegenheit zu be- 
nutzen um etwas in Sanskrit-Sprache heraus zu geben, um so mehr da 
der Versuch, den Frank mit der Lithographie gegeben, der âuûeren Form 
nach nicht sehr gelungen ist. In kûnftiger Woche werde ich mit dem 
Drucke eines schônen Gedichtes aus dem Mahàbhàrat, von 2 tausend 
Versen beginnen, mit einer ganz wôrtlichen lateinischen Cebersetzung 
gegenûber, und erlâuternden Noten. Der Gegenstand dièses ^Gedichtes 
ist in Indien sehr beliebt und nach dem Mah. von vielen andem Dich- 
tem, auch von Calidasa behandelt. Meine Uebersetzung ist jetzt voll- 
endet. Ein Werk von dieser Art ist zur Erleichterung und Verbreitung 
des Sanskrit-Studiums unentbehrlich , und obwohl ich es wahrscheinlich 
auf meine Kosten muB drucken lassen, so glaube ich hierbey nichts zu 
verlieren; die Ostindische Comp. wird mir wahrscheinlich eine gewisse 
Anzahl von Exemplaren abnehmen. Wenn dièses Werk erschienen, so 
denke ich den guten Eindruck, den es vielleicht bey der Regierung 
machen wird, zu benutzen und um eine Anstellung anzuhalten. Ist mir 
eine Anstellung und ein Gehalt gesichert, so Avird es dann nicht un- 
môglich seyn einen Zusatz zur Verlângerung meines hiesigen Aufenthaltes 
zu erlangen, vielleicht auf mehrero. Jahre. Zeit ist nothwendig um die 
Veda's zu bearbeiten, denn es ist eine groBe und schwere Arbeit. Es 
ist zu vermuthen, daB sich die Miinchner Akademie dafûr interessiren 
werde, und in diesem Falle wird sich auch die Regierung bereitwillig 
finden. Ich glaube nicht, daB die Stelle, die man mir etwa geben kann, 
eine schleunige Gegenwart erfordern, und somit wird mir von dieser 
Seite kein HinderniB entgegen stehen. 

Wissen Sie nicht, wann etwa Frank's lângst angekûndigtes Werk 
erscheinen wird? Es wâre mir lieb, wenn ihm das meinige zuvor kâme. 
In der ersten Hâlfte May's wird es erscheinen; ich wûnsche aber jetzt 
das ganze noch geheim zu halten, uni Frank keinen Ansporn zur Elle 
zu geben. Hier und in Paris hat man keine hohe Meinung von Frank. 

Mein Freund Freytag, mit dem ich in gleichem Zwecke lange Zeit 
in Paris zugebracht und manchen vergniigten Spaziergang gemacht habe, 
kommt nun als Prf. nach Bonn. Er freut sich, Ihre Bekauntschaft zu 



I. Briefw. rw. Fr. Bopp u. K. J. Windiscbmann. 59* 

machen, und ich empfehle ihn ïhrer Freundschaft. Seine Frau, eine 
Konigsbergerin, ist ein giites liebenswûrdiges Weibchen und wird Ihrer 
theuren Familie gefallen; sein Tôchterchen, eine Pariserin, ist meine 
Tanfpathe. 

Haben Sie die Rezension in dem Archive phil. dem Kronprinzen 
geschickt, wie Sie Willens waren, nach dem was mir mein Vater schrieb? 
Dièses wûrde mich sehr freuen, und ich wûrde Ihnen dafûr heralichst 
danken. 

Wie gefâllt es Ihnen in Bonn? Sehen Sie ôfters A. W. Schlegel? 
Ich sehe mit groBer Erwartung einem Briefe von Ihnen entgegen ; schreiben 
Sie mir recht bald. 

Leben Sie aile recht gesund. Meine herzlichsten GruÛe Ihnen und 
Ihrer lieben Familie 

Ihr 
London den Iten Mârz [1819]. ergebenster Frcund 

No. 8 Northampton Square Clerkenwell F. Bopp. 

at Mr. Smart. 
Die 60 Fr. habe ich von Treuttel und Wûrtz zurûck erhalten. 

88. 
London ara 25ten August 1818 [1819]. 

Liebster, verehrtester Freund! 

Sie werden wahrscheinlich vor diesem Briefe ein Exemplar meines 
Werkes erhalten, welches ich nebst einem fur meinen Freund Freytag 
uber Aschafifenburg an Sie abgeschickt habe. Ich schmeichie mir, daB 
es bey Ihnen eine freundliche Aufnahme und Theilnahme findon werde. 
Ich habe so lange gezôgert Ihnen zu schreiben, weil ich Ihnen etwas 
ûber den hiesigen Erfolg meiner Schrift melden und vor allem eine Ant- 
wort von der Ostindischen Comp., welcher ich meine Schrift presentirt, 
abwarten woUte. Von den Orientalisten ist mein Werk mit sehr er- 
freulichem Beyfall aufgenommen worden; Hamilton, welcher auswârtiges 
Mitglied der Akademie zu Miinchen ist, hat daruber ûberaus vortheilhaft 
an dieBelbe berichtet; Wilkins hat es der Ostind. Comp. bestens em- 
pfohlen und gerathen, sie solle 50 oder 100 Exemplare nehmen, letzteres, 
wenn man auf der Orientalischen Schule davon Gebrauch machen wollte; 
dièses wûnschte Professer Hamilton besonders, der mein Werk fur die 
Schule sehr passend findet. Bey diesen Aussichten durfte ich also auf 
einen bedeutenden Absatz rechnen und erwarten meine Kosten gedeckt zu 
bekommen, allein gegen aile Vermuthung habe ich heute erfahren, daB 
die Comp. 6 Exemplare nehmen wolle, um sie nach Hertford zu schicken; 
Wilkins war daruber sehr befremdet und will nochmals fur die Sache 
reden. Die Kosten meines Werkes kommen viel hôher als ich berech- 
nete, nâmlich auf 90 Pfund; ein Exemplar wird fur einen Guinée ver- 
kauft, wovon ich von Treuttel und Wûrtz ISY, Schilling erhalte. Indem 
Wilkins Hitopadesa. das einzige in Europa gedruckte Sanskrit-Buch, jctzo 
nicht mehr im Verkauf ist, so habe ich gute Aussicht, meine Kosten 



60* A n h a n g. 

nach und nach zn gewinnen. Da aber das Ganze in 6 Monaten bezahlt 
werden muB, so sehe ich mich in dringender Noth auf einen litterarischen 
Gewinn recht ernsthaft zu dcnken. Meine Damavanti mufi nun in deut- 
schem Gewande erscheinen, nebst mehreren anderen Blûthen ans dem 
Mahabharat und Ramayana. Eine seit kurzem begonnene sehr mûhsame 
Arbeit ûber die Veda's muB ich wenigstens so lange aussetzen, bis ich 
auf mein Gesuch um eine Anstellung und verlângerten hiesigen Aufent- 
halt eine gûnstige Entscheidung erhalten habe. — Es ist im Jahre 1817 
ein sehr intéressantes Heft hier erschienen, enthaltend eine englische 
Uebersetzung des Cèna-Upanishad und eines Auszug» des Vedanta, die 
Einheit Gottes beweisend. Ist dièse Schrift noch nicht ûbersetzt, so 
werde ich sie meinem Werke beyfûgen, ich habe sie heute zum ersten 
maie auf der Bibliothek der Ostind. Comp. gesehen und glaube nicht, 
daB sie sehr bekannt ist. Ich bitte Sie mich hierûber zu benachrich- 
tigen. Die Uebersetzungen sind von dem gelehrten Brahmanen Rammohun 
Roy. — Ich habe Exemplare fur den Kônig und Kronprinzen sehr 
prachtvoll hier einbinden und aile Kunst des Buchbinders daran ver- 
schwenden lassen; sie enthalten auf der inneren Seite des Bandes eine 
Zueignungsschrift mit goldnen Lettem; auch habe ich ein Exemplar fur 
den Minister Thûrheim und Hr. von Ringel schon einbinden lassen. Ich 
hoffe, daB sie einen guten Erfolg haben werden; wo nicht, so korame 
ich in eine sehr miBliche Lage. Wenn Sie Gelegenheit haben an den 
Kronprinzen zu schreiben, so bitte ich Sie meiner zu gedenken, auch 
bitte ich Sie den Hrn. Lichtenthaler und Kreuzer meine Sache anzu- 
empfehlen; ich habe fur beydc Exemplare uach Aschaffenburg geschickt, 
und werde an letzteren jetzo schreiben, so wie auch wahrscheinlich an 
den Kronprinzen. Jene franzôsische Rezension, wenn Sie sie noch nicht 
abgeschickt haben, wird jetzo zu einer sehr gelegenen Zeit kommen. 

W. Schlegel bitte ich Sie mir vielmal zu grûBen; ich habe ihm 
keine Exemplare meiner Schrift geschickt, weil er mir von einer Brochure 
ûber die romanische Sprache, welches wâhrend unseres Aufenthaltes in 
Paris erschienen und mit deren Verschickung er ûbrigens sehr freygebig 
war, keines gegeben. Von meinem Werke sind nur 250 Exemplare ge- 
druckt, wovon ich mich wegen erwàhnten Grundes nicht entschlieBen 
kann eines fur Schlegel zu bestimmen. — Wollen Sie die Gûte haben 
mein beabsichtigtes Werk einem Verleger zu empfehlen? Glauben Sie, 
daB ich 2 Karolin fur den Bogen erhalten konne? denn es muB hier- 
bey nicht das kleine Verdienst des Uebersetzers sondern das des Indi- 
schen Originals berùcksichtigt werden. Jene Episode des Mahabharat ist 
im Oriente sehr beliebt, es existirt auÛer den in meiner Vorrede er- 
wàhnten Gedichten auch eine persische Bearbeitung derselben, welches 
ich erst kûrzlich erfahren habe. 

In Paris habe ich schon einen groBen Theil davon ins Deutsche 
ûbersetzt, und ich denke sie bald vollenden zu kônnen. Wenn ich er- 
wâhntes englische Heft ûbersetze so werde ich vielleicht einige Stellen 
aus dem Padma-Purana und andere ûber denselben Gegenstand bey- 
fûgen. Ich bitte Sie recht sehr mich so bald al s môglich Ihre Meinung 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 61* 

hierûber wissen zu lassen, denn indem mein Werk vor 3 Wochen er- 
schienen, so bleiben mir nur noch 5 Monate zur Bezahlung ûbrig. 10 
Pfund sind mir bis jetzt durch den Verkauf gesichert, und mein Vater 
bat mir 200 Gulden fur die Kosten geschickt, mehr kann ich von ihm 
nicht erlangen. 

Ich habe den Vribadaranyaka (ans den Veda's) abzuscbreiben an- 
gefangen, es geht aber sehr langsam, weil sowohl Text als Commentar 
sehr scblecht geschrieben und schwer zu verstehen sind. doch glaube ich, 
daB durch Zeit und Geduld etwas zu Stande kommen wird. Colebrooke 
bat seine ganze Bibliothek der Ostind. Comp. geschenkt, von ihm haben 
wir also nichts mehr zu erwarten. Den Englàndern liegt das Sanskrit 
sehr wenig an, ûberhaupt slehen sie an wissenschaftlichem Eifer den 
Franzosen weit nach. Wilkins bat mehr Sinn fur die Indische Litteratur 
aïs Colebrooke, auf welchen der hohe Emst, die Wiirde und liebliche 
Einfalt der Urpoesie der Indier wenig Eindruck machen; ihm gefallen 
die gekûnstelten Verse ihrer spâteren Gedichte bessor. 

Leben Sie recht wohl, tlieuerster Freund, tausend herzlichc Grulie 
an die Frau Professor und Ihre ganze liebe Familie. Wenn meine 
Damajanti deutsch sprechen gelernt, so werde ich sie mit vielem Ver- 
gnûgen bey Ihren liebenswûrdigen Frauenzimmern einfûhren. Empfehien 
Sie sie Ihnen einstweilen im voraus nnd verdollmetschen Sie sie ein 
wenig. ïcli habe Ihren Rath, meine Uebersetzung jemanden zum Durch- 
le3en zu geben nicht befolgen konnen, so sehr ich es gewûnscht batte. 
Gute Lateiner sind hier selten, und ich batte es zu theuer bezahlen 
mûssen. Ich habe groBe Sorgfalt angewandt, doch mogen mir vielleicht 
einige Sprachfehler cntsclilûpft seyn. 

Meine Adresse: Stets Ibr ergebenster Freund 

Mr. Bopp Bopp. 

N. 38 Chisweil Street. 

Dièse Adresse bitte ich Sie Freytag bekannt zu machen; viele 
GrûBe an ihn und seine Frau. Schreiben Sie mir doch ja recht bald, 
ich bitte Sie sehr. 

39. 

London deu 9teii Jan. 18*20. 

Liebster hochgeehrtester Freund! 

Es scheint nun ziemlich gewiU zu seyn, daB ich zu Ende kûnftigen 
Sommers London verlassen werde. Obwohl mir dièses in einer Be- 
ziehang leid thut, namlich wegen der unvergleichlich schonen Sammlung 
Indischer Handschriften, so freut es mich doch auch in mancher anderen 
Rûcksicht recht sehr. Ich habe noch keinen Fremden gesehen, dem es 
in Ëngland gefâllt. — 

Ich bedanre nur, daÛ es mit meiner jetzigen Arbeit (ûber die Veda's) 
so langsam von Statten geht und daû sich dièse Schriften nicht so leicht 
ûbersehen lassen aïs die epischen Gedichte. An eine gute Uebersicht 
der unermeJîlichen Indischen Litteratur ist bis jetzt noch nicht zu dcn- 
ken, rnein lieber Freund, man rauB sich mit eiserner Stand liaftigkeit an 



62* A n h a n g. 

dem eînzelnen halten um etwas gutes zu liefern. Es geschieht nur lei- 
der zu oft, daB manche den Inhalt der Schriftsteller errathen iind durch 
ihre eigene Schôpfungskraft dem Original nachhelfen; so macht es z. B. 
Hr. Frank, auch ist Friedrich Schlegel nicht ganz davon frey. — Ich 
muB mich in diesem Jahre damit begnûgen, mir eine kleine und auser- 
lesene Sammlung von Upanischad's ans den 4 Veda's zu machen. Es 
ist mir schon manches Intéressantes vorgekommen, was denen die dafûr 
empfônglich sind, besonders Ihnen, Frende machen wird. Ich arbeite 
indessen jetzo nichts ans, sondern studiere blos so viel als nothwendig 
ist um mich von der Wichtigkeit der Sache, die mich zum Abschreiben 
bestimmt, zu ûberzeugon. 

Ich kann Ihnen daher im voraus nichts mittheilen. Der erste und 
2te Upanischad des Atharva-veda, worauf Colebrooke eiuen hohen Werth 
setzt, sind wirklich hôchst wichtig; ich habe sie ganz abgeschrieben. 
Schade^ daB das Durohforschen und Ausziehen der Commentare mit so 
vieler Mûhe und* Zeitaufwand verbunden ist, auch ist die Ostindische 
Biblioth. nicht der rechte Ort zu solchen beschweriichen Arbeiten; denn 
man ist da vieler Stôrung ausgesetzt. Ich wûrde zu Haus mehr als 
noch einmal so viel thun kônnen. Wilkins beweiBt mir viele Theil- 
nahme, und ich glaube seine ganze Gunst gewonnen zu haben (dièses 
geht bey den Englândern nicht so leicht); er hat mir versprochen, mich 
einen AbguB seiuer Sanskrit-Lettern haben zu lassen. — Es wird dann 
mit dem Drucke in Deutschland wohi vorangehen; denn man scheint 
sich da viel fur das Sanskrit zu interessiren ; mein Werk hat auf meh- 
reren Universitâten eine gute Aufnahme gefunden, wie ich aus kûrzlich 
erhaltenen Briefen ersehen. Auch hat mir Schelling, welches mich be- 
sonders freut, in einem sehr schmcichelhaften Briefo eine vorzûgliche 
Theilnahme an meiner Schrift bezeigt. Ich glaube iiberzeugt seyn zu 
dûrfen, daB einige Stellen derselben auch Sie angesprochen haben, ob- 
wohl ich wohl einsehe, daB Ihnen ein Fragment aus den Veda's will- 
kommener gewesen wâre. Allein ich muB trachten verschiedenseitige 
Zwecke zugleich zu erreichen und ich bin gesonnen zur Beforderung 
des Sanskritstudiums, in Deutschland mehreres der Art im Urtexte heraus 
zu geben, besonders da ich auf Absatz nach England und Ostindien 
rechnen darf. Mit dem Verkauf meines Nalus geht es hier ziemlich 
gut; es sind auch mehrere Exeraplare nach Indien geschickt worden. 
Wenn die Kosten nicht so groB wâren, so dûrfte ich hoffen dieBelben 
bald gedeckt zu sehen. — Es ist Ihnen wohl bekannt, wie man Hr. 
Wolf, den ich hier kennen lernte, aus Kom nach Wien transportirt hat. 
Wolf hat sich nun an die Englische Missions Gesellschaft angeschlossen, 
wozu ich ihm herzlich Gluck wfinsche, denn ich muB gesteheu, ich 
mochte es auch liebcr mit diescr Gesellschaft zu thun haben als mit der 
Propaganda in Rom. Ilierin wird mir nun freylich nicht jeder Katholik 
beystimmen. Allein, ich muB aufrichtig gestehen, ich basse das Pabst- 
thum wegen seiner abscheulichen und frechen AnmaBung und seiner 
groben Gebrechen, die sich immer gleich bleiben. DeBhalb habe ich 
oft bedauert, daB nicht ganz Deutschland dièses schândliche Joch abge- 



I. Briefw. zw, Fr. Bopp u. K. J. WindischmanD. 63* 

schûttelt hat, oder daB sich nicht noch jetzt die Katholikea in Deutsch- 
land von Rom scheiden, von wo aus der wackere und aufrichtige Mann 
verfolgt wird und wo nur der niedrige Heuchler sein Gluck macht. 
Wolf ist hier mit offenen Armen anfgenommen worden und zieht wegen 
seiner kindlichen Unbefangenheit und Naivitat aile Gemûther an sich. 
Er hat aber sehr wenig Welt und MenschenkenntniU und ist daher bis 
jetzt noch sehr uutauglich zu einem Missionar. 

Es hat mich gefreut von ihm zu hôren, daB Sie auch sein Freund 
sind, er spricht, wie es natûrlich ist, mit vieler Warme von Ihnen. 
Jetzo ist er in Cambridge, um fleiBig Orientalische Sprachen zu studieren ; 
man wird ihn wahrscheinlich nicht so bald abschicken. 

Meine herziichsten Glûckwûnsche zum neuen Jahre, Ihnen und 
Ihrer lieben Familie, nebst tausend freundlichen GruBen. 

Auch bitte ich Sie mir Hrn. Schlegel vielmal zu grûBen. 

Schreiben Sie doch recht bald 
Meine Adresse: Ihrem 

37 Windsor Terraee stets ergebensten Freunde 

City Road. Bopp. 

Ich bitte Sie auch Hn. Professer Freytag meine jetzige Adresse 
wissen zu lassen und mir ihn nebst seiner Frau vielmal zu gruBen. 

40. 

Bonn, den 5ten Februar 1820. 

[Naeh Abschrift, in dem Besitze W.'s befiudl.] 

Fahren S^ nur fort, eifrig in den Veda's zu arbeiten, und so viel 
als môglich davon habhaft zu werden. Ich bin gewiB, dièses Studiura 
wird Sie, wenn Sie es mit aufrichtiger Critik betreiben, undmitgrûnd- 
licher Philosophie, iiber die Steine des AnstoBes, welche aile und 
jede heidnische Philosophie dem Forscher in den Weg wirft, zu ïhrem 
Heil hinûberbringen, und Sie werden mehr und mehr erkennen lernen, 
daB auch die unaussprechlichste Zartheit, die unwiderstehlichste Kraft 
und Starke der Phantasie eben so wenig wie aller Scharfsinn und Tief- 
sinn der Spéculation nicht zu beschreiben und zu fassen vermogen die 
einfache GrôBe und Herrlichkeit des gottlichen Wortes, das uns verliehen 
ist in der Kirche, und daB unser Herz zwar gewaltigen Aufschwung 
dort erhalten mag, und seine Nahrung — aber nicht den Frieden; 
und es wird sich eben durch das Indische Studium aufs hochste und 
vollkommenste bestatigen, daB der Herr nicht im Brausen des Windes 
wogt, und nicht im Gewitter, sondern im leisen Wehen der Gnade; die 
erste und grôBte Gnade aber ist: daB Er uns eine Kirche hinterlassen 
hat, rein in der Lehre, und reich an Gnadenmitteln. Wollten wir dièse 
wohl unter den Entstellungen, welche Menschen zu ihrem eignen Ver- 
derben daran wagen, (ibersehen? — Lieber Freund, Ihre AeuBerungen 
ûber den sichtbaren Mittelpuukt dieser Kirche, welcher sein muB, und 
von allen Zeiten von den Grundlichen als mit zur Stiftung der Kirche 
gehôrig angesehen wurde, und bis an's Ende der Zeiten angesehen sein 



64* A n h a n g. 

wird, und worûber nur Ungrûndlicbe oder Ketzer, die von irgend einer 
Leidenschaft getrieben sind, den Stab brechen — Ihre AeuBerungen, 
sage ich, sind von solcher Art, daJÎ Sie das tiefste und grûndlichste 
Stadium der Kirchen-Geschichte gemacht haben mûfiten, um auch nur 
den hundertsten Theil derselben zu wagen. In der That aber haben 
Sie doch aile Dire Notizen vom Horcn Sagen, theils von Protestanten 
her, theils von solchen Verirrten, wie AVolf, dem Sie Selbst Welt- und 
Menschen-Kenntniû absprechen, und dennoch gebrauchen Sie die grim- 
migen Ausdrûcke: ^abscheuliche, freche Anmafiung, — grobe 
Gebrcchen etc. etc. — Auf welcher Seite ist die AnmaÛung und das 
Gebrechen, wenn solche Urtheile ohne Basis und in's Blaue hinein ge- 
sprochen werden? Nennen Sie einstweilen es Vorurtheil, daû Rom fur 
so viele Millionen noch ein vâterliches Ansehen hat: so fordert doch 
eben die Achtung vor so vielen glâubigen Herzen, und die Furcht, ihnen 
etwas zu rauben, an dessen Stelle man doch gewissenlos genug nichts 
Besseres setzt, und zu setzen versteht, daC ein so tief begrûndetes An- 
sehen auch ehrfurchtsvoll untersucht und beurtheilt werde, und Sie 
wûrden es z. B. mit Ihren leichtsinnigen Aufwallungen doch nicht wagen, 
unserem heiligen Vater Ihre Frevel-Reden vorzubringen, und, wenn Sie 
es wagten es wenigstens mit bangem Herzen thun, um jede Verletzung 
zu vermeiden. So thun Sie es auch gegen jeden grfmdlich-Katholischen, 
und lassen Sie Sich, wenn Sie es nicht ein Mal wagen, in eiuem Fùrst- 
lichen Vorzimmer Sich ungebûrlich auszudrûcken, sondern von der 
Menschen Furcht ganz ûberwâltigt sind, auch hier so lange wenigstens 
von der Furcht, Menschen zu verletzen, und in ihrem Glauben zu be- 
trûben, leiten — bis Ihnen Gott Selbst den Glauben schenkt, was nicht 
ausbleiben wird, so fern Sie enistlich nach der Wahrheit ringen, und 
nicht vor dem Gewichte falscher Lehren und Einflûsse, denen Sie in's 
besondere in Paris ausgesetzt waren, Sich fortdauernd niederziehen lassen. 
Ich begreife wohl, daB Sie von Ihren Indischen Studien seit Jahren ein- 
genommen sind, und wenig nachdenken konnten iiber andre uns weit 
nâher liegende Gegenstande. Ich hoffte stets, und hoffe noch, daB Sie 
frûh oder spât auch dazu gelangen. Darnm verwundere ich mich auch 
weniger ûber Ihre thôrichten AVûnsche, das katholische Deutschland von 
Rom abzureiBen, was ja ohnehin jetzt von deutschen Hof-Theologen 
ganz plausibel vorgestellt wird. Wenn Sie aber dièse Leute nâher zu 
erkennen im Stande wâren, so wûrden Sie wohl einsehen, welche un- 
lautere Triebfedern die Meisten bewegen, und die Andern in die Ver- 
strickung ziehen. Sie wissen nicht, was Sie reden, wenn Sie von Ab 
trennung Deutschlands von Rom sprechen — wir sind ohnehin schon 
auf dem gradesten Wege, Deutschland in ein soldatisches Zucht- und 
Stock-Haus einer Seits, und in eine Môrder- und Râuber-HÔle ander Seits 
verwandelt zu sehen. Solche Insinuation des Teufels wûrde die Sache 
nur desto eher voUenden. Und vielleicht wird sie vollendet! — Roma 
habeat siln, wenn und in sofern es Zûchtigung verdient, und ihrer bedarf ; 
aber es ist das Centrum Unitatis, und auch die Fehler und Laster der 
Hutter, welche noch dazu die heilsamsten Schâtze der Lehre und der 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 65* 

Mittel zur Seligkeit treu bewahrt, und noch nichts Wesentliches hinge- 
geben hat, seit 1800 Jahren — berechtigen niemals die Kinder, von ihr 
abtrùnnig zu werden oder sie zu verstofien. Reformation mufi auf ganz 
andren still hâuslichen Wegen betrieben werden, nicht dadurcb, dafi man 
aus dem Hause lâuft, und Zeter schreit, statt daB man auch an sicb 
gedenken, und ûber sich weinen soUte. 

Was nun den verirrten Joh. Wolf betrifft, so mag ihm wohl manches 
begegnet sein, was ihm bitter aufstieB, auch mancher Fehlgriff mag ge- 
schehen sein in seiner Behandlung — aber ich kenne ihn allzubestimmt 
als einen zwar eifrigen und wohl meinenden, jedoch gânzlich unge- 
schickten und unerfahrenen Menschen, dazu vielfach vereitelt, dûnkel- 
haft und hartnàckig — als daB ich nicht seinem mit allen diesen Eigen- 
schaften verbundenen Leichtsinne und seiner Unbesonnenheit den Schritt 
zutrauen sollte, den er gethan, und — denken Sie an mich — den er 
noch bitter bereuen wird. Wenn er mich, wie Sie sagen, noch fur 
seinen Freund hait, so geben Sie ihm mit einem gleichgûltigen Siegel 
einliegendes Briefchen. Ich bin vor Gott gewiB, daB man im Wesent- 
lichen gegen ihn Recht batte; man hat aber vielleicht in der Form ge- 
fehlt. Das sage ich — ohne ein nâheres Wort von seiner Geschichte 
zu wissen, aber ich sage es aus dem Blick, den ich in sein Herz 
getban. 

Und nun — wenn Sie mich — nach dieser Expectoration, welche 
ich schon seit Ihrem vorigen Brief, der mir ihre Gesinnungen nur noch 
nicht deutlich genug aussprach — zurûckgehalten — noch fur Ihren 
Freund halten, wenn Sie glauben, daB ich durch dieselbe meine Pflicht 
mehr erfûllt habe dadurcb, daB ich Ihnen Wahrheit sage, als verletzt 
dadurcb, daB ich Ihnen etwa schmeicheln, und uni den helBen Brei 
gehn, und Ihnen verhelen sollte meine wahre Gesinnung — wenn Sie 
also dièse meine Erwicderung aus ehrlichem Herzen hinnehmen, und zu 
Herzen gehen lassen: — so schreiben sie bald wieder. 

41. 

Liebster, verehrtester Freund. 

Es bietet sich mir jetzo eine Gelegenheit dar Ihnen ein Exemplar jener 
Abhandlung zu schicken, wovon ich Ihnen in meinem letzten Briefe Er- 
wâhnung gethan habe. Gem wûrde ich Ihnen auch eines fur A. W. 
V. Schlegel schicken, aliein indem die Erscheinung der Oriental Annals 
vom ersten May auf den ersten Juny verschoben worden, so kann ich 
gegenwârtig nicht so viel Exemplare erhalten als ich wûnschte. Ich 
bitte Sie indessen Hr. v. Schlegel mit jener Arbeit bekannt zu machen 
und mich Ihre und seine Meinung darûber wissen zu lassen. Ich habe 
Ihnen in meinem letzten Briefe geschrieben, daB ich bey der Regierung 
um 500 fl. angehalten habe, im Falle meine Anstellung noch nicht ent- 
schieden sey. Dièse 500 fl., deren ich âuBerst nôthig bedurfte, sind mir 
ganz gegen meine Erwartung verweigert worden, obwohl sich die Aka- 
demie ganz zu meinem Vortheile darûber ausgesprochen. Hr. y. Schlichte- 

Lefmanu, Franz Bopp. £) 



66* A n h a n g. 

groU hat selbst mûndlich dem Minister des Innem meine Lage auf das 
dringendste vorgestellt, und dieser hat sich endlich dazu bewegen lassen, 
das Versprechen zu geben fur meine Ernennung als Professer zu sorgen. 
Allein dièses Versprechen konnte mir freylich nicht statt baaren Geldes 
dienen, und wenn mir unser Gesandter Baron Pfefifel nicht zwanzig 
Pfunde geliehen hâtte, so wûrde es schlimm mit mir ausgesehen haben. 
Ich habe nun an den Minister des Innem geschrieben und ihm meine 
Lage kurz aber mit starken Zûgen vorgestellt. 

Ich kann zwar vemûnftiger Weise nicht daran zweifeln, daB mir 
Hûlfe werde, weil es der Regierung Schande machen wûrde mich hier 
zu verlassen, allein die UngewiBheit macht mich doch manchmal miB- 
muthig und verdrûBlich. Meinen Vater werde ich um keinen Beystand 
mehr ansprechen, er hat bereits schon mehr fur mich gethan als ich 
erwarten konnte. 

Vielleicht wird der Kronprînz, der jetzo wahrscheinlich in Aschaffen- 
burg ist, mich nochmals dem Minister empfehlen. Ich schicke zu diesem 
Zwecke eine Englische Litteratur Zeitung nach Aschaffenburg, worin eine 
ûberaus schmeichelhafte Erwâhnung meines Conjugat. Systems enthalten 
ist, in einem Artikel ûber Analogie der Indischen Sprache mit Europâi- 
schen, worin Friedr. Schlegels Werk rûhmlichst erw^hnt wird und worin 
den Englândem Vorwûrfe gemacht werden, da6 sie, obwohl an den 
Quellen, diesen Gegenstand kaum berûhrt haben. Dieser Artikel (in der 
ersten Nummer des London Magazin's) hat nicht wenig dazu beygetragen, 
da6 ich es ûbemahm eine Englische Umarbeitung meiner Schrift zu ver- 
fertigen; auch batte ich frûher schon die Begierde, manches, besonders 
das Griechische betreffend, zu verbessem, und das Ganze in einem 
helleren Lichte zu zeigen. 

Ich habe von dieser Abhandlung ein Exemplar fur den Kronprinzen 
nach Aschaffenburg geschickt. 

Wenn Sie an Hr. Hofr. Kreutzer schreiben, [so bitte] ich Sie dem- 
selben die Betreibung meiner A[nstellung] bey dem Kronprinzen anzu- 
empfehlen. 

Leben Sie recht wohl, mein theuerster Freund, und [erfreuen] Sie 
mich bald mit einem Briefe. Viele herzliche Grûfie an Ihre liebe 
Familie. 

London den 16. May 1820. Stets 

37 Windsor Terrace ^^ treuster Freund 

City Road. Bopp. 

42. 

Mommenheim d. Sien Aug. 1820. 

Liebster, verehrtester Freund! 

Indem sich die Bayerische Regierung nicht dazu verstehen wollte, 
mir das Nothwendigste zu meinem Unterhalte in London zu bewilligen, 
so sah ich mich gezwungen London Yor der bestimmten Zeit zu ver- 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 67* 

lassen, obwohl ich noch nicht voUendet habe was ich mir vorgenommen 
batte. Ich bin gestern hier eingetroffen, nachdem ich mich 3 Wochen in 
Paris anfgehalten und 8 Tage auf der Reise zugebracht habe. Die Uni- 
versitât Wûrzburg bat sich gegen meine dortige Ernennung zum Professer 
der orientalischen Spr. erklârt und sie behauptet, daB das Sanskrit blos 
ein litterarischer Luxas sey. Ich habe indessen noch immer gute Hoff- 
nnng und werde bald nach Mûnchen abreisen um meine Angelegenheit 
selbst zu betreiben. Alex. Humboidt bat mich abonnais dem Kronprinzen 
auf das nachdrucklichste in seinem und seines Bruders Namen empfohlen, 
sowie auch dem Staatsminister v. Zentner. — Ich werde es also auf 
eine spâtere Zeit verschieben mûssen Sie in Bonn zu besuchen, wel- 
ches ich bey weniger dringenden Verhâltnissen sebr geme sogleich thun 
wûrde. 

Vor einigen Monaten habe ich in London einem Reisenden ein 
Ëxemplar meiner Ënglischen Schrift fur Sie mitgegeben, nebst einigen 
Zeitschriften fur meinen Vater; dièse Sachen sind aber nicht angekom- 
men, deûhalb ûberschicke ich Ihnen das ganze Heft, nebst einem Ëxem- 
plar meines Nalus, welches ich geme in ein schônes Englisches Gewand 
batte kleiden lassen, wâre ich vor meiner Abreise nicht zu sehr in 
Geldes Noth gewesen. Hr. Baron von Pfeffel bat mir das Nothwendigste 
vorgeschossen gegen einen Wechsel von Treuttel und Wûrtz, welchen ich 
nun mein Werk verkauft habe. Nach Abzug der Kosten habe ich im 
Ganzen einen Gewinn von 33 Pfunden, welche mir zu meiner Reise und 
Bezahlung einiger Schulden zu Statten kamen. 

Ich beschâftige mich jetzo sehr fleiBig mit dem Hebrâischen um, 
wenn es darauf ankommt, als Lehrer dieser Sprache Genûge leisten zu 
kônnen. Durch die Verwendung Humboldts wird jetzo meine Analytical 
Comparison in das Franzôsische ûbersetzt, nUmlich von Professer Bumouf, 
dem Verfasser einer in Frankreich sehr geschâtzten griechischen Gram- 
matik. Wahrscheinlich wird dièse Uebersetzung in einigen Monaten er- 
scheinen. 

Leben Sie recht wohl und seyen Sie mir nebst Ihrer theuren Fa- 
milie herzlichst gegrûBt! — Auch mein Vater und meine Geschwister 
grûfien Sie afle recht vielmal. Stets 

Meine Adresse: Ihr 

— bey Hr. Kaufmann Marx aufrichtigster Freund 

Augustiner Gasse, Mainz. Bopp. 

(Lesen Sie, wenn es Ihnen beliebt, meinen Brief an Schlegei, und 
haben Sie dann die Gûte ihm das Packet versiegelt zu ûbergeben.) 

43. 
Gôttingen den Hten Novemb. [1820]. 

Liebster, verehrtester Freund! 

Sie werden bereits durch meinen Vater den Erfolg meiner Reise 
nach Mûnchen erfahren haben. Ich bin dort im Allgemeinen sehr gut 

E* 



68* A n h a n g. 

aufgenommen worden. Zentner scheint auf Humboldts Empfehlang einen 
sehr groBen Werth zu legen, und ich habe mich nicht getauscht, wenn 
îch glaubte, daQ es ihm schmeicbeln wûrde. Âuch der Kronprinz bat 
micb demselben empfohlen, weQhalb ich nun mit Vertraaen auf Zentner 
zâhlen kann, wie er mir denn auch die besten Zusicherungen gegeben 
bat. Ebenso Graf Tbûrheim. Ich glaube, dai3 das Ministerinm geneigt 
ist mich in Mûnchen anzustellen, im Falle die Universitat dahin kômmt; 
dièses ist wohl auch der Grund, warum ich nicht in Mûnchen meine An- 
stellnng abwarten konnte. Zentner bat es gem geseben, daB ich micb 
entscbloB den Winter hier zuzubringen und sagte mir, daB sicb bis zum 
Sommerbalbjahr ein Platz fur mich finden wûrde. Mir ist es gewisser- 
maBen lieb, daB ich Zeit gewonnen habe micb im Ilebraiscben zu be- 
stârken. Dièses, sowie das Arabiscbe, welcbes ich seit einigen Jabren 
etwas vemachlâBigt, ist jetz meine Hauptbescbâftigung. Ich bore taglicb 
ein Collegium bey Eicbhom, worin er die Psalmen erklârt, welcbes micb 
sehr interessirt. AuBerdem bore ich kein Collegium. 

Sie wissen wabrscheinlich , daB Frank eine Sanskrit - Chresto- 
mathie herausgegeben bat; sie giebt mir keine vortbeilhafte Meinung 
von seinen Kenntnissen, denn es wimmelt darin von Fehlem. Ich 
soll eine Anzeige davon fur die Gôttinger Anzeigen machen; dabey 
weiB ich nicht recht wie ich es anfangen soll um etwas gutes davon 
zu sagen. — 

An Schelling habe ich im allgemeinen gar keine Verânderung wabr- 
genommen; auch bat er sicb gegen mich ganz freundschaftlicb erwiesen. 
Er wûnscbte, daB ich in Erlangen angestellt wûrde, in welchem Falle, 
wie er mir sagte, er selbst meinen Unterricht im Sanskrit benutzen 
wollte. Schelling bat mir, nebst Schlicbtegroll vorzûglicb gerathen Gôt- 
tingen zu besuchen. Den Wissenschaften batte ich wohl mehr nûtzen 
kônnen, wenn ich statt dessen nach Paris gegangen wâre, allein ersteres 
kann mir in der ôffentlichen Meinung mehr nûtzen, besonders weil ich 
mich nie auf einer deutschen Universitat aufgehalten, denn daB Aschaf- 
fenburg eine Universitat gewesen ist Niemanden bekannt. — In Erlangen 
habe ich mich einige Tage aufgehalten, es gefâllt mir da wohl. Ich habe 
Kanne besucht, an dem man, so sehr man auch von seinen Ansichten 
abweichen mag, den Mann von Génie nicht verkennen kann. Hier bin 
ich erst seit 8 Tagen; zu meinem groBen Vergnûgen habe ich meinen 
alten Freund Louis Reden hier getroffen, er studirt Jurisprudenz und wird 
noch dièses ganze Jabr hier bleiben; er lâBt Sie vielmal grûBen. In 
Mûnchen habe ich mit Dr. Lippert manche angenebme Stunde zugebracbt. 
— Meine Sanskritischen Auszûge habe ich bis jetzt noch nicht zur Hand 
nebmen konnen, ich muB Sie deBhalb um Nachsicht bitten. — Meine 
Adresse ist: Markt-StraBe bey Hr. Sattler Scbetler No. 106. 

Meine berzlichsten GrûBe an Sie und Ibre liebe Familie. 

Stets 

Ihr Aufrichtigster Freund 
Bopp. 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 69* 

44. 

Berlin den 15. May 1821. 
Liebster verehrtester Freand 

Ich kann es unmôglich unterlassen Ihnen auch von hier einige 
Zeilen zu fibersenden, und wâre es nur um Ihnen zu sagen, daB ich auch 
hier vne ûberall und jetzt wie jeder Zeit recht oft an Sie denke, recht 
oft mich zu Ihnen hinsehne. Von Gôttingen aus werden Sie meinen 
Brief von mir erhalten haben; hier gefâllt es mir weit besser. In Gôt- 
tingen wollte mir der pedantische schwerfâUige Hofrathston nicht zu 
sagen, gegen welchen der freyere und unaffektirte Verkehr, der hier unter 
den Gelehrten herrscht, einen starken Contrast bildet. Ich muB indessen 
dankbar bekennen, daU man mir in Gôttingen viele Theilnahme bewiesen 
hat; auch bat mir die Philos. Facultât die Doktorwûrde honoris causa er- 
theilt, indem sie mein kleines Verdienst um die Sanskritsprache aner- 
kennen wollte. An Prof. Mûller habe ich einen lieben und schâtzbaren 
Freund mir erworben, von dessen Talenten und wissenschaftlichem Eifer 
ich viel erwarte. Eichhorn ist mir durch lângeren Umgang recht werth 
geworden; er ist mir ehrwûrdig wegen seines unermûdlichen Eifers in 
so hohem Alter, er schreibt aber zu viel und liest zu wenig; ich fand 
ihn, so oft ich zu ihm kam, immer am Schreibtische. 

Ich habe hier seit 3 Wochen schon viele Bekanntschaften gemacht, 
und wurde in mehrere gelehrte Gesellschaften eingefûhrt. Ich war auch 
bey Minister Altenstein, bey den Staatsrâthen Sûvern und Nicolovius; da 
sich die Regierung fur das Sanskrit interessirt, so verschaffl mir dièses 
eine gute Aufnahme. Sûvern sprach mir mit vieler Wârme von Ihnen, 
was mir natûrlich sehr erfreulich war. Ich habe eine Probe von 
Schlegels Sanskrit -Typen gesehen; sie sind im Ganzen gut, einige 
Charaktere aber vielleicht deswegen mislungen, weil er zu viel daran 
kûnsteln wollte. Dem schônen Charakter von Wilkins steht er noch 
weit nach, obwohl Sclilegel glaubt ihn ûbertroffen zu haben. In der 
neuen Berliner Monatschrift steht ein sehr feindlicher Aufsatz gegen 
Schlegel, den ich aber noch nicht gelesen habe. Der Verfasser soll ein 
Schûler von Hegel seyn, Namens Fôrster, der. wie viele andere, seine 
oder seines Lehres Feindschaft gegen Schlegel auch auf die Indische 
Litteratur ûbertragen zu mûssen glaubt. 

Bey "Wilh. von Humboldt habe ich eine recht freundliche Aufnahme 
gefunden, jetzt ist er auf seine Gûter gereist; ich sah ihn oft wâhrend 
seines Hierseyns, und las mitunter Sanskrit mit ihm, worin er schon 
ziemlich bedeutende Fortschritte gemacht hat. Ich unterhalte mich sehr 
gern mit ihm liber sprachwissenschaftliche Gegenstânde; er behandelt dies 
Studium mit philosophischem Geist und scharfsinniger Beobachtung. 

Von den eigentlichen Hellenisten ist wenig zu erwarten in dieser 
Hinsicht; sie sind zu befangen in ihrem Kreise und glauben eine Sûnde 
zu begehen gegen die Kritik, wenn sie ihren Blick anderwarts hinrichten. 
Aber so etwas begegnet ihnen auch nicht leicht, und sie leben in dieser 
Hinsicht noch in paradisischer Unschuld. Dank Ihnen, mein vortrefflicher 



70* A n h a n g. 

Freund, daB Sie hôhere Ansichten in Ihren Schûlern geweckt habe; ohne 
Sie wûrdc ich es vielleicht fur etwas Unwûrdiges gehalten haben mich 
gegen den Orient hin zu wenden. 

Gegen den 8ten Juni hin gehe ich an den Rhein zurûck, um in 
Mommenheim in stiller Zurûckgezogenheit zu arbeiten; dort werde ich 
meine Indischen Schriften durchgehen und sehen, ob ich etwas Wûrdiges 
Ihnen mitzntheilen finde. Ich sehne mich sehr nach einem Briefe von 
Ihnen, wenn Sie mir nicht hierher schreiben wollen, so addressiren Sie 
spâter Ihren Brief nach Mainz, Augustiner Str. bey Kaufmann Marx. 
Sie befînden sich doch sâmmtlich recht wohl? Wie geht es mit Ihren 
Augen ? 

Herzlich grûlîe ich Sie und Ihre liebe Familie und verbleibe 

Ihr 
Meine hiesige Adresse: treuster aufrichtigster Freund 

Letzte StraBe No. 52. Bopp. 

Wenn Schlegel zurûckgekehrt ist, gruQen Sie mir Ihn doch recht 
vielmal. 

45. 

Boun 4. Jul. 1821. 
Lieber Freund! 

Ich bin Ihnen so lange Antwort schuldig, daB Sie mit Recht zwei- 
feln kônnen, ob ich lebe. Indessen ist dies ohne meine Schuld, denn 
mein Wille war zu schreiben nach Gôttingen, wo ich Ihnen sogar eine 
intéressante Bekantschaft zu machen wûnschte, dann nach Berlin. Es 
scheint fast unglaublich, u. Sie mûfiten Selbst sehen, wie mir die Zeit 
dahingenommen wird, so daB ich zu nichts komme, was ich auBer der 
Vorbereitung zu Collégien thun kônnte. Darum dann nur einige Worte. 

Ich bin stets derselbige in meinem Herzen gegen Sie u. wûnschte 
auch zu Ihrer Fôrderung in der "Welt etwas beitragen zu kônnen. Sagen 
Sie mir, ob u. wie ich das kann? — Schlegel ist wieder hier u. sâhe 
gar gerne, daJÎ Sie eine zeitlang mit ihm arbeiteten. Wenn es ohne Be- 
eintrâchtigung Ihrer Aussichten geschehen kônnte, so begreifen Sie w^ohl, 
daB mir dies lieb wâre. Tisch u. Wohnung bietet Ihnen Schl. freund- 
lich an. Hier dann auch seine indische Probe. 

Haben Sie etwas fur mich, so schicken Sie es mir. Ich gruBe 
nebst den meinigen Sie u. die Ihrigen herzlich u. hâtte viel, viel mit 
Ihnen zu reden. Kommen Sie doch wcnigstens auf kurze Zeit. 

Ganz der Ihrige 

Windischmann. 

Mit den Augen gehts Gottlob! immer besser. 

46. 

Liebster, verehrtester Freund! 

Sie erhalten dièse Zeilen durch die Gûte meines Freundes Scholz, 
der sich recht darauf freut Sie kennen zu lemen und der sich Ihnen 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 71* 

am besten selber cmpfehlen wird. Dali der Antrag der PreaB. Re- 
giernng, wovon ich Ihnen frûher geschrieben habe, in ErfûUung gegangen, 
werdcD Sie wahrscheinlich durch Schlegel erfahren haben, an welchen 
ich vor einigen Wochen geschrieben. Gestem erhielt ich eine EntschlieBung 
der bayr. Regierung, die mich sehr befremdete und mich keineswegs be- 
friedigt. Man versagt mir die Annahme der Berliner Professur, wegen 
der bedeatend. Unterstûtzung, die ich genossen habe; man bietet mir aber 
keine Professur in Bayem dagegen an, sondera blos Hoffnung; bey 
erster sich ergebenden Gelegenheit will man mich mit einem 
angemessenen Gehalte in Bayera anstellen. Wie angeraessen der Gehalt 
seyn wird, und wann sich wohl die erste Gelegenheit darbieten kônnte 
(etwa wenn ein Hebrâisch lesender Prof. , denen ich allen ein langes 
I^eben wûnsche, mit Tode abgeht) dièses bleibt mir zu errathen ûbrig. 
Um mich jedoch nicht ganz trostlos zu lassen bietet man mir auf ein 
Jahr eine Unterstûtzung von 1000 Gulden und verstattet mir dièses Jahr 
zuzubringen. auf welcher Universitât ich fur gut fande, ja sogar als 
Privatdozent Vorlesungen zu haiten mich zu erbieten (so heiBhungrig 
bin ich nicht nach Vorlesungen). Mein EntschluB ist nun, weil man 
sich auf die mir verliehene Unterstûtzung beraft, deren Rûckerstattung 
an die.Kôn. Ak. der Wissensch. anzubieten, und jetzo formlich um meine 
Entlassung einzukommen, weil sich noch keine Stelle in Bayera fur mich 
vorfindet, denn die GewiCheit kann ich fur eine zu ungewisse Aussicht 
nicht hingeben, dies kann mir Niemand fur Undankbarkeit auslegen. 
Mich verlangt endlich einmal seibstândig zu werden und nicht von Jahr 
zu Jahr suppliziren zu mûssen, oder fortwàhrend eigene Aufopferungen 
zu machen, was mir unmoglich. Somit ist die grôBte Wahrscheinlich- 
keit, mein vortrefflichster Freund, daB wir bald wieder Landsleute wer- 
den, ich will mich mit Dank der PreuBischen Regierang hingeben, die 
mich viel artiger behandelt als die Bayrische, und den Wissenschaften 
lebend will ich versuchen, ob ich unserem schônen Sûddeutschland 
entsagen kann, wo ich ûbrigens 2 Monate des Jahres zuzubringen ge- 
denke. 

Es war mir recht erfreulich Hr. Prof. Sack hier kennen zu leraen 
und mit ihm recht viel von Ihnen zu sprechen. 

Leben Sie recht wohl, mit den herzlichsten GrûBen an Ihre liebe 
Familie 

Berlin den 16ten Oktober 1821 stets 

meine Adresse: Ihr treuer Freund 

Letzte StraBe No. 28. Bopp. 

Viele GrûBe an Schlegel. 

47. 

Bonn 5. Jan. 1822. 
Lieber Freund! 

Hundert Dinge haben mich gehindert, eher zu schreiben, nur einzig 
nicht Verminderung meiner Liebe zu Ihnen, die ich Ihnen bis ans Ende 
unserer Tage widmen werde. Gott gebe Ihnen ailes Heil im neuen 



72* A n h a n g. 

Jahr, fortdanernde und wachsende Zufriedenheit u. Wohlgefallen an Ihrer 
jezigen Stelle. Mir u. uns allen hat Er durch Seine Gnade vieles ge- 
geben — vor allem den freien u. gesunden Gebrauch meines Gesichts 
seit dem 30. Aug., da der edle, so vielfach schândlich mishandelte, 
fromme Fûrst Hohenlohe nach einer zwischen uns getroffenen Verab- 
redung fur mich betete u. das bl. MeBopfer hielt u. vielc andre Priester 
u. Layen in derselbcn Stunde sich mit ihm vereinigten. Von dem Augen- 
blick an ist die groBe Lichtscheue, Reizbarkeit u. Wundht der Augen 
verschwunden u. die Sehkraft so gestârkt, daB bis jezt aucb die lezten 
Reste der neblichten Sehhindernisso im Abziehen begriffen sind u. die 
Augen, Gottlob, Licht in Masse, Rauch, Schnee u. was Sie wollen, er- 
tragen; nur, so Gott will, môgte ich keine Wûrfe u. StoBe mehr daran 
ausbalten. Mag dies nun dem Geist dièses Zeitalters gefallen o. nicht, 
es ist wahr, u. icb werde es auch ôffentlicb bezeugen, in einer Scbrift, 
worin ich den dâmonischen Leichtsinn u. die Verkehrtheit der jezigen 
Philos, u. Medizin aufzudecken mich bestrebe, indem ich zugleich meine 
dem wahren Arzt hôchst merkwûrdige Krankengeschichte von 5 voUen 
Jahren einfach erzâhle. Danken Sie Gott mit mir fur dièse Gnade, 
deren Erfolg Sie wohl auch an dieser meincr Scbrift bemerken. Ein 
anderes erfreuliches EreigniB ist, daB meine âlteste Tochter Wilhelmine 
den Prof. Juris Walter, einen sehr wackeren, fleiBigen und talentvoUen 
jungen Mann von bester Gesinnung am 27. Dec. geehelicht hat, woran 
Sie gewiB auch freundlichen Antheil nehmen. 

Ihre Anstellung in B. vermuthete ich, so wie Sie mir schrieben, 
daB Sie dahin gingen. Man liebt dort die Ostentation. DaB ich Ihnen 
ûber dièse ganze Sache nicht eher schrieb, als jezt, nachdem sie ab- 
gethan ist, werden Sie wohl begreifen, wenn Sie bedenken, in welchem 
VerhâltniB ich zu Ihrem Engagement an Bayern stand. Ich war be- 
sorgt um Sie, ohne Ihnen weiter rathen u. helfen zu kônnen, da Ihre 
Schritte bereits geschehen waren u. bin nun froh, daB man Sie von 
Bayer. Seite so sehr honett behandelt u. Ihnen die Thûr offen lâBt, die 
ich Sie ja nicht Sich zuzuschlieBen bitte; denn es konnten Tage kommen, 
wo es Ihnen in B. nicht mehr behagen dûrfte, wie ich dergleichen ja 
auch hier in vollem Maas erlebt habe. Dann ist es gut an einen Ort 
nicht gebunden zu seyn. Uebrigens wûnsche ich Ihnen von Herzen die 
Freude u. Lust der Arbeit, das Gelingen guter u. ersprieslicher Werke 
u. sorgfaltige Bewahrung des Seelenheils, welches an einem Ort, wo die 
Meisten vom Dnnkel u. von der Eitelkeit leben (u. wo der religiôsen 
Verwimmgen u. feinster Irrthûmer so viele sind), wohl emstlich gefahrdet 
werden kann. Ich freue mich gar sehr Sie in den Ferien bei uns zu 
sehen. Schlegel wird Ihnen auch nâchstens schreiben. EinigermaBen 
war er frappirt ùber Ihre Anstellung. 

Wir grûBen Sie von Ilerzen. Wie oft môchte ich bei Ihnen [seinj o. 
Sie bei mir, denn in B. kônnte mir nicht leicht wohl werden — ich nat**". 
Vieles mit Ihnen zu sprechen. Fur Sie als einen jungen Mann ist es 
gut, sich eine Période seines Lebens an einem solchen lîauptorte herum 
zu Ireiben. Gott laB es Ihnen wohl gehen, wie es mir tâglich besser 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 73* 

geht in innerer Zufriedenheit u. besonders mit meinen Augen. Ganz der 

Ihrige 

Windischmann. 

(Scholz, den ich aufrichtig liebe, lâBt Sie gniflen a. wird Ihnen 
bald schreiben.) 

48. 
Liebster Freuud! 

Dieser Brief solte schon vor 14 tagen abgegangen seyn; aber ich 
konnte nicht und jetzt muC ich Sie bitten, mir desto schleuniger in 
einem ostensiblen Schreiben darauf zu antworten. 

Schlegel ist in einigem Zorn ûber Sie und ruft mich zur Vermitt- 
iung auf. Er klagt, Sie wolten, wie er von Berlin gehôrt, seine mûh- 
sam erworbenen Sanscritlettern sogleich nach Berlin haben, und es sey 
doch biilig, dafl er zuerst Gebrauch davon mâche, um so mehr, da Sie 
doch mancherlei an denselben auszusetzen hâtten a. ihm dadurch sein 
Verdienst beim Minist. offenbar schmâlerten, da dièses doch kein Urtheil 
ûber die Sache haben konnte. Er klagt ferner, daB Sie ûber seine In- 
dische Bibliothek so ganz stille schwiegen, die doch nun schon lange in 
der Welt sey, indeB er doch Ihren Nalus ins deutsche Publikum einge- 
fûhrt habe. Es sey doch wohl schon gewesen, wenn Sie ihm glciche 
Ehre erwiesen u. ein offentliches Wort gesprochcn hâtten, denn mit 
Privatworten sey ihm in solchen Dingen nicht gedient. Es sey ihm leid, 
wenn er mit Ihnen in Streit gerathen solte, aber auch diesen brauche er 
nicht zu scheuen u. s. w. 

Aile dièse Misverhâltnisse sind mir unangenehm, besonders da sie 
zwischen Mânnern herein zu brechen drohen, welche sich in so wichtigen 
Aufgaben eher vereinigen, als von einander scheiden solten. Und bei 
diesen Misstimmungen bat doch der jûngere immer zu bedenken, daB es 
schon ist, dem âlteren und manchfaltig verdienten Mann, dem jezigen 
Genossen auf einer gleichen Laufbahn, Ehre zu geben. Was Freund 
Schl. zu sagen ist, habe ich ihm ailes gesagt, besonders auch wegen 
seines cavalieren Benehmens gegen Sie in Paris u. dgl. m. Auch habe 
ich ihm die Eitelkeit u. Glanzsucht genugsam gerûgt. Indessen fûhle ich 
wohl, dafi, was ihn am tiefsten verlezt die ihm genommene Aussicht 
nach Bl. zu kommen ist, welche er, wenn er vielleicht nie hingegangen 
wâre, doch geme offen gewuBt batte. — Ich bitte Sie nun recht drin- 
gend, den kleinen Groll, den Sie gegen ihn haben und den Sie schon 
frûher durch die gewiB nicht passende und lobliche Vorenthaltung des 
Nalus gegen ihn wenigstens mir zu erkennen gaben, ganz fahren zu lassen 
und mir eine freundliche Erklârung fur ihn zu schreiben. Das habe ich 
ihm indessen schon dringend genug gemacht, daB er sobald als môglich 
fiir den TypenabguB fur Berlin sorgen mûBte durch Einsendung der 
Matrizen. 

Wir hoffen, daB Sie wohl sind. Uns geht es, Gottlob, gut und 
mir tâglich noch immer besser, wofûr ich nie genug danken kann. 

Schicken Sie mir doch etwas Merkwûrdiges aus den Veda's, 



74* A n h a n g. 

Parana's etc. etc., wie Sie mir schon in Wiesbaden versprachen. Ich 
verlange sehr. 

Ilerzlichen GruB von uns allcn. Unverânderlich der Ihrige 
Bonn 28 Febr. 1822. Windischmann. 

49. 

Mein verehrtester Freund. 

Da ich schwerlich in bevorstehenden Ferien die Freude haben werde 
Sie zo sehen, so kann ich mir das Vergnùgen nicht versagen Sie einst- 
weilen mit einigen Zeilen heimzusuchen. Ich mâche mir darûber Vor- 
wûrfe, daB ich dièses nicht schon iângst gethan, allein die vielfaltigsten 
Litterarischen Beschaftigungen haben mich genôthigt in diesem Jahre 
mit Briefen auBerordentlich sparsam zu seyn. Ich war indessen im 
Geiste recht oft bey Ihnen und denke immer mit dem grôBten Ver- 
gnùgen an die angenehmen und schâtzbaren Stunden, die ich in ver- 
flossenem Herbste mit Ihnen zugebracht, and freue mich der neaen Be- 
weise der herzlichen und aufrichtigen Freundschaft, welche Sie mir ge- 
geben haben. Durch unseren Freund Scholz batte ich das Vergnùgen 
zuweilen von Ihrem und Ihrer theuren Familie Wohibefinden Nachricht 
zu erhalten. Hr. v. Schlegei bat die Gûte gehabt mir das 4te Heft 
seiner Ind. Bibl. zuzuschicken. Ich bitte Sie ihm einstweilen meinen 
verbindlichsten Dank abzustatten; ich werde ihm bald schreibon. Wenn 
er nicht die Gewohnheit hâtte, meine Briefe unbeantwortet zu lassen, 
oder gar etwas ganz aufrichtig gemeintes ûbel zu denken und mir zum 
Vorwurfe zu machen, so wûrde ich ihm vielleicht schon geschrieben 
haben. Allein ich bin so saumselig im Bricfschreiben, daB es nicht 
vielerlei Grûnde bedarf es ganz zu unterlassen. Nàchstens denke ich 
mit dem Drucke einer deutschen Uebersetzung des Nalus anzufangen, 
woran ich mir viele Mûhe gegeben habe und die nun ganz voUendet ist. 
In den Anmerkungen werde ich auf Schlegels Recension Rûcksicht nehmen 
und ihm aufrichtig entweder beistimmen oder ihn zu widerlegen suchen, 
sowie es meiner Ueberzeugung gemaB ist. Ich hoffe aber ihm keinen 
AnlaB zum MiBfallen zu geben. Es sollte mich freuen, wenn meine 
deutsche Nachbildung ihm einigen Beyfall abgewinnen kônnte. Nach den 
Ferien wird auch der Druck meiner Sanskrit-Grammatik beginner. Ich 
habe sie deutsch geschrieben um den môglichsten Grad der Deutlichkeit 
und Leichtigkeit erreichen zu kônnen. Dièse Arbeit, wovon das Wich- 
tigste bereits vollendet, war mir ein wahres Vergnùgen, weil nach dem 
was die Englânder geleistet noch ungemein viel an einer natûrlichen, 
klaren und vollstandigen Entfaltung des Baues der Sprache zu thun 
ûbrig blieb. Ich konnte mich also ûberall frey und selbstandig bewegen, 
ohne etwa nur mit weniger Veranderung und Umgestaltung das Vor- 
handene wieder zu geben. — 

Ich habe in diesem Sommer in der Akademie einc Abhandlung ùber 
vergleichende Zergliederung des Sanskrits und der verwandten Sprachen 
gelesen und habe darin besonders von den Wurzeln und den Pronominen 
der Iten und 2ten Person gehandelt, welche mir reichhaltigen Stoff zu 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 75* 

Bemerkungen und Vergleichungen darboten. Ich habe neben den frùher 
verglichenen Sprachen aucb das Lettische, Littauischc, Alt-PreuBische 
und Slawische anfgenommen. Meine Abhandlung bat Theilnabme ge- 
funden and ist znr ôffentlichen Vorlesung in der Leibnitziscben Sitzung 
gewàhlt worden. Bey den Wurzeln habe ich zugleich die Semitischen 
Sprachen berncksichtigt. und bin in dieser Beziehung etwas tiefer einge- 
gangen als in meiner Engliscben Abhandlung. Wenn es Sie interessirt, 
will ich Ihnen dièse Steile schicken, oder wenn Sie es wûnschen die 
ganze Abhandlung. 

Zu einer vollstândigen Vergleichung des Sanskrits mit den Semiti- 
schen Sprachen habe ich noch nicht kommen kônnen. Ich halte es fur 
besser nach und nach einzelne Punkte der Grammatik einander entgegen 
zu stellen; man geht auf diesem Wege tiefer ein. 

Ihnen etwas Oberflâchliches zu schicken kann ich mich nicht eut- 
schlieBen; ich achte Sie hiezu viel zu hoch. Darum habe ich Ihnen 
auch noch nichts ûber die Veda's geschickt; ich hoffe, mein theuerster 
Freund, Sie erkennen hierbey keinen bôsen Willen. Der Mahâ Bhârat 
hielt mich noch immer zu fest umschlungen. So lange ich nicht meine 
betrachtlichen Sammlungen dièses gigantischen Epos herausgegebcn habe, 
bin ich zu etwas anderem nicht wohl zu brauchen. 

Mit Hegel batte ich das Vergnûgen ûber Sie zu sprcchen; es war 
mir recht erfreulich wahrzunehmen, daB er sehr viel Achtung und* Liebe 
fur Sie gewonnen bat. 

In Berlin gefallt es mir immer mehr und mehr, ich fûhle wenig 
Verlangen es je wieder zu verlassen, glaube auch nicht, dalî es dazu 
kommen wird. So sehr ich Baiem in anderer Beziehung liebe, so ziehe 
ich als Gelehrter bei weitem PreuBen vor. Die PreuBische Regierung 
weiB die Wissenschaften ohne aile Vergleichung besser zu wûrdigen und 
zu befordem. Darum ist es angenehm ihr anzugehôren. 

Leben Sie recht wohl und erhalten Sie mir steis Ihre mir ûberaus 
schâtzbare Freundschaft, und wenn Sie mir eine groBe Freude machen 
wollen, so kônnen Sie dies nicht besser als durch eine schriftliche Nach- 
richt von Ihnen und Ihrer werthen Familie Wohlbefinden. 

Derselben bitte ich Sie mich freundlichst zu empfehlen. 

Auch bey Hr. v. Schlegel bitte ich mich in geneigtem Andenken 
zurûckzurufen. Wird seine Ausgabe des Bhagavadgita bald erscheinen? 
Man kann die Calcuttaische neben der seinen nicht mehr ansehen, ob- 
wohl die vielen Fehler der Calcutter Ausgabe von der Art sind, daB sie 
dem Kenner keine Schwierigkeit machen. — Meinen Freund Scholz bitte 
ich Sie mir vielmal zu grûBen. 

Mit unwandelbarer Freundschaft und Hochachtung 
Berlin den 16t. Juli 1823. Ihr treuer 

Bopp. 

50. 

Bonn, 3 Maerz 1824. 
Liebster Freund! 

Mein langes Schweigen kann ich nur durch einen anhaltenden 



76* A n h a n g. 

Drang von Arbeit entschuldigen; denn obgleich mich Ihre ebenfalls 3 
Vierteljahre dauernde Sprachlosigkeit gegen mich einigermaBen krânkte, 
da ich doch erfuhr, daB Sie andern indessen mehremal geschrieben 
hatten, so war doch jenes durchaus nicht Wiedervergeltung, sondem 
allein das angegebene lag zum Grunde. Lassen Sie uns also ohne wei- 
teres wie vor Zeiten mit einander sprechen. 

Tch weifi zwar nicht, wie es Ihnen jetzt geht, aber ich hoffe, daC 
Sie fortdauernd zufrieden sind und ebenso auch unsrer fortdaurend in 
Liebe gedenken. Schôner wâre freilich, wenn wir an einem Orte zu- 
sammen lebten, ich batte Sie gar oft etwas zu fragen, und wir wollten 
freundliche Gesprâche zusammen fûhren, die auch dem Geiste forderlich 
seyn sollten — indessen muB man sich ergeben. 

Was Sie nur iramer Sonderbares ûber das Hebrâische in Beziehung 
auf das Indische haben, theilen Sie mir doch bald mit. Ich bin jetzt 
mit Eifer ûber der Geschichtc der Philosophie, um deren endliche Her- 
ausgabe zu bereiten. Ich bitte Sie also dringend. 

Nach Ihrer AbreiBe von hier (im 7ber 1822) batte ich noch einige 
Erklârungen mit A. W. Schl., mit dem ich zwar immer noch in freund- 
Jichem Verhâltnisse stehe, der aber doch seit jener Zeit bei weitem nicht 
mehr so vertraulich gegen mich ist als frûher. Indessen bat er doch 
manchmal Gelegenheit gehabt, sich zu ûberzeugen, daB ich es ehrlich 
mit ihm meinen kann, wenn ich auch andern Freunden Gerechtigkeit 
wiederfahren lasse und daB ich troz unsern anderweitigen Differenzen in 
politischen Principien dennoch das persônliche VerhâltniB mir nicht 
trûben lasse. Ich sehe daher seine Lauigkeit ruhig an und halte ihm 
stets ein dienstbereites Herz offen. 

Die persônliche Zusammenkunft mit Hrn. Prof. Hegel (kurz nach 
Ihrer AbreiBe) bat mich zu meiner Freude in den Stand gesetzt, ûber 
wichtige Punkte mit ihm zu nâherem VerstândniB zu kommen, mehr 
als es durch Bûcher geschieht oder gar durch das, was man von ein- 
ander hôrt. Obgleich wir noch eine wesentliche Differenz untereinander 
haben, so hoffe ich doch, daB wir selbst von dieser noch manches be- 
seitigen werden, so weit es unsere Verschiedenheit im religiôsen Stand- 
punkte zuIâBt. Ich batte mir eine ganz andere PersÔnlichkeit nach 
den Bildem, welche seine Feinde mir vorhielten, mir vorgestellt u. 
dagegen seine wirkliche PersÔnlichkeit sehr lieb gewonnen, und sehe 
es als eine recht erfreuliche Fûgung an, daB wir zusammen gekom- 
men sind. 

Eine neue Schrift werden Sie von mir erhalten haben. Ihr Interesse 
daran kann dem Gegenstande gemâB nicht sehr groB seyn. Aber ich 
wolte Ihnen doch zeigen, daB ich an Sie denke. Gott erhalte Sie 
heiter und fleiBig. Viele GrûBe von den meinigen. 

Von Herzen der Ihrige 
NE. Ich habe, um jeden Auf- Windischmann. 

enthalt zu vermeiden, den Brief 
an Hegel geradezu gehen lassen. 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windiscbmann. 77* 

51. 

Camberg 30 Sept 1826. 

Erst jezt, mein theurer Freund, komme ich nach einem schweren 
Sommer, worin auch meine geliebte Frau ernstlich krank war (doch jetzt 
Gottlob! wieder wohi ist) u. worin sich Arbeit auf Arbeit hâufte und 
dann nach einer Badecur in Wiesbaden dazu, Ihnen einige Worte zu 
sagen. Ihr freundlicbes Schreiben hat mir groBe Freude gemacht und 
ich nehme fortdauernd den herzlichsten Antheil an Ihrem Wohiergehen 
u. an Ihrem hâaslichen Gluck. Môge Sie Gott stets geleiten u. stârken, 
dafl Sie nur zu seiner Ehre wirken und in Ihm Ihren wahren Frieden 
suchen. Ihre wissenschaftlichen Fortschritte u. Ihre muhsamen Arbeiten 
werden dann um so besser gedeihen u. um so grôBeren Nutzen stiften. 

Was Sie mir von Freund Hegel sagten, hat mich sehr erfreut; ich 
wûnschte nur, daû ich endlich ein Wort von seiner Hand sâhe u. mich 
seiner Bestimmung im Wesentlichsten erfreuen dûrfte. GrûBen Sie ihn 
herzlich. 

Solte es Ihnen môglich seyn, mir einiges wichtige u. noch unbe- 
kannte Metaphysische u. auch anderes aus den Veda's mitzutheilen, so 
bitte ich Sie dringend darum, da der Druck meiner kritischen Gesch. d. 
Philosophie wahrscheinlich mit December beginnt. 

In Bonn ist ein fleiBiger junger Theologe, (Vullers mit Naraen) der 
sich grundlich mit dem Arabischen u. Hebr. beschâftigt. Er gibt jetzt 
auf Freytags Anrathen einen Gesang des — — heraus, den ich Ihnen, 
so bald er fertig ist, zuschicken werde. Dazu aber gehôrt die baldige 
Uebersendung der arabischen Lettern, die Sie Fr. zugesagt haben. Ich 
bitte Sie daher, dies zu beschleunigen u. empfeble diesen in jeder Hin- 
sicht wackeren jungen Mann u. seine Angelegenheit Ibrem gûtigen An- 
denken. GriîBen Sie Ihre liebe Frau recht herzlich u. gedenken Sie 
freundlicb Ihres 
(Mein Sohn Moriz Lieber etc.) vâterlichen Freundes 

Windiscbmann. 

52. 

Bonn 5 Apnl 1827. 

Dank, mein geliebter Freund, fur Ihre neuliche Zuschrift; aber wie 
schmerzlich habe ich es vernommen, daB Sie so trauriges erfahren haben. 
Ihre liebe Frau, die wir freundlich grûBen, ist nun hoffentlich wieder ganz 
hergestellt u. Ihr Tôchterchen môge Gott gedeihen lassen. Der Tod der 
guten Luise ist mir nahe gegangen, ich will in diesen Tagen einige Zeilen 
an Edelmann schreiben. 

Der Ueberbringer dièses ist Herr Ampère, ein junger franz. Gelehrter 
aus Paris, der sich ernstlich mit der deuischen Litteratur bekannt machen 
will. Auch mit der orientalischen ist er viel umgegangen u. wird sich 
darum Ihres belehrenden Umgangs sehr erfreuen u. Sie hinwiederum 
werden einen talentvollen in jeder Hinsicht sehr schâtzbaren Mann an 
ihm finden, den ich Ihnen bestens empfehle. Die Sache des guten Vul- 
lers lassen Sie Sich doch ja recht an^elegen seyn. Er geht jetzt, vor- 



78* ' A n h a n g. 

erst auf Kosten seiner Eltern, nach Paris, and es ist sehr zu ^iîDschen, 
daB er bald unterstâzt werde. 

Der 8 te Bogen meines Bachs ist im Saz. Ich hoffe, das Orienta- 
lische insbesondere soll Ihnen Freude machen; aber aach das Griechiscbe 
ist, so wie ich es darstelle, noch nicht aufgefaBt worden in den Bûcheni 
ûber Gesch. der Philos., u. dièse Darstellung dûrfte vielleicht nicht ohne 
Interesse seyn, da sie nichts ans der Luft greift, sondem auf der Basis 
vieljâhriger Studien niht. 

Wir grûBen Sie mit Ihrer lieben Frau recht herzlich. Mit unver- 
ânderlicher Liebe der 

Ihrige 

Windischmann. 
53. 

[2. Jan. 1829.] 
Geliebter Freund! 

Vor allem meinen herzlichsten Wunsch, daB Gott Ihnen und Ihrer 
lieben, guten Frau und thenren Kindlein Seinen heiligen Segen ini neueu 
Jahre geben und ietzteres insbesondere vom lieben Christkinde auf der 
Bahn des Heils gefûhrt werden môge. 

Ihre freund liche Aufnahme meines Buchs bat mich sehr erfreuet. 
Das Indische, hoffe ich, soll Sie noch mehr befriedigen, denn da batte 
ich die schône Gelegenheit, den grûndlichen Dr..Lassen ara jedes Wort 
zu fragen und ailes recht sicher zu stellen, wozu er denn wirklich aufs 
hûlfreichste mir die Hand geboten bat. Hâtte ich beim Sinesischen Re- 
musat so in der Nâhe gehabt, so hâtte ich ihn ebenso, wie Lassen, bis 
aufs Blut ausgefragt und mit ihm geforscht und philosophirt. So wird 
nun manches zn berichtigen seyn und insbesondere bitte ich, Hrn. v. Hum- 
boldt gelegentlich nebst verehrungsvollem GruB zu sagen, daB er es nicht 
zu scharf mit mir nehme. Die philosophische Kritik war mir die Haupt- 
sache; im Philologischen lasse ich mich gern belehren. 

Welche Freude war mir Ihre giitige Sendung — ein schônes Neu- 
jahrsgeschenk! wofûr ich Ihnen von Herzen danke. Und gerade an der 
rechten Stelle ist es gekommen. Solche kleine, schÔne Fûgungen Gottes 
gehen seit dem Anfang der Arbeit mit mir, und ich kann nicht genug 
danken. 

Schon l&ngst wollte ich Sie um Unterstutzung aus dem Mahab. 
bitten, da Lassen mich versicherte, daB viel dort zu schôpfen wâre, be- 
sonders fur die al te Geschichte, weit mehr und fabelloser als im 
Ramaj. Aber ich kam vor Arbeit nicht zum Schreiben. Jetzt kommen 
Sie mir so schôn entgegen. Tausend Dank! — aber auch noch eine 
Bitte. L. sagt mir, im XII Buch des Mahab., in dem Mokscha Dharma 
ûberschriebenen Abschnitt sey ein Fragment indischer Naturphiloso- 
phie. WoUten Sie mir dies nun wôrtlich mittheilen? Auf rhytmische 
Uebertragung verwenden Sie ja keine Zeit, denn es eilt, da der Druck 
schon beim 5ten Bogen ist. Ueberhaupt soll in dem Abschnitte mit der 
Aufschrift Dharma noch manches stecken. 

Und nun noch eine Bitte, die ich geme in diesen Brief einschlieBe, 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K. J. Windischmann. 79* 

weil ich jetzt keinen zweîten schreiben kann. Wollen Sie doch meinem 
Freund Schalze, den ich auf's herzlichste grûCe, gelegentlich (etwa, 
wenn Sie ihn in Gesellschaft sehen) sagen, ich empfehle seiner gutigen 
Aufmerksamkeit einen Dr. Deyks, der jezt am Gymnasium in Dûssel- 
dorf ist. Dieser hat schône Geschichtsstudien gemacht u. wûnscht als 
Privatdozent im historischen Fâche hier aufzutreten, was sehr wûnschens- 
werth wâre, da wir [fur] mittlere u. neuere Geschichte aufier Hûllmann 
niemand haben, Hûllmann selbst wûnscht seine Anstellung. 

Leben Sie wohl und seyn Sie mit Ihrer Frau, die uns allen sehr 
lieb geworden, herzlichst gegrûBt. Aach Hegel gelegentlich meinen GruB. 
Meine Darstellungen der wahren Lage des indischen Alterthams werden 
ihn hoffentlich etwas mehr damit versôhnen. Ich verwerfe mit ihm die 
Uebertreibungen in Schâzang dessen, was bel den Indiem wirklich ist, 
aber ich wûnsche eben so sehr, daU jedem sein Recht eingerâumt werde. 
Mit unwandelbarer Liebe der 

Ihrige 

Windischmann. 

Mein Friz dankt sehr, er hat die Buchstaben schon groBentheils 
gelernt und wird den Sommer bei Lassen hôren. (Ihr Bruder ist ein 
treuer, guter Mann, dem es auch behaglich wird unter uns.) 

54. 

Am 29. Mârz 1829. 
Lieber Freund! 

Vor allem meine herzlichsten Glûckwûnsche zu dem Segen Ihrer 
Familie. Ich hâtte schon lângst geschrieben, glaubte aber immer mit 
meinen Indicis eher fertig zu seyn u. so Ihnen auch etwas schicken zu 
kônnen. Indessen hat sich dies durch vielfache quâlende Folgen meines 
vorjâhrigen schweren Leidens, durch Rrankheit meiner lieben Frau, durch 
ungeheure Arbeitslast u. Schwierigkeit der Untersuchungen verzôgert. In 
4 Wochen ist endlich, so Gott will, die erste Lieferung von Indien iu 
Ihren Hânden u. ich bitte danu baldmôglichst eine kleine Anzeige etwa 
nach Gôttingen o. in die Jahrbûcher zu machen, wenn Ihnen die Sache 
zusagt. Ob man freilich in den Jahrb. etwas mich betreffendes aufneh- 
men wird, weiB ich nicht. Mein Freund Hegel soU so wohlwoUend ge- 
wesen seyn, in seinen Vorlesungen ôffentlich zu sagen: ich mûBte die 
chines. Arbeit aus seinen Heften ûber Philos, d. Gesch. genommen haben. 
Es ist mir freilich eine ganz gleichgûltige Sache, wenn ich dergleichen 
hôre, aber um seinetwillen thuts mir leid, denn es waren gleich einige 
Znhorer dabei, die mich arbeiten gesehen und den andern sagten, das 
sey unverschâmt. Ich habe 18 Jahre lang die Universalgeschichte vor- 
getragen, ehe H. daran dachte, sich um die Gesch. zu bekûmmem, 
habe schon als Knabe mir Sammlungen ûber chines, u. oriental. Alter- 
thûmer gemacht, die Principien des chines. Reichs u. Alterthums schon 
mehrmal z. B. im J. 1807 u. 1813 ôffentlich u. gedruckt ausgesprochen, 
so daB ich mit gleichem Recht sagen kônnte, er habe sie von mir. 
Und was die Ausfûhrung des Einzelnen betrifft, so haben wir wohl aus 



80* A n h a n g. 

denselben Qoellen geschôpft n. UebereinstimmaDgen m a Bien sich finden, 
wenn wir beide die Wahrheit ins Ange gefiafit haben. Ich habe viel- 
mebr vennieden, von Heften, die mir zu Gebote gestanden hâtten, Ge- 
braach za machen o. jeder ¥rird erkennen, daB doch seine Darstellun- 
gen, so weit sie mir bekannt geworden die Qaellen -nicht ganz ver- 
daoet in sich haben. Wenn also jene AeaBening im Collegio factisch 
ist, so ist sie mir zugleich ein BeweiB, wie leicht sein freundliches 
VerhâltniB za mir zu trûben war u. wie wenig mein Vertrauen auf 
seine anfrichtige Gesinnang gegen mich sich rechtfertigt, (Vom Indi- 
schen wird er nicht sagen, es sey aus seinen Heften, denn sein Zu- 
sammenwerfen aller indischen Principien in eine Masse und Brey 
wiederlegt sich durch die Darstellung der Sache von selbst). Auch Hm. 
V V. Humboldt scheint aus mancherlei Grûnden mein erster Band nicht 
anzumunden; ich werde ihm jedocb, ohngeachtet er mir nicht einmal 
in einer hôflicben Form geantwortet und mich gar keiner Erwiederung 
werth gehalten hat, den 2 1. Band zuschicken; aber ohne weiteres 
Schreiben. 

Dies sind die Dinge, aus denen ich mir im wesentlichen gar keiiien 
Kummer mâche. Sie gehoren mit zu den ûbrigen Schnodigkeiten u. 
Misgûnsten, die mich iiberall verfolgen u. die ich gewôhnt bin. Ich 
wiinsche, daB Ihnen meine Arbeit so einleuchten môge, daB Sie wenig- 
stens sie einiger Anerkennung werth halten, was mir als von einein 
Sacbkenner kommend erfreulich und erheiternd seyn wûrde, desseii ich 
doch auch bedarf, so lange ich noch ein Mensch bin. 

GrûBen Sie Ihre liebe Frau aufs beste von uns allen u. segiien 
Sie Ihre lieben Kinder in meinem Namen. Gott mit Ihnen. Von 
Herzen der 

Ihr H. Bruder ist sehr fleiBig; Ihrige 

ich hoffe, er wird ein gutes Examen Windischmann. 

machen. 

55. 

Bonn 30 Jul. 1829. 
Geliebter Freund! 

Vor allem den herziichsten Dank fur Ihre freundliche Gabe, die mir 
viele Freude gemacht hat. Die Einleitung zu Ihren Uebersetzungen hat 
mir um so mehr zugesprochen , da sie mich in vielem bestattigt hat, 
worin ich mir allein nicht ganz zu vertrauen wagte. Besonders aufmerk- 
sam hat mich Ihre Bemerkung uber das gekùnstelte der Ableitung des 
Wortes Brahma von vrih gemacht, die man ûberall wiederholt, weil raan 
ûber jenes Wort nichts besseres weiB. Haben Sie eine gegrûndete Ver- 
muthung ûber die Etymologie desselben, so theilen Sie mir dieselbe doch 
ja recht bald mit. Sollte vnh damit zusammenhângen, so wâre es wohl 
zunâchst in der Bedeutung des deutschen: Brechen, aufbrechen, aus- 
einanderbrechen, eine Ausdehnung des untheilbar Einen in das grânzen- 
los Weite, und dies kônnte dann mit einer VorstellungsweiBe zusammen- 
hângen, von welcher im Verlauf meiner Arbeit die Rede seyn wird. . . . 



I. Briefw. zw. Fr. Bopp u. K» J. Windiscbmann. 81* 

Ich hore von Ihrem Bruder, daB Sie die Gûte haben wollen, eiue 
Anzeige meines Buchs zu machen und danke Ihnen im voraus. Behalten 
Sie mich lieb, was mir uin so wûnschenswerther ist, da ich mehr und 
mehr erfahren maB, wie vielfach ich mich in Personen, denen ich jeder- 
zeit Liebe erwiesen, geirrt habe und wie wenigen die Wahrhcit theurer 
ist, als ihr Vorurtheil und ihre subjective Meinung. Mein Leben ist durch 
solche und viele andere schwere Prûfungen, doch so murbe geworden 
und wûrde der Last, die es drûckt, unterliegen, wenn mein innerstes 
Vertrauen nicht auf Gott gesezt wâre. 

Darf ich hoffen Sie in Maynz oder Wiesbaden zu sehen, wohin ich 
gegen den 20sten August gehe? Ich batte gar vieles mit Ihnen zu reden: 
DaB Sie unserm eitlen Freund v. Schl. etwas abgegeben, schadet ihm 
gar nichts. Er lâBt sich schwer zurechtweiBen und ich habe, seitdem 
ich ihm vor Jahren ûber sein Benehmen gegen Sie den Text geiesen, 
kein EinfluB mehr auf ihn. 

Wir grûBen Sie mit Ihrer lieben Frau aufs beste. Gott segne Sie 
und Ihre Kinder. 

Ihrem Bruder werde ich in Bezug auf sein Examen so behûlflich 
seyn, als ich es vermag. 

Von Herzen der Ihrige 

Windiscbmann. 

5G. 

Berlin den 21 Nov. 1829. 

Entschuldigen Sie, verehrtester Freund, meinen spâten abcr innig- 
sten Dank fiir das mir hôchst erfreuliche Geschenk, welches Sie mir 
durch Ueberschickung Ihres vortreff lichen Werkes iiber Indien gemacht 
haben. Ich habe dasselbe mit Bedacht und dem lebhaftesten Interesse 
geiesen und die Tiefe der Gedanken bewundert, so wie den meisterhaftcn, 
hinreiBenden Vortrag, den man selten mit so ernsten und schwierigen 
Untersuchungen vereinigt findet. Zugleich habe ich aber auch bei jeder 
Seite meine eigne Schwâche gefiihlt und erkannt, daB ich zu voreilig 
gewesen mit dem Versprechen von Ihrem Werke eine Anzeige zu machen. 
In der That kann ich aus einem solchen Werke nur Belehrung schôpfen, 
aber zu einem ôffentlichen Urtheile dariiber fûhle ich mich nicht com- 
pétent. Ich habe die spéculative Philosophie, in die ich unter Ihrer 
trefflichen Leitung eingefûhrt worden, seitdem ich ein selbstândiges Feld 
von Untersuchungen an der Sprachwissenschaft gewonnen habe, ganz ver- 
lassen. Ich fûhle zu sehr, daB wer sich der Philosophie nicht ganz 
hingeben kann, darauf verzichten muB ûber ein so gediegenes philoso- 
phisches Werk offentlich zu reden; die gehôrige wissenschaftliche Wûr- 
digung kann nur dem Philosophen von Fach anheim fallen. Mir ist von 
allem w^as Indien anbelangt, die Sprache das wichtigste, und nur in 
Zergliederung ihres Organismus, in Untersuchungen ûber ihr VerhâltniB 
zu den verwandten Dialekten und ihre Bedeutung in der allgemeinen 
Sprachenwelt trete ich mit wahrer Lust und innigem Vertrauen als 
Scbriftsteller auf. Sie erhalten auch beiliegend wieder einen Beweis 

Lefmann, Franz Bopp. F 



IL Briefwechsel 
zwischen A. W. Schlegel und Fr. Bopp. 

(1815—1829.) 

1. 

Coppet 16 Avril 1815. 

Mein theuerster Heir und Freund, 

Ich bin so plôtzlich von Paris abgereist, daB ich zu meinem groBen 
Leidwesen nicht von Ihnen babe Abschied nehmen kônnen. Ich batte 
Auftrag ertheilt, Ibnen Fr. Schlegels Indien wieder zuzustellen, es ist 
aber versâumt und das Buch unter den meinigen mit eingepackt worden. 
Die Liste ist noch nicht hier, ich erwarte sie aber nâchstens u. werde 
Serge tragen, Ihnen mit erster Gelegenheit dièses Buch ohne Unkosten 
wieder zustellen zu lassen. 

Ich babe an Hr. Langlès geschrieben, und ihn gebeten, die fur 
mich angekommnen Indischen Bûcher Hr. Baron von Staël zuzusenden, 
der Ihnen beyden seine Adresse wissen lassen wird. Hr. Langlès konnte 
es aber vergessen, ich bitte Sie daher selbst zu ihm zu gehen und meine 
Angelegenheit zu betreiben. 

WoUten Sie auch gefalligst die Einlage an Treuttel u. Wûrtz be- 
stellen, u. sich zugleich erkundigen, ob sie sich den Amarasinha fur 
mich haben verschaffen kônnen oder nicht? Im letzteren Falle bestellen 
Sie solchen entschieden ab, und bitten Sie Langlès, das nâchstemal wann 
er Bûcher kommen lâfit, ihn fur mich mit zu verschreiben. 

Ich werde mich demnâchst wieder mit allem Kifer an die Indischen 
Studien begeben, und hoffe dabey hier weniger Zerstreuungen ausgesetzt 
zu seyn als in Paris. Wahrscheinlich bringe ich den ganzen Sommer 
auf diesem angenehmen Landsitze zu, wenn wir nicht durch die offent- 
lichen Begebenheiten in unsrer lândlichen Ruhe gestôrt werden. 

Recht sehr muB ich es aber beklagen, daB es mir nicht wenigsteus 
noch einige Wochen langer vergonnt gewesen, den Rânidyana mit Ihnen 
zu lesen; es wûrde mir betrâchtlich weiter geholfen haben, und ich 
wiederhohle Ihnen meinen lebhaftesten Dank fur Ihre gûtigen Be- 
mûhungen. 

Ich werde verabredeter MaBen an den Kronprinzen von Baiem 



II. Brief*. 7.K. A. W. Schlegel u. Fr. Bopp. 85* 

■ircibcii, nber ich halte deii gegCQwârtigen Augenblick nicht fur gûnstig 
izu: die FûrstcD haben jetit ganz andre Dinge ira Kopte als die Be- 
k-ilening der Wi3senscha«n. Han niuB erst sehen, ob sich die Dinge 
tu Kriege oder zum Fricden neigen. 

Wollen Sie, daB ich don Horausgebern der Heidcibcrger Jahrbûcher 
TOlcIilage, Sie zu Recensionen ini Fâche der Indischen Litteratur einzu- 
ladL ? Ici) sche, daB Gôrres. der nichts von der Sprache versteht, sich 
sngui.iUt liât, doD Ràmàyana anzuzeigen. Golescn habe ich es noch 
nicM^weil mir solche Salbaderey nur Ekel verursacht. 

Sud Sie mit Hrn. von llumboldt bekannt? Sie sollten ein Ver- 
hSltnîS mit ihni anzuknîïpfcn suchcn. Ohne Zweifcl wiirdcn Sic gegen- 
seitig ri II anzieliende Mittheilungen zu machen haben, da er nach Asien, 
zwar iiill>esondere nach Thibet zu reiscn gesonnen ist. 

Seken Sic sich doch mit mîr in Briefwechset, theilen Sir mir Thre 
neuen Entdcckungen, Bemerkungen, Zwcifel u. s. w. mit; ich werdc es 
bcdtens zu enviedeni auclicn. Ueberhaopt bitte ich Sie, wenn ich Ihnen 
auf iiçend einc Weise, aus der Fernc odcr Nâhc, nûtzlich werden kann, 
immcr auf mich zu rechnen. 

Mit au.^gezeichneter Hochachtung 
Ueine Adiease: Ihr orgebenster 

Coppet A. W, von Schlegel. 

Canton de Vaiid Suisse. 

(Verschafftn Sie sich doch etc.) 



Knim d. 5leii Jlârz :>0. 

Schon langst habc ich llincn, mcin thcuerstcr llerr und Frennd, 
schreiben wollen. um Ihnen ziir llerausgabe Ihres Nalus Gluck zu ttiin- 
schen, und Ihnen an meioem Theil fiir dièse Fordening der Brahmanisclien 
Studicn dcn herziichsien Dank zu sagen. Die Richtigkeit des Textes ist 
niusterhaft, und ich darf sagen beyspiellos: ich habe ailes zwey bis drcy- 
mal gelcsen, und kanm drcy bis vicr Druckfehicr entdeckt. Die Wahl 
!9t vortrefflich: dicse Kpisode macht ein Ganzes aus; die Geschichte ist 
uncndiich intéressant: die Darstellung ist zugleich erhaben und allgemein 
fatllich, and ailes, Sitten, Leidenschaft, Verwickelung. and das maRig 
eingemischte Wnnderbare, ist geeignet dcn vortheilhaftestcn BegrifT von 
der Indischen Poésie zu gcben. 

Das Buch ist wcit angemeBner fur den ersten Unterriclit als der 
Kitopadcsa, den man ja ohnehin, wie ich hiire, nicht mehr haben kann, 
u. es bedarf nnn weiter keiner Chrestomathie. Auch haben Sie durcli 
Vergleichung der Ilandschriften, dnreh die wortliche lateinische Ueber- 
setzang und die Annierkiingen gerade das geleistet, was ich von eînem 
wahrhaft philologischen Heraasgeber nenlich foderte, in einem Aufsatze 
ûber den gegenwârtigcn Zusiand der Indischen Philologie, dcn 
Sie franzosisch , freylicli fehlerhaft ûbersetzt, in der Genfer Bibliothèque 
Universelle finden werden. Ich bcnutze meine niiclisto MuBe, um das 
Buch nach Verdienst auznzeigen, ich denke in den Wiener Jahrhiichern. 




86* A n h a n g. 

Die einzige Seite Ihrer Arbeit, die ich iiicht unbcdingt lobeii kaâ, 
ist die Lateinische. Ich will darauf keinen sonderlichen Nachdruck Icgti, 
daB die Uebersetzung hâufig in classischcrem Lateiii und doch wurtliclf 
hâttc abgefafit werdcn kônnen. Bcy den zusaramengesctzten Beywortdi 
wâre der Sprachgebrauch der âlteren Lateinischen Dichter, z. B. 
incurcicercicuvi pecu^^ zu benutzcn gewesen. Scaliger liât davon in si^ier 
Uebersetzung der Orphischen Hymnen ein schônes Bcyspiel <:o<z4^i 
und neuerdings Hermann bey Uebertragung der mythologischen XJMn 
ans dem Griechischen, wiewohl seine Deutungen oft niciit zu 
sind. Ein wesentlicher Mangel scheint es mir aber, daB Ihrc 
setznng fur den, welcher das Original nicht vergleichen kann, ii 
Stellen ganz nnverstândlich bleiben mufi. Auch sind Ihnen 
grammaysche Fehler cntschliipft, selbst in den Noten, wo 
nichts gebunden waren. ZB. p. 2 1 1 steht intiny r étant ur als 
p. 216 ebenfalls. Ebenso p. 205 usitatur. p. 179. 7?iirmif?ivl 
hôrt! Doch dieB sind Einzelheiten; weit wichtiger ist es. daB 
driicke u. Wendungen dem Geiste âchter Latinitàt im ganzeiw nicht ge- 
mâB sind. Befragen Sie darûbcr einen Kenner, wenn Sie nwiem Ur- 
theile nicht trauen. Ich habe jetzt vor, auch etwas LateinisAes drucken 
zu lassen, aber ich lege mein Manuscript mehrercn philologjpchen Freun- 
den zur Prûfung vor, um meiner Sache gcwiB zu seyn, M, dieu rathe 
ich Ihnen auch fur die Zukunft. Verzeihen Sie meine iUffénherzigkeit 
der freundschaftiichen Gesinnung. / 

Was mir unser geraeinschaftlicher verehrtcr Frcunll von Ihren Ar- 
beiten und ferneren Unternehmungen aus Ihren Briefen mitgetheilt, hat 
mir lebhafte Freude gemacht. Wenn Sie nach Beutschland zurûck- 
kommen, so woUen wir, denke ich, einander in dio Hânde arbciten. 

Erlauben Sie mir, Ihnen einige Fragen vorzulegen, und Sie um 
Nachrichten von den neueston Erscheinungen im Fâche der ludischen 
Litteratur zu bitten. 

Ich sehe, Sie haben das Wôrterbuch von Wilson noch nicht gehabt? 
Ist gar keine HofFnung da, daB dieB lange angekûndigte Werk endlich 
erscheinen wird? 

Wâre es Ihnen nicht môglich, mir das Wurzel-Lexicon von Wllkins 
zu verschaffen? Hat es in der That Vorziige vor dem Careyschen? — 
Ist Wilkins wirklich stark in der Auslegung schwieriger Texte? Sie 
haben natûrlich seine Uebersetzung des Bhagavad-Gita loben mûssen, von 
der wir doch wissen, wie es damit beschaffen ist. Seine Uebersetzung 
des Hitopadesa ist ein einziges groBes MiBverstandniB, u. noch in seiner 
Grammatik hat er hier und da ganz einfache Zeilen falsch gedeutet. — 
Wilkins hat sich gegen mich sehr grob betragen ; ich habe ihm zweymal 
geschrieben, ein Mitglied des Parlaments hat die Briefe an ihn gefôrdert 
u. er hat mit keiner Sylbe geantwortet. — Ist von Colebrooke noch 
etwas zu erwarten? 

Mir fehlen noch folgende Originale: die Gesetze des Manu — Bhaga- 
vad-Gita — Gita Govinda. W^enn Sie Gelegenheit haben, dièse Bûcher 
zu kaufen, beym Buchhândler, in Auctionen oder sonst aus der Hand, 



*«^t 



II. Briefw. zw. A. W. Schlegel u. Fr. Bopp. 87' 

■ ^ 80 werde ich Ihnen unendlich verbunden seyn, und Sorge tragen, die 
^ j - ^^ Aoalage schleunigst zu crstatten. Âuch den Kirat-Arjuniya babe ich 
^^ f ûoch nicht. Mit diesen Ausnahmen ist meine Sammlung der in Deva- 
nagaii gedrackten Texte ziemlich volistândig. 

Sie sind glucklicber als ich, mein Freuud, Sic konnen Ihre ganze 
MoBe aaf dièses Eine Studium vcrwenden. Mir bleiben bey meinem 
Âkademischen Lehramt nur Ncbenstunden dazii ûbrig. Ich batte eine 
Dissertation angekûndigt: De usu Unguae Brachmaîium sacrae in catissis 
linguae Latinae et Graecae indagandw, als Probe eines grôBeren Werkes. 
Ich werde aber wohl gleich zur Ausfûhrung dièses letzteren schreiten, 
welches beifien soll Etymologicum nomim a. Synopsis linguiu*um^ Indi- 
ca£^ G-raeccte, Latinae, Etriiscae, Gothicae, Anglosawonicae, Francl- 
cae, Alemannicae, Aber dieB werde ich freyiich durchaus nicht anders 
dmcken als mit Indischen Typen. 

Leben Sie recht wohl, lassen Sie mich bald erfrculiche Nachrichten 
hôren, bewahren Sie mir Ihre freundschaftlicheu Gesinnungen, und seyn 
Sie der meinigen gewifi. 

Ganz der Ihrigc 

A. W. von Schlegel. 

a. 

Momraenheim bcy Mainz den 8. August 1820. 

Hochwohlgeborner lïerr, 

Hochgeehrtester Freundî 

Ich erfûlle mit groBer Freude den Auftrag der llerausgeber der 
^Oriental Annals", indem ich Ihnen beyliegendcs Exemplar iiberschicke. 
Fur mich wûrde es sehr schmeichelhaft seyn, wenn Ihnen mein Antheil 
daran einigen Beyfall abgewinnen konnte. Ich habe mich bestrebt die 
Verwandtschaft der verglichenen Sprachen in ein helleres Licht zu stellen 
als in meinem deutschen Werke geschehen und meine Ansichten ûber 
den Ursprung der Sprachformen deutlicher auszusprechcn. Indessen be- 
trachte ich dièse Englische Umarbeitung und die Fortsetzung davon, 
welche ich bald einsenden werde, nur als eine Vorbereitung zu einem 
grôBeren Werke, worin ich trachten werde meinen Lieblingsgegenstand 
mit der mir môglichen Vollstândigkeit auseinander zu setzen. — Je 
ôfter ich diesen Gegenstand behandle, desto mehr finde ich mich in 
meinen Ansichten bestattigt und desto mehr finde ich Mittel, sie mit neuen 
Beweisgrûnden zu belegen. 

In Paris ward ich auf eine sehr angenehme Weise durch Ihre In- 

S dische Bibliothek ûberrascht, die mir Hr. v. lïumboldt zu leihen die 

I Gûte batte. Ich sage Ihnen fur die griindliche Recension meines Nalus 

meinen aufrichtigsten Dank; es làBt sich nicht verkennen, daB durch 

\ dièse Arbeit den Freunden der Sanskrit Sprache und vor allem mir ein 

^ wichtiger Dienst geschehen. Ich werde Ihren scharfsinnigen Einwânden, 

wo sie mich ûberzeugt haben, in einer zweyten Auflage ôffentlich bey- 

stimmen, und meine Gegengrùnde aufstellen. wo ich Ihre Meinung nicht 






f 



88* A n h a n g. 

theilen kann. Nur auf dem Wege gerechter Aufrichtigkeit und Unver- 
zagtheit glaube ich mich der Achtung und Freimdschaft eines Gelehrten 
von Ihrem schâtzbaren Charakter wûrdig machen zu kônnen. 

Besonders glûcklich und unzweydeutig scheint mir Ihre Erkiârung 
von viithunu; es bezieht sich allerdings auf die bcyden Kinder, wovon 
in der Folge gesprocben wird. Dièse Stelle kann auch nur verstanden 
werden, wenn man, nachdem raan das Ganze gelesen, wieder zuriickkehrt. 
Mir ist indessen die richtige Auslegung nicht in den Sinn gekomraen, 
und ich glaube beynahe, Sie sind der einzige von den Kennern, weicher 
dièse Stelle richtig verstanden hat. Auch gibt Ihre Erkiârung von 
chdjjadmtlya einen bessern Sinn aïs die meinige, allein das Negativ 
advitiya ist mir oft in der Bedeutung, gleichenlos, einer der keinen 
zweyten hat, vorgekommen. 

Am wenigsten kann ich Ihrer Erkiârung von uttamagandhâdyah 
bcystimmen; ich fûhle mich fest ûberzeugt, dafi sich adi hier, wie 
immer, blos auf das Adjectiv bezieht und daB das ganze Wort Krânze 
beschreibt, von deren Eigenschaften der beste Geruch aïs die erste er- 
wâhnt wird. 

Ihre vortreffliche Uebersetzung aus dem Ramayana habe ich mit 
dem grôBten Vergnfigen mehrmalen gelesen. Wem Hcxameter so mei- 
sterhaft gelingen der thut allerdings nicht ûbel sie dem Originalvers- 
mal3 unterzuschieben, besonders in einer freyen Uebersetzung. Ob- 
wohl ich fortfahren werde in dem metrum des Originals zu ûbersetzen, 
so kann mir doch Ihre musterhafte Vorschrift die trefFlichsten Dienste 
leisten. 

Aber was sagen Sie von Kosegartens entstelltcm Machwerk, von 
seinen Gânsen und Gânsevôgeln, von seinen Bauernherrn und 
Fiirsten-Stieren? und von seinem lâcherlichen Streben sich das An- 
sehen eines Kenners der Sanskritsprache zu geben, indem cr die Eng- 
lischen Uebersetzungen der Asiat. Untersuchungen verdeutscht und nur 
des gestochenen Textes erwâhnt. Ich habe selbst sclion lângst den 
groBten Theil des Nala ins Deutsche ûbersetzt, und Kosegartens Ueber- 
setzung wird mich nicht abhalten sie herauszugeben. 

Ich habe London vor 4 Wochen verlassen mûssen, weil mich die 
Bayrische Regierung ganz im Stiche lieB; gestern bin ich hier auf dem 
Landgute meines Vaters angekommen, in ungefâhr 3 Wochen gehe ich 
nach Mùnchen. Ich war aïs Professer in Wùrzburg vorgeschlagen ; die 
hochgelehrten Professoren daselbst erklârten sich aber gegen die Errich- 
tung einer Professur der Orientalischen Sprachen; das Sanskrit, sagen 
sie, scv ein litterarischer Luxus. Dièse lïerren wollcn blos lehren was 
Brod in das Haus bringt, und was sie nicht wissen sollen auch andere 
nicht zu lemcn Gelegenheit finden. Vielleicht werde ich in Mùnchen 
angestellt. Bleibe ich kommenden Winter in Miinchen, so gebe ich eine 
kurze, doch môglichst vollstândige, Sanskrit- Grammatik heraus, mit 
lythographischen Tafeln; denn es ist mir daran gelegen, daL^ die Mittel 
dièse Sprache zu erlernen so schnell als moglich dargeboten werden. 
Indem Sie nun Lettern schneiden lassen, so wird sich dann das Sans- 



IL Briefw. zw. A. W. Sohlegel u. Fr. Bopp. 89* 

krit-Studium sehr schnelle heben und verbreiten. Ihre Indische Bibliothek 
wird mâchtig dazu beytragen den Ansichien der Universitât Wurzburg 
entgegen za wirken. 

Es ist Ihnen wahrscheinlich bekannt, daB Wilson's WÔrterbuch in 
liOndon angekommen; wenn Sie es noch nicht verschrieben, so werden 
Sie wohlthun auf das schnellste Sich defihalb za verwenden, denn es 
ist bis jetzt nur eine kleine Anzahl von Exemplaren angekommen. 
Wenn Sie mich mit einem Briefe beehren wollten, so wûrden Sie mir 
eine sehr groBe Freude machen. Meine Adresse ist: — bey Hr. Kauf- 
mann Marx, Augustiner Gasse in Mainz. 

Ich verharre mit vollkommenster Hochachtung 

Ew. Hochwohlgeb. Ergebenster 

F. Bopp. 

4. 

Bonn, il 20sten Aug. 1820. 

Erst gestern, mein theuerster Herr und Freund, habe ich dnrch 
Ihren Brief vom 8ten d. M. Ihre Zurnckkunft ans England erfahren. 
Seyn Sie schônstens im Deutscben Vaterlande bewillkommt, und em- 
pfangen Sie meinen herzlichsten Dank fur Ihr freundschaftliches An- 
denken. Nur zum Beweise, daB ich wenigstens mit meinem guten Willen 
Ihnen zuvorgekommen war, lege ich einen veralteten Brief an Sie bey, den 
ich immer versâumt habe, nach London zu fordern. Ihr Exemplar des 
ersten Heftes meiner Indischen Bibliothek liegt auch lângst bereit; ich 
will Sorge tragen, daB Sie es unverzûglich bekommen. Es ist mir nun 
lieb, daB ich es bis jetzt aufgeschoben , dem Kronprinzen von Baiern 
ein Exemplar zu schicken. Jetzt will ich es thun, und mich dabei be- 
mûhen ihn fur Ihre Angelegenheiten gûnstig zu stimmen. Er hat immer 
etwas auf mein Wort gegeben. 

Es thut mir leid^ daB es mit Ihren Aussichten noch nicht ganz so 
steht, wie Sie es wûnschen, und wie Sie es auch mit Recht erwarten 
konnten. Indessen weiB ich nicht, ob Sic sich das mit Wurzburg all- 
zu sehr sollten verdrieBen lassen. Ihre eigentliche Stelle ist doch in 
Mûnchen bey der Akademie. 

Sie erfreuen mich, indem Sie meine Anzeige des Nalas grade so 
genommen haben, wie sie gemeynt war. Man muB das Studium ohne 
aile Nebenrûcksichten zu fôrdern suchen. Bey dem jetzigen Zustande 
der Hûlfsmittel ist es wohl nicht zu erwarten, daB irgend wer in 
schwierigen Fâllen immer die richtige Auslegung treffen wird. Ich werde 
mir sehr gem die gleiche Offenheit der Gegenbemerkungen gefallen lassen. 
Ich bin ûberzeugt, daB bald eine neue Auflage Ihres Nalas nÔthig sem 
wird, aber dann, hofFe ich, soll sie in Deutschland mit meinen Typen 
gedruckt werden, die, wie ich mir schmeichie, schôner als die Wilkins- 
schen ausfallen sollen. Ich habe Musterzeichnungen nach Berlin geschickt, 
und erwarte eben noch die Entscheidung des Ministers, ob er die Arbeit 
einem Berlinischen Kûnstler, versteht sich unter meiner Aufsicht anver- 



'Mf A a !i a s r- 

l>jiLMken Sk *kh nie ht mit d»T LrîL«>/nph:^ ein: es i>t ein klig- 
Jkfcer NcfChbehelf. Waneu Sk Ikber bi* meioe Tjpen fertîg sind. ich 
d^olur dk K<>«teTi de* Dnitrk* w^crden dann aoch jeriarer «^til 

W^nn mir nkht aile wi<*ett«^baftiiche Dfer^ucht fremd mire, «o 
kiyftnu- kh wobi we^eo des Aaf«atze« in der Ensl. Zeii^hrif: eiforsâchliir 
^in , den icb nar nôch babe darcbblinern kGnnen. Sie haben mir da 
în riun^h'rn Ponkten vorge^ffen. Aber e^ L<t on< beyden am die 
î^arh'r z« thun. Meine Schrift wird lateiniscfa. nnd zwar «o wissen- 
«rhaftii^h and ^Ibst «o tabellariseh als mûgiich abgefai^t seTn. Einige 
KapiUfl «ind «^rbon feitig geschrieben. 

Ich bin jetzt eifrig mit dem zweyten Hefte roeiner Indi>chen Bibl. 
(/e^rhâftigt, da<» aber mehr bbtori>ch als philologisch ansfalien wird. Es 
i"»t jetzt ent*<rhieden. daC ich den Winter in Paris znbringen werde. Ich 
d^mke gegen Ende Septembers von hier abzureisen. Melden Sie mir 
df>ch nnverzûglich. ob Sie sich um dièse Zeit in der Nâhe von Mainz 
iKrfinden werden. Der Wnnsch mit Ihnen ein aasfâhriiches Gesprâch 
zu haben. und aoch manches fâr die Zokanft abzareden. kônnte mich 
l>e»tiromen, meinen Weg âber Mainz zn nehmen. Sollten Sie nâchsten 
8<immer noch keine amtliche Bestimmnng haben, so wâre es sehr schôn, 
wenn »Sie einige Monaie in Bonn znbringen wollten. Sie kônnten in 
meinem Hanse wohnen, so daB Ihnen der Aufenthalt gar nichts kosten 
mâUte. Sie wfirden in meiner Bibliothek Stoff genug za Ihren Stndien 
finden, wir wûrden gemeinschaftlich arbeiten, und ans gegenseitig ùber 
manches aufklaren. 

Haben Sie den Aofsatz meines Bruders Qber eine Schrift von Rhode 
in (iem letzten Heft der Wiener Jahrbûcher vom vorigen Jahr gelesen? 
Es ist ein tûchtiges Stock Arbeit. 

Wer sind die Herausgeber der Annals of oriental littérature? Lassen 
Sie mich ihre Xamen und Adresse wissen, denn es wâre wohl schick- 
lich. dali ich ihnen so bald als moglich meine Indische Bibliothek zu- 
scndete. Ist einer darunter, der Deutsch versteht? 

Ich hâttc tausend Fragen an Sie zu thun — ich verspare sie aber 
auf die gehoffte Zusammenkunft, und sehe mit Verlangen einer Antwort 
von Ihnen hierûber entgegen. 

Leben Sie wohl und erhalten Sie mir Ihre wohlwollenden Ge- 
sinnungcn. 

Ganz der Ihrige 

A. W. v. Schlegel. 

5. 

Mommcnheim, den 26ten Aug. 1820. 

Ilochwohlgeborner, hochgeehrtester Herr und Freund! 
Recht sehr hat es mich gefreut Ihre beiden Briefe zu erhalten, die 
mir vorgestern zugekommen. Wenn ich nicht so sehr eilte nach 



II. Briefw. zw. A. W. Schlegel u. Fr. Bopp. 91* 

Mûnchen zu kommen, um meine Augelegenheit persônlich zu betreiben, 
so wûrde ich sehr gerne eine Reise nach Bonn unternommen haben, 
um Sie und unseren wackeren Freund Windischm. zu besuchen. — 
Freytag ist, wenn ich nicht ûbel unterrichtct, jctzo in Kônigsberg. — 
Ich habe meine Reise nach Mûnchen, ûber Heidelberg und Stuttgard, 
auf kûnftige Woche festgesetzt und kann also leider das Gluck nicht 
Iiaben Sie vor Ihrer Ruckkunft von Paris zu sehen. — Sehr vortheil- 
haft wûrde es gewiB fur mich seyn, wenn Sie Ihrem gûtigen Ver- 
sprechen gemaB Ihre Indische Bibl. recht bald an den Kronpr. von 
Bayern schickten und dabey mciner in Ihrem Briefe noch gedenken 
woUten. Ihre Recension meines Nalus wird mir indessen schon zur 
gÛDstigsten Empfehl. dienen. Suchen Sie gefôlligst den Kronprinzen 
zu ûberzeugen, daB eine Anstellung bey der Akademie fur mich das 
zweckmàBigste sey; darauf hat auch A. Humboldt zu wirken gesucht, 
welcher mir einen Brief an ihn mitgegeben. 

Fur das mir zugedachte Exempl. Ihrer Ind. Bibl. sage ich Ihnen ira 
voraus meinen herzlichsten Dank; ich werde stolz darauf seyn, es aïs 
ein Geschenk von dem Verfasser zu besitzen. — Der vorzûglichste ïler- 
ausgeber der Oriental Annals ist Hr. Raynouard, der im Orient gewesen 
und grûndiiche Kenntnisse des Arabischen, Tûrkischen und Persischen 
besitzt. Er versteht Dcutsch, und zwar, wie ich glaubc, recht gut. Er 
ist indessen noch nicht ôffentlich als der Herausgeber der Annals aufge- 
treten, und da er nicht in London wohnt, so bleibt die Leitung des 
Bruckes einem gewissen lïr. Mickel ûberlassen, der an der Biblioth. 
der Ostind. Comp. angestellt ist und auch fur den Herausgeber der Zeit- 
schrift gilt. Sie kônnen blos an den Verleger Longman adressiren, um 
die Sache an den Herausgeber verabfolgen zu lassen. 

Treuttel u. Wûrtz werden Ihnen dièses am besten besorgen. Letz- 
terem habe ich ein Exemplar der Annals fur Ihren Hr. Bruder ûber- 
geben; ich bitte Sie mich demselben im Ihrem nâchsten Briefe ehrer- 
bietigst zu empfehlen. Den erwâhnten Aufsatz ûber eine Schrift von 
Rhode freue ich mich in Mûnchen lesen zu kônnen; in London hatte 
ich keine Gelegenheit hierzu. — Wenn Sie die Gûte haben wollten die 
Oriental Annals anzuzeigen, so wûrden Sie die Herausgeber hierdurch 
sehr verbinden. Die Nuramern dieser Zeitschrift sind, wie aile Englische, 
einzeln zu haben. 

Das Wurzel-Lexicon von Wilkins werden Sie wahrscheinlich durch 
Treuttel und Wûrtz erhalten kônnen, im widrigen Falle w^erde ich es 
Ihnen verschafFen. Es ist angenehm zum Gebrauche, die 3te Person der 
Zeitwôrter ist jedesmal angegeben. Wilkins ist ein groBer Feind vom 
Briefschreiben, seine Correspondenz mit Sacy besteht auch vorzûglich nur 
darin, daB er Briefe von ihm empfângt, die er hôchst selten beantwortet. 
Um die Sanskrit Sprache bleibt ihm doch immer ein unsterbliches Ver- 
dienst wegen seiner klaren, verstândlichen Grammatik, die durch die Ge- 
brechen derer von Colbrooke und Carey in einem um so vortheilhafteren 
Lichte erscheint. Er hat bey weitem mehr Sinn fur die GrôBe der 
alten Indischen Litteratur, als Colebrooke. Dieser erscheint mir als ein 



92* A n h a n g. 

Mann von Talent iind nmfassenden Kenntnissen, aber ohne Geist imd 
Génie. Er vergifit ûber dem VersmaB den Sinn des Verses und zieht 
daher die spâtere Poésie der Indier ihrer âlteren vor, die durch ibre 
liebenswûrdige Einfalt verbunden mit imposanter GrôBe und Wûrdc jeden 
der Herz und Gemûth hat se sehr ergreift. — In Auslcgung schwieriger 
Stellen ist es mir noch nie eingefallen weder den einen nocb den an- 
dern zu Rath zu ziehen. 

Der Bhagavad-gita wird wahrscheinlicb jetzo wieder bey Black zn 
haben seyn, aber nicht der Gitagovinda, und Manu schwerlieh. Im Falle 
Sic den Bbagavadgita nicht mehr erlangen kônnen, so will ich Ihnen 
mein Exemplar geme leihen, wenn Sie noch gesonnen sind einen litte- 
rarischen Gebrauch davon zu machen. — Sehr wird es mich freuen, 
wenn es mit Ihren Sanskrit-Typen vorangeht. 

Erbalten Sie mir stets Ihre Freundschaft und Wohlwollen, und ge- 
nehmigen Sie nebst herzlichstem GruOe die Versicherung meiner voll- 
kommensten Hochachtung und freundschaftlichsten Gesinnung, womit ich 
die Ehre habe zu verharren Ihr 



6. 



ergebenster 
F. Bopp. 

[Berliu, Sept. 1821.] 



Verehrtester Herr und Freund! 

Es war mir recht angenehm durch unsern Freund Windischmann 
ein Exemplar Ihres Indischen Spécimen zu erbalten, welches ich oft mit 
Vergnûgen zur lïand nehme. Genehmigen Sie meinen schonsten Dank! 
Ich muB Ihnen gcstehen, daB es mir eine sehr crfreuliche Uebcrraschung 
gcwescn , als ich vor Ostern hier ankam, auf der Bibliothek dièses Spé- 
cimen zu finden. So schnell batte ich mir die Vollendung der Typen 
nicht vorgestellt, ob>vohl ich Ihnen nicht die Langsamkeit von Chezy zutrauen 
konnte. Die Form ist allerliebst, ich erfahre zwar durch Humboldt, der 
dieser Tage wieder hier angekommen, daB Sie noch vicies haben ândern 
lassen. Mir ist nur weniges aufgefallen, was ich anders gewûnscht 

batte z. B Dièses ist beynahe ailes was ich auszusetzen wiiBte, im 

Ganzen finde ich die Buchstaben den schonsten Handschriften vollkom- 
men entsprechend. 

Was mir Humboldt mitgetheilt in Bezug auf die Werke, die Sie 
hcrausgeben woUen, hat mich sehr erfreut, besonders was eine von Ihnen 
bcschlossene Ausgabe des Ramayana betrifft, wozu ich an Ihrer Stelle 
gleich nach Vollendung des Bhagavad-gita schreiten wûrde. So sehr mir 
der Ilitopadesa immer interessanter wird je ôfter ich ihn lèse, wegen der 
ihm eigenen Fûlle und Tiefe der Gedanken, so glaube ich doch, es wâre 
gut vor der Hand eine neue Ausgabe noch zu verschieben. Die Freunde 
der Sanskrit-Litteratur mùssen Ihnen den grôBten Dank wissen, wegen 
des Eifers, womit Sie Sich deren Forderung angelegen seyn lassen, und 
ich bin stolz auf einen so tuchtigen Mitarbciter in einem bis jetzt noch 
seltenen Fâche. Vielleicht werden wir auch nun bald einer gemein- 
schaftlichen Regierung angehôren, indem mir vor einigen Tageu eine 




II. Briefw. zw. A. W. Schlegel u. Fr. Bopp. 93* 

auûerordenliche Professur an hiesiger Universitât angeboten wurde. Es 
kommt nun darauf an, ob mich die Bayrische Regierung entlassen wird, 
was ich wûnsche, denn ich finde hier einen besseren Wirkungskreis als 
icli auf einer Bayr. Universitât erwarten kann, und es zieht mich ûber- 
haupt die Art an, wie die PreuBische Regierung die Wissenschaften be- 
gûnstigt. Die Bedingungen, welche man mir macht, finde ich fur einen 
Anfang ganz annehmbar; man bietet mir nâmlich 800 Rthlr. Gehalt 
nebst 200 jâhrlicher auBerordentlicher Rémunération. Sehr gern hâtte 
ich Sie diesen Sommer besucht, wenn ich es hâtte môglich machen 
konnen an den Rhein zu reisen; fur jetzt bleibt mir nichts anders ûbrig 
aïs hier den EntschluB der Bayr. Regierung abzuwarten. In jedem 
Falle hofFe ich das Gluck zu haben, Sie in kûnftigen Herbstferien zu sehen. 

Leben Sie recht wohl und erhalten Sie mir Ihre Freundschaft und 
Gewogenheit. 

Mit grôBter Hochachtung und Freundschaft 
Meine Adresse: ïhr ergebenster 

Letzte Strasse No. 28. F. Bopp. 

Windischmann und seine Familie bitte ich Sie mir vielraal 
zu grûBen. 

7. 

Berlin, den 4. Juli 1822. 

Hochgeehrtester Herr und Freund, 

Es war mir sehr erfreulich, daB Sie bey Erscheinung des 3. Heftes der 
ïndischen Bibl. sich meiner freundschaftlich erinnert haben. Empfangen 
Sie meinen verbindlichsten Dank fur dièses mir hôchst schâtzbare Ge- 
schenk. Eine Recension des 2ten und 3ten Heftes habe ich vor etwa 
12 Tageu nach GÔttingen abgeschickt und um baldigen Abdruck ge- 
beten, ich will Ihnen also hier nicht mit Auseinandersetzung meiner 
Ansichten beschwerlich fallen. — DaB mich die beiden Hefte die so 
vieles Treffliche enthalten recht sehr interessiren muBten versteht sich 
von selbst; ich glaube nicht, daB sie jemand mit grôBerer Theilnahme 
gelesen habe. Ihre Typen gefallen mir âuBerst wohl, auch habe ich 
meine Meinung darûber in meiner Anzeige ausgesprochen. Ich sehne 
mich nach der Erscheinung des 4ten Heftes, wo Sie uns mehr Original- 
text versprechen. — Der GieBer findet die Arbeit der Stempel recht 
gut. Ich zweifle nicht, daB der GuB hier gut von Statten gehen werde; 
es wird aber geraume Zeit erfordern, da der GieBer sehr beschâftigt. 
Wâre ich frûher in PreuB. Diensten gewesen, so wûrde ich das Ministe- 
rium zu bewegen gesucht haben, den GuB fur Berlin ebenfalls in Paris 
besorgen zu lassen; es wâre hierdurch Zeit gewonnen worden, und die 
Uebersendung des Apparats wiirde dann keine Eile gehabt haben. Die 
Typen, welche Sie frûher aïs Proben von Paris geschickt haben, sind 
dem GieBer von vortheilhaftem Gebrauch; da aber seitdem manches ver- 
ândert worden, so wâre es vielleicht gut, wenn der GieBer ein Exemplar 
von jedem Typen wie sie jetzt sind, in Handen hâtte. 



94* A n b a n g. 

iloffentlich werden sich die Bearbeiter des Sanskrits nach and nach 
bedeiitend vermehren, sowie sich die Hûlfsmittel vermehren. Uamboldt hat 
nchon »ehr groBe Fortschritte gemacht und ist recht eifrig damit beschâftigt. 
Ich bitte Sie mir Ihre freundschaftlichen Gesinnnngen zn erhalten 
and die Versicherung der ausgezeichnetsten Hochachtung und Freund- 
schaft zu genehmigen, womit ich stets verharre 

Ew. Hochwohigebomen 

Ergebenster 
F. Bopp. 
Ich bitte Sie mir nnseren trefflichen Freund Windischmann und 
seine Farnilie vielmal zu grûBen. 

8. 

Berlin, den IG. Juni 1824. 

Hochwohigeborener, Hochgeehrtester Herr Professer! 

Vor allem erstatte ich Ew. Hochwohlgeboren meinen verbindlichsten 
Dank fur die schâtzbarcn Geschenke, welche Sie mir durcb Ihre vor- 
treffliche Ausgabe des Bhag. und das 4te Heft der Ind. Bibl. gemacht. 
Wie sebr ich die erstere achte habe ich bereits Gelegenheit gehabt 
offeutlich auszusprechen ; zur Anzeige den 4ten Heftes wollte ich die Er- 
Hcheinung des Iten Hefts 2ten Bandes, wegen des Schlusses der Hum- 
boldtschen Abhandiung abwarten. Ihre kurzen aber lichtvollen Anmer- 
kungen zu dessen Abhandiung haben mich sehr erfreut, sowie die 
schâtzbaren Variantcn aus der Panser Handschrift. 

Sie erhalten hierbei ein Exemplar einer kleinen Sammlung von 
Episoden aus dem Mah., ura dessen wohlwollende Annahme ich Sie er- 
gcbenst bitte und hoffe, daB Ihnen das Durchlesen des Originals einige 
vergnûgte Stunden machen werde. Es sind viele schwierige und dunkle 
Stellen darin, die ich in den Anmerkungen so viel es mir moglich ge- 
wesen zu erlâutem gesucht habe. Ihre belehrenden Ansichten darûber 
werde ich mit vielem Danke aufnehmen. In der Schreibung des Textes 
werden Sie finden, dafi ich in manchen Punkten Ihrem im Bhag. gege- 
benen Beispiele gefolgt bin; ich wûnschte, daB wir uns in der Folge 
ùber eine ausgedehntere Trennung der Wôrter verstândigen kônnten, in 
welcher Beziehung Sie bereits im ersten Hefte Ihrer Ind. Bibl. lobens- 
werthe Grundsâtze ausgesprochen haben. Ich war im Begriffe in Ar- 
dschuna's Himmeir. u. s. w. die vollkommenste Worttrennung zu beob- 
achten, und batte bereits meine Handschrift damach eingerichtet; ich 
schrieb tataç cmfa^ Humboldt miBrieth mir dièse Art zu schreiben, 
und da Ew. Hochwohlgeboren ebenfalls im Allgemeinen der herrschenden 
Gewohnheit getreu geblieben sind, so wollte ich nicht génie ganz allein 
stehen. Ich werde aber spâter den Versuch machen, wie eine solche 
Worttrennung aufgenommen werde; es sollte mich freuen, wenn es im 
Einverstândnisse mit Ew. Hochwohlgeboren geschehen konnte. In 
meinem Lehrgeb&ude der Sanskrita Spr., wovon bereits 6 Bogen gedruckt 



II. Briefw. zw. A. W. Schlegel u. Fr. Bopp. 95* 

und wovon das erste Heft, die Wohllautsregeln und Deklin. enthaltend, 
in einigen Monaten wird erscheinen kônnen, habe ich nicht umhin ge- 
konnt, eine kleine Neuerung einzufuhren, indem ich bei den gramma- 
tischen Endungen an die Stelle des : ein s oder r als die primitive 
Form seize und z. B. ramas als Nom. und 'piiar als Voc. von pitr 
schreibe ; die Wohilautsreg. geben an, in welchen Fâllen dièse primitiven 
Formen in rama: xinà pita: ûbergehen. Wenn man aber bei jedem ein- 
zelnen Worte auf die Wobllautsreg. Rûcksicht nehmen, oder sich das- 
selbe inimer als am Ende eines Satzes stehend denken wollte, so dûrfte 
man auch nicht sagen, daB tacU das Neutrum, ein Pron. 3ter Person sei, 
sondeni man mûBte tat schreiben. Die Indischen Gramm. scheinen 
einen Unterschied machen zu wollen zwischen dem s der grammat. 
Endungen und dem der Grundformen; da aber beide ganz gleichen Ver- 
anderungen unterworfen sind, so scheint es mir unrecht der Sprache 
eine Unterscheidung aufdrângen zu wollen, den sie nicht anerkennt. 
Ich wûrde mich in diesen Ansichten nicht wenig bcstarkt und ermuthigt 
fûhlen, wenn ihnen der schâtzbare Beifall Ew. Ilochwohlgeboren zu Theil 
wûrde, was ich beinahe vermuthen mochte, da Sie z. B. das s so sehr 
als das Wesen des Nominativs betrachten, daB Sie es auch in den 
eigenen Namen, bei Uebersetzungen, beibehalten. Sie wûrden mich sehr 
erfreuen, wenn Sie mir ûber diesen Gegenstand Ihr belehrendes Urtheil, 
worauf ich den grôBten Wert lege, nicht vorenthalten wollten. 

Durch Ilire Ausgabe des Ramayana werden Sie den Forschern der 
Indischen Spr. und Alterthums einen auBerordentlich wichtigen Dienst 
leisten. Ich sehe mit Ungeduld der Erscheinung der Iten Lieferung 
entgegen. DaB ich fur dièse rûhmliche Unternehmung subscribire, wird 
Ihnen Hr. v. Humboldt geschrieben haben, 

Ich empfehie mich Ihrem freundschaftlichen Wohlwollen und ver- 
harre mit ausgezeichneter Hochachtung 

Ew. Hochwohlgeboren 

Ergebenster 

Bopp. 

9. 

Bonn d. 7ten Aug. 1824. 

Hochgeehrtester Herr Professer! 

E. W. haben mir durch Uebersendung Ihrer Episoden aus dem 
Mahâ-Bhârata eine sehr groBe Freude gemacht; ich sage Ihnen meinen 
bestet) Dank dafûr, und wûnsche Ihnen Gluck zu der gelungenen Unter- 
nehmung. Sie mûssen verzeihen, daB ich hiemit so lange im Rûckstande 
geblieben bin. Ich batte, dièse Zeit her nicht einen Augenblick freie 
Mufie, da ich neben meinen gewohnlichen Amtsgeschâften die Lateinische 
Rede zur Geburtstags-Feier unsers Kônigs ausarbeiten muBte. Daher 
kommt es auch, daB ich Ihr Werk noch nicht ganz gelesen, sondern 
nnr hier und da darin genascht habe. 

Der GuB ist vollkommen gelungen, u. macht Ihrer einsichtsvoUen 
Leitung aile Ëhre. Sie werden aus dem 25sten Hefte des Journal Asia- 



96* A n h * n f . 

tk|oe sebeiu di6 ich dièses Urtbeil aach gegen die Asiat. GeseUschaft in 
Paris geâoCert babe. Einige kleine Feinbeiten ^ind ^ielleicht nichl beob- 
aebtet worden: allein dieC war aocb kaam môelich. Icb babe z. B. das .... 

Mit zwanzig bis dreiliig Stempeln wûrde man weit reicben. o. in 
Paris werden sie obne Zweifel am besten und wobifeilsten verfertigt. 
Aber ein Sacbverstindiger moU die Arbeit leiten. a. icb sebe nocb nicht 
vorauH, wie tmld icb wieder werde dortbin kommen kûnnen. Da Ur. 
Fauriel weit verreist ist, so weiC icb jetzt niemanden. dem ich es auf- 
tragen kônnte. Mit Cbézj ist nicbts anzufangen: ûberdieB bat er auf 
eine bôcbht abgescbmackte Weise seine Eifersucbt gegen mich an den 
Tag gelegt. Er liefert nicbts, and ârgert sicb. wenn andre thâtiger sind. 
Nun, fbr neues Werk ist wiederam ein AnlaB zu Lamentationen fur ihn 
und seine Scbûler. Dièse scheinen anch nicbt sebr stark zn seTn. Der 
eine bat im Eingange des Durgâ-Mâbâtmyam vifgaydvyâjena ûbersetzt: 
in eine Thierbant eingebûllt, statt daB es beiBen soHte: unter 
dem Vorwande der Jagd. 

Der Druck ist im Ganzen aucb sebr gut ausgefallen, nur will icb 
Ibnen aus eigner Erfabrung den Ratb geben, die Scbwârze mâBig auf- 
tragen zu lassen, dagegen aber ein Papier zu wâblen. das sie willig an- 
nimmt. Die Walze statt der Ballen wird mit Vortbeil gebrancht, auch 
leiden dabei die unterscbnittenen Zûge weniger die Gefahr des Abbrechens. 

Mit der Trennung der Wôrter nocb weiter zu gehen môchte icii 
nicht anrathen. Mich dûnkt, man kann sie sicb nnr bei solchen Schluli- 
consonanten erlauben, welche am Schiusse der Verse geduldet werden, 
und dièse sind einzig die vier tenues; {c ist ganz unerlaubt, t u. /> 
mojreii selten vorkommen, t u. k allein sind hâufig) denn hieraus ergiebt 
sirh, daB die im Laufe der Rede allerdings die Worter schlieCenden 
mediae u. Halbvocale, wie in dem Beispielc p. XXIIl, nur durch Ver- 
niittlung des folgenden sonoren Buchstaben fur aussprechbar erachtet 
werden. Dagegen môchte ich anrathen, das t vor dem ç nicht zu ver- 
wandeln, u. nicht mehr taccJn^txd sondern tnt çrutvâ zn schrcihen, wie 
es unzahlig oft in den Handschriften steht, und auch in den Gramma- 
tiken frci gelassen ist. 

Ich niuB Ihnen die nnangenchme Entdeckung einiger Druckfehler 
niachen. DieU darf Sie nicht wundem: man miilite Argus-Augen hahen, 
um sie durchaus zu vermeiden. Hahen Sie mir doch auch dergleichen 
im Bh. G. entdeckt, den ich so scharf gepriift, u. worin ich so vieie 
Cartons eingefûgt hahe. Ich habe Hrn. Haughton in den ersten hundert 
Seiten seines Manus nicht weniger als 24 Druckfehler oder falsche Lese- 

arten nachgewiesen — Um ûber Ihre Auslegungen und den Inhalt Ihrer 

Anmerkungen etwas hedeutendes sagen zu konnen, niùBte ich erst mehr 
gelesen hahen. Wenn Sie mir aher eine aligemeine Bemerkung erlauben 
wollen, 80 wiire es dièse, daB Sie zu schuchtern in der Conjectural-Kritik 
sind, u. dadurch mit der Auslegnng ins Gedrânge kommen. Um zwei- 
felhafte Punktc der Granmiatik zu hew^eisen, wûrde ich nur ganz authen- 
tische Texte gcbrauchen, die schon vor Alters durch fortlaufende Com- 



IL Briefw. zw. A. W. Schlegel u. Fr. Bopp. 97* 

mentare festgestellt sind. Vor allen Dingen aber hûten Sic sich, aus dem 
Serainporer Ram. in solchen Fâllen etwas zu citiren. Das, worauf Sie 
sich nun schon zuin zweitenmale (p. 71 d. Note in der Stelle 1, Cap. X, 
dist. 23) berufen, ist nichts als eine falsche Leseart. Ich finde in sechs 
Handschriften, welche drei verschiedenen Recensionen angehôren, ûber- 
einstimmend den Imperativ statt des Infinitivs, u. das zweite Hemistich 
ganz anders, folgendermaUen : madcyam 7iagaram ydtu karyam hi 
muhadvdyatam und dièses ist ohne Zweifel die wahre Leseart. 

Es hat micli sehr gefreut, daB Sie meiner Emendation am Schlusse 
des Bh. G. Ihren Beifall geschenkt haben. Die Corruption ist ait, da 
sie schon Sridharasvâmin durch eine grammatische Ausflucht, wie wohl 
vergeblich, zu rechtfertigen sucht; auch findet sie sich in den meisten 
Handschriften. Jedoch fand ich meiue Emendation schon durch zwei 
Handschriften bestatigt; u. zwar schreibt sich die eine aus Népal her, 
die andre mikrographische besitze ich selbst. 

Mit Vergnûgen erfuhr ich in London, daB Ihre Ausgabe des Nalas 
beinahe ganz erscliôpft sei. SoUten Sie eine neue veranstalten, so biete 
ich Ihnen die Mittheilung meiner kritischen Bemerkungen an. Doch 
kônnten dièse, wenn ich MuBe dazu finde, auch wohl in einer beson- 
dern epistola critica vorgelegt werden. 

Ihren Namen werde ich sehr gern auf meiner Subscribenten-Liste 
sehen; daB Sie abcr den Subscriptions Preis wirklich erlegen soUten, 
kann ich schwerlich zugeben. Wiewohl ich von einem so weitlâufigen 
Werke, wie der Râmâyana ist, nicht so viele Exemplare verschenken 
kann, wie vom Bh. G., so gehôren Sie doch unter die kleine Zahl Ge- 
lehrten, denen ein Frei-Exemplar gebûhrt. Die Menge und die gewissen- 
hafte Benutzung der Hûlfsmittel dûrfte die erste Lieferung um etwas 
verzôgern. Auch wird es gut seyn, die Subscriptionen aus Indien ab- 
zuwarten, auf die ich wohl rechnen darf. 

Ich habe mit groBem Intresse Ihre Abhandluug in den Schriften der 
Berliner Akademie gelesen, u. den Umfang Ihrer Sprachkenntnisse be- 
wundert. Ich vermiBte nur eins dabei: eine Tabelle, worin die Prono- 
mina der sâmtlichen verglichenen Sprachen zusaramengestellt wâren. Doch 
vielleicht haben Sie dièse am Schlusse beigefûgt. 

Verzeihen Sie den geringen Inhalt dièses Briefes. Ich muB drin- 
gender Geschâfte wegen hier abbrechen, wenn der schon zu lange ver- 
zôgerte Brief nicht von neuem mehrere Tage liegen bleiben soll. Ich 
wûnsche Ibnen Gesundheit u. heitre Stimmung zur ferneren Bearbeitung 
unsres gemeinschaftlichen Fâches, u. bin mit der ausgezeichnetsten Hoch- 
achtung 

Ihr ergebenster 

A. W. von Schlegel. 

Wenn Sie der Deutlichkeit wegen fur Anfanger noch eine stârkere 
Sonderung der Wôrter wûnschen, als sie bei der bisher befolgten Mé- 
thode Statt finden kann, so wurde ich die Punkte unter der Unie an- 
rathen, die Colebrooke im A. C. gebraucht hat. Mit wenigen Stempeln 
lieBe sich unsre Schrift dazu einrichten. 

Lefmann, Franz Bopp. G 



98^ A n b a n f . 

10. 

Berlin d. '2. NoTemher [1824]. 

HochwohlgeboreDer Herr Professer. Hochgeehrtester Freundî 

Bei meiner Rûckkehr von einer Reise nach dem Rhein. wo ich je- 
doch die Umgegend von Mainz nicht ûberschritten habe, ward mir das 
[an]sch$tzhare Vergnûgen zu Theil Ihr sehr geehrte? Schreiben vom 7. August 
zn finden. ond ich freute mich innigst ûber die darin ansgesprocbenen 
freundschaftlichen Gesinnangen. Aach habe ich in voriger Woche Ihren 
Brief vom 1 1 . Okt. darch Hr. v. Boblen erhalten. dem ich suchen werde, 
mich nacli Krâften nûtzlich za erweisen. Bei seinem Eifer und Talent 
konnte en «ich nicht fehlen, daû nnter Ihrer einsicht«îvolIen Leitung er 
in karzer 2^it verhâltniBmâOig bedeutende Fort^hritte machen muBte. 
— Daû Sie mit der Ausfûhrang des hiesigen Gasses im Wesentlichen 
zafrieden sind, war mir recht angenehm zu erfahren, und ich schmeichle 
mir daher, daO Sie auch einer kleinen Schrift Ihre Theilnahme schenken 
werden, deren Verfertigung die Akademie auf meine Vorstellung ange- 
ordnet bat. Es geschieht dièses durch einen recht geschickten Schrift- 
scbneider, der mehr Erfahrung bat und auch scbneller arbeitet aïs Thym, 
welcher die Arabische Schrift verfertigt bat. Vor meiner Abreise ûber- 
gab ich ihm, nacbdem ich einige Proben von ihm gesehen batte, eine 
Anzabi von Buchstaben, die er gerade den Ihrigen, in kleinerem MaB- 
stabe, nachschneiden sollte, was er. nach meinem L'rtheil. sehr gnt aus- 
gefûhrt bat. Ich nebme mir die Freiheit sie Ihnen zu Ihrer Beurthei- 
lung zu ûberschicken. Sie werden wohi gûtigst berficksichtigen, daB die 
Abdrucke von den Stempein niemals in ihrer ganzen Scharfe ausfallen. 
Die unterstrichenen Buchstaben habe ich verworfen; doch wird man . . . 

F!in Exemplar meiner 

Abhandlung ûber die Pronomina habe ich von Mainz aus durch Kupfer- 
berg an Sie abgeschickt; ich bitte Sie dièse Arbeit. die Sie schon aus 
den Correkturbogen kennen, mit freundschaftlichem Wolilwollen aufzu- 
nebmen. Es freut mich ura so mehr. daB ich meiner Abhandlung Ta- 
bellen beigefûgt habe, da ich aus Ihrem verehrten Schreiben ersehe, daB 
Sie dièses fur zweckmâBig erachten. In diesen Tagen werde ich auch 
die Ehre haben Ihnen ein Exemplar des Isten lleftes meiner Gramniatik 
zu ûberschicken. Ich bitte Sie mir Ihr bclehrendes Urtheil darûber nicht 
vorzuenthalten und mich auf aile Mângel und Irrthumer, die Ihr be- 
wâhrter Scharfblick darin . wahrnimmt aufmerksam zu machen. — In Be- 
zug auf die Verwandlung der Vocale von grammatischen Endungen batte 
ich noch den Fall nachzutragen , daB 6 vor dem Participial -Suffix i/a, 
wie vor einem Vocal in dv verwandelt wird, und du als Vriddhi von 
u in do. 

Ich wûBte nur sehr Weniges anzugeben, was ich zu der Sanskr. 
Textschrift noch nachgeschnitten haben môchte; ich glaube aber, daB der 
graveur, von dem ich Ihnen hierbei einige Probe-Arbeiten ûberschicke, 
die Vorschriften zu neuen Stempein, so wie Sie sie anzugeben die Gûte 
haben 




II. Briefw. zw. A. W. Schlegel u. Fr. Bopp. 99* 

Erlauben Sie mir die Moglichkeit der Schreibart fat çi'utm in 
Zweifei zu ziehen. Ich finde weder in Wilkins noch in Forster, dessen 
Tafeln auOerordentlich vollstândig sind, dièse Schreibart zugelassen, son- 
dern bios taccht'u ^ und tacçini ^ Auch erinnere ich raich nicht in 
Uaudschriften jemals das t vor ç unverândert gefunden zu haben. Ich 
sehe mit grôBter Ungeduld der Erscheinung der 1 sten Liefening Ihres 
Ram. entgegen; da Ihnen so viel Handschriften zu Gebote stehen, so 
kann man von der Schârfe Ihrer Kritik nichts anderes als das Vor- 
trefflichste erwarten. Fur die Mittheilung der Lesart nagare i/àtu, die 
freilich vor der Seramporer den Vorzug verdient, bin ich Ihnen sehr 
verbunden. 

Erhalten Sie mir Ihre freundschaftlichen Gesinnungen und genehmigen 
Sie die Versicherung der unbegranzten Hochachtung 

Ihres ergebensten 

F. Bopp. 
11. 

Bonn d. 22sten Deceniber 1824. 

Empfangen Sie meinen aufrichtigsten Dank, hochgeehrtester Herr 
und Freund, fur Ihre vielen u. schônen Geschenke. Ich habe Ihre Aka- 
demische Abhandlungen u. das erste Heft Ihrer Grammatik empfangen, 
u. jene zum zweitennial, dièse zum erstenmal mit groBer Befriedigung 
gelesen. Sie haben die Buchstabenlehre auf originale Weise behandelt. 
Ich bin darûber ganz mit Ihnen einverstanden, da6 sie in den bisherigen 
Grammatiken unvollstândig ist, u. daher manche Vertauschungen der 
Buchstaben bei der Flexion und Wortbildung als wîllkûhrlich erscheinen. 
Doch sollte ich fast meynen, Sie hâtten etwas zu viel hineingezogen, 
wenigstens dûrfte es fur den Anfônger verwirrend seyn. Indessen ist 
Ihr Buch ûberhaupt nicht sowohl fur Anfanger als fur Kenner be- 
stimmt. Um so mehr mufi ich es beklagcn, dal3 Sie nicht die Lateini- 
sche Sprache gewâhlt haben, die fur scharfe Bestimmtheit u. Kûrze im 
Ansdruck grammatischer Regeln so einzig geeignet ist. Sie haben da- 
durch dem vortrefflichen Werke den Zutritt im Auslande erschwert. 
Wenn Englânder und Franzosen iiber dièse Gegenstande in ihrer Mutter- 
sprache schreiben, so konnen sie sich schmeicheln, daB sie sich einer 
allgemeinen Mittheilungssprache bedienen; aber wir Deutsche sind nicht 
in diesem Falle. — In den Episoden habe ich Ihnen irrig prapdsi/âmi 
als Druckfehler angemerkt; ich batte noch nicht im Zusammenhange ge- 
lesen, batte pacydmi im Sinn, u. bemerkte daher das dentale s nicht. 
Ich kônnte Ihnen dagegen einige andre anzeigen. — Es versteht sich, 
daB von diesen gelehrten Arbeiten demnâchst in der Indischen Bibliothek 
die Rede seyn wird. 

Ich freue mich ungemein, daB Sie die Anfertigung einer kleineren 
Schrift ausgewirkt haben; ich zweifle nicht, das Ministerium wird mir 
fur die hiesige Druckerei einen GuB bewilligen, u. dièse Schrift wird 
bei Anmerkungen, Varianten, Commentaren etc. vortrefflich zu Statten 
kommen. Wenn sie anfangs auch nur auf das Nothwendigste be- 

G* 



100* A n h a n g. 

schrânkt ist, so wird es uns vielleicht in der Folgc gelingen. die Ver- 
vollstândigiing auszuwirken. Die Probe ist sehr zierlich, nur befûrchte 
ich beinahe, dafi fur die Deutlichkeit ein um Einen Grad zu kleines 
Maafi gewâhlt ist. Denn nach meiner Krfabrung erscbeincn die Let- 
tern im unniittelbareii Abdruck vom Stempel mit Lampendampf deut- 
licher als nacbber im Druck, wo die Schwârze leicht die Umrisse ûber- 
schreitet u. sich mancbes verwischt. Wenigstens kann dieC nur durch 
grofie Sorgfalt u. Sauberkeit bei der Manipulation der Presse vemiieden 
werden. 

Nennen Sie mir doch diesen geschickten Scbriftsteciier, geben Sie 
mir seine Adresse, u. melden Sie mir, was sein Preis fur jeden Stempel 
mit Inbegriff der Matrize ist. Ich kônnte vielleicht einiges bei ihm be- 
stellen, da ich mit einigen Buchstaben, seibst unter den einfachen des 
Alphabets, nicht ganz zufrieden bin. Nachdeni ich in Paris sieben 
Monate in den AVerkstâtten gesessen batte, war meine Zeit und Geduld 
erschôpft, und ich konnte nicht ailes zu der gewfinschten Vollendung 
bringen. Ich lege meinem Briefe eine kleine Anweisung fur den Schrift- 
stecher bei, wonach er seibst prûfen kann, ob er die dicken u. feinen 
Striche (plein et délié) richtig vertheilt hat Ich seibst habe dièses 
Mittel erst von Haughton geiernt. der verwundert war, daB ich, ohne es 
zu kennen, fast durchgângig das Rechte getroflfen. In dieser Hinsicht 
ist an der Probe der kleinen Schrift noch manches zu erinnem. Frei- 
lich fôllt es weniger in die Augen, je mehr die Lettern verkleinert wer- 
den. Deswegen ist es rathsam, daB der Schriftstecher sich die aufge- 
gebene Figur nach einem groBen MaaBstabe vorzeichne. Im Ganzen 
muB ich wûnschen, daB die kleinere Schrift der mcinigen so âhnlich als 
môglich ausfallen moge DicB finde ich auch in der Probe so zicmlich 
geleistet; nur scheinen mir manche Buchstaben mehr in die Breite ge- 
zogen. Doch ist dieB vielleicht der Deutlichkeit wegen nothig. . . . 

Was man auch an meiner Devanagari-Schrift fur Unvollk(»mmen- 
heiten riigen mag, so darf ich doch behaupten, daB sie an Deutlichkeit, 
Eleganz und âchtem Charakter die frùheren iibertrifft. Wilkins hat 
durchaus nur die Handschrift seines Indischen Kalligraphen nachgeahnit. 
der nachher bei J. W. Jones in Dienste trat, sich dem Trunke ergab u. 
darûber blôdsinnig ward. Seine cerebralen tha u. cllia taugen nichts, 
auch sein jha ist eine unerhortc Form. Es wird allmâhlich in seiner 
Druckerei ergânzt u. verbessert, aber noch in dem neuesten, in Haughton's 
Manu, sind viele ungliickliche Ligaturen. 

Fur meinen Râmay, wird fleiBig gearbeitet. Zu den Handschriften, 
welche ich in London seibst besichtigen konnte, ist noch eine alte und 
sehr merkwiirdige, aus einer von den gewôhnlichen Quellen unsrer Hand- 
schriften (Benares u. Bengalen) weit entlegenen Landschaft Indiens hin- 
zugekommen. 

Ich danke Ihnen fiir Ihre gûtige Aufnahme des Herrn von Bohlen. 
Bei seinem groBen FIciBe wird er hauptsâchlich Ihron Rath bediirfen. 
In einem Collegiura, woran viele Schiller Antheil nehmen, konnen Sie 



II. Briefw. zw. A. W. Schlegel u. Fr. Bopp. 101* 

dièse natûrlich nicht so schiiell fôrdern, als es in einem privatissimum 
môglich ist. 

Wenn Sie Herrn Staatsminister von Humboldt sehen, so bitte ich 
Sie, mich ihm ehrerbietigst zii empfehlen. Ich liabe lange nicht das 
Gluck gehabt, einen Brief von ihm zu empfangen. Indcssen, wenn seine 
vortrefflichen wissenschaftiichen Forschungen die Ursache seines Still- 
schweigens sind, so will ich es mir gerji gefallen lassen. 

Den 26. Dec. Ilierbei die Anweisung u. eine Schriftprobe 

Ich wûnsclie Ihnen Gesundheit u. heitre Stimmung bei Ihrer Ge- 
Jehrten Thâtigkeit u. verbleibe hochachtungsvoll 

Uir ergebenster 

A. W. V. Schlegel. 
12. 

Berliu, deii 13. Februar 1825. 

Hochwohlgeborener Herr Professor, Hochgeehrtester Freund! 

Es hat mich sehr gefreut aus Ihrem verehrten Schreiben vom 
22. Dec. zu erfahren, daB Sie mit meiner Grammatik im Wesentlichen 
zufrieden sind: und Sie werden mich ungemein verbinden, wenn Sie 
mich in der Folge auf ailes Mangelhafte was Ihnen darin aufstôCt auf- 
merksam zu machen die Gûte haben. Da es meine Absicht ist, so bald 
dièse Arbeit vollendet ist, eine kurze Gramm. fur den Universitats 
Gebranch, in Lateinischer Sprache herauszugeben , so werden mir Ihre 
schàtzbaren Rathschiage von ganz vorzugiichem Nntzen seyn. In einer 
kurzen Grammatik werde ich aber in Betreflf der Wohllautsregeln doch nur 
etwas mehr zusammenzichen, und die Beispiele etwas vermindern konnen, 
ohne eine Regel auszulassen, die ich sonst bei der Formenlehre nach- 
tragen mûCte. Doch kônnten die Verwandlungen der Vokale vor gram- 
niatischen Endungen wegfalien. dagegen kommen mir die der Consonanten, 
ura mich beim Verbum und Nomen kurz fassen zu kônncn, treflflich zu 
statten. (Ich werde bei Fâllen wie liiïhi\ cakti, drshta u. s. w. blos 
dnrch ein * auf die Wohllautsregel zu weisen haben.) Ich glaube 
aber, dafi Anfânger von den Wohllautsregeln anfânglich nur die Grund- 
regeln sich anzueignen brauchen, das Uebrige nach und nach nach- 
holend, wie es das Bedûrfuili der Formenlehre erheischt. Mit den 
Regeln 56, Ô8 u. 83 z. B. kann man schon ziemlich weit aus- 
reichen. 

Es freut mich sehr, dafi Sie sich fur die kleine Sanskritschrift inter- 
essiren, und dafi Sie so gûtig sind, mich mit Ihren einsichtsvollen Be- 
merkungen zu unterstûtzen. ... Es leidet keinen Zweifel, dafi das Mini- 
sterium Ihnen die Kosteu zu einem Gusse dieser kleinen Schrift bewilligea 
werde. Sie werden sie zu den Anmerkungen und Scholien Ihres Ram. 
nicht entbehren konnen. Icii habe absichtiich den kleinsten Kegel fur 
dièse Schrift gewâhlt, weil sie fur Anmerkungen, Worterbûcher, Abhand- 
lungen u. s. w. bestimmt ist, ùberhaupt um untermischt mit Deutsch 
oder Lateinisch zu erscheinen, damit man um einzelner Sanskrit- 
wôrter willen nicht nôthig habe ein Werk mit ganz grofier Lat. Schrift 



102* A u h a n g. 

drucken zu lassen. Ich glaube, daC eine kleine Schrift fiir das 
Auge nicht anstrengend ist, wenii man in einem "Wcrke niir zerstreuto 
einzelne Stellen darin zu lesen hat. So hâtte sie sich, wie raich dûnkt, 
fiir die Regeln in meiner Grammat. gut geeignet; die Beispiele hàttc 
man durch die grofie Schrift mehr ins Licht stellen kônnen. Der Deut- 
lichkeit wegen miiCte ich bei der kleinen Schrift etwas mehr in die 
Breite gehen; denn Deutlichkeit mutJte doch vor allem berûcksichtigt 

werden Humboldt sagte mir, er wolle Ihnen schreiben; er ist 

jetzt sehr viel mit Auslegung aegyptischer Inschriften beschàftigt. 

Ihre vortrefflichen Anmerkungen zu Humboldts Abhandlung erw'eckten 
in mir die Sehnsucht nach einer neuen Ausgabe der Hitopadesa. Von 
England aus scheint mir nicht viel zu erwarten. Ich denke die Wôrter 
des Hitop. in mein Glossar mit aufzunehmen, um hierdurch dem Werke 
eine grôfiere Verbreitung in England zn sichern, da der Hit. in den 
Hânden eines jeden Schulers in Hertfort ist. 

Es freut mich sehr aus Ihrem Briefe zn erfahren, daU es mit Ihrem 
Ram. gut voran geht. In warmem Interesse fur das Gedeihen der In- 
dischen Phil. nehme ich den lebhaftesten Antheil daran. — Kônnten Sie 
sich nicht aus Indien, durch Ihre Verbindungen daselbst, eine Hand- 
schrift mit Scholien verschaflfen? . . . 

Der Konig hat genehmigt der Asiatischen Gesellschaft ein Geschenk 
mit dem hier bestellten GuB des Sanskritschrift zu machen, was mich 
recht freut, und was man in Paris gewiC gut aufnehmen wird. Von 
Chézy ist aber nicht viel zu erwarten; vielleicht werden seine Schûler 
mehr leisten. 

Leben Sie recht wohl und erhalten Sie mir Ihre freundschaftlichen 
Gesinnungen. Mit der ausgezeichnetsten llochachtung verharre ich stets 

Ihr 
ganz ergebenster 
Bopp. 
13. 

London, den 5teu Febr. 1826. 

Hochwohlgeborner Herr Professer, 
Hochgeehrtester Freund ! 

Sehr spât erfûlle ich mein Versprechen, Ihnen von hier aus zu 
schreiben, so oft und dringend ich es mir auch vorgenommen habe und 
so sehr ich wûnsche, mich dadurch zu der angenehmen Hoffnung zu be- 
rechtigen mit einem Brief von Ihnen beehrt zu werden. Der Grund 
meiner ZÔgerung liegt, wie Sie mir gerne glauben werden, in meiner 
ûberhâuften Beschâftigung in Vergleichung meiner Auszûge des Mah., des 
bereits gedruckten wie des noch ungedruckten. Uaughton hat kurz 
nach meiner Ankunft eine hôchst wichtige IJandschrift von Puna er- 
halten, mit einem anderen Commentar, nâmlich von caftirhkuja: eine 
âhnliche von mir friiher noch nicht benutzte Handschrift befindet sich 
in der Colebrookischen Sammlung. Dièse beiden ilandschriften geben 
mir wichtige Lesarten, und stiramen unter sich eben so ùberein wie auf 



II. Briefw. zw. A. W. Schlegel u. Fr. Bopp. 103* 

der anderen Seite dio Handschriften mit Nilakantba's Scholien, d. h. sie 
weichcn mir in Schreibfehiorn von einander ab. Eine anderc wicbtige 
Handschrift ist in der Bibliothek der Asiatischen Gesellschaft und dièse 
Handschrift wird rair nun auf den Antrag des Major Tadd, der viel 
freundschaftlicher und gefalliger ist als Wiikins, mitgetbeilt werden. Der 
Nains bat durch meine neuc Vergleicbung nicbt wenig AufklSrungen 
erbalten, und Sie werden mir erlauben Ibnen einige Beispiele mitzu- 

theilen 

Icb wûrdc Sic bitten mir Ibre ferneren kritiscbe Beobacbtungen 
mitzutheilen, wenn es mir nicht ein Vergnûgcn macbte zu versucben, 
wie weit ich es selber bei einer 2ten Auflage in Correktheit des Textes 
und der Auslegung zu bringen im Stande seyn dûrfte. Ich behalte mir 
aber, mit Ibrer giitigen ErlaubniB vor, Ibnen den Abdruck der 2ten 
Auflage, ebe ich sie erscheinen lasse, zu Ibrer Prûfung zu ùbersenden, 
und ich werde mir zur Ebre recbnen, die Verbesserungen, die Ibr kri- 
tiscber Scbarfblick nicht ermangeln wird Ibnen einzugeben, am Scbiusse 
des Werkes abdrucken zu lassen, wenn Sie die Gùte baben woUen, rair 
zu diesem Zwecke Ibre Ansicbten ûber die Stellen mitzutheilen, bei 
welchen Sie meine Auslegung oder den Text wie icb ihn gebe, nicbt 
billigen. Mit groBer Sebnsucht sebe ich der Erscheinung des Isten 
Bandes Ibres Kam. entgegen, und hoffe auch, daB Sie uns bald mit 
einem anderen Hefte der Indiscben Bibliothek erfreuen werden. — Mit Sir 
Alex. Johnston bin icb hier bekannt geworden, und finde an ihm einen 
der liebenswiirdigsten und freundscbaftlicbsten Englander, Ich werde 
erst im April London verlassen und bedauere , daB ich schwerlich das 
Gliîck baben werde Sie in Berlin zu seben, wo icb nicht vor Ende 
April's ankommcn werde, hoffe aber, daB Sie mich, zuni Ersatz, bald 
mit einem Briefe beehren und Ihr freundschaftliches Wohiwollen er- 
balten werden 

Meine Adresse: Ihrem ganz ergebensten 

43. Windsor Terrace City Road. Fr. Bopp. 



14. 



Berlin, den 20. Juni 28. 



Indem ich Sie, mein verebrtester Freund, mit wenigen Zeilen herz- 
liscbst begrûBe, ersuche ich Sie ergebenst, mir ans der Bonnischen Uni- 
versitats-Druckerei Ricbtkegel von Ciceroschrift gûtigst zu iibersenden, 
oder sie unmittelbar der Dekkerischen SchriftgieBerei zukommen zu 
lassen. Der GieBer wiinscbt sie so wenig abgenutzt als môglich. Sobald 
die Ricbtkegel angekommen, werde ich dafiir sorgen, daB die vor kurzem 
vora Ministerium fiir Sie bestellte kleine Sanskrit-Scbrift so scbnell 
als môglich gegossen werde. Mich Ibrer freundschaftlichen Gewogenheit 
empfehlend verbleibe icb mit der vollkommensten Uochachtung 

Ihr ergebenster 

Bopp. 



104* A n h a n g. 

15. 

Herlin deii 20. Dec. 1827. 

Sie erhalten hierrait. mein verehrtester Freund, das dritte Heft 
mciner Grammatik, welches ich Sic freundiich aufzunelimen nnd mit 
Nachsicht zu beurtheilen bitte. Es sollte mich sehr freiien, wenn Sie in 
manchen Punkten, worin ich von meiuen Vorgàngeni abweiche, mir Ihren 
Beifall scbenken kônnten. Auf die V^erseben, die Sie wabniebmen, bitte 
ich um so mebr, mich gûtigst aufmerksam zu macben. als ich in 
nâchstem Sommer eine lateiniscbe Ausgabe werde drucken lassen. Die 
beiden ersten Hefte sind grôBtentbeils verkauft, und da mir der junge 
Burnouf angezeigt bat, dafi er eine franzôsische Uebersetzung beraus- 
geben wolle, so muB ich eilen, dieser mir unwillkommenen Ehre durch 
eine lateiniscbe Ausgabe zuvorzukommen. Die Fortsetzung Ibrer scharf- 
sinnigen Bemerkungen ûber meinen Nalus wiirde ich ebenfalls mit 
groBem Dank aufnehmen, denn ich glaube, daB die Ausgabe vergriflfen 
ist, und werde sobald ich darûber GewiBheit habe, zu einer neuen 
scbreiten. 

Ich glaube nun der wahren Bedeutung der Prâp. m, woruber ich 
friiher im Ungewissen war, auf die Spur gekommen zu seyn, besonders 
durch den Gegensatz von 'iicca und nîca (S. 355). Ich wûnschte 
in dieser Beziehung mich Ibrer Beistimmung ruhmen zu kônnen. Es 
knûpft sich daran eine neue Anslegung von nivdta was ich durch 
un ter dem Wind erklâre, mit aller Achtung fiir den scharfsinnigen 
Auswcg, den Sie gefunden haben, um aucb mit der dem ni gewôhnlich 
zugeschriebenen Bedeutung, bei der Erklârung von nivdta auszureichen. — 
Der Erscheinung des ersten Bandes Ihres Ramajana sebe ich mit Un- 
geduld entgegen. Wenn Sie bald einen AbguB der Notenscbrift 
wûnscben, so bitte ich Sie mir docli die Richtkegel Ibrer Cicero-Schrift 
zu schicken; so bald ich dièse habe werde ich den GieBer so viel als 
môglich zur Beschleunigung antreiben. Es wird jetzt die neue Sanskrit- 
schrift gegossen, womit die neue Ausgabe meiner neuen Gramm. und 
mein Glossar gedruckt werden soll. Dazu wird sie sich besonders gut 
eignen . . . Meine Grammatik wird auf dièse Weise um die Hâlfte kleiner 
und wohlfeiler 

Mit der hochachtungsvollsten Freundschaft 

Ihr ergebenster 
Bopp. 

16. 

Berlin, den 30. Mârz 1828. 

Erlauben Sie mir, verehrtester Freund, Ihnen in dem Ueberbringer 
dieser Zeilen, Hr. Stenzler, einen jungen sehr talentvollen Orientalisten 
zu empfehlen, der sich im Sanskrit unter Ihrer einsichtsvollen Leitnng 
weiter auszubilden wûnscht und dann auf zwei Jabre nach Paris gehen 
wird. Er treibt das Sanskrit erst seit einem halben Jabre, bat aber 
auBerordentlich schnelle Fortschritte gemacht. Ich habe noch nie wie 



II. Briefw. zw. A. W. Srhlegel u. Fr. Bopp. 105* 

diesraal in einem Semester meine 4 Episoden, und das Briichstûck in 
raeiner Graromatik durchnehmen konnen. Znletzt lieB ich noch ein un- 
ûbersetztes Stûck aus meinen handschriftlichen Sammlungen ùbersetzen, 
und Hr. Stenzler nebst einem Dr. Benary, ebenfalls ein sehr talentvoller 
und eifriger junger Mann, bestanden zu meiner groCen Befriedigung 
auch dièse Probe. Ich schmeichle mir also, dafi Sie Hr. Stenzler Ihrer 
Aufraunterung und Leitung wûrdig finden werden, und vorbereitet, in die 
schwierige Joga-Lehre der Bhagavad-Gita sich zu vertiefen oder den 
Râmas und Lakschmanas in die WildniB zu begleiten. 

Môchten Sic uns bald mit einem Theile Ihrer ersehnten Ausgabe 
des Ramayana zu Hûlfe kommen, ich verlange sehr damach. Einst- 
weiien mu6 ich mich mit einer Episode des Mah. begnùgen, die ein 
kleines Ramajanchen vorstellt und sich die Freiheit nimrat Ihren Helden 
Ramas zu besingen und darnach râmopdkhyânam zu heiKen. Sie ist nicht 
so durchgreifend schôn wie das ndlopd^; doch enthâlt sie sehr anziehende 
Stelien. Den Raub der Sita und die Eroberung von Lanka ist der 
Hauptgegenstand. Nâchsten Sommer lasse ich einige andere Episoden 
drucken mit einem Glossar und Anmerkungen, lateinisch; eine Ueber- 
setzung gebe ich abgesondert in deutscher Prosa. 

Genehmigen Sie die Versicherung der hochachtungsvollsten Freund- 
schaft 

Ihres ergebensten 

Bopp. 

17. 

Bonn d. oteu Mai 182ÎK 

Ich war lange stark in Ihrer Schuld, mein verehrtester Herr und 
Freund, sowohl mit Briefen als mit Sendungen. Endlich habe ich Ge- 
legenheit etwas abzutragen. Ein Ex. vom 1 sten Bande des Râmây. fur 
Sie ist in dem Packet an das Ministerium abgegangen; es wird vielleicht 
bereits oder doch bald in Ihren Handen seyn. Der Text meiner kriti- 
schen Ausgabe des Hitôpadêsa ist auch fertig gedruckt; ich habe gebeten, 
das nach Berlin gesendete Ex. an Hrn. St. M. von Humboldt abzugeben; 
sobald die Vorrede da ist, werden Sie eines erhalten; in der 2ten u. 
3ten Abtheilung werden kritische Anmerkungen u. eine Latein. Ueber- 
setzung folgen, die erstere von Dr. Lassen, die zweite von mir ausge- 
arbeitet. Dazu branche ich nun die kleinen Lettern, wovon das Mini- 
sterium lângst der hiesigen Universitats-Druckerei einen Gufi von einem 
Centner bewilligt hat. Ich sehe, dafl Sie seitdem auch die Lettern von 
mittlerer GrôBe vollstàndiger haben anfertigen lassen. Die einfachen 
gefallen mir zum Theil ganz wohl, aber die unten angefûgten Vocale w, 
w u. rï scheinen mir misrathen zu seyn; das rï besonders habe ich erst 
gar nicht erkannt. Um zu sehen, was ich am besten brauchen kann, 
muB ich ein Probe-Exemplar von jeder Sorte in Handen haben, welches 
ja wohl vorlâufig ans ihrem Setzkasten genommen werden kann. Die 
verschiedenen Arten, dieselbe Letter zu gieBen, mûBte mit darunter be- 
griffen seyn. Ich wûnsche dièses ailes in einem kleinen Kâstchen, als 
Universitats-Sache an Hrn. Geh. Rath v. Rehfues adressirt u. baldmog- 



106* A II h a n g. 

liclist zu erhalten. Vermuthlich werde ich die kleinsten zuerst angefer- 
tigtcn Lettern vorziehen, u. dabei nur einige Erganzungen u. Vcrbesse- 
rungen vorschlagen. Icli schreibe deswegen gleichzeitig an Hrn. Prof. . 
Lichtenstein. 

Einer neuen Ausgabe Ihres Nalus sehe ich mit wahrer Freude ent- 
gegen. Meine kritischen Bemerkungen werdcn Ihnen gern dabei zu 
Dienste stehen, nur mit der Bedingung, bei denen, wovon Sic Gebrauch 
machen, meinen Namen zu nennen, wie es Haughton gemacht hat. Die 
nach Berlin mitgenommene Copie ist mir, ich weiB nicht wie, abhanden 
gekommen. Aber dieB thut nichts, ich habe den ersten Entwurf, auch 
fâllt mir bei meinen Zeichen am Rande ailes wieder ein. Ich schicke 
dièse Bemerkungen dann Lateinisch abgefaBt; ûber einen Hauptpunkt, 
die unâchten Verse, werde ich mich nach der Erklârung in der Vorrede 
zum Râmây. kûrzer fassen kônnen. 

Die Wahl des Nalus war die glûcklichste von der Welt. Ich ge- 
stehe, Ihre nbrigen Episoden sind mir zu fragmentarisch , zu sehr aus 
dem Zusammenhange gerissen. Warum geben Sie uns nicht lieber etwas 
ganzes, z. B. das erste Buch. Daraus wûrde man den Gang u. Cha- 
rakter des Gedichtes besser kennen lernen. Die WeiBagung des Dhrita- 
râshtra's ist ja etwas ganz herrliches. 

In Ihrer Grammatik hâbe ich manche feine Bemerkungen, auch 
einige mir neue gefunden; aber ich habe auch, wie es zu geben pflegt, 
gegen Méthode u. Inhalt alleriei Einwendungen zu machen. Zuvôrderst 
gegen den Titel: ich glaube, meine Abneigung rfihrt noch von einer 
schreckhaften Erinnerung an das weitschweifige u. geistlose Buch von 
Adelung her. — Ohne Zw^eifel enthâlt Ihre Grammatik weit mehr. aïs 
fiir den nâchsten praktischen Zweck, den Schûlern in der Lesung der 
alten Epiker u. Gnomiker fortzuhelfcn unenibehrlich ist. Die Indischen 
Grammatiker wollten lehren, wie man die Sprache mit vollkommner Cor- 
rectheit sprechen u. schreiben soll. Diesen Zweck haben wir nicht; aber 
ein ausfûhrliches System des Sanskrit sollte doch, denke ich, den 
kritischen Herausgeber alter Texte in den Stand setzen, in allen Fâllen 
ûber die grammatische u. orthographische Richtigkeit der Lesearten zu 
entscheiden. Glauben Sie in der That, daB Ihr Buch dieB leistet? Ich 
wâhle zum Beispiel das natvam. — Sie handeln davon § 94 a), 94 b). 
— Mit dieser Belehrung gerathe ich gleich bei dem Titel meines rdmd- 
yanam ins Stocken. Denn warum nicht wa? — Doch hierauf wàre in 
Ihrer Grammatik noch eine Antwort zu finden: aijana soll ein Unâdi- 
Affix seyn. Meines Erachtens, wenigstens fur diesen Fall, ein ungegrûn- 
detes Vorgeben: der Name wiirde seine ganze Bedeutsamkeit verlieren. 
Und was sollen wir mit der Riesin sûrpanakhd anfangen? Was soll ich 
meinen Schûlern aus Ihrem Bûche antworten, wenn sie fragen: warum 
nicht wrt? Hier ist doch die Composition unlâugbar. Schlagen Sie nur 
den Pânini nach: er handelt die Lehre in 39 Sûtras ab; dazu kommen 
die Nebenbestimmungen der Commentatoren u. die Beispiele: es fûllt 20 
enggedruckte Seiten. U. doch finde ich ûber manche Falle noch keine 
Entscheidung. Pânini's erstes, zweites u. vierzehntes sûtram erschôpft 



II. Briefw. zw. A. W. Schlegel u. Fr. Bopp. 107* 

den ganzen Inlialt Ihrer beideii Paragraphen. — Sie schreiben trshnoti; 
Wilkins hat es ganz richtig mit n. Es ist ein jrubhnddi., welche Aus- 
nahmen machen. — Ihr Paragraph § 110 enthâlt einen grolien Irrthum. 
Sie meynen, aile mit n anfangenden Wurzeln seyen der Verwandlung in 
n unterworfen. Nicht doch! Nur die in den Wurzelverzeichnissen mit 
n geschrieben. Es bleibt eine gute Anzahl ûbrig, wobei die Verwand- 
lung nach den bekannten Prapositionen nicht Statt findet, deswegen 
haben ja eben die Indischen Grammatiker so weislich das natva tfiatva 
eingefûhrt, das dem Gedâchtnisse vortreffliche Hûlfe ieistet. 

Sie sagen nach Wilkins u. andern bei samskrta, samskdra u. s. w. 
sei das s des Wohllauts wegen eingeschoben. Es kann hier gar nicht 
von einer zu vermeidenden Kakophonie die Rede seyn, sonst dûrfte man 
ja nicht samkara sagen. Das Wahre ist. daU einige mit k anfangen- 
den Wurzeln, vornâmlich kr, nach gewissen Prapositionen, in besonders 
modificirten Bedeutungen ein s vorsetzen. Meistens sind beide Arten der 
Composition, mit und ohne s vorhanden. Lesen Sie nur den Pânini, 
Sie werden ailes hierûber beisammen, u. vortreffliche Aufschliisse finden. 

Sie âuBern die Ueberzeugung, dafi das Studium der Indischen 
Sprache nicht durch Benutzung der einheimischen Grammatiker ge- 
fôrdert werden kônne. Ich bin, wie Sie sehen, ganz entgegengesetzter 
Meynung. 

Den guten Wilkins, dem wir doch aile von unsem Lehrjahren her 
vielen Dank schuldig sind, ziichtigen Sie hâufig pharshtradandena [?], Sie 
berichtigen ihn durch Forster. Es ist wahr, sogar in den Paradigmen 
hat er viele Druckfehler. Wenn nun aber einer Ihrer Léser sagte: 
„Hr. Bopp hat mehr Zutrauen zum Forster, ich aber zum Wilkins; u. 
ich bleibe dabei.** — Wie wollten Sie einen solclien Widerspânstigen 
zum Gehorsam bringen? Durch Beispiele? Das dûrfte schwer halten, 
da manche Formen so selten sind. U. dann kommt es auch auf die 
Richtigkeit der Lesearten an. Es bleibt nichts ûbrig als die Autoritat 
der alten Grammatiker. 

Sie bemûhen sich, die Bildung des Sanskrit genetisch zu begreifen. 
Das ist vortrefiflich. Wir haben hiezu ein Hûlfsmittel, das den Ind. 
Grammatikern fehlte: die Sprachvergleichung. Sobald es aber darûber 
hinausgeht, bleibt doch ailes conjectural, ohne eine historische Grund- 
lage. Eine solche ist noch vorhanden: der abweichende Sprachgebrauch 
der Veda's. Ich kann mich nicht genug verwundern, daB Sie sich um 
diesen gar nicht bekûmmert haben. Im Pânini u. dem Siddhânta-Kaumudi 
stehen Hunderte von Bemerkungen darûber. — Z. B. Sie stellen als 
Vermuthung auf, das hi des Imperativs sey ursprûnglich dhi gewesen. 
DieB ist eine Thatsache: die Verba werden aufgezâhlt, die es in den 
Veda's noch haben. 

Die Abweichungen der alten Epiker u. Gnomiker sind nur ein Ueber- 
rest au8 jener frûheren Epoche. Deswegen werden auch vdidika u. 
ârsha als Synonyme gebraucht. Sie haben einiges dieser Art beigebracht, 
aber wie mich dûnkt, an der unrechten Stelle — denn in das allge- 
meine Schéma gehôrt es einmal nicht — u. allzu isolirt. Denn es ist 



108* A n h a n g. 

dessen so viel, daO es einen starken Abschnitt ausfiillcn wird. Sie 
âuUern, den Ind. Grammatikern scheine diel3 ganziich entgangen zii seyn. 
Schwerlich! falls Ihre Lesearten u. Ihre Krkiârungcn die richtigen sind. 
Es sind nicht Leute darnach, sich irgend etwas eiitgehen zu iassen. 
Aiich ist dergieichen den Commentatoren ganz gelâufig. Z. B. adabhdca 
drsha: | 

Nichts ist mililicher als zii sagen: diel3 oder jenes komme nicht 
vor. Dieser négative Beweis rnôchte am schwersten zu fùhren seyn. 
Das konnen wir dreist sagen: Es ist rair noch nicht vorgekommen. — 
Abcr dieii bedeutet aiich erstaunlich wenig. Unsre ausgebreitetste Lecture 
ist ja nur ein minimum gegen den unûbersehlich rcichen Vorrath der 
Ind. Litteratur. Sie àufiern, die verba nominaiia seyen selten. Was 
geben Sie uns, Hrn. Lassen u. mir, fur jedes Dutzend Beispiele, das 
wir Ihnen schaffen? 

Sie haben, wie mich diinkt, immer noch zu viel Glauben an die 
Handschriften. Es liegt ja am Tage, daB die Abschreiber oft nicht ver- 
standen, was Sie schrieben. Deswegen haben einmal eingerissene Cor- 
ruptionen oft weit um sich gegriffen. Ehemals haben Sie wohl aus der 
Seramp. Ausgabe des Ram. u. der Londoner des Hitôp. einen zweifel- 
haften Sprachgebrauch zu erweisen gesucht; jetzt sind Sie dieser Xoth- 
behelfe iiberhoben. Der Londoner Hitôp. insbesondere ist ein wahrer 
Stall des Augias; ich habe mit nicht mehr als zwei Mspten eine Unzahl 
von Fehlem weggeraumt. 

Ich schicke Ihnen hier einen siokas von meiner Fabrik. Er sollte 
nur zur Erklârung des Titelkupfers dienen, welches sich bei den Exem- 
plaren auf Druckpapier nicht findet. 

Leben Sie recht wohl, u. nehmen Sie sich niciner Angelegcnheit 
mit den Drucklettern gûtigst an. 

Ich wûnsche Ihnen von ganzen Herzen vollkommene Gesundheit u. 
Heiterkeit bei dem thâtigen Anbau des Gebietes der Gelehrsamkeit, das 
wir gemeinschaftlich bearbeiten. 

Mit ausgezeichneter Hochachtung 

Ihr ergebenster 

A. W. V. Schlcgel. 

N. B. Ich habe aus Versehen dièse Seite leer gelassen, u. will sie 
nun benutzen, um die auf der nâchsten angefûhrten Sûtrâni [1, 2, 14; 
135, 137] abzuschreiben, da Sie den Pâiiini vielleicht nicht sogleich zur 
Hand haben. 

18. 

Berlin d. -JC Mai 1829. 

Vor allem, hochgeehrtester Herr und Freund. sage ich Ihnen raeinen 
herziichsten Dank fur Ihre treffliche Ausgabe eines Theils des Ram., 
dessen Erscheinung ich lângst mit der gespanntesten Erwartung entgegen 
gesehen habe. Sie leisten dadurch der Indischen Philologie einen unge- 
meinen Dienst, da Sie durch Lassens dankbar anzuerkennenden Be- 
miihungen ailes Material zu einer guten Ausgabe in Handen hatten und 




II. Briefw. zw. A. W. Schlegel u. Fr. Bopp. 109* 

ein weites Feld vor sich hatten, Ihre bewâhrte Kritik zu ûben. Ich habe 
den durch Ihre Gute erhaltenen Band bereits ganz, wenn gleich nur 
flûchtig gelesen und finde den Druck sehr correkt. Nur wenige Fehler, 
wovon einige dem Setzer zur Last fallen, habe ieh wahrgenommen, wo- 
rauf ich mir erlanbe Sie aufraerksam zu machen. Seite 6 ^1. 20 sehe 
ich keinen Grund evam mit f/ufiasampanna zu verbinden 

Die Wohllautsregeln GO und 88 (meiner Gr) sind in Ihrer Ausgabe 
bestandig verletzt; Sie scheinen also noch der Meinung zu seyn, daU 
ch die vorhergehende Sylbe verlângere, wâhrend die Verlângerung in der 
That durch eine wahrhafte Position cch entsteht; wenn gleich die Hand- 
schriften das vorzusetzende c gewôhnlich vernachlâUigeu. Die Meinung 
der eingeborenen Gelehrten ûber diesen Punkt kann man jedoch aus den 
von ihnen besorgten Ausgaben, z. B. Manu kennen lernen. Was hat 
auch die Verdoppelung eines Buchstaben nach einem kurzen Vocal Be- 
fremdendes? Wird doch das schlieBende n unter gloicher Bedingung 
verdoppelt. Wenn aber ch wie ein zusanimengesetzter Buchstabe wirken 
sollte, so wûrde auch c, j und jh so wirken mûssen, denn das Sans- 
krit bleibt sich gerne conséquent. DaB Sie nach einem schlieBenden 7i 
vor Anfangsvocalen trennen, scheint mir zu Ihrem System, insofern es 
auf die Indische Syllabirung Rûcksicht nimnit, nicht zu pa^ssen, da der 
Anfangsvocal mit dem vorhergehenden Consonanten eine Sylbe bildet. 
Wenn Sie aber nach n darum trennen, weil es sich vor V^ocalen nicht 
verandert, so mûCten Sie der Consequenz wegen auch nach 7n trennen, 
wenn V^ocale folgen. Ich hoffe nicht, daB Sie noch immer das m vor 
Vocalen fur eine Verwandlung des Annçvara halten, wie in der Vorrede 
zur Bhag. XV. Ich bin in diesem Punkte auf der Seite der Einge- 
borenen; in den Calcutter Ausgaben finden Sie am Ende der Verse stand- 
haft 7n geschrieben. Durch Wilkins Regeln von Verwandlungen des 
Anuçvara darf man sich ebenso wenig als durch seine Schreibfehler wie 
gachati irre machen lassen. Im Nalus hat mich jedoch Wilkins Auto- 
ritât ebenfalls verleitet. 

Ich begreife nicht, warum Ihnen das Prâdicat ausfûhrlich so an- 
stôBig ist; ich wâhlte es, weil ich mich durch keine âuBere Rùcksichten 
in engere Grânzen wollte einschlieBen lassen als der wissenschaftiiche, 
nicht praktische Standpunkt, von dem ich ausging verstattete. Wenn 
ich demohngeachtet weniger voluminos geworden bin als meine Vor- 
gânger, obwohl ich von sehr vielen Punkteu den organischen Zusammen- 
gang angegeben habe, die jene ganz mechanisch hinstellen, so liegt der 
Grund in der systematischen Sprach-Entwickelung, die ich verfolgt habe, 
und in der Weglassung von allem, was ins Worterbuch gehôrt. Viel- 
leicht batte ich besser den Titel kritische oder organische Grammatik 
gewâhlt; allein kritisch muB natûriich eine jede Grammatik seyn, die 
nicht blos, ohne eignes, freies Urtheil, auf die Autoritât der National- 
Grammatiker sich stûtzt oder den ganz unwissenschaftlichen Gesichts- 
punkt verfolgt zum mechanischeu VerstiindniB der Schriftsteller eine 
praktische Anleitung zu geben. Eine solche praktische Tendenz ist der 



110* A n h a n g. 

hôheren sprachwissenschaftlichen Richtung, die ich schon in meinem 
Conjugationssystem verfolgt habe, ganz entgegen. Zu meinem Zwecke 
konnten mir die Indischen Grammatiker wenig dienen; sie stellen blos 
todte Massen zusammen, und vergessen den organischen Zusammenhang 
hinein zu bringen. Von dieser Seite batte ich auch meine Vorgânger 
nicbt leiclit ûbertreffen konnen, die aile aus dieser Schule hervorgegangen 
sind, und den eingeborenen Graramatikern oh ne seibstandige Forschung 
und Zuziebung der Sprache selbst blos nachsprechen. Ich verkenne 
darum nicht die Verdienste von Wilkins, Forster, Colebrooke etc., aber 
mein Ziel war ein anderes; ich griflf meine Arbeit von der Seite an, von 
welcher ich glaubte am meisten neues Licht in die Entwickelung des 
sanskritischen Sprachbaus bringen zu konnen. Wird mir aber von an- 
deren, die einen anderen Weg verfolgen aus den indischen Grammatikern 
eine brauchbare Zugabe zur Beschreibung der Sanskritsprache gegeben, 
80 nehme ich sie mit Dank an. Ich halte das fortgesetzte Studium der 
indischen Grammatiker nicht fur ganz fruchtlos, ich habe sogar mehreren 
meiner geschicktesten Schûler das Commentiren ihres Systems als ein 
Desideratum in der indischen Philologie dargestellt. Ich selbst mag 
dièse Arbeit nicht untemehmen, so lange wenigstens nicht, als niich ein 
selbstandiges Forschen und das Streben die Sprache durch sich selbst 
zu begreifen und die Gesetze zu erkennen, nach denen sie sich entfaltet, 
zu neuen Resultaten fûhrt. Um die Grûnde der Spracherscheinungen 
bekûmmern sich die indischen Grammatiker und auch die englischen 
nicht, und doch ist in dieser Beziehung unendlich viel zu leisten. Sie 
rùhmen den Scharfsinn der indischen Grammatiker, schon im ersten 
Hefte der Indischen Bibliothek; Sie haben aber seit dieser Zeit aus in- 
dischen Quellen noch keine Resultate geliefert, wodurch die sanskritische 
oder allgemeine Sprachkunde erweitert wûrde. Es ist nicht genug, daB 
Sie mir sagen: ^Es sind nicht Leute damach, sich so etwas entgehen 
zu lassen.^ Da Sie Panini so sehr rûhmen und auf ihn verweisen, so 
muB ich voraussetzen, daB Sie ihn ganz gelesen haben, und serait wer- 
den Sie auch wissen, was ihm von den Ansichten, die ich in meinem 
Conjugationssystem oder Lehrgebâude entwickelt habe, entgangen isl oder 
nicht. Stellt er die Form auf tvd als Instrumentalis, die auf tum als 
Accusativ dar? Zeigt er den Zusammenhang zwischen Forraen wie 
bhacet und adydi'^ Erklârt er das y in bhaveyavi fur euphonisch, 
oder sieht er es wie Frank (S. 94 seiner Gr.) fiir indentisch an mit 
dem y von adydm? Man sieht aus diesem Irrthum von Frank, daB es 
nôthig war in dieser Beziehung genauere Bestimmung zu geben als 
Wilkins, Colebrooke etc. 

DaB die indischen Grammatiker die Veda's nicht ganz unerwâhnt 
lassen, muBte man wohl erwarten, ich môchte aber die Sprache der 
Veda's lieber aus ihnen selbst kennen lemen als so kûmmerlich und 
zerstreut aus den Grammatikern. Es ist ein wahrer Triumph fur die 
Richtung, welche ich verfolge und von der Sie abmahncn, daB das was 
ich aus theoretischen Grùnden und mit Hûlfe der Vergleicliung als die 
altesten Formen festsetze, sich nun auch praktisch bestâttigt. Als Lassen 



II. Briefw. zw. A. W. Schlegel u. Fr. Bopp. m* 

ûber die Endung dhi, die er in Panini fand, an Humboldt schrieb, batte 
dieser schon die lateiniscbe Ausgabe meiner Gr. in Handen, in welcher 
schon bei den Wohllautsreg. dhi als die primitive Endung gegeben wird. 
Wenn Sie mir andere Mittheilungen der Art zu machen bâtten, wûrde 
ich sie sehr dankbar anerkennen. Rosen bemerkt mir ebenfalls, daÛ er 
in den Veda's manches grammatisch Wichtige gefunden habe. Wenn es 
an der Zeit ist und Material genug vorhanden, gebe ich einen Anhang 
ûber die Veda-Sprache. 

Sie wûrdigen meine Grammatik sehr herab, wenn Sie sagen, ich 
>\iderlege Wilkins durch Forster. Dem ist nicht so, meine Grammatik 
ist nicht durch Vergleichung beider eutstanden; ich richte ûber beide 
nach den durchgreifenden Sprachgesetzen, die "Wilkins oft verletzt, z. B. 
die Lehre vom Guna. Sie nennen dies Druckfehler? Solien denn 
die Setzer die Gunalehre studirt haben? Erwahnen mufite ich zuweiien 
die Versehen von Wilkins, denn diejenigen, welche an seine Autoritât 
sich gewôhnt haben und dabei sich beruhigen, kônnten sonst leicht meine 
absichtlicheu Abweichungen fur Fehler oder Druckfehler halten. Die 
hartnâckigen Léser aber. deren Sie in Ihrem Briefe gedenken, die kein 
sprachwissenschaftliches Urtheil habend nur zwischen Autoritaten 
schwanken, und lieber an einer altenglischen festhalten als eine Deutsche 
anerkennen, wo sie Grûnde fur sich hat; — solche hartnâckige Léser 
achte ich keiner Berûcksichtigung werth, ich werde sie auch nie zur 
wissenschaftlichen Sprachforschung bilden kônnen. 

Ich weis nicht, wie Sie mich ungerecht gegen Wilkins finden 
kônnen, den ich hoch und wcrth schâtze und dem ich nur nothgedrungen 
zuweiien Versehen nachweise; nennen Sie doch selbst seine Ausgabe des 
Hit. einen Stall des Augias. Ich erkenne Wilkins Verdienste in meiner 
Vorrede an, wûrdige ihn nicht herab wie Sie ihre Vorgânger in der 
Herausgabe des Raraayana. Sind wir denn dem guten Carey und 
Marshman nicht auch von unserer Erlemung des Sanskrits her ver- 
pflichtet? Sie haben uns ja zuerst mit dem schônen Epos bekannt 
gemacht und durch ihre wenngleich nicht immer richtige Uebersetzung 
das VerstândniB der Sprache erleichtert. 

Paninis u. der Scholien 20 Seiten ûber das sogenannte natva sind 
wahrlich fur meine Grammatik zu viel, und dennoch reichen Sie damit 
nicht aus. Ihrer Riesin çùrpanakhd kônnte ich leicht einen Platz in 
der lateinischen Anmerkung zu meiner R. 1)4 anweisen. Es ist ein 
ziemlich âhnlicher Fall, wie bei den Comp. pttrshvasr, vidtrshvasr, 
Das ;/• sollte auf das folgende s sich keinen EinfluB erlauben. und doch 
thut es dies. Dafur kann man die Sprache im Wôrterbuch etwas aus- 
zanken. Solche Fâlle gehôren wirklich besser ins Wôrterbuch als in die 
Grammatik, wo man nicht die Richtigkeit der Schreibart aller Composita 
prûfen kann. Aber allen Respekt vor ihrem anibknâdi; dies dûrfte 
nicht in meiner Grammatik fehlen, und doch fehlt es wie vielleicht noch 
manches andere. V^or dem gânzlichen Uebersehen ist man in solchen 
Werken am wenigsten sicher. Zu meinem Trost sind trp und ancbh 
sehr bescheidene Wurzeln, die sich bei Schriftstellern nicht leicht in der 



112* Anhang. 

Umgebung von nu und fia zeigen. Was ist wohl der Grand, daû dièse 
beiden Wurzeln das n von nu und ruî etc. nicht umwandein, wenn 
dem wirkiich so ist? Panini ist wahrscheinlich hierûber stumm; denn 
die indischcn Grammatiker. um uiich Ihres Ausdrucks zu bedienen, sind 
nicht Leute danach sich nach Grûnden von Spraclierscheinungen umzu- 
sehen. Wahrscheinlich wird das n nnter dem unmittelbaren Schutz des 
vorhergehenden Labials von dem Einflusse des r oder «A befreit. Wenn 
es aber Luft bekommt durch einen dazwischentretenden V'ocal, so geht 
das n in n ûber. Wiison schreibt tarpana, tarparû; Sie aber schreiben 
S. 281 si. 3 tarpyamdna. Der grotJe Irrthum von R. 110 ist in der 
lateinischen Ausgabe (S. 109) vermieden. Ich habe absichtlich keine 
Beispiele von revoltirenden Wurzeln gegeben; denn manches ist mir noch 
verdâchtig. Wllkins und Wiison schreiben nad und doch prandtha. 
Der Wurzel nrt traue ich zu , daC sie das n nicht umwandele, damit 
nicht der Linguallaute zu viel werden. Dies wûrde zu dem stimraen, 
was ich S. 80 der lat. Ausg. von den Wurzeln mit r sage. 

Was immer Panini fur treffliche Aufschlûsse geben mag, wovon 
ich wûnsche, daB Sie sie zu Tag und Ehre bringen mochten, so wird er 
mich doch in der Ueberzeugung nicht wankend machen, daB das 8 in 
8amsk]i,a eine euphonische Einschiebung sei, wenn man euphonisch deu 
Gebrauch eines Buchstaben nennen will, der nur darum dasteht, weil er 
sehr gerae mit dem folgenden sich verbindet, wie a mit k^ zwei ge- 
schworene Freunde. Auch im Lateinischen gestatten ja einige Prâposi- 
tionen vor c, qu^ und p und t die euphonische Einschiebung eines s. Ich 
nelime keine Praposition abs und obs an, sondern erkiâre das s von 
abscondo. abs te, ostejido (fur obstendo) fur euphonische Einschiebung. 
Sie haben, wie mir scheint zu viel Vertrauen zu den indischen Gramma- 
tikern und ich vielleicht zu viel zu der innerlichen Gewalt der combi- 
nirenden Sprachforschung, die eine Sprache aus der anderen und jede 
wiederum aus ihrem eigenen organischen Bau zu begreifen sucht. Sie 
woUen eine historische Grundlage und finden eine solche in dem abwei- 
chenden Sprachgebrauch der V^eda's; allein davon wissen wir noch viel 
zu wenig, und wenn wir mehr davon wissen werden, wird es wieder 
darauf ankommen, die geeignetcn Folgen daraus zu ziehen. Dazu aber 
mûssen wir wiederum die Autorit. der indischen Grammatiker auf Seite 
setzen und den Weg selbstandiger Forschung einschlagen. 

Von den Denominativen behaupte ich, daû die Sanskritsprache 
keinen sehr hâufigen Gebrauch mâche; und dièse Behauptung, glaube 
ich, werden Sie durch Beispiele, an denen es mir obenfalls nicht fehlt, 
nicht widerlegen kônnen. Ich halte es fur zweckmâBig zuweilen zu be- 
bemerken, daB man etwas bei Schriftstellern noch nicht gefunden habe, 
daB es selten sei oder sehr selten. GewiB ist es, daB die indischen 
Grammatiker vieles, durch einen grammatischen Instiukt geleitet, eigen- 
mâchtig gebildet haben; der Beweis, ob etwas vorkomme oder gar nicht, 
kann freilich bei einer ins Unendliche gehenden Litteratur nicht geliefert 
werden. — Ihre Bemerkungen ûber den Nalus haben Sie mir hier zurûck- 
gelassen. Wenn ich von etwas Gebrauch mâche werde ich nicht er- 



II. Briefw. zw. A. W. S^hlegel u. Fr. Bopp. 113* 

mangeln Sie dankbar zu erwâhneiî; nur mu6 ich mir die Freiheit nehmen 
Sie auch zuweilen zu bekâmpfen. Die Schriftproben wird Lichtenstein 
ïhnen schicken. . . . Meine Sûndflut nebst anderen Episoden, im Original 
nebst der Uebersetzung, bitte icb wohlwollend anfzunehmen. ÂuBer den 
angezeigten nicbt wenigen Dnickfehlern sind mir noch einige Versehen 
gegen den richtigen Gebraucb der beiden Apostrophe und gegen die 
Verwandlung des schlieUenden m und s entgangen. 

In der Hoflfnung, daC Sie die ûbermâCige Lange des Briefes ent- 
schuldigen werden, verharre ich mit der ausgezeichnetsten Hochachtung 

Ihr 
ergebenster Bopp 

(Ich ûberschicke Ihnen zugleich die lateinische Ausgabe meiner 
Grammatik, so weit sie bis [jetzt] gedruckt ist. Sie werden mir vielleicht 
zugeben, daC die raittlere Schrift zu solchcm Gebrauch ganz zweckmâûig 
ist. In der ganz kleinen môchte ich das Werk Niemanden zu lesen 
zumuthen.) 

19. 

Bonn d. 14ten Jun. 1829. 

Ew. Wohigeboren sage ich meinen verbindlichsten Dank fur Ihre 
reichhaltige Sendung, insbesondere fur die Bogen der Lateinischen Gram- 
matik, da dièse noch nicht publici juris sind; femer fur die Aufmerk- 
samkeit, welche Sie meinem Râmâyana geschenkt. Ich bin sehr erfreut, 
daB Sie nicht mehr Fehler darin gefunden, oder zu finden geglaubt 
haben. Ihre Bemerkungen werden aile sorgfaltig erwogen werden. 

Was ûbrigens den Inhalt Ihres Schreibens betrifft, so werden Sie 
mir verzeihen, wenn ich kûnftig briefliche Erôrterungen ûber dièse Gegen- 
stande vermeide; weil, wie ich sehe, vertrauliche Mittheilungen Ihnen 
unwillkommen sind, sobald eine Divergenz der Meynungen hervortritt. 
Was man durch den Druck dem Publicum ûbergeben hat, fâllt ohnehin 
mit unsrer eignen Zustimmung der ôffentlichen wissenschaftlichen Prûfung 
anheim. 

Ich schreibe zugleich an Hrn. Lichtenstein wegen der Proben von 
den Lettern. Ich bin ûberzeugt, Sie werden die Anfertigung des mir 
zustehenden Gusses môglichst zu fordern bemûht sejrn. 

Hochachtungsvoll 

Ew. Wohlgeb. ergebenster 
A. W. V. Schlegel. 

20. 

Berlin den 22. Nov. 1829. 

Ew. Hochwohlgeboren haben raich recht sehr erfreut durch die 
gûtige Uebersendung Ihrer Ausgabe des Hitopadesa, wofiir ich Ihnen und 
Hr. Dr. Lassen meinen innigsten Dank abstatte. Soviel ich bis jetzt 
Gelegenheit gehabt habe dièses schâtzbare Werk, welches erst seit wenigen 
Tagen in meinen Hânden ist, kennen zu lernen, muB ich die groBe 
Sorgfalt der Recension und die Genauigkeit des Dnickes bewundern. 

Lefmann, Franz Bopp. H 



114* Anhang. 

Auch gefâllt mir die iiuBerliche zum Citiren sehr bequeme Einrichtung 
selir wohl. Mit groBer Bogierde selic ich der Fortsetzung dièses wich- 
tigen Unternehmens entgegen, wodurch eines der berûhmtesten Werke 
der indischen Litteratur in Deutschland eine ehrenvolle Heimath findet. 

Von raeiner Grammatik ist inzwischen der erste Theil in der latei- 
nischen Umarbeitung fertig geworden, und ich beehre mich Ihnen ein 
Exemplar derselben zu ûberreichen und um geneigte Aufnahme zu bitten. 
Ich erfahre, dafi Sie von unseren beiden kleineren Schriften die kleinste 
gewâhlt haben, wovon der Guli bereits begonnen hat. Man ist aof der 
GieBerei in dièse Schriften jetzt so gut eingeûbt, daB eine Aufsicht des 
Gusses gar nicht mehr nôthig ist; sollte sich jedoch eine Gelegenheit er- 
geben, daB ich in dieser Sache etwas nùtzen kônnte, so bitte ich auf 
meine Bereitwilligkeit zu zâhlen. Unsere Sanskrit-Presse ist jetzt mit 
einer Ausgabe des Nalodaya von Benary beschâftigt; nach Vollendung 
dieser Werke wird die Fortsetzung meines Glossars und der Nalus ge- 
druckt werden. 

Mit der ausgezeichnetsten llochachtung 

Ew. Hochwohlgeboren ergebenster 

Bopp. 



III. Aus den Mûnchener Personalakten Franz Bopps, 

mit betr. Briefen. 

[1816-1821.] 

1. 

[Vita, Pers.-Akten, No. 17.] 

Franz Bopp, geboren in Mainz im Jahre 1791, folgte seinen Eltern 
in frûhester Kindheit nach Aschaffenburg, da sein Vater damais in Kur- 
Mainzischen, jetzt in Kôniglich. Bayerischen Diensten. In Aschaffenburg 
genoB er den ôffentlichen Unterricht an dortigem Gymnasium und Lyceum 
und erfreute sich der besonderen Theilnahme und freundschaftlichen Lei- 
tnng des Hrn. Professors Windischman, der an seiner Bildung den leb- 
haftesten Antheil nahm. Im Jahre 1812 ging er nach Paris und wid- 
mete sich vorzûglich der orientalischen Philologie unter der Leitung der 
Herren v. Sacy, Langlès u. Chézy. Zur KenntniB des Sanskrits, wofûr 
damais noch kein Lehrstuhl errichtet, bahnte er sich durch eignes, sich 
selbst ûberlassenes Studium den Weg und erlernte dièse Sprache einzig 
durch Benutzung der Hilfsquellen , welche wir den Englândem ver- 
danken. In Paris blieb er 4 Jahre, die zwey ersten auf eigene Kosten; 
wâhrend der letzten Hâlfte seines dortigen Aufenthalts bezog er eine 
aufmuntemde Unterstûtzung von Sr. Kôniglichen Majestat. 

F. Bopp. 

2. 

[Aus den Prûfungsarbeiten.] 

(ad 1). Das Studium der orientalischen Sprachen mit Arabisch be- 
gonnen; nach Aneignung der Elemente zur Erlemung des Persischen, in 
beiden Sprachen Prosaiker und Dichter gelesen, die ôffentlichen Vortrage 
der H. H. de Sacy u. Chézy besuchend. Um KenntniB der Altindischen 
Sprache u. Litt. vorzûglich nach Paris gegangen, daher darauf mein 
Haaptaugenmerk. „Obwohl ohne Unterricht, fand ich es môglich, durch 
Gebrauch der Elementarwerke und Uebersetzungen aus Hschr. mich bis 
zn einem gewissen Grade von Vollkommenheit damit vertraut zu machen.'* 
Strenger Gegensatz zwischen Arab. u. Skr. und den verwandten Sprachen 
weckte und schârfte meinen Sinn fur philos. Sprachforschung und bot 

H* 



116* A n h a n g. 

rair den reichhaltigsten StofF zu emsthafter Untersuchung ûber das Wesen 
u. den inn. Organ. der Sprachen. Und war es anfangs die Liebe zur 
Orient. Litter., die mich zu anstrengender Arbeit aufmunterte , so waren 
mir in der Folge die Sprachen an u. fur sich nicht minder werth u. 
wichtig, u. ich fûhlte in mir das Veriangen mitzuwirken zu der Be- 
griindung eincr allg. u. wissenschaftl. Sprachkunde, die sich damit be- 
schâftigt zu erforschen, wie die Spr. zu dem Standp. geiangt, auf dem 
wir sie erbiicken, welches der Stufeng. ihrer Entw. und Biidung u. anch 
ihres uns oft Vervolikommn. scheinenden Verfails; wie die Sprachformen 
enManden, und wie sie sich cinfach scheiden, in verschiedenartige Ele- 
mente auflôBen, weiche Sprachen als verwandt betrachtet werden kônnen 
und worin die Verwandtschaft bestehe, u. wie oft bei Sprachen von ganz 
versch. Ursprung Uebereinstimmungen stattfinden kônnen in dem Ent- 
wicklungsgang und in der Art, aus rohem Stoffe ein harmonisches Ganze 
zu biiden. Um uber dieB zu entscheiden ist es nothwendig, das Sprach- 
studium im weitesten Umfang zu ergreifen und den Bau u. inneren Zu- 
sammenhang sâmtl. Spr. zu erforschen. Dièses ist das Prinzip, das 
ich bei meinen allg. Sprachstudien zu Grunde lege u. in welchem End- 
zweck ich mich bereits mit der Gramm. mehrerer Spr. bekannt zu 
machen gesucht habe, deren Litt. wenig oder gar keine Ausbeute ver- 
spricht. 

(ad 6). Schlegei theilt die Spr. in flektierte u. zusammengesetzte. 
— Allerdings sind im Gebiete der Spr. Formen durch organische Um- 
biegung oder innere Modifikation des Stammworts entstanden, und For- 
men, die sich aus Zusammensetz. versch. Eiemente erklâren lassen. Auch 
Spr., worin die letztere Méthode ailein herrschend u. Zusammensetz. sehr 
leicht zu erkennen, >We beim Chines., Birm. Ailein meines Erachtens 
keine Sprache, deren gramm. Formen sich sâmmtlich als organische Um- 
biegung (das nach Schlegei Flexion) erklâren lieBen. Vieles was Schl. 
im Skr. u. verwandten Sprachen fur Flexion gehalten, laBt sich wohl 
mit mehr Recht fur Zusammensetzung, fiir Anfiigung von besonderen 
W.W., die sich mit dem Stamm in ein Ganzes verschmelzen, betrachten. 
Glaube, daB die Zabi der fur Flexion gehaltcnen Zusammens. die der 
wirklichen bei weitem ûbersteigt. Auch die Arab. Sprache (nach Schl. 
zusammengesetzt) nicht ohne mannigfache Flexion. Fast aile Nomina, 
von sehr verschied. Charakter u. Form sind von den Wurzeln, ohne An- 
fûgung von Suffixen oder sonst fremdart., durch bloBe innere Dehnung 
und Verânderung der Vokale abgeleitet. 

(ad 7). „Das Stud. des Skr. als Spr. an u. fur sich hôchst wichtig 
in Bezug auf den AufschluB, den sie ûber den Ursprung u. Entwick- 
lungsg. der latein., griech. etc. Spr. abgiebt, so wie auch iiber den Zu- 
samraenh. u. die Abstammung der Urvôlker. Sollte sich die Ind. Litt. 
auch niclit von eben dem prakt. u. viels. Nutzen bewahren, der uns 
aus dem Stud. des Rom. u. Griechisch. zufloB, so bleibt deren KenntniB 
doch unentbehrlich in Rûcks. auf die Gesch. der Menschheit u. des 
menschl. Geistes. Die ind. Mythologie ist nicht ohne Zusammenhang und 
Berûhrung mit der griech. u. riim., und eine genaue KenntniB derselben 



III. Aus d. Mûnch. Personalakten Fr. Bopps, mit betr. Briefen. 117* 

wird ûber manche Geheimnisse der griech., rôm. und selbst der âgypt. 
Religion ein helleres Licht verbreiten. Zu manchem, was auf europ. 
Boden zu seiner Ausbild. kam, brachten die Vôikerstamme die Keime 
aus ihren frûhesten Sitzen des Orients.'' Forschungen ûber das Wesen 
der Seele und der Gottheit, sowie ûber die Grundprinzip. der Welt haben 
von jeher die Weisen Indiens, jenes gesegneten Himmelstriches, mit Eifer 
beschâftigt, und es ist von der hiichsten Wichtigkeit die Resuitate ihrer 
Betrachtungen mit den philos. Systemen der Griechen und Neueren, be- 
sonders der Deutschen zu vergleichen. 

3. 

[Bericht an die Ak. d. Wissensch.] 

(d. d. 17. Okt. 1820). 

AufFord. gemâB versuchend summarische Uebersicht von dem (zu 
geben) was er wàhrend 5 Va Jahren in Paris und beinahe 2 Jahren in 
London zu leisten sich beflissen. — „Ich reiste gegen Ende des Jahres 
1812 nach Paris. Zwei Jahre lang, die arab. und pers. Kurse des be- 
riihraten Silv. de Sacy besucht. Nebenbei befliLÎ ich mich der Sanskr.- 
Spr. , jedoch ohne aile mûndliclie Anleitung; kein Lehrstuhl war dafûr 
voriianden. Wegen huchst voUkomuienen Baus der Spr. , der anerkann- 
ten Wichtigkeit u. des wunderb. Reizes der altind. Litt. gewann ich das 
Stud. so lieb und konnte nicht umhin, mein vorzûgl. Augenmerk darauf 
zu richten." — Nach zwei Jahren das Gluck durch Uebersetz. einer 
schônen Stelle aus dem Heldengedicht Râmâyana, welche in Aschaff. 
durch meinen verehrten Freund u. Lehrer Windischmann Sr. Kônigl. Maj. 
vorgelegt wurde, Allerhôchst Deren Theilnahme an meinen Stud. zu ge- 
winnen. Beweis eine Unterstiitzung, zuerst auf zwei u. in der Folge auf 
mehrere Jahre bewilligt, u. die Leitung mciner litt. Laufbahn, der Konigl. 
Akademie libertragen. 

Das Studium des Skr. gab bedeutende Aufschl. liber Sprachbildung 
und erw^eckte in mir die Begierde die Spr. als Naturerzeugnis, d. h. ohne 
Beziehung auf die Litt., die Werke der Menschen als ein Gegenstand 
philos. Wissensch. zu betreiben. — Denn, wenn es von Wichtigkeit ist, 
Pflanz. u. and. Naturgegenstânde zu durchforschen, ihr eigentûml. Wesen 
zu ergrûnden und sie zu klassifiz., so ist es gewiB von nicht geringerem 
Belang die zahlreich. Spr. uns. Erdballs kennen zu lernen, ihren Cha- 
rakt. aufzufassen u. ihre Bild. bis zu ihren einfachsten Elem. zu verfolgen, 
sie unter sich zu vergl. u. so viel als mogl. nach Stâmmen zu ordnen. 
Ein Stud., welches dem Geschichtsforscher mit dem Philos, gleich erhebl. 
Aufschl. zu geben vermag. Es wird demnach die Spr., die von vielen 
nur als Werkz. der Erkenntn. angesehen, zu wirkl. Gegenstand der Er- 
kenntn. erhoben. Wer dièse Grunds. anerkennt, dem das Sanskr. von 
grôBter Wichtigk. — Von diesem Gesichtsp. „die Schrift ûber das Con- 
jugationssystem, wobei es mir weniger darum zu thun war, die wechsels. 
Verwandtsch. der erwâhnten Spr. zu beweisen, indem ich dieselbe fur 
eutschieden ansah, als vermittelst des Altind. ûber den Bilduugsg. des 



118* A n h a n g. 

Griech. , Latein. etc. neues Licht zu erhalten u. deren gramm. Fonnen 
in ihre verschiedenart. Elemente zu zerlegen." — Seitdem ist der Inhalt 
mit gedrângteren Bew. u. in vollend. Gestalt (wie ich mir schmeichle) 
in den Annals of Orient. Lit. gegeben. 

Die Litter. betreff. beschlossen, den Mhbh. (liistor. mythisches Ge- 
dicht in 18 Theilen) zu erforschen und eine Uebers. des Ganzen zu 
geben, von dem aus den poet. Stûcken sich empfehlenden den Urtext 
mit den nôtbigen Erklâr. zu liefern, Kennern zur Lust und Anfângem 
zur Uebung zu dienen. „Das in Paris durch des Konigs groCm. Unterst., 
durch die Gûte Langlès, der freiesten Gebrauch seiner Privatbibliothek 
bewilligt, gesammelte soli mich jetzt angenehm und nûtzlich beschâftigen. 
Dankbar gegen den Kronpr., wodurch in London die Vergleich. môglicli. 
Die Gûte Wilkins verstattete die Benûtz. seiner Typen. — Eine Episode, 
so reich an nat. und ungesucbter Schônheit und Anmutb, so ausge- 
zeichnet durch die groBart. Einfachheit ihres Styles, daB ich mich 
glûckl. preise, der erste Herausg. davon zu sein.** (Berufung auf die 
Meinung eines ausgez. Krit., Ind. Bibl. p. 98.) 

Noch manches der Art in der Folge zu geben beabsichtigend. — 
In L. (neben zeitraub. Vergl.) auch auf die Vedas Augenmerk gerichtet. 
Manches gesammelt, was ûber den Begr. des merkw. Voikes, der Welt- 
schopf., Gotth., Leben etc. wicht. Aufschl. zu geben scheint. Bei desseu 
Bekanntm. vorzûgl. auf die Theiln. der Philos, gerechnet. Erwâhne 
„daB ich in der Bibl. der Ostind. Comp. zu L. aus (7) Comment, ûber 
den Meghadûta od. die Botsch. bring. Wolke, eines der schônsten 
Gedichto von Calidâsa dasj. ausgezogen, was ich zu voUst. VerstândniB 
des Urtextes fur nôthig erachtet, u. daB ich hierd. in den Stand ge- 
setzt, von jenem Ged. eine den Freunden Ind. Philol. willk. Ausg. zu 
liefern. Vor allem aber werde ich die erste Geleg. ergreifen, die sich 
mir darbietet, eine kurze jedoch vollst. Skr. - Grammatik , die ich vorbe- 
reitet habe, zum Druck zu fordem, damit das Stud. einer Spr., die nun 
in Deutschl. immer mehr und mehr Aufmerks. erregt, ohne mit allzu 
groBen Kosten verbund. auslând. Hilfsm. begonnen werden konne." 

Genehmigen etc. 

F. Bopp. 

4. 

A Mr. Franc. Bopp à Paris. 

Mûnch., IGten Okt. 1817. 

Hochgeehrter Herr u. Freund ! 

Gestem endlich ist folgendes K. Respt., Sie betrefifend, an die 
Akademie gelangt; ich schreibe es Ihnen ganz ab. 

Es ist also nicht ganz nach unserm Antrage resolvirt, [nach] dem die 
Unterstûtzung noch einmal so groB gewesen wâre; indeB muB man sich 
in die Zeit schicken, und das Bessere hoffen. Die Classe wird nun 
bald wegen der Instruction Ihnen Erôffnung machen. — In Absicht auf 
die 500 fl., die die akadem. Casse Ihnen jetzt zu zahlen bat, so 




III. Aus d. Mûnch. Personalakten Fr. Bopps, mit betr. Briefen. 119* 

will ich sogleich einleiten, daB sie bereit liegen. Senden Sie mir daher 
eine Quittung darûber eiu und geben mir an, wie ich es mit der Ueber- 
sendung balten soll, ob ich das Geld vielleicht in Natur an Ihren Ilrn. 
Vater in Aschafifenburg senden soll oder woilen Sie eine Anweisung auf 
ein hies. Haus schicken etc. etc. 

Nâchstens mehr. In groBer Eiie heute nur meinen herzlich. GroB. 

Ihr treuergebener 



Schlichtegroli. 



5. 
To Mr. Fr. Bopp, London, 



Mûnchen, 7. April 1820. 



Mein hochgeschâtzter Freund! 

Ihr Brief vora 9 t. Febr. u. der Bericht an die Ak. sind von mir 
und meinen Collegen mit der herzlichsten Theilnahme erapfangen worden. 
Es ist von Seite der Akad. Ailes geschehen, um das Ministerium zu be- 
wegen, Ihnen zu den lOOOii. (deren 2 te Hâlfte nun an Ihren Herrn Vater 
abgegangen ist) noch die von Ihnen erbetenen 500 fl. zu gewâhren; so 
streng der Akad. in dem neuen Etat Ailes zugemessen ist, so haben wir 
doch darauf angetragen, daB, wenn Ihnen nicht jetzt achon eine Pro- 
fessur mit Gehalt zugetheilt werden woUe, welches unser erster und 
bleibender Antrag war, wir auch gern aus den Mitteln der Akad., ihrem 
Reservefonds, oder wie sonst beschlossen worden wâre, den ZuschuB 
geleistet sehen wûrden. Aber dièse Antrâge haben die Genehraigung 
nicht erlangt. Da habe ich denn vor 5 Tagen noch einmal mùndlich 
und auf das dringendste Ihre Lage dem Herrn Minister Graf v. Thûr- 
heim vorgestellt und die Grfinde wiederhohit, die dafùr sprechen, Sie 
vorlâufig zu einer Professur der morgenlândischen Sprachen auf einer 
unserer Universitâten zu ernennen mit der ErlaubniB, den Gehalt jetzt schon 
zu beziehen und ihn zu noch einigem Aufenthait in London, wenn Sie diesen 
nôthig fânden, dann zu einem Aufenthait in Gottingen zu verwenden, 
um am letzteren Orte mit unseren oricntalischen Veteranen Eichhorn u. 
Tychsen ûber die beste Art, Ihre gesammelten Keuntnisse als Docent 
einer baier. Universitât niitzlich zu machen, zu conferiren. Ich habe 
wie fur einen Sohn gesprochen und bin so dringend als moglich ge- 
worden. Da hat mir der Hr. Minister erlaubt, Ihnen zu schreiben, daB 
er sich Ihre Ernennung zu einer Professur angelegen seyn lassen wolle. 
Aber eine schnelle Hûlfe, u. also die jetzt gleich gewiinschten 500 fl. 
konnte ich nicht erwirken. G warum bin ich doch nicht reich, um 
Ihnen gleich aus eignen Mitteln helfen zu kônnen! — Auch habe ich 
vorgestem an Hr. Prâsid. v. Asbach in Wûrzburg geschrieben, und Ihm» 
Ihre jetzige Verlegenheit lebhaftest geschildert, so wie ich schon vorher 
mit Hr. Staatsrath v. Gruben und mit Hr. Hofr. v. Rau ofters ûber die 
Nothwendigkeit, das angefangene Werk zu voUenden, gesprochen u. 
Theilnahme gefundeu habe. Jetzt weis ich weiter nichts zu thun u. zu 
rathen. Schreiben Sie bald noch an Hr. Min. Grafen v. Thûrheim u. 
beziehen sich auf die Hoffnuog, die ich Ihnen in diesem Briefe erregt 



120* A n h a n g. 

bâtie, Sr. Exe. wolle sich Ihre Anstellung als Professor und Ihre vor- 
lâufige Denominirnng angelegen seyn lassen. 

Kônnte ich Sie eine Stunde sprechen, u. Ihre Plane u. Wûnsche 
im Détail vernehmen, so liéOe sich vielleicbt ein passender Rath geben; 
aber so wage ich nicbts Bestiminteres zu rathen. Wenn es Ibnen un- 
moglich ist, sich jetzt langer in London zu halten. so ware es vielleicht 
am besten, die Rûckreise anzutreten, hieher zu kommen u. hier selbst 
Ihre définitive Anstellung za betreiben. Es bleibt ja die HofFnung, dafi 
Sie kûnftighin unter glacklichern Umstânden noch einmal nach London 
gehcn kônnen, wenn Sie es fur nôthig finden. Ich sehe Ailes, was 
sich dafûr sagen lâfit, dafi jetzt Ibnen Hâlfe werde. um zu voUeuden, 
was Sie rûhmlicb begonnen haben; ist dieC aber nicht zu bewirken, so 
werden Sie wenigstens nicht kleinmûthig, u. hoffen Sie, dafi auch in 
literârischer Hinsicht Ihr Schicksal sich gûnstig entwickeln werde. „Aber 
Gott siebet auf Dein Thun" heifit eine Stelle im Koran. — Hr. Dir. 
V. Scbeliing ist vom December an einige Monate gefabrlich krank ge- 
wesen an einer Brust-Entzundung; ich habe ibn daber nicht gesprochen. 
Icb weis aber, dafi er ganz mit mir, Hr. Thierscb u. Weiller darin uber- 
einstimmt, eine baidige Professur sey das beCte Mittel, Ihre Wûnsche 
zu befriedigen u. Sie auf dem schôn betretenen Wege fortzuleiten ; sie 
wird Ibnen auch nicht entgehen, wenn nur Ibre jetzige Verlegenheit erst 
beseitigt ware! 

Gott erhalte Sie bey guter Gesundheit u. starkem Muth ! Eine 
schune Laufbahn liegt vor Ibnen. Was gabe icb nicht darum, wenn ich 
eine Abendstunde mit Ibnen durchsprechen und Ibnen meine, auf Er- 
fahrung gegrûndeten, treugenieynten Ansichten mittbeilen konnte. Aber 
Ausdauer ist nôthig, u. Stârke, eintretende Schwierigkeiten zu ùber- 
winden! Meine Frau dankt fur Ihr freundiiches Andenken und erwiedert 
es. Mein âltester Sohn ist fleiliig in scinem Fâche, u. bat auch mit 
mancher Schwierigkeit zu kâmpfen; er grûfit Sie herzlich. 

Mit herzlicher Freundschaft u. vâterlicher Theilnahme bin ich jetzt 
u. immer 

Ihr treuergebener 

Friedr. Scblicbtegroll. 



6. 



Mûnchen 20. Oct. 1819. 



Da ich aus Ew. Woblgebohren seitdem eingekommenen Berichten 
schliefien mufi, dafi ein Schreiben vom 4. April d. J. Ibnen nicht zu- 
gekommen ist: so ergreife ich das gûtige Anerbieten des Hemi Ministers 
y. Pfefi^el, Ibnen eine zweite Abschrift der von der pbilolog. philos. 
Classe fur Sie aufgesetzten Instruction zu ûberschicken. Ew. Wohlge- 
gebohren werden der Classe wohl zutrauen, dafi es niemals ihre Meynung 
seyn konnte, einem Manne Ibrer Art bestimmte Vorschriften zu ertbeilen; 
der nâchste Zweck war, einem Allerhôchsten Befehl Folge zu leisten, 
und von dieser Seite bitte icii also auch die Instruction zunâchst zu 
nebmen; sollte sie ûbrigens etwas entlialteu, das auch noch jetzt Ibrer 



IIL Aus (L Mônch. Personakkien Fr. Bopps. mit b^r. Briefen. lil* 

Beachtong werth seyn kôante, so darf ich mich oicfat reoen lass^n. Sie 
zum zweyten Mal an Ew. Wohlgeb. abzuseoden. 

Ëmpfangen Sie zanârhst meinen herziichsten Glâckwunsch zu dem 
trefflichen Werk, das Ihnen gelangeD ist. dem von Ihnen herausgegebeQen 
Original-Fragment des Mahabiratha, wovon ich soeben das erste £xemplar 
gesehen habe. Nicht nur wir, ganz Deutschland muQ sich freuen u. 
stolz daranf sejn, daÛ es einem Landsmanne gelongen ist sich so frûh 
zum Meister einer in Earopa noch kaam gekannten Sprache zu niachen, 
um sich mit denen, welche durch iuQere Verhâltnisse begûnstigt sie an 
Ort u. Stelle aus lebendiger Uebeiiiefenmg eriemen konnten, in Eine 
Linie zu stellen. 

Einen Nebenvortheil hatte dièses Werk fur Sie und uns noch da- 
durch, daû es eben noch zur rechten Zeit ankam, um die Fortsetzung 
der frûher be^iilligten Unterstûtznng zu bewirken. 

Dièse ist frevlich durchaus unzureichend um noch ein Jahr in 
London zu verweilen. IndeO hoffen wir soll auch hier Rath werdon. 
Hr. V. SchlichtegroII, der von Seiten S. K. H. des Kronprinzen schon 
frûher aufgefordert war. anzugeben. in welchem Sinne die Verwendung 
und Fùrsprache S. K. H. Ihnen nûtziich seyn kônnte. war mit mir 
ûbereingekommen, daû eine Professur der orient. Sprachen an irgcnd 
einer unserer Universitaten wohi das Ihnen in jeder Hinsicht En^ûnsch- 
teste seyn konnte, u. in diesem Sinne baben wir so eben auch einen 
gemeinschaftlichen Bericht erstattet, der, wir hoffen es, bewirken soll, 
theils daB Sie jetzt gleich eine feste Bestimmung, theils daB Sie auch 
Yorlâufig schon den fur eine solche Stelle gehôrigen Gehalt als Zulage 
zu den aus dem Fonde der Akademie komniendeu 1000 fl. erhalten. 
Ich hoffe, daB dieser Vorschlag Ihren Beyfall haben werde, zumal der 
Antrag bestimmt auf Wûrzburg gerichtet worden, wo schon das ansehn- 
liche VermâchtniB des vere\\igten Fûrsten Primas griiBere Mittel, mit 
der Litteratur vorzuschreiten, darbietet. Uebrigens wird es auch niemals 
Schwierigkeiten haben, Ihnen von der hiesigen Bibliothek aile lîûlfs- 
mittel zukommen zu lassen, deren Sie bedûrftig seyn kônnten. 

Fahren Sie nun einstw^eilen ruhig auf Ihrem schonen Wego fort, 
ich bitte Sie, in allem was sie betrifft auch auf meinen Eifer und in- 
nigste Theilnahme zu rechnen, u. der freundschaftsvollen llochachtnng 
versichert zu seyn, mit der ich stets seyn werde 

Ew. Wohlgebohreu 
ergebenster 

Schelling. 

7. 

Wohlgebohmer 

Hochzuehrender Herr! 

Da ich den Wunsch hatte Euer Wohlgebohren fiir Baiern zu er- 
halten, 80 bewirkte ich auf Ihre Anzeige eine solche EnU^chlieBung, dio 
Ihnen die Gelegenheit nicht benahm, die Vortheile, welche in Berlin 
fur Ihre weitere Ausbildung sich darbieten, einige Zeit zu benuzen, dabei 



122* A n h a n g. 

Ihnen aber auch eine bestimmte Âassicht zu Ihrer kûiiftigen AostellaDg 
im Vaterlande erôffnete; meine Absicht ist, Sie kûnftig bei der hiesi- 
gen Akademie anzustellen, wo Sie aile Hûlfsmittel fur Ihre Studien fio- 
den; ich konnte dabei erwarten, daB Sie die groBinûthige UnterstûtzungeD, 
welche Sie zu Ihrer Ausbildung erbalten haben, immer in dankbarem 
Andenken bebalten und durch einige pecuniâre Vortheile, die Ihnen das 
Ausiand anbietet, sich nicht verleiten lassen wûrden, edlere Beweggrûnde 
denselben aufzuopfem, ich werde mit Vergnûgen zu allem beiwirken, 
wodurch Ihr Vortheil mit jenem des Vaterlandes vereinigt werden kann, 
in diesen Gesinnungen beharre ich mit besonderer Hochachtung 

Euer Wohlgeboren 
Mûnchen den 3. Nov. 1821. ergebenster Diener 

N. S. F. V. Zentner. 

Ihre neueste Erklârung hab' ich noch nicht erhalten; ich werde 
Sorge tragen, daB eine schieunige EntschiieBung darauf erfolge, sobald 
sie wird vorgelegt werden. 




IV. Briefe 
von A. von Humboldt, Haiighton, de Chézy u. a. 

[1816—1837.] 

1. 

[1816.] 

Meinen wârmsten, innigsten Dank. Ich habe mit dem unendlichsten 
Intéresse Ihre treffliche Schrift gelesen, d. h. es ist kein Blatt keine 
Zeile, die ich bereits nicht angesehen. H. Windischmann bat aach meiner 
darin auf eine so freundlicbe Weise gedacbt. Leider! bin ich in 
meinen eigenen Plânen noch so unbestimmt und so abbàngig, daU ich 
mir auch nicht einmal die Freude machen kann, anderen Anerbietungen 
zu machen, in der BcsorgniB, sie hinzuhaltcn und irre zu leiten. Es 
wûrde mir sehr angenehm sein, wenn Ew. Wohlgeb. mir (Sonntags um 
12 Uhr) ein Stûndchen schenkten, um mich (iber manches im Grammat. 
Bau, nach Ihren Ansichten, zu belehren. 

Freitags. A. Ilumboldt. 

2. 

Paris, Quai de PEcole, 2{j, co 20 Oct. 1819. 

Je m'empresse, mon respectable ami, de Vous témoigner ma vive 
reconnaissance de l'envoi aimable que Vous avez bien voulu me faire de 
Votre traduction de Nalus. C'est la première fois que j'ai eu occasion 
de lire une traduction du Sanscrit qui a conservé à l'original toute sa 
fraîcheur et ses tours originaux. Vous sentez combien je dois avoir été 
satisfait de ce nouveau succès que Vous Vous êtes préparé par Vos talens 
et Votre laborieuse assiduité. La lettre que Vous venez de m'écrire est 
du 2 Septembre. Je suis peiné de ce qu'elle m' arrive si tard. Je l'ai 
reçue aujourd'hui-même et je me hâte de Vous dire que j'accompagnerai 
volontiers Votre pétition d'une lettre au Prince Royal de Bavière si Vous 
voulez bien me l'adresser par la voye de Mr. de Bulow, le Chargé d'af- 
faires de notre Cour. J'écrirai aussi, sans la pétition, au Prince Royal, 
si Vous voulez bien me dire bien nettement de quoi il s'agit. Est-ce 
pour rester plus longtems à Londres? Vous savez que si l'on agit sur 
les princes, ce n'est que par une demande directe et précise. Je Vous 



124* A n h a n ç. 

demande an aotre service bien argent. Je fais imprimer mon mémoire 
snr les chiffres ou signes namériqoes des peaples. J'y prouve que Fusage 
de l'ahacui^ ou Suanpan et l'habituel qu'ont les Chinois d'écrire quatre 
mille, non par répétition ou juxtaposition du même signe mille >^, mais 
en plaçant un multiplicateur au dessus de l'hiéroglyphe de 1(>00 >^, a 
dû conduire à l'admirable méthode de position qui caractérise la méthode 



indienne. Un Chinois écrit 4 4 2 3 ainsi: Ajj en négligeant les signes 



des dixaines on a J ou les chiffres dont la méthode indienne ne soit 

aussi que les multiplicateurs des groupes. Le zéro, sitron vide, remplit 
le vide, c'est la rangée qui manque dans l'écriture perpendiculaire, la 
rangée de l'abacu? sur laquelle il n'y a pas de grains. Or je désire sa- 
voir, mon excellent ami, m: 1) Vous ne croyez pas que le signe gram- 
matical O qui dans récriture devanagari indique qu'il manque quelque 
chose, est la source du zéro, ce qui prouverait que la méthode indienne 
(celle de position) est postérieure à l'écriture. 2) quel est le nom in- 
dien du zéro et que signifie ce nom? 3) le zéro en sanscrit est-il plus 
anciennement un rond vide O ou comme chez les arabes un point? 
4) Mr. Colebrooke ou Mr. Wilkins que vous voudrez bien consulter sur 
tout cela, croyent-ils que la méthode indienne de position est de tonte 
antiquité? 3) la méthode ingénieuse des Chinois de placer des multi- 

plicateurs au dessus des signes comme si un romain écrivait CX3 
pour 423, était elle inconnue dans l'Inde? G) Avait-on commencé à 
placer les zéro ou points au dessus des signes numériques, comme dans 

l'écriture gobar (voyez Sacy, Gramin. arabe) 5, 3 (30) 5 (300) et 5 (3000) 
comme si les grecs avaient écrit ^ pour 2, g pour 20. J'arrête mes 
épreuves. Vous seriez bien aimable, si Vous me répondiez bientôt, même 
qu'on n'en sait rien. Mille amitiés Humboldt. 

(Veuillez offrir mes hommages à Mr. Colebrooke pour lequel j'ai la 
plus vive admiration.) 

3. 

[1826.] 

Herzlichen Dank fur Ibre Sûndfluth, die ich heute frûb dem Kron- 
prinzcn geschickt habe. und die ihn unendlich interessiren wird. Sollte 
der gehornte Fisch nicht mit dem Capricomus {inakara) zusammenhângen, 
der (Gott Noe, Tio-Apaetti bei den Mexicanern) immer neben dem Berg 
Flatoe (auf den co^ccoa-, Ihr Manu, sich rettete) von den Mexikanern ge- 
malt wird. Ich habe solche Zeichnungen mitgebracht und in den Mo- 
numens den Capricorn-Fisch bald mit einem Horn bald als Gazelle mit 
Fischschwanz, als ein mythisches Wesen betrachtet, vvelches den Ueber- 
gang aus dem Wasser auf das Berg-Trockene andeutet. Ein Fisch der 
auf den Berg klettert. Nach Germanicus Cacsar (cornent, in Aratum) 



TV. Briefe v A. von Humboldt, Haughton, de Ch4zy u. a. 125* 

wird Deucalion wie Noe der Mexicaner, in deu Capricorni des Thier- 
kreises od. daneben versetzt. 

Ihr Sie Verehrender 
Dienstags. A. Humboldt. 

4. 

Ich glaube, mein Verehrter Freund, daB niemand wûrdiger ist diesen 
Brief zu lesen (wenn Sie ihn anders entziffern kônnen) als Sie. Welch 
ein trauriger Zustand des Sanscrit in England, welch ein Ruhm, daû 
wir Sie besitzen, der Gelebrsarakoit und Scharfsinn so herrlich verbindet. 

Im Carstens kommt ferruvi album vor, das ich glaube nordische 
Seefahrer dem Alexander bringen. Hirt fragte mich, ob es Platina (vom 
Ural) sein kônne. Das wufite man gewiB nicht damais zu schmelzen. 
Sollte es nicht Indischer GuBstahl sein, (der herriiche GuBstahl, sehr 
weiBlich) der noch spâter aus Indien nach England kommt und den 
man im Handel unter dem Namen Wootz [kennt]. So heiBt er in 
Ramborg. Was ist das fiir ein Sanskrit- Wort? 

Ihr freundschaftlichst ergebenster 
A. Humboldt. 

Noch eine Bitte, die aber gar nicht eilt: Ich bereichere meine 
Schriften gern mit einigen Sprachbemerkungen, wenn sie auf Ideen 
leiten. 

1) Physik (cpuaiç) von çpuu), natura von nasci (das Wachsende, sich 
ewig bildende) sind schône Namen. Giebt es fur Natu r solche treffende 
Ausdrûcke im Sanskrit? Natur ist es wohl selbst. 

2) giebt es im Sanskrit Worte fiir organisch und unorganisch, um 
irgend Leben als Kraft gebraucht, z. B. dem bek. Nordstem, Weltkôr- 
pern zugeschrieben? 

3) Giebt es deutliche Unterschiede zwischen Erde (unser Planet) 
und der ganzen Welt, wie wir unterscheiden Erd- und Weltkunde? 

4) Giebt es Untersch. zwischen Planet und Fixstern, der wohl 
gekannt ist? Und unser Wort; Planet im Sanskrit bedeutend. 

Es ist leichter zu fragen, als auf solche Dinge zu antwojrten. Das 
fûhle ich selbst. 

A. Hb. 
[Vgl. Kosmos, m, 468 ff.] 

5. 

[1837]. 

Es ist mir eine groBe Freude, mein vieljâhriger, hochverehrt«r 
Freund, Ihnen den innigsten Dank fur den hohen GenuB zu sagen, den 
mir die erst dièse Nacht voUendete Lecture Ihrer schônen Uebertragung 
des Nalus verschafft hat. Bei Ihnen erst glaubt man sich in das aite 
Gedicht versetzt. Rûckert lieB mir immer den Eindruck der Tûnche 
und der Vergleichung; die Sie haben wagen kônnen in der Stille des 
Baumes Kummerlos zeugt ganz fur Ihre Art der Behandlung. Das 
Grofiartige des ungeheuren Gedichts gewinnt bei der schmucklosen Ein- 
faehheit, in der Sie immer gestrebt haben, es erscheinen zu lassen. 



126^ A n h a n g. 

Neben den grofien Naturbildern der Waldbeschreibung and des Elephanten- 
einbnichs zii 122, welche FôlIe edier Gesinnungen, ^der aach heimlich 
nicht ûbt niederes" p. 205, die AufforderuDg za politischen Restaara- 
tionen, p. 250; wie treffend die Woîken, die von selbst glanzen p. 41, 
od. das oft wiederholte schône Bild der schmalen Randstieifen der 
ersten Siebel. Ramohun behauptet in der Crkùche, der beste Koch 
werde ans einem Kutscher, da dieser ohne aile Vorortheile an die che- 
mische Konst trete. So Ihr Dichter p. 215. Es ist eine ganze Welt 
darin. Haben Sie den unsinnigen Uerrn gesehen, der mitten in Indien 
behaaptet, ailes sei von den Griechen und der Bibel den Indem ûber- 
kommen, und die Weda's und Puranas seien im siebenten Jahrh. post 
Christum gescbmiedet. Ich soU die Ehre haben dies auch zu beweisen, 
p. 69 f. Sie sollten den Mann in den krit. Blâttem zûchtigen , wie 
Lassen zu meiner Freude den sonst von mir sehr geliebten Otfr. Mûller 
gezuchtigt bat, der aus baktr. Mûnzen beweiset, die Inder hâtten nach 
Alexander von Griechen schreiben gelernt. In Lassens baktr. Bûche ist 
es mir auffallend gewesen, daB er so stark gegen Ritter und buddhist. 
Ursprung der Stupas eifert, da doch die von meinem Brader erklârten 
javanischen Pyramiden auf solche buddh. symbolisirende Architektur 
zu deuten scheinen. Auch wûthet Lasséh gegen innerasiatische Geten 
(Jutschi) und germanisirende Qaser von Klaproth. Gewifi ist aber doch, 
dafi in allen chinesischen uralten Bûchern dièses V'erzieren von beson- 
deren Physiognomien mit blauen und griinen Augen geschildert worden, 
auch blond und rothhaarig. 

Mit aller Verehrung 
Mittwoch. Ihr 

Al. Humboldt. 

6. 

East India Collège, Uertf., 9th April 1819. 

My dear Sir, I hâve the plcasure to acknowledge the receipt of thc 
portion of your work, which I hère return, and your obliging letter. You 
do me too much honor to suppose that my approbation can in any 
way be of conséquence to what contains so much intrinsic merit of 
its own. 

1 think the work will be extremely useful to ail engaged in the 
study of sanscrit whether in Europe or in India, and that by having 
adopted the latin at the médium of communication of the sensé of the 
original to the learner and reader in gênerai, you hâve been able to 
follow more closely the collocation of the original, without ofTending the 
ear, which must bave been the case, had any modéra language been 
adopted. 

I expect to see Dr. Wilkins in about a week, when I will make 
a point of speaking to him, to recommend to the Company to take a 
certain number of copies. It appears to me, that from the manner in 
which the translation is executed, it cannot fail to raise your réputation 
as a Sanscrit Scholar very high. The little german works you were so 




IV. Briefe v. A. von Huroboldt, Haughton, de Chëzy u. a. 127* 

,'ood as to mention in your letter, yoii hâve omitted sending by acci- 
lent, but they can be sent at some other opportunity, or I can take 
hem, when I call to see yoii next. 

Mr. Kean desires to be kindly remembered to you, and I romain, 
ny dear Sir, 

Yours very sincerely 

G. C. Haughton. 

7. 

Paris le 18. 7bre 1819. 

Mon cher Monsieur Bopp, j'ai reçu avec bien du plaisir votre savant 
mvrage que j'ai lu avec beaucoup d'attention. Déjà Mr. Ilamilton m'en 
ivoit parlé, mais je ne croyois pas que vous y eussiez ajouté le texte ce 
jui lui donne un prix infini d'autant plus que vous y avez apporté un 
loin d'une correction bien extraordinaire, je n'ose vous dire que je me 
)ropose d'en donner un extrait, vous ne pourriez le croire, cependant je 
e ferai certainement et je veux vous rendre toute la justice qui est 
lue à un talent aussi distingué que le vôtre et qui donne au monde 
lavant l'espoir que l'Allemagne lui produira en vous un rival digne des 
Fones et des Colebrooke. 

Quant-à-moi je me consume de langueur et ne laisserai bientôt de 
noi qu'une trace fort légère que le tems aura bientôt effacée. 

Adieu, mon cher Bopp, recevez les sincères complimens de celui 
(ui fut peut-être un peu jaloux de votre heureuse organisation, mais 
[ui n'a jamais cessé de vous rendre justice et qui ne craint pas de se 
lire votre ami 

Chézy. 

8. 

Paris 15 août 1827. 

Mon très savant et très sincère ami, je proffite du passage par 
Berlin de mon ami M*". Duchêsne, sous-garde du cabinet des estampes à 
a bibliothèque du roi et très distingué dans cette partie, pour vous re- 
nettre un exemplaire d'Yadjna-datta que vous auriez eu depuis longtems 
lans un grand abattement d'esprit qui s'est emparé de moi, suite d'une 
naladie de langueur qui me mine et ne me laisse que bien peu d'espe- 
•ance. Cet ouvrage qui n'est rien comparé à vos grands travaux pourra 
cependant être utile aux jeunes élevés auxquels il servira comme de 
)assage entre votre savante grammaire et votre édition du Nalus. j'y 
oins un petit traité du Sloka pour le quel je désire votre approbation, 
it dont je vous prie de remettre un double ainsi que du Yadjnadatta 
i votre intéressant élève M"^. D^ Rosen auquel je fais mes complimens. 

Peu de tems après votre départ, l'année dernière, le vilain Behrend 
a'a quitté malgré mes offres après avoir achevé seulement la compo- 
ition du 3me acte de Sakountalâ. heureusement j'ai retrouvé un jeune 
tomme plein d'intelligence et de bonne volonté que j'ai mis au fait en 
Qoins de quinze jours et qui en quatre mois m'a composé les quatre 
lerniers actes de cette pièce, en sorte que dans l'espace de huit mois 



128* A n h a n g. 

malgré les nombreux dégoûts que j'ai eus à éprouver d'abord le texte de 
ce charmant ouvrage a été complètement terminé. Si ma santé me 
Peut permis les notes et la traduction devroient être également termi- 
nées aujourd'hui, mais que la nature me rende seulement un peu de 
force et je vais m'y remettre avec un nouveau courage, quel plaisir 
j'éprouverai quand je pourrai l'envoyer à un juge aussi habile et aussi 
indulgent que vous! mais pour que cet ouvrage soit complet il faut 
nécessairement l'accompagner de l'Kpisode du Mahâbhârata dont vous 
avez eu la bonté de me promettre les variantes, il me serait pénible 
dans ce moment de relever les passages tronqués ou fautifs de ma copie, 
auriez vous donc Fextreme bonté de m'envoyer la vôtre par une voie 
sure, j'en aurois le plus grand soin, je vous en témoignerois publique- 
ment ma reconnoissance et vous la renverrois par Mr. Dr. Rosen qui à 
ce que j'ai entendu dire doit bientôt se rendre à Paris. Dites moi aussi 
où en sont vos travaux, votre grammaire, vos morceaux choisis, votre 
lexique des auteurs imprimés etc. etc. 

Adieu, mon cher Bopp, priez Brahmâ qu'il me rende à la vie, à 
mes amis, à vous surtout qui êtes au nombre de ceux que j'estime et 
aime le plus. 

Chézy. 

9. 

Paris, 26. avril 1830. 
Mon excellent ami ! 

Permettez moi de vous recommander le porteur de cette lettre M. 
Ch. Johannsen orientaliste fort distingué qui déjà s'est fait connoître 
avantageusement par ses travaux dans la littérature arabe et qui est 
également assez fort en Sanscrit ainsi que j'ai pu en juger par la manière 
dont il a expliqué cette année à mon cours le Bhagavad-Guîtâ et le Code 
de Manon. Devant séjourner quelquetems à Berlin il regardera comme 
un très grand bonheur de profiter de vos doctes leçons et il m'a prié 
de lui donner pour vous une lettre de recommandation ce que je fais de 
bon coeur, parceque je l'en crois digne. 

J'e m'estime heureux, mon digne ami, de pouvoir vous envoyer très 
incessamment ma Sacountalâ qui vient enfin de voir le jour et qui 
m'acquittera, en partie du moins, de la reconnaissance que je vous dois 
pour les dons réitérés que vous m'avez faits de vos excellents ouvrages 
que j'ai lus avec autant d'intérêt que de plaisir. 

Vous verrez dans mon introduction que je vous cherche querelle 
pour votre manière de séparer les mots sanscrits; mais ce sera j'espère 
la seule guerre qui existera jamais entre nous. 

Je destine également un exemplaire de Sacountalâ à Mr. le Baron 
G. de Humboldt, mais je suis dans l'embarras pour vous les faire passer, 
daignez donc m'indiquer au plus tôt un moyen pour cela; par l'am- 
bassadeur Prussien peut-être? et je l'emploierai sur le champ. 

Je suis enchanté de M. Stenzler et j'aurois été bien étonné qu'après 
vous avoir eu pour maître il ne se fût pas distingué tout-à-la fois et 
par les qualités du coeur et par celles de l'esprit. 



IV. Briefe v. A. von Humboldt, Haughton, de Chézy u. a. 129* 

Adieu, mon cher ami, je vous embrasse de tout mon coeur, ma 
santé va toujours de mal en pis et je craignais bien de ne pouvoir 
jamais vous envoyer ma Sacountalâ que je vous prie de recevoir comme 
une bonne et simple fille qui a besoin de toute votre indulgence. 

Vale et ama 

Chézy. 
10. 
Mon cher ami Paris ce 18 août 1832. 

Si je ne connaissais votre inépuisable complaisance je craindrois 
d'en abuser en vous recommandant encore le jeune littérateur, Monsieur 
Victor Lobstein qui vous présentera cette lettre de ma part. Désirant 
séjourner quelquetems à Berlin et sachant que vous avez beaucoup de 
bontés pour moi il m'a prié de lui fournir le moyen de s'introduire 
auprès de vous, il désire que vous lui procuriez pendant son séjour 
dans votre ville les facilités de continuer ses études dans la langue 
sanscrite avec laquelle il a commencé à faire connaissance dans votre 
excellente édition de N al us et j'espère qu'à ma prière vous voudrez bien 
lui donner de bons et excellents avis. 

Mais à propos de Nalus je vois par votre lettre du 3 mai que vous 
m'avez adressé la Vjll, livraison de votre seconde édition de ce bel 
ouvrage qui vous a pour jamais assuré la reconnaissance des amis des 
lettres indiennes, je ne l'ai point reçue à mou grand regret, je la connais 
cependant, car Mr. de Hyéronimi m'a communiqué son exemplaire et j'ai 
vu avec la plus grande satisfaction que dans ce nouveau travail vous 
avez fait un grand nombre d'améliorations qui y ajoutent un prix infini. 

Moi aussi je m'occupe en ce moment à retoucher mon travail sur 
Sacountalâ dont vous me parlez dans des termes si flatteurs; mais 
comme ma santé qui dépérit de jour en jour ne me laisse pas entrevoir 
la possibilité d'en donner une seconde édition, je me bornerai si toute- 
fois j'en ai le tems à donner simplement un petit supplément qui 
renfermera quelques corrections et un petit nombre de remarques sur 
des beautés de style qui m'étaient d'abord échappées et que j'ai recon- 
nues durant l'explication que je viens de terminer, à mon cours, de cette 
délicieuse composition. Vous serez n'en doutez pas un des premiers à 
qui je me ferai un plaisir d'envoyer le supplément que je compte mettre 
incessamment sous presse. 

P. S. Mon élève Loiseleur me charge de vous présenter ses respects 
et de vous dire combien il est flatté que son travail sur Manou ait 
reçu votre approbation. 

Recevez de nouveau, mon savant et très cher ami, l'assurance de 
mon amitié inaltérable. Chézy. 

11. 

Hochwohlgeborener, Hochzuverehrender Herr, 
Hochgeschâtzter Gonner u. Freund! 

Die besondere Aufmerksamkeit, mit welcher Sie mich beehren 
indcm ich 28tcn October d. J. von Strasburg her Ihr treffliches Car- 

Lefraann, Fraiiz Ropp. \ 







130* A n h a n g. 

incn Sanscritum aas dein Mababliarat, und vor Kurzem auch Ihren an- 
genehmen Brief v. 15 Sept. d. J. erhielt. der 14 Nov. in Aschaffen- 
burg zar Post gegeben worden, bat raicb zu groCer Freude ûberrascbt. 
da icb Ibren wissenscbaftiichcn Eifer und Ibre gelebrten Bemfihungcn 
vorlângst ans Ibrer grûndlicbcn Abbandiung fiber das Conjugations-System 
der Sanskritsprache sehr bocbscbâtze. Icb statte Ibnen den wârmsten 
Dank ab. Einem besonderen Freunde und Liebbaber der ebrwûrdigen 
alten Litteratur des Sanskrit ist mir Ibr Gescbenk mit einem der vor- 
zûglicbstcn Stûcke daraus âuBerst angenebm u. willkommen. Icb werde 
dasselbe studiren und zu meinem Zwecke benutzen. So weit icb micli 
vorlâufig nur flûcbtig damit vertraut zu macben im Stande gewesen biu, 
bekenne icb Ibnen aufricbtig raeinen volikommenen Beyfall und wûnschc 
nicbts mebr. . . . Um dieser scbônen Sanskritlitteratur und der Sprach- 
kenntniO dièses Zweigs der Orientalistik auf dem vesten Lande mebr Ein- 
gang zu versebaffen, wird Ibr Aaliis gewifi, als ein sebr braucbbares 
Hûlfsbucb, fur Lebrer und Scbûler groBen Xutzen und Vortheil gewàbren. 
Es feblt noeb zur Zeit freylicb fur das Stndium des Sanskrit auf dem 
Continent, wo es dem Gelebrten und dem Lebriinge der Wissensebaft 
gewôbnlicb an Mitteln gebricbt, die ûberspannt tbeuren Bûcber der 
Britten zu kaufen, an den beyden ersten Hûlfsmitteln, einer faClicb und 
bûndig verfafiten Sanskritgrammatik, und einem kleinen Worterbucbe 
dieser Stammspracbe. Die erstere erbalten wir, laut des MeBkatalogs, 
vielleicbt bald von Rosenmûiler in Leipzig. 

Sie baben wobl getban, und werden's aucb kûnftig in ferneren ge- 
lebrten Arbeiten dieser Art, den bey den Britten ûblicben Sanskrit-Scbrift- 
Cbarakter. die Devanagari, zum Abdruck der Sanskritstûcke zu wâbien; 
ob wobl icb die Bemerkung gemacbt babe, daB der malabariscbe Scbrift- 
cbarakter den Anfangem das Lesen viel leicbter zu macben scbeint, ver- 
mutblicb weil die Bucbstaben sicb in diescm mebr isoliren, aucb einan- 
der weniger âbnlicb sind, daber sicb in einzelnen Zûgen etwas mebr 
unterscbeiden. Dagegen ist das Devanagari aucb ungezweifelt scboncr 
und dem Auge gefâlliger. — Eriaubt es ferner Ibre MuBe, mit dann u. 

wann 

Ew. Hocbwoblgeboren 
Halle 26 Nov. 1819. geborsamster Diener 

S. Fr. Gûntber Wabl. 

12. 
Commission de l'Instruction publique. 

Paris, 22 juillet 1820. 
Monsieur, 

Je ne veux point que vous quittiez Paris, sans que je vous assure 
de l'intérêt avec lequel j'ai lu votre travail sur les rapports analogiques 
du Sanscrit avec les langues grecque et latine, la gotbique et d'autres 
idiomes Européens. Il y a dans ce travail beaucoup de connoissancos po- 
sitives, et une grande sagacité, et je crois que plus on le lira avec atten- 
tion, plu» on sera porté à adopter des combinaisons et des rapprocbe- 




IV. Bricfe v. A. von Humboldt, Ilaughton, de Chézy u. a. 131* 

mens qui, au premier abord, semblent un peu forcés ou arbitraires. U 
est fâcheux que vous ne puissiez pas vous livrer exclusivement à cette 
branche de littérature; mais jusqu'à ce jour la langue Sanscrite ne 
peut être un objet d'enseignement ordinaire, que dans les plus grandes 
universités. D'ailleurs, elle n'offre pas des rapports assez immédiats 
avec les études classiques ou théologiques, pour entrer jamais dans les 
cours obligés des facultés. Vous devez donc absolument, en continuant 
à cultiver le Sanscrit pour votre satisfaction et celle du monde savant, 
rendre vos talens utiles d'une manière plus immédiate à la jeunesse de 
votre patrie, en vous appliquant à l'enseignement de la langue arabe 
dans laquelle vous avez fait assez de progrès pour vous y perfectionner 
vous-même, et faire des élèves solidement instruits. Je dis à dessein 
solidement instruits, parce que j'ai souvent remarqué qu'on avait assez 
généralement dans les universités d'Allemagne, une légère teinture de 
l'arabe, mais que, faute d'une étude solide et systématique de cette 
langue, beaucoup de philologues en faisoicnt de fausses applications à 
l'exégèse biblique, et que ce qui auroit du être un moyen de critique et 
une source de lumière pour l'intelligence des livres saints, se changeoit 
en une cause de méprises et d'erreurs, quelquefois ridicules, toujours 
fâcheuses. 11 est donc bien à souhaiter que les jeunes candidats des 
études théologiques ne se contentent pas d'une connoissance superficielle 
de la langue arabe. Avec votre talent. Monsieur, votre zèle et vos 
connoissances acquises, vous pouvez vous rendre très-utile dans cette 
partie, et je m'estimerai heureux d'avoir contribué à vous faciliter cette 
carrière. J'apprendrai avec beaucoup de plaisir vos succès, et je ne 
serai jamais indifférent à rien de ce qui vous arrivera. Je vous prie 
d'en recevoir l'assurance, ainsi que le témoignage de l'estime avec la- 
quelle j'ai l'honneur d'être, 
Monsieur 

Votre très-humble et très-obéissant serviteur 

le B'^r Silvestre de Sacy. 

18. 
Société Asiatique. 
Le Secrétaire de la Société à Monsieur le Professeur Bopp à Berlin. 

Paris le 3 février 1824. 
Monsieur, 

J'ai reçu dans son tems la lettre obligeante que vous m'avez 
fait l'honneur de m'écrire, et j'ai fait part au Conseil des propositions 
que vous lui faisiez dans l'intérêt de nos travaux. Nous avions remis 
à Vous en remercier jusqu'au moment assez prochain où il se présen- 
terait une occasion d'en profiter. Cette occasion est venue aujourd'hui. 
Nous avons été informé d'une manière positive que Mr. le Baron d'Al- 
tenst<îin étoit disposé à céder à la Société Asiatique, au prix de 1G5 
écus le quintal, une fonte du caractère dévanagari que Vous possédez, 

1* 



132* A n h a n g. 

et nous avons appris de plus que Vous voudriez bien prendre la peine 
de diriger les travaux nécessaires à Tachèvement de cette opération. 
Le Conseil, peu satisfait des lenteurs qu'on a mises à graver les poinçons 
qu'il a commandés, travail qui depuis deux ans est le seul de ceux quïl a 
ordonnés qui n'ait fait aucun progrès, a accueilli avec empressement cette 
proprosition, et en me chargeant de Vous en remercier, il a voulu que je V^ous 
exprimasse d'avance la satisfaction qu'il auroit de voir que l'un de ses asso- 
ciés étrangers, qui se sont plus illustrés dans la littérature Sanskrite, se 
prêtât à nous procurer le secours qui manque encore aux Français pour 

y faire des progrès. Nous Vous demandons en conséquence 

Enfin, notre intention est toujours de donner suite à la gravure nouvelle 
pour laquelle nous avons des fonds tout faits et toutes sortes de facilités 
préparées depuis l'institution de la Société, et quand les commissaires 
délégués pour cette opération voudront bien y mettre quelque activité, on 
pourra exécuter le nouveau caractère sur un module plus petit, de ma- 
nière à pouvoir servir de caractère de notes à Tégard du Vôtre. Ce 
seroit alors pour nous une occasion de Vous rendre le même bon 
office que Vous nous offrez en cette circonstance, et Vous ne devez 
pas douter du zèle et de l'empressement avec lequel nous Vous y em- 
Moyerions. 

Les personnes qui n'ont en vue que l'avancement des lettres, sans 
aucun sentiment de rivalité nationale ou privée, n'ont pas appris sans 
un vif plaisir qu'une persone aussi profondément versée que Vous dans 
la connoissance de la langue, nous faisoit espérer une Grammaire Sans- 
krite, et nous aimerions à apprendre de Vous les progrès que fait cet 
important travail. Généralement, si vous aviez quelque annonce relative 
à Vos ouvrages, dont il vous fut agréable de donner connoissance au 
public, je V^ous prie de vouloir bien nie l'adresser. La Commission du 
Journal s'empresseroit de les faire insérer dans les cahiers de ce recueil. 

Mille pardons, Monsieur, de tous les détails, dont je viens Vous 
fatiguer. On doit mettre du scrupule à déranger une persone aussi uti- 
lement occupée que Vous. Mais Votre secours, si obligeamment offert, 
n'est pas de ceux que Ton refuse, et l'objet même pour lequel nous la ré- 
clamons n'est pas sans intérêt pour V^ous. 

V'euillcz agréer l'expression des sentimens de haute estime et de 
parfaite considération avec lesquels je suis 
Monsieur, 

Votre très humble et très obéissant Serviteur 
J. P. Abel-Rémusat. 

14. 

Paris le 8 8bre 1824. 
Monsieur, 

Je Vous dois de sincères remercimens pour m'avoir procuré la con- 
noissance personelle de Mr. Ritter. On aime à voir les personnes dont 
les ouvrages ont inspiré de l'estime, mais je. dois dire qu'en voyant ce 




IV. Hricfe v. A. von Uumbohit, Huughton, de Chézy u. a. 133* 

savant géographe mon attente a été surpassée, et que Taménité et la 
profondeur de sa conversation ne m'ont laissé que le regret de profiter 
si peu du séjour trop court qu'il a fait à Paris. Si, comme je l'espère, 
une connoissance commencée sous Vos auspices, produit pour moi les 
effets que j'aimerois à en recueillir, c'est à Vous, Monsieur, que 
j'aimerai à en reporter l'avantage, et à Vous en exprimer la gratitude. 

J'en ai bien d'autres motifs, pour les précieux ouvrages que Vous 
m'avez envoyés, et que je suis heureux de devoir à Votre bienveillance. 
Les services éminens que Vous avez rendus à la littérature Indienne, 
ceux que Vous êtes sur le point de lui rendre encore, Vous ont déjà 
valu toute la reconnoissance des Sa vans, et il s'y mêle un peu d'éton- 
ncment quand on songe à la rapidité avec laquelle vous avez exécuté 
de si grands travaux. Vos deux grammaires, surtout celle qui sera 
écrite en latin, achèveront d'ouvrir la route aux étudians, et 
rendront bien superflus les ouvrages du même genre que l'on annonce 
depuis si longtems en d'autres pays. J'ai prié un de mes auditeurs, 
qui avait commencé ici l'étude du Sanskrit, de nous faire un petit 
extrait du Voyage d'Ardjoun, que de crainte de commettre quelque 
bévue, je n'ai pas osé me charger d'analyser moi-même. Vous trouve- 
rez son article dans le 27^ cahier du Journal Asiatique, où Ton sera de 
même fort empressé d'insérer tout ce qui pourra avoir rapport à Vos 
doctes et importantes publications. 

J'ai fait part au Conseil de la Société Asiatique des parties de 
Votre lettre, qui m'ont paru propres à exciter son intérêt, l'annonce de 
vos grammaires, celle de la gravure d'un nouveau corps de caractère 
dévanagari plus petit, l'espoir que Vous nous donnez, qu'il serait pos- 
sible d'en acquérir aussi une fonte, enfin le détail des soins que Vous 
voulez bien prendre pour celle du premier caractère. On a reçu avec 
plaisir et reconnoissance ces obligeantes communications, et l'on m'a ex- 
pressément chargé de Vous le témoigner. C'est donc d'un devoir offi- 
ciel que je m'acquitte dans cette partie de ma lettre; mais je Vous prie 
d'être bien persuadé que c'est avec un sentiment tout particulier, d'estime, 
de dévouement et de considération distinguée que je suis, 
Monsieur, 

Votre très humble et très obéissant Serviteur 

J. P. Abel Rémusat. 

P. S. Je vais prier M. Ritter de vouloir bien se charger de Vous 
remettre un Mémoire que je viens de faire imprimer, et qui n'aura de 
mérite à vos yeux que le sujet qui y est traité: Armes de fer contre 
armes d'or. 

15. 
Bibliothèque du Roi. 

Paris, le 25 Janvier 1829. 
Monsieur, 

J'ai reçu, il y a quelques jours, la première livraison de Votre belle 
grammaire Sanskrite et je ne saurois trop me hâter de Vous en remer- 



134* A n h a n g. 

cier. Un ouvrage qui promet d'être si complet, et par conséquent si 
étendu, ne me cause que de la confiance au lieu de Teffroi, que mlnspirent 
habituellement les longues Grammaires. C'est qu'on sent partout cette 
profondeur de connoissances, cette méthode, cet ordre qui contribuent si 
puissamment à la clarté. J'ai vu que sans ma mauvaise vue qui 
m'empêche de suivre les minutieuses modifications des lettres dévanagari, 
je pourrais sous Votre conduite, apprendre la Grammaire Sanskritc, et 
c'est ce que je n'avois jamais senti en parcourant celles qui ont précédé 
la Vôtre. 

Je ne vous transmets ici que mes remercimens particuliers pour 
l'exemplaire dont je suis redevable à Votre extrême bonté. Celui que 
Vous destinez à la Société Asiatique lui sera remis à la prochaine 
Séance, le premier lundi de février, et j'aurai alors à Vous exprimer of- 
ficiellement le plaisir que ne peut manquer à faire naître, dans une 
réunion de philologues, l'apparition d'une production aussi remarquable 
à tous égards. 

Je dois profiter de cette occasion, pour vous rappeler. Monsieur, 
le désir du Conseil, de pouvoir posséder et mettre en usage, avant 
l'époque de la Séance générale annuelle, au mois d'avril, la fonte du carac- 
tère dévanagari 

Mr. Ritter, qui avait bien voulu se charger de Vous remettre de ma 
part une première lettre de remercimens et quelques opuscules ne m*a 
pas donné de ses nouvelles depuis son retour. J'espère quMl est rentré 
chez lui en bonne santé et qu'il est plus que jamais livré à ces impor- 
tans travaux dont nous profitons tous. 

Veuillez agréer, Monsieur, la nouvelle expression des senti- 
mens de haute estime et de considération très distinguée avec les- 
quels je suis 

Votre très humble et très 

obéissant serviteur 

J. P. Abel-Rémusat. 



V. Briefwechsel 
zwischen Fr. Bopp und Burnouf, Vater und Sohn. 

[1820-1845.] 

1. 

Munich le 25 Sept. 1820. 

Je vous aurais écrit plus tôt, mon cher Monsieur Burnouf, si je 
n'avais pas resté longtemps à la campagne où j'étais sans communication 
avec la poste. Je ne suis arrivé ici qu'il y a quinze jours, et je me 
suis empressé à mettre à la diligence les livres dont vous m'avez chargé. 
Il me tarde beaucoup de savoir de vos nouvelles et d'apprendre si votre 
traduction va bientôt voir le jour. Je ne doute pas que la cause du 
Sanscrit gagnera beaucoup dans les yeux des Hellénistes par les re- 
marques que votre vaste érudition. Grecque et Latine, ne manquera pas 
à vous fournir en grand nombre. Je me ferai un grand plaisir à mettre 
votre ouvrage sons les yeux des Hellénistes les plus distingués de l'Alle- 
magne, aussitôt que j'en serai à même. l\ vous plaira peut-être d'ajouter 
quelques mots sur la déclinaison, seulement pour faire voir que dans 
cette partie les langues comparées ne sont pas moins analogues. Les 
mots ça)*man et sennOy que j'ai comparés dans la préface de mon Nalus, 
pourront, je crois, servir à ce propos. Aussi serai-je bien aise si vous 
vouliez bien jeter un coup d'oeil sur mes remarques sur les pronoms, 
dont vous possédez un exemplaire. J'ai aussi touché cette matière dans 
la note 27 de mon Nalus. 

Je suis très occupé à présent avec l'Hébreu, parceque je serai pro- 
bablement obligé à l'enseigner dans une de nos universités, aussi bien 
que l'Arabe; par cette raison je ne peux pas m'occuper autant que je 
voudrais avec le Sanscrit, dans ce moment. Vous me ferez un grand 
plaisir, Monsieur, si vous vouliez bientôt m'honorer d'une réponse. Je 
vous prie de vouloir bien me rappeler dans la mémoire de M**™® Bur- 
nouf, ainsi que de Mr. votre fils. 

Daignez recevoir l'assurance des sentiments d'estime et d'amitié avec 
lesquels j'ai l'honneur d'être Monsieur 

Mon adresse: Votre 

chez Mr. Seitz, très humble et très obéissant 

jardin botanique. F. Bopp. 



136* A n h a n g. 

(J'ai chargé mon libraire à vous envoyer un exemplaire de mor 
„Conjugations System".) 

2. 

Paris, 23 Novembre 1820. 
Monsieur, 

J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire. J'ai 
des excuses à vous faire de ne pas vous avoir répondu plus tôt; vous 
voudrez peut-être bien les agréer en vous rappelant les nombreuses oc- 
cupations dont je suis chargé. Vous savez qu'au moment de votre dé- 
part j'avais encore quelques trauvaux à finir pour mon commentaire 
héxégétique et philosophique de Salluste. Cela m'a pris une partie des 
vacances. Enfin j'ai à peu près terminé et le volume paraîtra, dès que 
l'index dont j'ai chargé sous ma direction une personne intelligente, 
sera prêt. Je n'ai pas oublié qu'un des premiers exemplaires vous est 
destiné. Depuis longtemps je me sentais un peu fatigué. Un ordre de 
mon hippocrate m'a forcé d'aller achever les vacances en Normandie pour 
prendre du repos. Depuis le peu de temps que je suis de retour, j'ai 
consacré une partie de mes moments à revoir une traduction de quelques 
discours de Cicéron que j'ai en portefeuille, et dont j'ai permis l'insertion 
dans une édition complète latine-française de Cicéron, que va donner un 
de nos premiers libraires. Tout cela ne m'a pourtant pas fait perdre de 
vue votre ouvrage sur le Sanskrit. 

La traduction en est achevée, et mon système de lettres est fini. 
Cependant je ne puis encore vous dire aujuste quand l'ouvrage pourra 
paraître. Nos cours du collège de France recommencent. Par consé- 
quent me voilà replongé dans ma traduction de Tacite, travail long et 
pénible. Je me promets bien cependant de donner au Sanskrit tous les 
moments dont je pourrai disposer. J'ai quelques développements à 
joindre à la traduction de votre livre, afin de mettre la chose plus à 
la portée de nos amateurs français; et je me suis toujours proposé, 
comme vous me le conseillez, de dire quelque chose des noms. J'ai 
déjà examiné dans cette vue toutes les notes de votre Nalus, ainsi que 
vos observations sur les pronoms. Je crois mon système de lettres 
complet, et à Tabri de toute objection. Au moyen de ce système on 
pourra écrire le Sanskrit en caractères romains, et traduire ceux-ci en 
caractère deva-nagari, sans aucune erreur ni aucune difficulté, il y aura 
quelques poinçons à graver. Mr. Firmin Didot m'a promis de s'en 
charger. Si la publication de Touvrage éprouve quelques retards, je 
vous prie de croire. Monsieur, qu'il n'y a aucunement de ma faute. Je 
désire que votre travail ne perde pas de son prix entre [mes] mains, et 
que les observations que je pourrai y joindre soient dignes de vous être 
présentées. Ce n'est pas que votre sagacité me laisse grand -chose à 
découvrir. Vous moissonnez si bien qu'on ne fait pas fortune à glaner 
après vous. C'est ce qui m'engage à vous prier, si vous faisiez encore 
quelque découverte intéressante, de m'en faire part, afin que je puisse 
vous en faire honneur, et que l'ouvrage s'enrichisse d'autant. 

J'ai reçu le livre que vous avez eu la bonté de m'envoyer. Je 



V. Briefw. zw. Fr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Sobn. 137* 

vous en remercie beaucoup. Je vous remercie également d'avoir ache- 
miné vers leur destination ceux dont vous aviez bien voulu vous charger 
de ma part. Si je puis vous être utile à quelque chose en ce pays, 
veuillez ne pas m'épargner. Ma femme et mon fils sont très -sensibles 
à votre bon souvenir. J'ai l'honneur d'être avec une estime et une 
amitié sincèree Votre très hble serviteur 

Bu mou f. 

3. 
Monsieur, 

L'hiver passé, quand j'étais à Goettingue, j'ai eu le plaisir de 
recevoir une lettre de vous, qui me fut envoyée de Munich. Si depuis 
si longtemps je me suis refusé le plaisir de vous écrire, c'était parce 
que je n'avais pas de séjour fixe que j'aurais pu vous indiquer pour y 
recevoir de vos chères nouvelles. Mais enfin mon sort est décidé, et 
je suis nommé professeur à l'université de Berlin, aussi me donne- t-on 
l'espoir de devenir bientôt membre de l'Académie. En Bavière il ne se 
présenta pas d'occasion favorable pour me placer, quoique le ministre 
me favorisât beaucoup. J'ai donc obtenu de mon gouvernement la 
permission d'entrer en service étranger. Berlin est sans doute la 
meilleure université de l'Allemagne et pour la branche de literature que 
je cultive, je ne pourrais me souhaiter un séjour plus convenable. Vous 
savez combien le gouvernement Prussien encourage les sciences; mais sous 
tout autre rapport je donnerais certainement la préférence à la Bavière. 

Je désirerais bien à savoir, mon cher Monsieur Bumouf, si vous 
entretenez encore l'intention de publier en français ma comparaison de 
langues, en y ajoutant vos remarques lumineuses, qui ne pourront pas 
manquer a être très intéressantes pour les philologues? 

Le frère d'Alex, de Hnmboldt, qui était autrefois ambassadeur à 
Paris, s'applique maintenant avec le plus grand zèle au Sanscrit et il 
en a déjà acquis une connaissance assez profonde; je lis souvent avec 
lui des auteurs sanscrits, ce qui me met en état de juger de ses pro- 
grès rapides. En général je vois que l'intérêt, qu'on prend à cette 
langue, s'augmente visiblement en Allemagne, ce qui m'encourage à 
publier mes collections quand les types, que Mr. Schlegel a fait faire 
à Paris seront arrivés ici. Vous pourriez peut-être m'informer s'ils ne 
sont pas encore bientôt achevés? 

Après la nouvelle année je ferai un cours sur la langue et la 
literature sanscrite. 

Je vous prie. Monsieur, à me rejouir bientôt de vos nouvelles, ainsi 
que de me rappeler dans le souvenir de M**™* votre épouse. Vous 
m'obligerez aussi, en disant de ma part bien des choses honnêtes à 
Mr. Chézy. 

Daignez agréer l'assurance de mes sentiments d'estime et d'amitié, 
avec lesquels j'ai l'honneur d'être 

Monsieur 
Berlin le 29 Décembre 1821. Votre très humble 

Mon adresse est: Letzte Str. No. 28. F. Bopp. 



138* A n h a n ?. 

4. 
Monsienr. 

Je me reproche beancoap de n'avoir pas donné pins d'activité à 
notre correspondance. J'ai reçu en son temps la lettre que vous m'avez 
fait l'honneur de m'écrire le 29 X*"^'' 1821. J'ai différé de jour en jour 
d'y répondre tant à cause de mes nombreuses occupations, qu' à cause 
d'une indisposition habituelle qui me tient depuis plus d'un an et qui 
rallentit beaucoup mes travaux. J'ai beaucoup de peine à suffire à 
renseignement dont je suis chargé au collège de France et au collège 
de Louis le Grand. Cette indisposition m'a empêché jusqu'ici de 
ra'occuper sérieusement de la traduction de vos ouvrages, allemand et 
anglais, sur le Sanskrit, que je me proposais de fondre ensemble pour 
les faire paraître en français avec des annotations. D'un autre côté 
j'éprouvais trop de peine à vous dire que ce travail n'avançait pas et 
j'espérais toujours pouvoir vous annoncer quelque chose de plus agréable. 
Enfin je n'y ai pas renoncé, et sitôt que nous serons revenus, mon fils 
et moi, d'un voyage que nous allons faire pendant les vacances, mon 
fils se mettra à l'oeuvre, sous ma direction, il a fait beaucoup de progrès 
dans le Sanskrit, et à présent il peut me seconder très-efficacement. Si 
vous aviez publié depuis ce temps quelques nouvelles obser\ations, je 
vous prierais instamment de me les envoyer, afin de les insérer avec 
les autres. Je pourrais même en rendre compte dans le journal Asia- 
tique, rédigé par la Société, qui s'honore de vous avoir pour membre 
correspondant. Vous devez avoir reçu dans les premiers mois de cette 
année par l'entremise de Mrs. Treuttel et Wûrtz mon édition de Salluste 
avec commentaire exégétique et critique. Je désire que cet ouvrage ne 
vous ait pas paru trop indigne de vous être offert. 

Vous me ferez le plus grand plaisir, si vous voulez bien me faire 
réponse le plus tôt que vous le pourrez, sans imiter ma négligence: 
c'est la meilleure manière de me prouver que vous me la pardonnez. 

J'ai fait dans le temps vos compliments à Mr. Chézy qui les a 
reçus avec plaisir. Ma femme a aussi été très flattée de votre bon souvenir; 
elle vous en fait ses remerciments. En attendant l'honneur de recevoir 
de vos lettres auxquelles je prends l'engagement de répondre désormais 
avec exactitude, permettez que je vous offre mes salutations les plus 
sincères, et que je me dise avec un entier et affectueux dévoument. 
Paris, 20 août 1822. Votre très hble. Se^v^ 

Burnouf. 



5. 



Monsieur, 

11 n'y a que quelques semaines que je suis de retour d'un voyage 
que j'ai fait aux bords du Rhin pendant les vacances, et de retour à 
Berlin j'ai eu le plaisir à trouver la lettre, dont vous m'avez honoré. 
Je vous aurois fait réponse de suite, si des occupations très pressées 
ne m'en avoient empêché, car j'etois obligé à faire les préparations 
nécessaires pour les cours Sanscrit et Arabe que je donne cet hiver. 




V. Bricfw. zw. Fr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Sohn. 139* 

Aussi je suis bien occupé d'une grammaire Sanscrite, qui, j'espère, sera 
bientôt achevée, et mise sous presse aussitôt que la fonte des caractères 
originaux sera finie. 

Je vous prie avant tout, à agréer mes remerciments sincères pour 
le beau présent que vous avez daigné me faire, en m'envoyant votre 
savante édition de Salluste. Cela m'a engagé a relire en grande partie 
un auteur que j'aime de préférence et que votre excellent commentaire 
a eclairci d'une manière qui ne laisse rien à désirer. Je suis fier de 
posséder de la part de Fauteur un ouvrage rempli de tant d'intelligence 
et d'érudition. — U m'a fait beaucoup de plaisir d'apprendre par votre 
lettre que vous n'avez pas renoncé au plan, si honorable pour moi, de 
publier en français mes recherches sur le Sanscrit. Les observations 
que votre sagacité vous suggérera à cette occasion, ne pourront manquer 
à eclaircir beaucoup cette matière et à rendre mon ouvrage infiniment 
plus intéressant. (En Allemagne on apprécie beaucoup l'étude du Sans- 
crit et l'on reconnoit son importance pour la métaphysique des langues. 
Le Ministre de Humboldt s'y livre avec ardeur et peut déjà être consi- 
déré comme un connaisseur.) L'académie royale de Berlin m'a donné 
une preuve fort flattante de l'intérêt qu'elle prend à mes études, en me 
choisissant pour membre. — 

Avant que j'aie fini ma grammaire Sanscrite je ne peux songer à 
finir ma comparaison analytique des langues; depuis mon retour de Lon- 
dres je n'ai rien publié que quelques articles dans le journal littéraire 
de Goetting, dans lesquels j'ai rendu compte de la Chrestomathie de Mr. 
Franc, des Annales orientales, du dictionaire de Wilson et de la Biblio- 
thèque Indienne. Je vous envoyé un exemplaire du dernier, où j'ai 
parlé en passant des rapports de l'ancien Prussien, des langues Lettique 
et Litthawique avec le Sanscrit. Quant aux autres articles, qui sont de 
l'année 1821, je n'en ai pas d'exemplaires. Si vous pouviez les avoir 
de la bibliothèque, je vous prierais seulement à jeter un coup d'oeil sur 
mon article sur le dictionnaire de Wilson. — J'ai été bien flatté de 
l'honneur que la Société Asiatique ma témoigné en m'inscrivant au 
nombre de ses membres correspondants. 

Je vous prie à vouloir bien offrir mes respects à M^™* voter épouse, 
et d'agréer l'assurance des sentiments d'estime et d'amitié avec lesquels 
j'ai l'honneur d'être 

Votre 
Berlin le 7 Novembre 1822. très humble Serv. 

F. Bopp. 
6. 
Monsieur, 

Je suis bien en retard de répondre à la lettre que vous m'avez 
fait l'honneur de m'écrire le 7 novembre dernier. J'attendais toujours, 
dans l'espérance de pouvoir vous annoncer l'impression de votre ouvrage 
mis en français, il y a longtemps que mon fils en a achevé la tra- 
duction, et vous savez que j'avais fait moi-même dans le temps la tra- 
duction de votre ouvrage allemand. Mais le mauvais état de ma santé 



140* A n h a II g. 

et le nombre infini de mes occupations est cause que je n'ai pas en- 
core pu mettre la dernière main à ce travail et rédiger quelques obser- 
vations accessoires que j'avais recueillies. Plus le temps va, plus il 
y aurait à faire, si on voulait faire paraître quelque chose qui ne fût pas 
trop incomplet, car les travaux se sont bien multipliés en Allemagne 
depuis 3 ou 4 ans, et les connaissances ont avancé d'autant. Ce sont 
toutes ces raisons qui font qu'en voulant trop bien faire, je finis par ne 
rien faire du tout ou au moins par différer bien longtemps. Malhenreu- 
sement je n'ai pas moi-même poussé l'étude du Sanskrit autant que 
j'aurais dû le faire, si j'avais suivi mon goût. Mais j'ai tant de devoirs 
indispensables à remplir que je suis forcé de différer ou de négliger ce 
qui ne tient pas essentiellement à mes fonctions. Je n'ai cependant 
renoncé ni au projet de mettre à la portée du public français vos sa- 
vantes remarques, ni à celui de reprendre avec une nouvelle ardeur 
l'étude du Sanskrit. J'aspire au moment où j'aurai fini la nouvelle tra- 
duction française de Tacite, dont je crois vous avoir déjà dit que je 
m'occupais. Cet ouvrage est d'une importance secondaire pour les sa- 
vants, principalement pour les étrangers, il est destiné seulement à la 
grande masse des lecteurs français, et sous ce rapport il a son utilité. 
D'ailleurs ce travail tient à mes fonctions de professeur au Collège de 
France, et sert de matière à mes cours. Je vous remercie, Monsieur, 
de ce que vous me dites de flatteur relativement à mon édition de Sal- 
luste. Elle n'est pas ce qu'elle serait si j'avais eu plus de temps à y 
donner, et fût -elle cent fois meilleure, je l'estimerais bien moins que 
vos excellents travaux sur une langue aussi importante que le Sanskrit, 
et les rapprochements que vous en faites avec toutes les langues de 
l'Europe, anciennes et modernes. Voilà la véritable érudition éclairée 
par l'esprit philosophique, et soutenue d'une sagacité à laquelle rien 
n'échappe. (Aussi, Monsieur, nous attendons votre Grammaire avec la 
plus vive impatience. Elle est d'autant plus nécessaire, que la mau- 
vaise santé de Mr. Chézy ne lui a pas permis jusqu'ici d'en publier une. 
Je ne doute pas que l'apparition de la vôtre ne fasse le plus grand 
plaisir en ce pays et n'y augmente le nombre des amateurs, qui mal- 
heureusement n'est pas aussi grand en France qu'en Allemagne.) J'ai 
lu avec le plus vif intérêt le petit article imprimé que vous m'avez en- 
voyé. Quant aux numéros du Journal de Goetting que vous avez la 
bonté de m'indiquer, je n'ai encore pu me les procurer; il n'y en a en 
tout qu'un exemplaire aux bibliothèques; les plus pressés s'en emparent 
dès l'arrivée, puis on le prête à d'autres, et il est assez difficile d'avoir 
son tour. Je vous prie toujours de vouloir bien me tenir au courant 
de ce que vous publierez, ainsi que les autres savants en Sanskrit. Mon 
fils continue cette étude avec beaucoup de zèle; votre Nalus surtout lui 
est fort utile, tant par la traduction latine que par les notes qui sont à 
la fin. il voit quelquefois des Allemands, qui ont l'honneur de vous 
connaître, au moins de réputation, et qui lui disent combien vos savan- 
tes veilles sont appréciées en Allemagne. Je n'en suis point surpris, et 
il faut faire compliment à l'académie royale de Berlin de vous avoir 



V. Bricfw. zw. Fr. Hopp u. Rurnouf, Vater u. Sohn. 141* 

choisi pour un de ses membres; elle ne pouvait rien faire qui Thonorât 
davantage. — J'ai bien envie de voir votre article sur le dictionnaire 
de Wilson et j'espère qu'on me le prêtera sous peu. Un travail utile 
serait de faire paraître un supplément à ce dictionnaire à mesure qu'on 
aurait assez de mots ou de si^^niifications nouvelles pour emplir un cahier 
de quelques feuilles. Vous en avez probablement déjà beaucoup recueilli. 
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression du dévouement et de l'estime avec 
lesquels j'ai l'honneur d'être Votre très humble et très obéissant Serviteur 

Paris 30 septembre 1823. Burnouf. 

P. S. Ma femme est extrêmement sensible à votre bon souvenir 
et vous assure de sa reconnaissance. 



7 
Monsieur, 

J'ai en l'honneur de vous écrire en date du mois de septembre 
1823, et quoique depuis cette époque j'aie été privé de votre corres- 
pondance, je vois avec reconnaissance que vous ne m'avez cependant 
pas oublié. Je vous dois au contraire mille remercîments pour la bonté 
que vous avez eue de m'envoyer votre Indralokdyamanam, C'est un 
nouveau service que vous rendrez aux études de Tlnde dont vous avez 
déjà si bien mérité. Cet ouvrage me sera très utile, et plus encore, à 
mon fils, qui a bien plus de temps à donner que moi au sanskrit. Car 
mes cours de littérature latine et la traduction de Tacite, avec notes, 
dont je vous ai déjà parlé, m'occupent prodigieusement, et je ne suis 
pas encore à la fin. Je joins à cette lettre quelques questions que mon 
fils prend la liberté de vous adresser pour son instruction. Il vous 
sera très reconnaissant ainsi que moi, si vous avez la bonté de l'éclairer 
de vos lumières. On attend avec impatience votre grammaire sanskrite, 
qui manque encore aux études, malgré les travaux déjà faits en ce 
genre. Vous avez eu aussi une idée éminemment utile en préparant 
un vocabulaire raisonné des mots qui se trouvent dans les ouvrages 
que vous avez déjà publiés Je n'ose vous parler pour la dixième fois 
de votre comparaison des conjugaisons sanskrite, grecque, latine etc. Je 
suis si coupable à cet regard, que je n'y pense qu'avec honte. D'une 
part ma santé, d'une autre l'excès de mes occupations m'ont toujours empêché 
de tenniner et de publier un ouvrage auquel j'attache le plus grand in- 
térêt. La trad°" française de l'allemand est achevée; celle de l'anglais 
l'est presque en entier. 11 ne reste donc qu'a combiner les deux en- 
semble et ajouter quelques observations. C'est ce que je n'ai pu en- 
core faire; et pendant ce temps notre pays reste privé des excellentes 
recherches que vous avez consignées dans ces estimables travaux. Ce- 
la me fait tant de peine que mon fils est décidé, sïl peut trouver un 
moment après les vacances, à terminer tout cela sous ma direction. 
Mais lui même est très occupé aussi, étant obligé à faire son droit. Il 
Tient d'être reçu licencié, il va travailler à se faire recevoir docteur. 
Sa prédilection est pour les études orientales; mais malheureusement on 



142* A n h a u g. 

ce pays la science n'est point une carrière, et il faut absolument faire 
autre chose. Je prends la liberté de vous adresser par Tentremise du 
libraire Dondey Dupré de Paris un exemplaire de la tlièse, qu'il vient 
de soutenir sur le droit romain, avec un exemplaire d'un petit article 
de moi et un de lui, extraits du journal asiatique, où peut-être vous 
les aurez déjà vus. J'ai fait quelques légers changements dans le ta- 
bleau relatif à la conjugaison. Veuillez bien recevoir. Monsieur, ces dif- 
férents morceaux avec indulgence, et comme un très faible hommage à 
peine digne de vous être offert. Sous le même couvert j'ai joint un 
exemplaire des mêmes opuscules pour Mr. G'"* de Humboldt, auquel 
je vous prie d'avoir la bonté de le remettre. C'est sans doute à vous, 
que je dois l'honneur qu'il m'a fait de m'envoyer son excellent discours 
sur l'origine des formes grammaticales. Je vous remercie beaucoup 
d'avoir parlé de moi à un homme aussi illustre. Je vous prie de vouloir 
lui remettre le petit mot ci-joint où je lui adresse mes remercîments. 
En attendant l'honneur de votre réponse, j'ai Thonneur d'être avec une 
haute considération. 

Monsieur, 

Votre très humble Serviteur 
Paris 18 août 18*24. Burnouf. 

8. 

BeHiii le l" Nov. 1823. [1824.] 
Monsieur, 

Depuis quinze jours je suis de retour d'un voyage que j'ai fait 
pour visiter ma famille dans les environs de Mayence, où j'ai passé 
2 mois. A mon retour j'ai eu le plaisir à trouver votre lettre et celle 
de Mr. votre fils et je profite du premier moment de loisir pour y faire 
réponse. J'ai reçu aussi la lettre du mois de Sept. 1823, dont vous 
m'avez honoré. Je ne dissimulerai pas que je suis bien coupable d'être 
la cause d'une si longue interruption d'une correspondance qui est du plus 
grand intérêt pour moi. 11 est bien vrai que j'etois et que je suis en- 
core extrêmement occupé, mais cela n'excuse pas tout a fait la négligence 
dont je me rends coupable par rapport à toutes mes correspondances. 
Il était mon intention à prendre la liberté à vous adresser une lettre en 
vous envoyant un exemplaire d'un mémoire que j'ai lu à l'Académie, 
mais comme le temps où le P*" cahier de ma grammaire paraitra s'ap- 
proche, je me suis décidé à vous envoyer deux petits ouvrages en- 
semble. Peut être que vous ou Mr. votre fils avez déjà vu le premier, 
contenant une analyse des pronoms de la 1*^*^ et 2'**' personnes, car Mr. 
Ritter s'est chargé de quelques exemplaires, et Mr. Chézy vous en aura 
peut-être fait part. Il serait bien instructive pour moi si vous vouliez 
bien m'en dire votre opinion, ainsi que de ma grammaire que je soumets 
également à votre censure judicieuse. Je me suis donné beaucoup de peine 
à épuiser les règles sur la permutation des lettres, une matière sur la- 
quelle je mets une grande importance, et qui me parait bien mal traitée 
dans la grammaire de Wilkins. En gênerai il donne, à ce qui me 



V. Briefw. zw. Fr. Bopp u. Hurnonf, Vater u. Sohn. 143* 

semble, trop peu de règles, et il ne les présente pas dans toute leur 
extension, et quelquefois il explique comme des irrégularités des choses 
qui sont tout à fait conforme a une règle générale. C'est ainsi 
que p. 88 il dit de buâli que par une singularité il change en certains 
cas son bu en bim et cependant c'est d'après une règle qui n'admet 
aucune exception et que j'ai exposée dans le N. 56^ et 83*^ , que l'as- 
piration que le dh finale perd, se transporte sur le b. Vous avez 
montré avec beaucoup de sagacité l'analogie que présente sur ce point 
la langue grecque, formant de Tpi/ le nom. Optî, et de la racine tpscp 
le futur Ops6(i) etc. L'observation que vous avez fait à ce sujet est 
d'autant plus heureuse, qu'il n'y a en grec que très peu d'exemples de 
ce genre. Outre les exemples que vous donnez j'ai trouvé encore tu^ 
qui forme l)o'];to et ta/oç formant le comparatif Daaacov. S'il y a en- 
core d'autres exemples, il n'y a personne qui les connaîtra mieux que 
vous. J'ai lu avec le plus grand intérêt toutes vos observations judi- 
cieuses contenues dans l'article sur la grammaire de Thiersch. J'oserai 
seulement, si vous voulez bien me le permettre, vous contester l'expli- 
cation que vous donnez (p. 712) du pi. 3 p dad-ati. La terminaison 
entière de la 3 pers. pi. du près, est, si je ne me trompe, anti et non 
pas nti, c'est ainsi que vid forme vid-anti. Tous les verbes qui ont 
un redoublement rejetent le n ainsi: dad-ati, bibr-ati etc. pour dad- 

anti^ bibranti. Il est vrai que nayati devrait former nayânti pour 
naya-anti, mais /'a et /'« sont elidé très souvent devant les voyelles 
des terminaisons, et j'ai parlé de ces élisions dans la règle 47 de ma 
grammaire. Les grammaires anglaises ne font mention de ces élisions 
qui ont le résultat que çahkadhimî forme le datif ^dhme pour dhmai 
que jut forme apus pour apos (apa-tis), que pata forme apat-am pour 
apat-âvi^ de apat-a-am. La V^ personne du prétérit a toujours un 
a devant Ym, sans cela vid formerait avêt (avéd) pour avet-am, car 
la forme avedm seroit aussi peu possible que avett (avedf), car le 
Sanscr. ne souffre pas deux consonnes à la fin d'un mot, règle qui a 
beaucoup d'influence sur les formes grammaticales, et dont Wilkins ne 
fait pas mention, à ce que je crois. Excusez, je vous en prie, ces dé- 
tails minutieux et de peu d'importance. 

Je voudrais bien savoir comment vous trouvez la théorie générale 
sur la formation des cas que je donne dans ma grammaire, et dans la- 
quelle je n'avais pas de prédécesseurs. Je vous prie de vouloir bien 
me faire connaître tous les défauts que vous ou Mr. votre fils, y décou- 
vrez; cela me sera d'autant plus utile, que je compte à publier par la 
suite un abrégé de ma grammaire en Latin. 

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt un article de Mr. votre fils sur 
l'infinit. Sanscr., inséré dans le Jour, asiat. Je suis tout à fait d'accord 
avec votre heureuse explication de u Ici s ci nequitur. C'est vraiment 
une analogie fort frappante avec la construction Sanscrite, et je vous 
demande la permission à insérer votre note sur ce passage dans l'édi- 
tion Latine de mes épisodes. J'aurai aussi occasion a en faire mention 
dans ma grammaire, quoique en gênerai je m'abstienne dans cet 



144* A n h a n g. 

ouvrage de toute comparaison avec d'autres langues. Je n'ai pas encore 
reçu les ouvrages dont vous faites mention dans votre lettre, et pour 
lesquelles je vous fais mes remerciments sincères ainsi qu'a Mr. votre fils. 
Ce qui est inséré dans le journal asiat. est déjà dans ma possession, 
mon libraire m'ayant fait venir les 24 premiers cahiers. Mr. de Hum- 
boldt a reçu par son frère votre article sur Thiersch, dans le temps 
qu'il paraissait; et il a eu la bonté de m'en faire part de suite. Je 
lui ai remis votre lettre. Je prendrai plus tard la liberté à écrire à 
Mr. votre fils, dont j'admire la connaissance profonde qu'il s'est acquise 
en peu de temps du Sanscrit. Permettez moi de remarquer seulement 
ici Ch. 1 si. 5 il faut lire ytiJcta: pour yukto qui est une faute d'écri- 
ture. Chant. V si. 33a il faut lire çucismite. Ch. V si. 26 châyd^ 
dvitiya signifie, je crois, ce dont Fombre est le second, c'est a dire 
accompagné de Tombre. L'ombre de Nains était, pour ainsi dire, 
un second Nalus, mais les corps surnaturels des dieux ne jetaient 
d'ombre du tout. C'est par cela qu'on pouvait voir que Nalus était 
homme, et les autres des dieux. — Daignez agréer l'assurance de la haute 
considération et de l'amitié sincère avec laquelle j'ai l'honneur d'être 
Monsieur 

Votre très humble serviteur 

Bopp 
La fonte de caractères Sanscrits pour la Société Asiatique sera 
finie . . . 

9. 
Monsieur, Paris h Janvier 1825. 

La lettre que vous m'adressez en réponse à la mienne d'août m'est 
d'autant plus agréable, qu'elle prouve l'intention si flatteuse pour moi 
de ne pas laisser s'éteindre entre nous une correspondance où j'ai tant à 
gagner. J'adopte entièrement les observations philologiques extrêmement 
ingénieuses qui y sont contenues. Le phénomène de Tsiucpaxat pour 
TSxuuVTat m'avait fait illusion sur ce qui paraît être la véritable nature 
de la 3® personne plurielle en sanskrit, c'est à dire antij au lieu de 
nti. Vos reflexions sur Va supprimé dans nayaiiti me semblent con- 
cluantes. En grec aussi, dans le dialecte primitif des Dorions, il y a une 
voyelle modale avant nti dans les verbes ordinaires; si bien que la ter- 
minaison est réellement ovit (Àuov-i, tott-ovti); dans les verbes en jxt, 
qui répondent aux verbes sanskrits à redoublement, il n'y en a pas 
(Ttftsvit, ôiôovTt, c. à dire Tt-&£VTi, ôi-ôovti); il n'y en a pas non plus 
aux parfaits passifs quels qu'ils soient (XsXovtai, et au lieu de TSTUir-vxai 
TST'jcpaT-at). Voilà des analogies qui me paraissent vraies et j'aurais 
dû me borner à ces remarques, au lieu de donner de dadati une ex- 
plication qui n'est pas satisfaisante. Il faut pourtant bien quil y ait une 
raison de cette suppression du n. Peut-être la trouverez-vous un jour. 
Je suis charmé de me rencontrer avec vous pour l'aspiration du radical 
qui ne se perd pas. J'ai cité § 196 et 213 de ma grammaire les mots 
que je connais pour être dans ce cas en Grec; ce sont les mêmes que 




V. Briefw. zw. Fr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Sohn. 145* 

vous citez dans votre lettre; plus Tp£}(a}, &p£cu>; s'il y en a d'autres, ce 
n'est guère que OpuTTToj dont le radical tpucp se trouve dans xpucpT^ 
délices et dans i-xpiJ'p-r^v. Il semblerait que à'frj tac tu s dût avoir l'esprit 
doux à cause de l'aspirée )r. Je suis d'autant plus porté à le croire, 
qu'on dit èiz-arstr^, èTT-a'fofoixai. Si cela était, il faudrait joindre airro) 
à la liste précédente. Du reste le grec admet quelques exceptions, car 
iXoiyjjç devrait faire âXacJCJojv pour èXa/iojv; mais ici la raison de 
l'exception est qu'il y a une syllabe intermédiaire. Si Ton peut consi- 
dérer T^^cjcov pour contraction d'àXaacJojv, alors la loi reparaît. Elle 
s'observe même quelquefois dans le passage d'une langue à une autre, 
Kap/TjSovio;, Carthagéniensis, où l'on voit la dentale et gutturale changer 
de place et l'aspiration que Tune perd en latin se reporter sur l'autre. Je 
recevrai avec la plus grande reconnaissance votre ouvrage sur les radicaux 
et sur les pronoms ainsi que le V^ cahier de votre grammaire. Je n'ai 
pas eu l'avantage de voir Mr. Ritter; mais quand même ce savant célèbre 
m'aurait honoré d'une visite, il se serait déplacé en vain; car j'étais en 
vacances, je veux dire en voyage de vacances, quand il était à Paris. 
Mr. Chézy qui doit avoir reçu votre mémoire ne m'en a pas parlé. Sa 
santé languissante ne lui permet pas d'apporter au Sanskr. le zèle que 
cette étude intéressante exige. Cependant je me suis procuré votre 
ouvrage à la Société asiatique et même je Tai traduit en entier, je puis 
le dire, avec un vif plaisir et avec la satisfaction que cause la réunion 
de la finesse, de la justesse et de la profondeur. Mon fils, qui ne peut 
pas donner au Sanskrit tout le temps qu'il désirerait, parcequ'en France 
la science seule ne fait pas vivre et n'offre pas en fait de chaires de 
professeurs les ressources de l'Allemagne, a pu cependant trouver le 
loisir de faire deux articles qui donnent le résultat de vos belles 
recherches; ils seront probablement insérés dans les numéros de février 
et de mars du journal asiatique. Il est infiniment touché de la mention 
que vous faites de lui, et de ce que vous voulez bien faire attention 
à ses observations, bien peu importantes, comme celles d'un écolier. 
Votre bienveillance l'enhardit à oser se recommander à vous; car dans 
l'abandon où se trouve l'étude du Sanscrit en France, il est excusable 
lorsque aliéna circunispicit auxilia, comme dit Tite-Live. Vos expli- 
cations lui paraissent do la plus grande vérité et l'admiration qu'il a 
pour votre science, n'est pas, je vous assure, refroidie par le beau travail 
de l'Ardschuna's Himmel-Reise; il commence à le lire autant que le lui 
permettent ses autres travaux. A cette occasion, il me prie de vous 

soumettre une petite remarque sur le mot 

Les caractères sanskrits vont bientôt arriver, mais de longtemps en 
France nous ne serons capables de rien imprimer. Mr. Chézy seul a 
les connaissances positives dans la langue, nécessaires pour entreprendre 
un travail de cette difficulté. Mais la position où il se trouve pourrait 
peut-être l'éloigner longtemps de ces opérations pénibles de l'impression; 
ceci au reste soit dit entre nous. Si vos grandes lectures vous avaient 
fait découvrir dans le Mabâbliarat ou ailleurs quelque morceau que pût 
faire le coup dossai d'un commencement, je vous serais très reconnaissant 

Lefmann, Franz Bopp. {^ 



14G* A n h a n g. 

de voulair bien nous Tindiquer. J'aurais quelque intérêt à ce que mon 
fils pût livrer bientôt à l'impression quelquechose de sanscrit et qu'il 
pût prendre les devants sur le petit nombre de ceux, qui dans notre 
pays se livrent à cette étude. Kxcusez cependant ma liberté et prenez- 
la pour l'expression d'un intérêt paternel bien naturel et d'une haute 
estime pour vos connaissances. 

Croyez, Monsieur, au plaisir que j'ai de m'entretenir avec vous de 
ces études que mes travaux m'interdisent, et à l'honneur que me font les 
lettres que vous voulez bien m'adresser. Je suis avec un profond respect 
et amitié 

Votre très humble et très obéissant Serv. 

Burnouf. 

Lorsque mon fils aura lu tout TArdschunas etc. il prendra la liberté 
de vous exposer ses observations sur ce qui Taura embarrassé; et sur 
votre réponse il fera un ou deux articles dans le j"' asiatique. Il est 
trop heureux que vous ayez remarqué sa petite notice sur Tinfinitif et 
tur ulcisci nequitur. Faites-en l'usage qui vous somblera bon, Votre 
approbation étant le meilleur de tous les suffrages. 

C'est Mr. Klaproth qui avait bien voulu se charger de vous faire 
passer les deux petites brochures que vous me dites n'avoir pas reçues; 
il m'assura il y a déjà un mois, que vous deviez les avoir à présent. 
Elles seraient perdues, que ce serait peu de chose. Nous voulions 
surtout, mon fils et moi, vous offrir un hommage de respect et de re- 
connaissance. 

(A l'instant viennent d'arriver vous deux ouvrages dont nous vous 
remercions, moi et mon fils, avec les sentiments les plus reconnaissants.) 

10. 

Berlin, le 30. janv. 1825. 
Monsieur. 

J'ai reçu la lettre du 5. janv., que vous m'avez adressée et j'ai 
lu avec le plus grand intérêt les savantes remarques dont elle est rem- 
plie. Je suis- bien flatté du bon acceuil que vos avez fait, ainsi que 
Mr. votre fils, aux petits ouvrages que je vous ai envoyés, et c'est un 
honneur que je sais bien apprécier que V^ous avez traduit mon mémoire 
sur les racines et les pronoms sancrits, et que Mr. votre fils daignera à 
publier à ce sujet quelques articles dans le Journal Asiatique. On peut 
justement attendre de son talent distingué et de sa grande activité, que, 
quand les caractères sancrits seront arrivés à Paris, il publiera bientôt 
un ouvrage, renfermant des textes originaux avec une traduction ou d'au- 
tres éclaircissements. 

Alors cela sera pour moi un grand plaisir, si je peux contribuer 
en quelque chose par un article dans le journal littéraire de Goettingue, 
à attirer l'attention des connoisseurs à ses mérites littéraires. L'étendue 
immense du Mahâ-Bhârata que j'ai lu on entier, en prenant une copie 
de ce que j'ai trouvé le plus intéressant, ne m'a pas laissé le temps 
à lire d'autres manuscripts à Paris. Mais si Mr. votre fils veut publier 



I 



V. Briefw zw. Fr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Soha. 147* 

nn morceau de ce grand et intéressant poème, je veux lui en Indiquer 
un, que peut-être il jugera digne à être publié. 11 se trouve dans la 
première partie. Dans le manuscrit sur feuilles de palmier, cette partie 
est divisée en 2 boites. Dans la seconde, feuille 269 etc., il est ra- 
conté comme les fils de Pandou quittent la ville d'Ekatschakra pour se 
rendre à la cour du roi Droupada (cela se r'attache à l'épisode brâhma- 
navilâpa) dont la fille leur était destinée pour épouse. Arrivés au bord 
du Gange, un Gandharva se leur oppose. Ce Gandharva cependant est 
vaincu par Ardschouna, qui lui fait grâce de la vie sur la recommen- 
dation de Youdhishthira, à qui l'épouse du Gandharva s'était adressée 
en suppliant. 11 suit un dialogue entre Ardschuna et le Gandharva. 
Celui-ci donne à A. des règles de prudence et des instructions sur la 
conduite que doit tenir un prince. Ensuite il lui raconte une mythe 
intéressante, savoir comment Tâpitî, la fille de Sourya, est devenue 
réponse de Samvarana, un ancêtre de Kourou. Cette mythe renferme 
les feuilles 272-277. — Après cela le Gandharva raconte ce qui 
s'est passé entre Visvamitra et Vasishtha, ce qui est raconté aussi dans 
le Ramayana(lii partie), dans une épisode que j'ai traduite (dans mon 
système de conjugation), — Peut-être Mr. votre fils sera-t-il bien à ajouter à 
ce morceau Tepisode de Sakuntalâ. Elle est traduite en anglais, il est 
vrai, mais le texte de cette épisode charmante mériterait bien à voir le 
jour. Vous trouverez facilement cette épisode vers la fin de la 1 «"^ division 

de la VA partie du Mah. (la fin des chapitres est marquée par ) et je vous 

communiquerai fort volontiers les variantes du manuscrit de Mr. Hamilton, 
ainsi que les explications du commentateur, que j'ai transcrites à Londres. 

Quant au mot 

Il me fera beaucoup de plaisir si Mr. votre fils veut bien me 
communiquer, comme vous me le faites espérer, ses autres remarques 
sur ces épisodes. Je vous prie à vouloir bien lui offrir mon respect, 
et agréer l'expression de la haute estime, et d'amitié sincère, avec les- 
quels j'ai l'honneur d'être. Monsieur 

Votre 
très humble et très obéissant serviteur 

Bopp 

(J'ai reçu votre ouvrage et ceux de Mr. votre fils et je vous en 
fais mes remerciments sincères.) 

11. 

Paris, 15 Février 1825. 
Monsieur, 

Je ne puis m'empêcher d'admirer la promptitude avec laquelle vous 
avez bien voulu répondre à ma lettre. J'y vois une preuve d'amitié à 
laquelle je suis très sensible. Mais en même temps je crains que votre 
obligeance ne vous ait fait interrompre des travaux importants pour ré- 
pondre à ma lettre dont l'intérêt n'était pas tel qu'elle ne pût atten- 
dre. C'est moi, Monsieur, qui devrais me presser; car la rapidité et 
tout ensemble l'importance de vos productions exposent celui qui veut 

K* 



148* A n h a n g. 

se tenir au courant avec vous à rester quelquefois en arrière. Le der- 
nier présent dont vous m'avez honoré m'a paru très beau : je n'ai pu 
encore, à cause de mes occupations, y donner une attention suivie. 
Mais mon fils, qui a lu votre grammaire d'un bout à l'autre, ne put 
se lasser d'admirer la science et la sagacité profonde, que vous avez 
déployée dans cet ouvrage. Il vous assigne, selon moi, le premier rang 
parmi les indianistes du continent, rang du reste que vous assignaient 
déjà votre Nala, votre Ardjouna et vos recherches grammaticales. Mon 
fils, qui après une première lecture l'a de nouveau examiné avec tout 
le soin qu'il peut y mettre, a déjà préparé un article qu'il se propose 
de faire insérer dans le journal asiatique. La tâche est bien agréable 
quand on a à parler d'ouvrages pareils. Au reste c'est de notre part 
un devoir que nous remplissons avec un vrai plaisir. L'intérêt et l'a- 
mitié que vous n'avez cessé de me témoigner depuis votre voyage à 
Paris m'en rend l'accomplissement facile. Mon fils à cet égard n'est 
nullement en arrière et c'est avec une profonde reconnaissance qu'il vous 
remercie, et moi avec lui, des indications que vous voulez bien lui 
donner. Aussitôt qu'il le pourra il extraira l'épisode en question et se 
mettra à le travailler. Le stile, l'âge et la manière homérique du Ma- 
hâbhârata me font espérer qu'il pourra l'entendre, au moins en grande 
partie. Mais je crains que vous ne présumiez un peu trop favorable- 
ment de ces forces, en le croyant en état de donner un texte dans un 
délai assez rapproché. C'est une entreprise de haute importance et d'un 
rude travail et ce n'est qu'avec vos connaissances à la fois littéraires et 
grammaticales en sanskrit qu'on peut se charger hardiment de cette 
tâche. Toutefois il cherche une occasion de travail et comme le temps 
est devant lui il peut mettre à la traduction de l'épisode du Gandharva 
plus ou moins de temps, sauf plus tard à retirer un fruit quelconque de 
sa peine. Ce fruit, au reste, il vous le devra tout entier, et si votre 
extrême complaisance veut bien dans les endroits où il sera embarrassé 
lui donner les explications des scholiastes et vos remarques fécondes, 
on peut dire d'avance que c'est vous qui aurez été l'auteur de l'ouvrage. 
Permettez-moi de vous occuper encore un instant de nous. Dans le 
V article de mon fils sur vos recherches il a été commis des fautes 
d'impression absurdes, qui dénaturent complètement le sens de quelques 
phrases, cela ne peut pas être autrement ici. Les membres de la société 
peuvent, il est vrai, faire insérer des articles dans le journal, mais ils 
n'ont pas le droit d'en revoir les épreuves et ils se trouvent abandonnés 
à la discrétion d'un prote ignorant. Un membre très savant est bien 
chargé de surveiller l'impression. Mais au milieu de mille autres occu- 
pations il serait surprenant qu'il sût prévenir ou réparer toutes les 
bévues de l'imprimeur. Aussi l'article de mon fils a-t-il été pitoyable- 
ment maltraité 

Pardonnez-moi, Monsieur, de vous entretenir de choses si légères, 
mais cela n'est pas tout-à-fait sans intérêt à mes yeux, puisque cela me 
donne occasion de penser de nouveau à vos excellents travaux. Recevez 
cependant nos remerciments de votre bonne attention à notre égard et 



V. Biiefw. zw. Kr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Sohn. 149* 

avec la vive expression de la reconnaissance de mon fils le sincère té- 
moignage de l'amitié avec laquelle je m'honore d'être 

Monsieur 
Votre très humble et très obéissant Serviteur 

Burnouf 
Monsieur de Humboldt m'a honoré d'une lettre à laquelle je compte 
répondre très prochainement. 



12. 

Londres le 6 Novembre 1825. 
Monsieur, 

J'espère que vous avez reçu et accepté avec bienveillance la se- 
conde livraison de ma grammaire, que j'ai chargée mon libraire à vous 
envoyer avant de quitter Berlin, dans le mois d'Août. U y avait encore, 
à mon départ, deux tableaux à imprimer, dont la correcture a été 
soignée par mon élève Mr. Rosen. Vous aurez aperçu dans cette li- 
vraison l'emploi d'un petit caractère sanscrit que j'ai fait graver à Berlin 
pour TAcademie royale. Je serai bien content si Vous et Mr. votre 
fils ne trouvez pas cette entreprise mal réussie; Vous en conviendrez, 
je me flatte, que ce petit caractère pourra être d'une grande utilité pour 
publier des dictionnaires et des recherches grammaticales. Je me pro- 
pose à publier bientôt en Latin un vocabulaire, qui doit contenir tous 
les mots des lois de Manou, du Hitopadesa, du Nalus et des autres ex- 
traits du Mahâbhârata. C'est pour cette raison, en grande partie, que 
je passe cet hiver à Londres, pour revoir les manuscrits du Mahâbhâ- 
rata et pour collationer soigneusement ceux de mes extraits que je n'ai 
pu achever à mon premier séjour ici. 

Je publierai plus tard, en plusieurs volumes, un choix de fragmens 
intéressants du Mahâbhârata, avec une traduction latine sur le bord. Il 
ne tardera pas, j'espère, que par les soins de Mr. votre fils, les presses 
de Paris nous fourniront des textes Sanscrits avec de bons éclaircisse- 
ments, car je vois par les savants articles dans le journal Asiatique, 
qu'il possède une connaissance profonde du Sanscrit. Il est donc à 
désirer qu'il mette bientôt en oeuvre le compositeur que j'ai envoyé à 
Paris, et dont je peux garantir la plus grande exactitude. Si pendant 
mon séjour à Londres, je peux être de quelque service à Mr. votre fils, 
je le prie à être bien persuadé de l'empressement que j'y mettrai. Je 
voudrais bien savoir aussi si Mr. votre fils se décide à publier le texte 
de Sakuntala, car dans ce cas je lui enverrai, aussitôt qu'il le voudra, 
les variantes et les gloses que j'ai trouvées ici. Je trouve que pour 
publier un bon texte la collation des manuscrits de Londres est d'une 
nécessité urgente. 

J'ai lu avec un très grand intérêt le savant article de Mr. votre 
fils sur la première livraison de ma grammaire Sanscrite, et je lui dois 
des remerciments sincères d'avoir attiré d'une manière si avantageuse 
pour moi, l'attention des philologues, sur cette petite production littéraire. 



150» A n h a n r. 

Je Vf/a* prie. Moni^k-or. de vouloir bien ajr^er ra5*onuioe 4e la 
haute estime et de l'amitié siorere. a^ec lesqoeU j'ai l'honneur d"«?^r*-. 

MoD adre<«e est: MoDsieur. 

43 Windsor Tenace Votre très humble et très 

CitT Road obei*saDt géniteur 

Loudon. Bopp. 

13. 
Monsieur. 

Mon père qui avait le plo* vif dè«ir de vous répondre de suite, 
ne le pouvant en ce moment, me charge de remplir auprès de vous ce 
devoir qni lui est si agréable, et se réserve le plaisir de l'aecomplir 
dans un temps assez prochain. Mais il n'a pas voulu que l'expression 
de son amitié et de sa reconnaissance pour votre aimable lettre, tardât 
davantage et il m'a chargé de vous la communiquer en attendant qu'il 
le puisse faire lui-même. U n'a pas encore reco la seconde livraison 
de votre admirable grammaire, travail excellent, que l'on ne peut assez 
louer et auquel on devra de pouvoir pénétrer profondément dans l'étude 
de la grammaire et de la langue sanskrite. Voos avez été bien indul- 
gent poor moi. Monsieur, de faire mention dans votre lettre de l'article 
on je n"ai pu que très légèrement et d'après le peu que je sais apprécier 
un ouvrage conçu et exécuté snr un plan aussi vaste. Quant au voca- 
bulaire latin que vous préparez, c'est une idée excellente: il devra beau- 
coup aider les amateurs de la littérature sanskrite et il sera surtout 
utile pour les lois de Manon, qui manquent encore malgré le travail de 
Mr. Haughton d'une édition critique. Vous êtes encore beaucoup trop 
bon de me croire capable de publier bientôt quelque texte sanskrit. Je 
n'ai pu faire dans cette langue de grands progrès cette année. D'une 
part parceqne ma santé qni n'a pas été bonne m'a fait perdre beaucoup 
de temps, et d'autre parceqne mes études de droit m'ont beaucoup oc- 
cupé. J'ose ce[>endant accepter avec une reconnaissance bien sincère, 
l'offre que vous voulez bien me faire de m'envoyer quelques variantes 
et gloses des manuscrits de Londres. Mais je désire avant tout que 
cela vous donne le moins d'embarras possible. Je serais désolé d'abostT 
le moins du monde de votre complaisance. Quant an Sakountala je 
dois vous parier franchement. Quelqoe temps après que vous avez eu 
la bonté de m'indiqoer ce morceau comme bon à publier il est venu 
dans l'idée à M. Chézy. qui devrait s'occuper de choses plus dignes de 
sa science, de traduire cet épisode et de le lire à la société et même 
de témoigner l'intention de le publier. Par respect pour un maître, j'ai 
du renoncer à mon projet, dont je n'avais d'ailleurs parlé à personne. 
Mais M. Chézy comme vous devez savoir, dit qu'il publiera tout et ne 
publie rien. L'extrême amitié qu'il a pour M. Langlois fait même croire 
â quelques personnes que M. Chézy ne fera rien par lui-même et com- 
muniquera ses travaux à ce dernier. Je confie ce détail à votre dis- 
crète bienveillance pour moi. Mais vous devez comprendre que le 
scrupule qui m'arrête à l'égard de mou maître ne m'arrêtera pas s'il >e 




V. Briefw. zw. Fr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Sohn. 151* 

substitue M. Langlois, et c'est pour cela que je ne refuse pas le secours 
que vous voulez bien me promettre, pour m'en servir en temps convenable. 
Mais si j'ai pu avancer relativement à l'Inde j'ai tiré de ma faible 
connaissance du sanskrit un résultat qui pourra devenir important. 
Voici le fait. M. Rémusat qui a pour moi autant de bonté que 
s'il était mon professeur, m'avait prié de mettre, conjointement avec 
M. Lassen, qui est ici maintenant, un ordre au moins extérieur dans les 
niss. sanskrits. En faisant ce travail purement mécanique nous avons 
trouvé des mss. qui d'après leur titre paraissent être en langue pâlie, 
idiome du bouddhisme, dans la presqu'île au delà du Gange. Nous 
avons aussitôt conçu le projet de les déchiffrer, et ce travail, fait en 
commun a produit une dissertation ou essai sur le pâli, accompagné de 
planches contenant trois alphabets inédits, et de facsimile de 3 Sortes 
de Mss. J'ai personellement rédigé la partie des alphabets, et ce qu'il 
y a d'historique sur le pâli, le bouddhisme etc. Mr. Lassen de l'amitié 
et de la coopération duquel je me félicite tous les jours, a rédigé une 
partie de la comparaison du pâli avec le sanskrit, et exclusivement la 
comparaison du pâli et du prâkrit, travail que seul il pouvait faire, car 
je n'ai pu prendre nulle part de notions sur cet idiome, tandis qu'il a 
consulté à Londres la grammaire de Vararoutchi. Je me suis chargé 
en outre de lithographier les planches, travail que je n'ai pas voulu 
confier à la négligence d'ouvriers ignorants. J'ai l'honneur de vous 
envoyer avec cette lettre une épreuve des planches avec l'alphabet pâli 
de Laloubère qui a servi de base à notre déchiffrement, et un tableau 
comparatif des alph. Palis et de quelques alph. de l'Inde etc., dont je 
suis actuellement occupé à rédiger les conclusions. Je réclame pour 
les lithographies toute votre indulgence, vous y verrez quelques inexacti- 
tudes, mais ce n'est qu'une épreuve encore, et les fautes, au moins celles 
que je verrai, disparaîtront au tirage définitif. Quant à notre disserta- 
tion elle va être livrée bientôt à Timpression sous les auspices de la 
société Asiatique; nous aurons occasion d'y faire usage du beau caractère 
sanskrit que la générosité de votre gouvernement nous a envoyé. Lors- 
qu'elle aura paru, j'aurai l'honneur de réclamer plus particulièrement 
votre indulgence pour ce premier essai dans une étude encore aussi 
neuve. Il faut même avouer que la nouveauté de cette étude et le peu 
de secours que nous avons en France, l'exposent à mourir aussitôt 
qu'elle est née, si votre bonté et votre zèle pour les études orientales 
ne vient à son secours. Je m'explique; il y a à la bibliothèque de 
l'honorable société Asiatique à Londres un manuscrit semblable à celui 
dont j'ai l'honneur de vous envoyer un facsimile No. 2 de ma planche 
6 sous le titre de facsimile du Kammouva. Nous avons cet ouvrage à 
la bibliothèque du roi, mais malheureusement nous n'en possédons pas 
la dernière page, dans laquelle j'espérais de pouvoir trouver le titre. Si 
vous pouviez découvrir une personne qui pût prendre un facsimile de ce 
ms. qui est très court, les frais ne m'épouvanteraient pas et je vous en 
aurais une reconnaissance extrême, comme au bienfaiteur de l'étude du 
pâli. Ce facsimile me serait très indispensable, dans le dessein où je 



152* A n h a n g. 

suis de publier ce petit ouvrage dont Buchanan a donné une paraphrase 
dans le T. Vï des Asiatic Researches. De plus la Bibliothèque de la 
Compagnie des Indes doit posséder les papiers de Feu le Dr. Leyden 
qui avait à ce qu'il paraît acquis certaine connaissance du pâli; ces 
papiers doivent contenir aussi un travail sur la grammaire Sia- 
moise et surtout un vocabulaire de cette langue, manuscrit à ce que 
je crois, car il m'a été impossible de me procurer l'imprimé. Si vous 
aviez le bonté de vous munir d'un copiste pour ces morceaux qui doi- 
vent être très courts, moi et la société Asiatique toute entière, et sur- 
tout Mr. Rémusat vous en seraient reconnaissants plus qu'on ne peut 
dire. C'est en eflfet Mr. Rémusat qui désire que je tente une excursion 
dans le domaine de la langue de Siam, 1" pour publier une grammaire 
fort incomplette, de 6 pages seulement, que possède la Bibliothèque du 
Roi, 2^ pour pouvoir lire plus facilement quelques manuscrits palis, 
qui viennent de Siam, et sont entremêlés de commentaires dans la 
langue de ce pays. La réunion de ces deux langues pourrait donc con- 
duire à des résultats fort intéressants surtout pour la connaissance du 
Bouddhisme dans la presqu'île au-delà du Gange. — Mais je vois, Mons., 
que je me laisse entraîner bien loin, j'abuse de votre oflFre obligeante. 
Mais si ce que je prends la liberté de vous demander vous donne le 
moins du monde, de ce que les Anglais appellent trouble, considérez 
que cette lettre ne vous a pas été écrite, ou au moins n'y voyez que 
le témoigne du respect et de l'admiration profonde qui m'anime. Ce 
sera toujours un assez grand honneur pour moi d'avoir attiré l'attention 
de celui qui prend dans la science du Sanscrit le haut rang, qu'occu- 
pent, dans le chinois et l'arabe, les Rémusat et les de Sacy. 

Croyez donc. Monsieur, à mon respect et à ma reconnaissance 
sincère, et surtout excusez-moi. 

14. Novembre 1825. E. Burnouf 

avocat, rue St. Jaques No. 115. 

14. 

Londres le 18 Décembre 1825. 
Monsieur, 

Si j'ai tardé à faire réponse à la lettre dont vous m'avez honoré 
je n'ai pas été négligeant pour cela à m'acquerir les renseignements né- 
cessaires sur les matières contenues dans votre estimable lettre. Le bi- 
bliothécaire de la Société Asiatique, Mr. Hutmann n'avait pas connais- 
sance d'un manuscrit en caractère Kammouva, qui, selon votre lettre, 
devait être déposé dans la bibliothèque, qui est sous ses soins. Mais 
en examinant toutes les donations, il est tombé sous nos yeux un manu- 
scrit splendide, dans lequel j'ai reconnu, à l'aide des planches que je 
dois à votre bonté, le caractère kammauva. Alors il restait à déterminer 
si ce manuscrit était le même que celui dont vous parlez dans votre 
lettre et dont vous avez lithographie la Ire page. Sur ce point mes 
recherches n'ont pas repondu à mon désir, au moins le manuscrit eu 



V. Briefw. zw. Fr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Sohn. 153* 

question ne commence pas par la page que vous m'avez envoyée, et 
que j'ai tâchée à lire, au moyen de votre alphabet. Le manuscrit de 
la bibliothèque Asiatique parait contenir 2 ouvrages, au moins il y a 
vers le milieu une feuille qui par sa marge dorée a l'air d'être initiale. 
Comme les feuilles de ce manuscript ne sont pas numérotées et n'étant 
pas sûr de quelle côté il commence, j'ai examiné les deux feuilles 
extrêmes, et aussi celle du milieu paroissant initiale, mais aucune 
correspond à la page que vous avez lithographiée , et dont je lis les 
premiers mots peutêtre avec quelques méprises nahetasnm gaga- 
vatho (namo tasmai bhagavate). Le manuscrit de Londres a 11 
feuilles, chacune, excepté une des extrêmes, étant écrite sur les 
deux cotés, et chaque page contient 5 lignes. Sur ce dernier point 
il paroit d'accord avec le manuscrit de Paris. Mais à moins que le 
manuscrit de Londres manque de la première feuille (ce qui n'est 
pas probable parce que les 2 feuilles extrêmes sont distinguées du reste 
par leurs ornements) les 2 manuscripts ne contiennent pas le même 
ouvrage. C'est au moins ainsi que doit juger quelqu'un, qui, comme 
moi ne sait rien de la langue, et qui n*a pour guide que les formes 
extérieures. Si vous étiez ici vous tireriez peut-être avec autant de 
facilité qu'avec justice une autre conclusion. J'ai hésité à vous faire 
faire un facsimilé de ce manuscrit sans vous exprimer mes doutes. Si 
néanmoins vous en desirez un facsimilé, je vous le ferai faire avec la 
permission de la société Asiatique, aussitôt que j'aurai reçu votre lettre. 
Mr. Hutmann pense qu'un facsimilé de l'entier pourrait coûter tout au 
plus 4 li\Tes de sterlings. — La compagnie des Indes possède en effet 
les papiers du Dr. Leyden sur lesquels il y a un manuscript con- 
tenant un vocabulaire comparatif des langues Birmane, Pejouane et 
Siamoise, chaque langue en son propre caractère, mais sans explication 
européenne, seulement avec des titres Italiens. Ce manuscript est de 
89 pages, chaque page ail lignes, et la ligne ne contient qu'un mot 
des trois langues mentionnées. L'écriture est en blanc, sur un fond noir 
fort lisible; mais comme elle s'eflface, on n'en pourroit prendre qu'une 
copie et non pas un facsimilé. Quelqu'un qui connaitroit les caractères 
viendrait bientôt au bout, mais sans cet aide un copiste ordinaire y 
mettrait beaucoup de temps, et on ne pourrait pas assez s'y fier. Le 
Dr. Leyden a aussi publié un vocabulaire, sous le titre: Comparative 
vocabulary of the Barma, Malaya and Thai (c'est le Siamois) languages, 
Serampore 1810 (sans nom d'auteur). Cet ouvrage que j'ai vu, con- 
tient un bien plus grand nombre de mots que le manuscrit mentionné, 
dont Leyden a probablement fait usage. Le Siamois est imprimé en 
caractères Latins, l'auteur ayant fait usage en cela du Système d'ortho- 
graphe de Sir W. Jones. Les explications sont, cela s'entend, en An- 
glais. On m'a dit que Mr. Langles a eu dans le temps un exemplaire 
de cet ouvrage, qui est à présent hors de vente. Vous voyez. Monsieur, 
qu'il y a assez de raisons, qui devaient me faire hésiter à faire copier 
le manuscrit mentionné. Peutêtre on réussirait à se procurer un exem- 
plaire de l'ouvrage imprimé. Je n'ai pas pu trouver un ouvrage gram- 



154* A n h a n g. 

matical sur le Siamois. — Quant à Sakuntala je regrette qu'à cause de 
Mr. Chézy vous ne pouvez pas à présent publier cette charmante épi- 
sode. J'en ai copié le commencement et une partie du milieu, à Lon- 
dres, comme ces feuilles se sont égarées de ma copie de Paris; et pour 
vous envoyer les variantes, il serait bon que vous m'envoyassiez votre 
copie, que je vous renverrais bientôt avec les variantes sur la marge, et 
avec mes extraits du commentaire. Je vous enverrais mon manuscript, 
si par les corrections et les variantes il n'était pas devenu presque in- 
lisible pour tout autre que moi. 

En attendant que Mr. Chézy prenne une resolution à publier ou à 
ne pas publier Sakuntala, vous vous déciderez certainement avec plus 
de rapidité que Mr. Chezy, à publier avec une traduction Latine quel- 
ques fragments choisis des Pourâna's dans lesquels vous êtes bien versé, 
comme je vois par vos savants et intéressants articles du journal Asia- 
tique. L'amour pour la langue et la littérature Sanscrite et l'amitié 
envers vous ainsi que la confiance, que j'entretiens avec raison, en votre 
érudition, me font désirer à voir bientôt, par vos soins, sortir des ou- 
vrages Sanscrits des presses de Paris. 

Je vous prie de vouloir bien offrir mon respect à Mr. votre père 
et agréer les sentiments de la haute estime et de Tamitié sincère avec 
lesquels j'ai Thonneur d'être, Monsieur, 

Votre très humble serviteur 
43 Windsor Terrace City Road. Bopp. 

15. 
Monsieur, [3. mars 18*28.] 

Si jeusse bien réfléchi aux embarras qu'entraînaient pour vous les 
demandes que j'avais pris la liberté de vous faire, jamais je ne vous les 
eusse adressées, mais je vous ai écrit sous Tinspiration d'une étude que 
j'aime parce qu'elle est nouvelle, et qu'elle doit par la suite conduire 
à des résultats historiques d'un assez grand intérêt. Je vous prie donc 
de nouveau de m'excuser et de vous venger de mon trop de liberté 
en me chargeant de pareilles commissions pour Paris. Je suis désolé 
entre autre, de toutes les peines que vous vous êtes données pour dé- 
terminer quel était le beau manuscrit de la société Asiatique. L'im- 
perfection de mes planches a seule suffi pour causer tout l'embarras. Le 
manuscrit que vous avez bien voulu me décrire si soigneusement dans 
votre lettre me semble devoir être le Kammouva, et voici les raisons 
de cette opinion, qui ne peut cependant être regardée que comme une 
hypothèse. Il a 11 feuilles comme celui de Paris et 5 lignes à la 
feuille. Les deux feuilles initiale et finale- sont ces pages dorées, dé- 
placées par erreur sans doute et mises au milieu du manuscrit. L'une 
d'elle doit porter les mots namo tasvia bhagavato altération pâlie du 
sanskrit namas tasmai bhagavato adoratio huic Bhagavat (Boud- 
dha). Ce sont ces mots qui ouvrent notre planche Vï n. 2. Mais au 
lieu de ma il y a en effet he^ sauf que j'ai mis au crayon la petite barre 
qui est nécessaire pour distinguer le vi du p. Comme ce que je vous ai 



V. Briefw. zw. Fr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Sohn. 155* 

envoyé n'est qu'une épreuve, cela disparîiîtra sur la bonne planche, que 
j'aurai Thonneur de vous prier d'accepter avec l'ouvrage. Je regrette sin- 
cèrement que les inexactitudes de ma planche vous aient causé tout cet 
embarras. J'espère vous en offrir une autre exempte de reproche sous le 
rapport du matériel. Je ne pense pas au reste qu'il soit bien urgent 
pour moi d'en faire faire un facsimile du ms. de Londres. Il se pour- 
rait que d'ici à un an ou deux j'allasse à Londres et alors je colla- 
tionnerai la copie que j'en ai faite avec le manuscrit de la société asia- 
tique. Je vous suis donc infiniment reconnaissant de toutes vos peines, 
et vous prie de ne pas en prendre davantage relativement à cet objet, 
sans toute fois annoncer la cause que je vous en allègue, car mon 
voyage est encore fort incertain, et Mr. Rémusat qui me procura cet 
avantage, exige absolument qu'il soit tenu secret. 

Le texte expliquera toutes les irrégularités de cette écriture mon- 
strueuse et avertira de cette particularité que 

Quant au Thay jai trouvé un Exemplaire du Vocabulaire de 
Leyden, que Mr. Klaproth a bien voulu me prêter. J'ai aussi trois vo- 
cabulaires manuscrits qui font partie de la collection des langues étran- 
gères faite avec un grand soin à la Chine, le premier est un vocabulaire 
du dialecte de Si-yout-tho yâ (c'est le nom siamois de Juthia), le 
2^ est Pa-pé et le 3™® P^-y- Ce sont des dialectes du Thay très rap- 
prochés entre eux. Avec ce secours, et la petite grammaire de 6 pages 
de la bibliothèque royale, j'avance dans le travail que j'ai entrepris sur 
cette langue curieuse, et il aura pour titre: Recherches sur l'écriture 
et lalangue siamoise. Je donnerai des planches qui montreront l'i- 
dentité de cette écriture, quant à l'ordre et à la forme des caractères 
avec les écritures pâlies, et je déterminerai l'influence qu'a eue cette 
langue sur le Thay. Ce travail qui m'intéresse, m'empêche avec mes 
autres occupations, de m'occuper exclusivement de faire paraître quelque- 
chose en sanscrit; mais je tiens à le finir promptement, parce qu'il est 
à craindre pour moi que sa nouveauté seule fasse tout son mérite. 
Je m'occupe cependant du P'abodhatchandrodaya que je dési- 
rerais donner, surtout si je puis comme je l'espère consulter les préci- 
eux commentaires de Londres. Car la Bibliothèque du Roi quoique 
riche ne possède pas un assez grand nombre d'exemplaires d'un même 
ouvrage, et surtout de cette composition philosophique curieuse, pour 
qu'on puisse sûrement donner un texte. Je rassemble aussi les passages 
des Pourânas sur le système géographique des Indiens pour en faire 
une dissertation avec les textes à l'appui. Mais ce travail est encore 
subordonné à mon voyage de Londres, car nous n'avons pas tous les 
Poorânas à Paris. Enfin le Meghadoûta me paraîtrait curieux à donner 
avec quelques passages des commentataires qui se trouvent à Londres, 
avec les fragments des Pourânas, cela complettrait ce qu'on a de plus 
authentique sur la géographie de l'Inde. — Voilà quels sont mes pro- 
jet». Mais je suis si occupé que je ne puis répondre quand je les 
remplirai. Je vous suis cependant reconnaissant des Bontés que vous 
avez pour moi, et quant au Sakountala je prends la liberté d'atten- 



156* A n h a n g. 

dre, toujours pour les causes que je vous ai dites plus haut. Je serais 
au désespoir de vous faire faire ce que je puis accomplir moi-même en 
allant à Londres. Je vous annoncerai comme une grande nouvelle, que 
Mr. Chézy, sortant de son repos, va donner le texte du drame de 
Shakountala, et (mirum!) finir le Yadjnadattabaddha, Vous saurez tout 
cela avec plus de détails dans un des prochains n?» du Journal asia- 
tique. Il me reste Monsieur, à vous prier d'excuser la longueur de mes 
lettres, à vous remercier de nouveau et à vous prier d'accepter 
rhommage de ma vive reconnaissance et de mon entier dévouement. 
(Mon père me charge de vous adresser ses respects, et attend toujours 
avec une vive impatience l'arrivée de votre excellente grammaire que 
vous avez bien voulu lui annoncer) 

Votre très humble Serviteur 

Ë. Burnouf. 
16. 

[Fragment.] |-jg27 j 

.... ne pourrai faire qu'au commencement de l'année prochaine. En 
attendant j'ai eu occasion d'exprimer la haute estime que j'ai pour ce 
savant ouvrage dans la préface de ma grammaire sanscrite, qui est sur 
le point a paraître avec la troisième partie et dont je m'honorerai à 
vous envoyer aussitôt un exemplaire. Par la lettre que vous m'avez 
envoyée par Mr. Bonar, dont la connaissance m'intéresse beaucoup, j'ai 
appris avec un vif plaisir, que nous avons l'espoir à recevoir par vos 
savants efforts, des informations sur le contenu de différents Pouranas. 
Puissiez vous bientôt exécuter votre voyage pour Londres, pour rendre 
par cela possible aussi la publication du texte sanscrit. En cas qu'il 
serait de votre intérêt a publier, avec une traduction, quelque texte 
avant votre départ pour Londres je vous enverrais avec beaucoup de 
plaisir un morceau du Mahabh. tiré de la partie qui décrit le combat 
entre les Pandavas et Kurouvas, comparé avec les manuscrits de Londres, 
et qui, à ce que j'espère, ne serait pas lu sans intérêt . . . 

17. [1828.] 

Il est temps que je vienne à faire réponse à votre dernière lettre, 
que j'ai eu le plaisir à recevoir il y a quelques jours. Vous pourrez 
avoir sans difficulté une fonte de notre petit caractère, qui a été fait 
aux frais de l'Académie royale qui permet fort volontiers au fondeur 
l'usage des matrices; vous aurez la fonte au même prix que 
l'Académie a payé pour la sienne , parce que celle - ci ne prend 
pas de bénéfice pour prêter les matrices à Mr. Dekker fondeur- 
imprimeur, mais en gênerai les frais de fonte sont plus grands ici qu'en 
France. Tout ce que je pourrai faire pour déterminer Mr. Dekker au 
prix le plus modéré, je le ferai avec le plus grand plaisir et j'aurai 
soin pour l'exactitude. Je ne peux vous dire combien je suis charmé 
du jugement favorable que vous portez sur ma grammaire, de manière 
que vous la trouvez digne d'être traduit en français par vous même. 



V. Briefw. zw. Fr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Sohn. 157* 

Je suis bien est principalement destiné pour des grammaires et 

des dictionnaires, tenant le milieu entre nos gros et notre petit caractère, 
sans exiger pour l'impression le moindre espace de plus que le dernier. 
Vous voudrez bien me permettre de vous informer du plan que j'ai 
poursuivi dans la construction de ce nouveau caractère. J'ai donné 

> 

grand nombre est passé dans l'étranger, savoir dans France, dans l'An- 
gleterre et dans la Hollande. L'édition latine sera d'un prix très modéré. 

Je m'intéresse infiniment de vos recherches curieuses sur le Zend, 
par rapport auquel j'attends des éclaircissements bien profonds de votre 
sagacité. Si vous vouliez me rejouir bientôt d'une lettre, j'oserais vous 
prier de nrinformer, si mon Nalus ne se trouve plus chez Treuttel et 
Wurtz, car depuis longtems on a demandé ici en vain un exemplaire 
de cet ouvrage. 

Je vous prie de vouloir bien me rappeler au souvenir de Mr. votre 
père et de Mdme votre mère, et d'agréer l'assurance des sentiments de 
la haute estime et de l'amitié sincère avec lesquels j'ai l'honneur d'être, 
Monsieur, 

Votre très humble et très dévoué 

Kur Str. N. 12. Bopp. 

18. 

Berlin le 20 Mars 1829. 
Monsieur, Kur Str. 39. 

Vous recevrez cette lettre par Mr. le docteur Petermann, un jeune 
Orientaliste très distingué que je prends la liberté à recommander à 
Votre bonté. U vous remettra deux mémoires, dont l'une traite sur 
l'origine des cas, objet qui peut être n'est pas indigne à attirer votre 
attention, et vous me ferez un vif plaisir, si vous voulez bien m'en dire 
votre opinion. Vous aurez reçu, j'espère, la V^ livraison de mon 
Glossaire Sanscrit; je ne pourrai mettre sous presse la seconde que quand 
le« deux premières livraisons de ma grammaire Sanscrite en latin seront 
achevées. La V^ est déjà imprimée, mais elle ne paraîtra qu'avec la 
seconde vers la fin de l'été; alors je ne manquerai pas à la soumettre 
à votre jugement. J'ai fait tous mes efforts à rendre le latin aussi 
simple et clair que possible. En quelques semaines j'espère à pouvoir 
vous rendre hommage d'une collection de 4 épisodes du Mahâ-Bhârata. 
La première qui me semble très remarquable donne l'histoire du déluge 
d'une manière beaucoup plus simple et avec un caractère bien plus 
antique que l'épisode traduite par W. Jones. Dans l'impression de ces 
épisodes j'ai commencé a séparer complètement les mots et je no 
m'écarterai plus de cette méthode que j'observe aussi dans ma grammaire. 
Je n'écris cependant pas comme Mr. de Humboldt le propose cacdr \îtra, 
mais cacârd 'tra. Comme vous avez aussi parlé très eloquemment en 
faveur de la séparation des mots, ainsi que Mr. vote père, j'ose me 
flatter qu'elle prédominera, si toutefois vous la mettez aussi en exécution 
dans les textes que vous faites imprimer, et dont j'ai entendu parler 



158* A n h a n g. 

avec le pi as vif intérêt. Comme je voas ai rend a compte, mon cher 
Monsieur Bumoof, de tant d'occupations qui ont pris mon temps depuis 
ma dernière lettre, et qui sont encore augmentées par les affaires du 
Decanat de la faculté philosophique, dont je suis chargé pour cett' année, 
j'espère que vous excuserez bien le long retard que j'ai fait à vous 
repondre à votre lettre du 3. Mars 28. Je n'ai pu commander une 
fonte de notre petit caractère sanscrit, parceque le prix vient beaucoup 
plus haut que ce que Mr. Schubarth y veut mettre savoir l'/j ecu 
prussien la livre, et comme vous ne pourrez à peine prendre moins que 
3 quintaux, le tout montera a 20(K) francs (l'ecu prussien à 4 fr.). 
Si cependant Mr. Schubarth se décide à faire cette dépense, il n'a qu'à 
en faire guère la commande auprès de M. Dekker par une maison de 
commerce de cette \ille. Je me chargerai volontiers a veiller sur 
Taccuratesse de l'exécution de la fonte. Je vous prie de vouloir bien 
me rappeler au souvenir de M. votre père et Mdme votre mère et agréer 
les sentiments d'estime et d'amitié 

de Votre très humble 
Bopp. 
19. 

Berlin le 18 Juin 182'J. 
Monsieur, 

C'est avec un extrême plaisir que j'ai appris par votre lettre du 
10 Mai, que nous serons bientôt en possession d'une partie des résul- 
tats de vos recherches sur le Zend. A juger d'après les découvertes 
importantes que vous aviez déjà faites à mon dernier séjour à Paris, 
je ne peux qu'être convaincu d'avance du secours eminent que la science 
linguistique tirera de vos efforts ingénieux. C'est en effet une lacune 
très sensible dans nos connaissances philologiques qu'une langue si re- 
marquable par ses rapports avec le Sanscrit était jusqu'àpresent si peu 
examinée. Je désire vivement que votre commentaire perpétuel suive de 
près votre édition du Vendidad; aussi j'attends avec la plus grande im- 
patience votre ouvrage comparative qui sera sans doute extrêmement 
instructif pour moi. 

Il y a quelques jours je vous ai adressé par Mr. Dûmmler un exem- 
plaire de ma dernière publication „Diluvium cum tribus aliis Mahâbharati 
episodiis, fasc. 1, quo continetur textus sanscritus". — J'espère que vous le 
recevrez bientôt et que la lecture de ces épisodes, qui me paroissent 
d'un grand intérêt, vous occupe pour quelques heures d'une manière 
agréable. Je désirerais bien à apprendre quell' impression aura fait sur 
vous un texte dont les mots sont complètement séparés. Je regrette 
bien que Mr. Diimmler n'a plus un seul exemplaire complet de ma 
grammaire; c'est la P® livraison qui nous manque. L'impression de 
l'édition latine, qui contient bien des additions et des changements est 
déjà bien avancé et on deux ou trois mois la 1*"* partie pourra paraître, 
contenant les deux premières livraisons de l'édition allemande. Rien- ne 
pourrait être plus honorable pour moi que l'exécution du plan que vous 
m'avez annoncé de publier, avec Mr. votre père, une édition française 




V. Hriefw. zw. Fr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Solm. 159* 

de mes ouvrages sur l'affinité des langues sanscrites etc. Je ne crois 
pas que je traiterai de nouveau le verbe dans les mémoires de l'Acadé- 
mie et ce que j'en ai dit dans mon Conjugations System est encore mon 
opinion actuelle autant qu'elle n'a été modifié dans l'article anglais dans 
les Annals. Je vois avec plaisir que vous connaissez mon article dans 
les Annales de Vienne sur les racines. Auriez vous vu peut être aussi 
mes deux articles sur la grammaire allemande dans les Annales de 
Berlin (Febr. et Mai 18*27). Le l*''' contient mes dernières remarques 
sur le verbe, Tautre ceux sur la déclinaison, principalement par rapport 
au Sanscrit et au Gothique? Je vous prie à offrir mon respect à Mr. 
votre père et à vouloir bien agréer l'expression des sentiments d'estime 
et d'amitié avec lesquels j'ai l'honneur d'être 

Votre très humble et très dévoué 

Bopp. 

20. 
Monsieur, 

Il y a déjà longtemps que je voulais vous remercier de la manière 
si bienveillante avec laquelle vous avez annoncé le commencement de 
mes travaux, malheureusement encore peu avancés sur le Zend-avesta 
et sa langue. Je vous suis infiniment reconnaissant d'en avoir parlé en 
termes si favorables, et je ne puis trop vous exprimer mon admiration 
pour les vues ingénieuses et si neuves que vous avez semées dans cet 
article, et pour la manière dont vous appréciez l'ensemble de la langue 
zende comparée au sanscrit. Il est bien vrai que, si cette langue se 
distingue par un grand nombre de caractères qui attestent un idiome 
postérieur, et, pour ainsi dire, usé, elle n'en présente pas moins un grand 
nombre de faits grammaticaux, qui sont antérieurs aux formes sanscrites 
actuellement en usage, et dont Tanalogue ne se trouve plus que dans 
les Vedas. Plusieurs de ces faits mettent dans le plus grand jour un 
certain nombre de règles sur la langue sanscrite, dont une sagacité, 
qu'on ne peut se lasser d'admirer vous avait révélé l'existence, et entre 
autres le dhi de l'impératif 2™® personne. On en peut dire autant de 
la désinence maiclhê pour inahé, si toutefois les manuscrits si incorrects 
ne me trompent pas sur le sens qu'il faut donner à cette forme. C'est 
pour moi un vif chagrin de ne pouvoir conduire avec toute l'activité 
désirable mes travaux relatifs à cet objet si important pour l'étude de 
la famille des langues ariennes, comme on propose de les nommer 
maintenant, dans un point de vue tout à fait historique. J'en suis, à 
mon grand regret, empêché par la nécessité où je me trouve de me 
livrer à des occupations productives dans le cercle de l'éducation clas- 
sique, ce qui devient de jour en jour plus difficile en France avec le 
discrédit où tombent les études littéraires de l'antiquité dont les résultats 
ne peuvent être immédiatement appliqués aux travaux du Barreau et de 
la médicine, seules branches, qui avec les sciences exactes, soient cul- 
tivées parmi nous avec ardeur et succès. Aussi distrait par d'autres 
soins, je suis loin de faire les progrès auxquels je devrais m'attend re. 



160* A n h a n g. 

Au reste je saisis, en ce moment, avec le plas grand plaisir l'oc- 
casion qni se présente de vous écrire. L'objet qui me la fournit vous 
a déjà été exposé dans une de mes lettres déjà anciennes, à laquelle 
vous avez bien voulu répondre. Mais par malheur j'ai perdu votre 
lettre. Je désirerais savoir combien pourrait coûter (en francs ou 
dans une monnaie de Prusse) une frappe de matrices du petit caractère 
sanscrit qui a servi aux tableaux de votre Grammaire Sanscrite- Alle- 
mande, en un mot du plus petit 

Veuillez, Monsieur, avoir la bonté de me répondre à 

ce sujet, qui intéresse les moyens de publications que Ton peut déjà se 
procurer en Europe, et qui peut, tôt ou tard avoir quelque influence sur 
les progrès des études Indiennes en France. 

Permettez-moi, en même temps, de vous renouveller l'assurance de tout 
mon respect, et des sentiments avec lesquels jai l'honneur d'être, Monsieur, 

Votre très humble et très obéissant Seniteur 

Eug. Buruouf. 

Paris, 23 S'^re i831. 13 Place de l'école de Medicine 

P. S. Au moment où je vous écris j'entrevois la possibilité 
de faire imprimer à l'imprimerie royale le commencement du 
Bhâgavata pourâna dont jai traduit une portion très considérable; 
il y a dans ce poëme beaucoup à gagner pour la langue. 

P. S. Mon père vous prie bien de croire à ses sentiments les plus 
affectueux. 

21. 
Monsieur, 

Vous m'avez bien réjoui par votre lettre du 23 Oct. dont vous 
m'avez honoré et à laquelle j'aurais fait réponse plutôt, si je n'avais 
pas manqué plusieurs fois le graveur, qui a fait les poinçons du caractère 

sanscrit dont vous desirez une frappe. Il demande Mais comme les 

poinçons sont la propriété de l'Académie, il faudra en avoir l'autorisation, 
ce qui, je n'en doute pas se fera facilement; si la Société asiatique s'in- 
téresse de cette aff'aire, et si vous voulez bien vous adresser en son nom 
à l'académie même. Je crois pouvoir repondre pour l'exactitude avec la- 
quelle le graveur des poinçons exécutera vos ordres. — C'était avec un >if 
plaisir que j'ai appris par votre lettre, que mon article sur votre V. Sade 
aie trouvé votre approbation; permettez-moi, de profiter de cette occasion, 
de vous exprimer ma réconnaissance très profonde pour les G livraisons 
de cet ouvrage remarquable, que vous avez eu la bonté de m'envoyer. 
Cette production précieuse était longtemps un trésor mort pour moi 
jusqu'à ce que l'envie d'en dire quelque chose dans nos Annales m'a 
jeté dans la nécessité à étudier une langue qui est devenue depuis ce 
temps mon occupation la plus agréable et je peux dire aussi la plus 
recompensante par rapport à la grammaire comparative. J'ai fini depuis 
peu un second article concernant le Zend, dans lequel j'ai rendu compte 
des ouvrages de Rask et Bohien, et que j'aurai l'honneur, aussitôt qu'il 




V. Rriefw. zw. Fr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Sohn. 161* 

aura para, à soumettre à votre jugement. Il est peut-être peu digne 
de votre attention, mais vous y verrez au moins que j'ai fait quelques 
nouveaux progrès dans cette étude. J'ai été obligé, faute d'espace, à 
me serrer dans des limites assez étroites pour la richesse du matériel; 
cependant cet article est un peu plus étendu que le premier et vous 
y trouverez aussi un passage du Zendavesta contenant la forme en 
viai(Ui4'y dont vous faites mention dans votre lettre, et dont je ne doute 
pas qu'elle est le pluriel de la forme moyenne. Mais Anquetil traduit 
cette forme toujours par le singulier, comme il fait de mahi, dérivé de 
Tnasi dans les Vêda's. Je voudrais bien savoir si Neriosengh a mieux 
compris ces formes. Puissiez-vous donner tout votre temps à vos 
recherches importantes sur le Zendavesta pour nous livrer bientôt votre 
commentaire et la mémoire comparative, dont vous avez donné un extrait 
si curieux! J'apprendrai avec un grand plaisir, que Tespoir que vous 
avez de pouvoir publier le texte d'une partie du Bhâgavata P. se soit 
accompli. 

Je vous prie de vouloir bien offrir mes respects à Mr. votre père 
et agréer l'expression des sentiments de la haute estime et de l'amitié 
avec lesquels j'ai l'honneur d'être 
Monsieur 

Votre très humble et très obéissant serviteur 

Berlin, le 20 Nov. 1831. F. Bopp. 

22. 

Paris G Xbre 1831. 
Monsieur, 

Je vous suis bien reconnaissant des détails que vous avez bien 
voulu me donner sur le caractère devanagari; j'ai la certitude qu'on en 
fera l'acquisition à Paris; Il s'agit seulement de savoir si c'est la société 
asiatique ou bien l'Imprimerie royale qui en feront les frais. La so- 
ciété asiatique est arrêtée par les dépenses qu'elle fait en ce moment 
pour le caractère zend qui réussit très bien, et dont je vous enverrai 
un Spécimen dans la lettre où j'aurai l'honneur de vous faire connaître 
nos arrangements définitifs pour les matrices du petit caractère. 

J'apprends avec un grand intérêt que vous travaillez activement à 
la langue zende; Mr. Hirzel qui est en ce moment à Paris m'a dit que 
c'était votre unique occupation en ce moment. Cette étude si intéres- 
sante ne peut que gagner beaucoup à vos ingénieuses recherches. Il 
n'y a que mon lourd travail d'explications, de collations de manuscrits, 
et d'édition de la glose si barbare de Neriosengh, qui puisse y perdre. 
Je crains bien que mes trois volumes in 4° ne paraissent contenir que 
bien peu de découvertes grammaticales, lorsque vous aurez fait goûter 
aux lecteurs allemands vos précieux articles. Quant à moi l'étendue et 
la minutie de la tâche que je me suis imposée, m'empêche de communi- 
quer aussi fréquemment au public les résultats de mes recherches. Je 
serai même obligé d'aller à Londres au mois de Septembre 1832 pour 
y voir de très anciens mscts zends que possède la Compagnie. 

Le f m «nu, Franz Bopp. L 




1G2* A n h a n g. 

Relativement à vialu que je savais être la désinence masi que 
Mr. Lassen a le premier fait connaître, le traducteur indien ne la com- 
prend pas. En général sa version est fort inexacte, et faite dans un 
temps où le texte zend n'était déjà plus compris. Il y a bien d'autres 
identités avec le sanscrit des Vedas que j'ai découvertes en lisant de 
longs fragmens de ces anciens livres dans l'horrible copie telougou que 
possède la Bibliothèque du Roi. C'est en général le sanscrit ancien 
qu'il faut comparer avec le zend, plus tôt que le sanscrit classique. 
Vous avez sans doute pu vous convaincre de l'exactitude d'un fait que 
je n'ai pu qu'indiquer incidemment dans un extrait que j'ai donné au 
Journal asiatique. C'est que plusieurs particularités remarquables rap- 
prochent le zend des dialectes germaniques, et le sanscrit des langues 
savantes de TEurope ancienne; de sorte que ces deux langues de l'Asie, 
le zend et le sanscrit, sont à la tête des deux svstèmes d'idiomes euro- 
péens. Je m'attends à trouver aussi dans votre article des renseigne- 
ments bien précieux sur les fusions de deux lettres, les gounas et les 
vridhis de la langue zende, sur lesquels j'ai fait des observations que 
je désirerais bien voir confirmées par vos recherches. Comme la place 
me manque, je ne vous indiquerai que aija qui devient à peu près uni- 
versellement en zend uê d'où on explique le génitif {aem = ayant) 
zend ahé du sansc. asya etc. etc.; puis l'allongement d'une voyelle î' 
et u suivie d'un a, to-a-m, z. tii?n; par où encore on explique cette 
forme curieuse en tm (y-a-rn) des neutres, formés du suffixe ya, 
forme qui se confond ainsi avec les fém. en î. 11 y a aussi sur /'« avant 
e, une remarque fort intéressante, c'est en quelque sorte un gouna 
surabondant. D'ailleurs il ne faut pas confondre ces a devant ces vo- 
yelles avec celui qui précède (o?) u et i, dans ces derniers cas il est 
radical, c'est l'autre voyelle qui est adventice; ga-i-ri (gen. gar-ôis) 
vâ'i-ri etc. ta-u-funa. 

La forme des génitifs des noms en i et u est également digne de 
remarque; l^i et Pu de la forme absolue au lieu d'être fondue comme 
en sanscrit avec une autre voyelle (a en sansc. et en zend o è) en 
reste détachée, mais toujours séparée du radical comme en sanscrit, aiiy- 
è-us (sanscr. os = o-|-w), pat-ô-is (es = a-\-i). C'est le sanscrit, 
mais à un état primitif de formation: au reste ce caractère primitif est 
celui qui distingue la langue zende. M. Bohlen s'est bien trompé en 
avançant le contraire. Sa courte thèse fourmille de tant de fautes que 
je n'ai pas eu le courage d'en rendre compte. J'aurais bien d'autres 
remarques à vous proposer entre autres sur la conjugaison, dont le 
Vendidad proprement dit donne des formes très curieuses, et souvent 
plusieurs formes pour exprimer une seule et même personne. Mais je 
ne pourrais rien vous indiquer que vous ne connaissiez déjà mieux que 
moi. J'ai seulement voulu vous faire connaître que je ne discontinuais 
pas mes recherches, quoique l'idée de savoir qu'un aussi habile philo- 
logue que vous s'occupe du même sujet, soit bien faite pour décourager. 
Mais au risque de répéter ce que vous aurez déjà dit, je publierai tou- 
jours mon travail. Les parties très considérables que j'en ai soumises 



V. Briefw. zw. Fr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Sohn. 163* 

à plusieurs personnes et entre autres à M. Schlegel me mettront à Tabri 
du reproche du plagiat. (Je ferai à ce sujet une déclaration dans la 
préface par laquelle ces personnes elles-mêmes seront invoquées en té- 
moignage.) — Veuillez, Monsieur, croire à tous mes sentiments de respect 
et agréer les compliments de mon père. 

Eug. Burnouf. 

• 

23. 

Berlin le 22 Mars 1832. 
Monsieur 

J'ai eu l'honneur de recevoir votre lettre du 20 Fevr. et je n'ai 
pas tardé a présenter a l'Académie celle que vous lui avez adressée. 
Ï/Academie a, comme je pouvais le prévoir, saisi avec plaisir cette oc- 
casion a pouvoir se rendre utile aux poursuites littéraires de l'illustre So- 
ciété Asiatique Au reste je vous prie, de vouloir bien excuser le re- 
tard que j'ai mis a repondre à votre lettre; l'impression de la 2^° partie 
de ma grammaire sanscrite touchant à sa fin, j'ai été obligé ces dernières 
semaines à mettre tout mon temps pour achever un supplément, dans 
lequel j'ai cherché à confirmer quelques conjectures par le dialect des 
Vedas et le Zend; car, comme personne ne sait mieux que vous, on 
ne peut plus se passer maintenant de la langue Zende, pour approfondir 
rétat primitif du Sanscrit. C'est pour cela que j'attends avec la plus 
grande impatience la publication de vos vastes recherches sur cet objet 
important. Quoique par l'étude des textes, que vous avez rendus ac- 
cessibles, j'aie pu satisfaire sur beaucoup de points ma curiosité en fait 
de grammaire, il me reste encore bien des doutes que j'espère a voir 
dissipés, par le commentaire et la traduction du V. S. que vous êtes 
sur le point de publier. 

Vous aurez peut être reçu à présent un exemplaire complet de la 
nouvelle édition de mon Nalus, avec un autre exemplaire que je vous 
prie de vouloir bien présenter en mon nom à la Société asiatique. En 
peu de semaines j'espère à pouvoir vous envoyer un exemplaire de la 
2**® partie de ma grammaire, que je vous prie de vouloir bien accueillir 
favorablement et juger avec indulgence. 

Daignez agréer l'expression de la plus haute estime avec laquelle 
j'ai l'honneur d'être, Monsieur. 

Votre très humble et très obéissant serviteur 

Fr. Bopp. 

m 

24. 
SOCIETE ASIATIQUE. 

Paris, le 20 février 1832. 
Monsieur, 

L'empressement que vous avez bien voulu mettre à donner à la 
Société les renseignements qu'elle désirerait relativement aux matrices du 
caractère que vous avez fait graver avec tant de succès à Berlin, a en- 
hardi le conseil jusqu'à vous demander de vouloir bien être notre inter- 



164* A n h a n g. 

prête auprès de rAcadéinie dont vous faites partie dans l'acquisition que 
nous désirons faire des matrices des deux caractères devanâgaris que 
vous possédez. 1^ celui de Mr. de Schlegel avec lequel vous avez im- 
primé votre seconde édition de Nalus et vos épisodes du Mahâbhârata, 
2° le plus petit de tous, celui qui figure dans les tableaux de votre gram- 
maire sanscrite en allemand, et dont on a fait usage dans la nouvelle 
édition de THitopadesha. Vous verrez par la lettre ci -jointe que c'est 
là le double objet dont le conseil de la Société souhaite vivement la 
prompte réussite. J'ai été chargé de vous prier d'y prendre cet intérêt 
bienveillant que vous mettez à tout ce qui est scientifique; et le con- 
seil a espéré que vous voudriez bien présenter notre lettre à l'Académie 
des Sciences et l'appuyer de votre crédit. Je ne vous laisserai pas 
ignorer (et cela entre nous) qu'un homme fort distingué qui n'a pas 
besoin de déprécier les autres pour avoir un \Tai mérite, a témoigné 
le désir que cette négociation, où Ton ne doit chercher à satis-faire qu'un 
seul intérêt, celui de la science, fût conduite par une autre personne de 
Berlin, qui vous a été désignée. Mais je dois vous affirmer en même 
temps qu'en cédant à une insinuation de cette nature, le conseil aurait 
cru manquer à ce qu'il vous doit comme au représentant si illustre de 
la littérature sanscrite à Berlin. Le conseil a voulu reconnaître l'em- 
pressement bienveillant avec lequel vous vous êtes prêté à seconder 
notre demande, en vous priant de le continuer à la Société asiatique. 
Vous pouvez avoir l'assurance qu'il en gardera une reconnaissance durable. 
En résumé nous osons espérer que vous voudrez bien présenter 
au nom de la Société asiatique à l'Académie de Berlin, la lettre ci- 
contre qui contient la demande d'achat des matrices des deux caractères, 
dont le premier, celui que nous possédons déjà, est à peu près com- 
plettement détruit, et dont le second sera une addition fort précieuse à 
notre typographie orientale. Dans l'espoir que vous ne nous refuserez 
pas votre puissant secours, veuillez agréer l'assurance de tous les sen- 
timents respectueux, avec lesquels j'ai l'honneur d'être. Monsieur, Votre 
très humble et très obéissant 

Serviteur 

Eug. Burnouf 
Secrétaire de la Société. 

P. S. Personnellement en dehors des affaires officielles je vous 
remercie mille fois de l'excellent article que vouz m'avez adressé tout 
récemment. Il est plein des plus ingénieuses remarques, dont plusieurs 
s'étaient déjà présentée à moi, mais il en est d'autres qui vous appar- 
tiennent en propre, et dont je profiterai en vous rendant hommage. De 
ce nombre est yima = yama^ dont cependant je doute encore, quoique 
je sois de mon côté convaincu de l'identité de vivasvat avec viven- 
ffhdn, que j'avais trouvée, mais sans pousser jusqu'à yimo. Je crois que 
vous serez satisfait de plusieurs rapprochements de ce genre, que j'ai 
faits dans le cours de mon travail. J'oserai aussi différer de sentiment 
avec vous relativement à 7nazddo: conf. duj-ddo] hii-ddo; niaz-dao; 




V. Briefw. zw. Fr. Bopp u. Burnouf, Vater u. Sohn. 165* 

• 
c'est maz-qm est le sanscrit mah-at^ dào est un mot qu'il ne faut pas 
confondre avec son semblable pour le son (et qui dérive de dâ donner). 
Dans duj'daô^ hu-dao, daô signifie connaissance, science; mais ces mots 
auraient besoin de long développements; ils sont très curieux, mais très 
obscurément traduits par Anquetil et par Nériosengh. 

25. 

Beriin ce 31 Mars 1832. 
Monsieur, 

Permettez moi de vous recommander un ancien élève, Monsieur 
Poley, qui vous présentera cette lettre et qui vous est connu sans doute 
d'une manière favorable par sa savante édition du Devimahatmya. Il est 
sur le point d'aller a Constantinople, ou il sera attaché à noire ambas- 
sade, mais auparavant il veut passer quelques mois a Paris, et sachant 
que vous avez beaucoup de bonté pour mol, il m'a prié de lui fournir 
l'occasion de s'introduire auprès de vous. Je regrette que son départ 
est si proche, car en huit a dix jours j'aurais pu profiter de cette occa- 
sion pour vous présenter la seconde livraison de ma grammaire sans- 
crite, dont l'impression est finie jusqu'à la préface. Je recommencerai 
maintenant une grammaire comparative, écrite en allemand et qui était 
déjà assez avancée quand j'ai été obligé de l'interrompre pour achever 
l'édition de Nalus et de la grammaire spéciale du Sanscrit. Comme 
mon système de conjugaison, ainsi que mes mémoires et divers articles 
de critique me fournisent à l'ouvrage mentionné les matériaux les plus 
essentiels, je peux aller assez vite, ei je n'ai souvent qu'à mettre en 
ordre mes observations éparses. Cependant je ne crois pas, que je 
puisse en publier une partie avant l'année prochaine. J'espère que 
vous aurez reçu une lettre que j'ai eu l'honneur de vous adresser il y 
a quelques semaines, pour vous rendre compte des matrices en question, 
destinées pour la Société asiatique. 

Je vous prie de vouloir bien offrir mon respect à Monsieur votre 
père et agréer la nouvelle assurance de la haute estime et de l'amitié 
sincère de votre 

très dévoué 

Bopp. 
26. 
SOCIÉTÉ ASIATIQUE. 

Paris, le 9 juin 1832. 
Monsieur, 

J'ai bien des excuses à vous adresser pour le retard que j'ai mis 
à répondre à vos deux dernières lettres, ainsi qu'à l'envoi de la se- 
conde édition de votre Nalus, pour laquelle je vous suis très reconnais- 
sant. J'ai été vivement inquiet sur la santé d'une partie de ma famille 
et notamment sur celle de ma mère. J'ai été fort grièvement malade 
moi-même, et enfin je viens éprouver une vive douleur de la perte que 
vient de faire le monde savant dans la personne de M. Abel-Rémusat, 
qai vient de nous être enlevé à la force de- l'âge, et au milieu de ses 



IGG* A n h a n g. 

pins beaux travanx. Je perds en Mr. Abel-Réransat un ami sincère, et 
auquel je devais déjà beaucoup. Je vous prie. Monsieur, de vouloir 
bien présenter à L'académie Royale des Sciences de BeHin, dont vous 
faites partie, les remerciments sincères de la Société asiatique pour Tem- 
pressement avec lequel l'Académie a bien voulu ordonner la double 
frappe de matrices sanscrites, au profit de la Société. C'est une libé- 
ralité bien louable, et pour laquelle la Société est heureuse de témoigner 
à l'Académie l'expression de sa vive reconnaissance. J'aurai l'honneur 
de la lui transmettre au nom de la Société lorsque les matrices seront 
par\enues ici. En attendant la Société compte assez sur l'empresse- 
ment que vous avez bien voulu mettre dans toute cette affaire, pour 
vous charger d'en faire agréer d'avance l'expression à votre savante 
compagnie. Quant au transport 

Je vous prie de nouveau. Monsieur, d'agréer les remerciments de la 
Société pour toutes les peines que avez vous bien voulu vous donner dans 
sons intérêt, et en même temps de recevoir l'expression des sentiments res- 
pectueux avec lesquels 

j'ai l'honneur d'être votre très humble et très obéissant ser>iteur 

Eug. Burnouf 
Secrétaire de la Soc. as. 

27. 
Monsieur, 

J'ai reçu, il y a quelques jours, la première livraison de votre 
Glossarium sanscritum, et j'ai été bien sensible à cette marque de votre 
bon souvenir. Je suis heureux d'avoir une occasion de vous en exprimer 
tous mes remerciments. Cette occasion m'est offerte par l'administration 
de l'Imprimerie Royale, dont le Directeur, Mr. Lebrun, veut bien m'au- 
toriser à vous informer que sur sa proposition le Garde des Sceaux, 
dans le département duquel a été publié le Bhagavata, vous en a destiné 
nn exemplaire. Je n'ai pas eu besoin de prononcer votre nom si 
Européen, et j'ai été heureux de ma rencontre avec le ministre. Mais, 
comme je n'ai pas à ma disposition un nombre assez considérable 
d'exemplaires pour en adresser à tous ceux auxquels j'aime à reconnaitre 
que j'en dois, c'a été pour moi une vive satisfaction de voir que vous 
ne pouviez manquer de recevoir Thommage que je suis heureux de vous 
faire. Agréez, Monsieur et savant professeur, Thommage de tous les 
sentiments avec lesquels je suis, votre bien dévoué 

22 8tbre 1840. Eugène Burnouf. 

28. 
Monsieur, 

Je vous prie de vouloir bien accepter avec bienveillance un ouvrage, 
dans lequel je crois avoir prouvé un rapport intime entre les langues 
océaniennes et le Sanscrit. Mes recherches sont, fondées principalement 
sur les mots numéraux et les pronoms et j'ose affirmer, que, si deux 
langues ou deux familles de langues conviennent ensemble dans ces 




V. Briefw. zw. Fr. Bopp ii. Burnoiif, Vater u. Sohn. 16 



r» 



classes de mots, elles sont unies par une affinité primitive. Puissiez 
vous trouver dans ces investigations quelque chose digne de votre appro- 
bation! J'ose encore vous prier de vouloir bien faire parvenir les 
exemplaires ci -joints à leur adresse. 

J'ai reçu a son temps votre excellente édition du Bhâgavata et je 
n'ai pas manqué d'exprimer à Mr. Lebrun mes remerciments sincères, 
que vous voudrez bien me permettre de renouveller à cette occasion au 
savant éditeur de cet important monument de la littérature sanscrite. 

Agréez, Monsieur, les sentiments de la considération parfaite avec 
laquelle j'ai Khonneur d'être 

Votre 
Berlin, le 22 Février 1842. Bien dévoué 

Bopp. 
29. 

Monsieur et savant professeur. 

J'ai reçu il y a quelque temps la dernière livraison de votre grammaire 
comparative, que vous avez été assez bon pour m'adressor. Les voies 
commerciales sont encore si lentes entre l'Allemagne et la France, que 
ce volume ne m'est parvenu que bien longtemps après l'époque, où Mr. 
Goldstûcker m'en annonçait l'arrivée, d'après votre bienveillante indication. 
Je ne vous dirai pas, combien j'ai été frappé de la richesse des formes 
comparées, et de la sagacité si heureuse des rapprochements et des 
explications; je ne vous apprendrais rien sur ce point que ne vous ai 
déjà dit l'Allemagne savante tout entière. Mais je ne puis m'empécher 
de vous exprimer tout ce que m'a fait de plaisir Tordre excellent de 
votre travail et la clarté parfaite avec laquelle il est exposé. C'est sans 
doute un mérite secondaire, puisqu'il ne touche qu'à la forme; mais c'est 
nn de ceux qui nous touchent le plus en France, et que l'on trouve le 
plus rarement dans les ouvrages de philologie. Le présent fascicule 
l'offre à un très haut degré et tel de vos articles peut, grâce à la 
précision et à la fermeté de la rédaction, passer pour un véritable modèle 
du genre. Au reste, vous savez que l'empressement j'ai mis en plus 
d'une occasion à exprimer ce que m'inspiraient vos beaux travaux, et je 
ne fais ici que vous répéter ce que j'en ai dit plusieurs fois en public, 
avec non moins de plaisir et autant de sincérité. 

Puissiez vous, Monsieur, faire jouir bientôt le public de la suite de 
cet ouvrage et conserver assez de santé pour en achever encore d'autres 
que vous saurez bien rendre dignes de leurs aînés. 

Votre très dévoué Serviteur 
25 mars 1843. Eugène Burnouf. 

30. 
Monsieur, 

Je vous prie de vouloir bien accepter un exemplaire d'une nouvelle 
édition de ma grammaire sanscrite et agréer mes remerciments sincères 
des ourvages très importants que j'ai eu l'honneur de recevoir par votre 



1G8^ A n h a D e. 

bonté, savoir la dernière Hiraison da texte da Vendidad Sade ainsi qoe 
le tome second de votre excellente édition et tradaction do BhagiTal 
Pnrana et votre Introduction à rhi>toire da Badhi<me indien. J*ii In 
aussi avec un \if plaisir le savant article que vous avez publié dernière- 
ment dans le journal asiatique «études sur la langue et sur les textes 
zendes.^ Paissiez vous, Monsieur, bien tût faire jouir le public de la 
continuation de votre commentaire sur le Yaçna. Pour le cas qoe tous 
y reviendrez an passage où se trouve l'impératif huncarniha. j'^oserais 
vous prier de ne vouloir pas croire que je rattache la raoice zendc ku 
à celle du hu sanscrit. Si j'ai traduit le verbe en question aux endroits 
que vous citez par célébra re. je n'ai pas voulu appuyer cette version 
qui s'approche à celle d'Anquetil. par la signification que hu m en 
sanscrit. Au moins cela ne s'accorderait pas avec ce que j'ai dit dans 
ma grammaire comparative p. 50 (§ 53). Aussi ai -je comparé le ku 
zend avec le grec G-uvo^ sans admettre que le i grec paisse jamais 
repondre au h sanscrit, aussi est-ce le grec fh>ai qui repond à la racine 
hu, et '3-aviÇ si en est la racine ne pourrait conduire qu'à su. Je 
n'insiste cependant pas sur la signification qu' Anquetil donne an verbe 
zend hu en le rendant par invoquer, car il s'agit dans ma grammaire 
comp. bien plus de reconnaitre la valeur grammaticale des formes z^ides 
que d'en rectifier on justifier le sens lexical qu' Anquetil leur attribue. 

Je ne défendrai pas non plus ma traduction de i/a ta mdparacita contre 
la votre que je trouve très-exacte dans tous les pi.unts: seulement je ne 
peux pas encore me convaincre tout-à-fait, malgré votre conjecture in- 
génieuse, sur le sens et l'origine de Mtoiyantd, 

Agréez. Monsieur, l'assurance de la haute estime de 

Votre très dévoué seniteur 

Beriin. U Avril 1^45. Bopp. 






Franz Bopp 



> 



soin Lobcn uiul seine Wissenseliaft 



von 



D^ S. Lefmann 

l'n>f«*-«snr .111 diM- UnivtMNîtiil IIphU'Hifrit. 



2. H&lfte. 



Mit l'inoin Aiiliauj?: 
Ans lîrif'fi'ii iiini amleivii St-lniruMi. 



k 



B t' r 1 i n. 
Dnuk inul Vorln;^ \on (îoor«^ Rcimor 

ISUô. 



jà 



Franz Bopp, 



sein Leben und seine Wissenschaft, 



Ton 



D'. I^Lefmann 

Professer an der Universitiit Heidelberg. 



2. Hftlfte. 



Mit einem Anbang: 
A us Briefen und anderen Schriften. 



Berlin. 
Druck und Verlag von Georg Reimer. 

1895. 



By-. 



.' J 



V. a 



Aile Recbte yorbehalten. 



1 '^^^ \^ 



„Das mûssen Sie durch Bopp zu erfahron suchen, der weiB 
ailes !^ — Mit dieser Anfûhrung boginnt Al. v. Humboldt eine seiner 
vielen ZuschrifteD, worin er den befreundeten Sprachmeister um 
Erklârung angeht. — „Sie sehen^, heiBts da weiter, ^dafs ich also 
an der Pelargischen ZudriDglichkeit nicht schuld bin. Es herrscht 
an des Kônigs Tische ein groBer, etwas wilder und mich oft er- 
mudender Hang zum etymologisieren nach Elangâhnlichkeiten. 
So soll Minister Manteuffel (ipse ille) eînmal in meîner Abwesen- 
heit aufgebracht habon, das deutsche Wort Storch sei deutlichst 
griechischer Ueberkunft; es komme von aiip^eiv, Kinder lieben. 
Storch sei also ein beschreibender Vogelname!!! Das wurde ail- 
gemein bewuDdert trotz meines Lâchelns; dazu seien (was richtig 
ist, und wir gewifs bald in den Kammern hôren werden) die 
Stôrche PreuBen, TrsXap^ot, schwarzweiBe (ttsXoç wie ttsXXoç, statt 
(jLéXaç). Mein Absehen gegen axepYstv bat dann zu der Frage ge- 
fïïhrt, ob Sie, theurer Freund, etwas ûber die Herkunft von Storch . .; 
gibt Sanskrit oder das Litthauische etwas?" — Was Bopp darauf 
erwiedert, wissen wir nicht; aber dazu gelachelt oder gelacht wird er 
auch wohl haben, vielleicht auch sich gefragt, ob es denn mit dem 
Etymologisieren noch immer so sei, wie dermalen, da es einem selten 
genâget, „dals er ein Ding kenne und wisse, wie dièses Ding heiBt," 
vielmebr „8ehr oft auch gern wissen mocht, warum dièses Ding so 



V.'. ^ 



^ ^ 



IV 

und nicht anders heifit", einem, wie er sich nennt, „von den ent- 
schlossensten Wortgrûblern", dcr „sich fiir eine gemâchliche Neu- 
gierde keine woUûstigere Arbeit dcnken konnt. Man schmeichle sich 
mît dem Suchen, ohne an den Werth des Dinges zu denken, das 
man sucht; man freue sich ûber das Finden, ohne sich darûber 
zu argern^ dais es ein nichts sei, was man nun cndlich nach vieler 
Mûhe gefunden." — So war es doch nicht mehr, seit er selbst 
seine wissenschaftliche ^ZergliederungskuDst^ aufgebracht, seit er 
selbst, Franz Bopp und andere mit und nach ihm Leben und 
Wirken daran gesetzt. Wer das aber darzustellen hat, der hat 
wohl eine \vissenschaftliche Biographie darzustellen, ein Stûck Ge- 
schichte der Wissenschaft. 

Nun noch etwas von einem Spaziergang mit Theodor Benfey. — 
Es war hier in Wiesbaden, zur Zeit der Philologen-Versammlung, 
1877. Professer Benfey kam auf Wilh. v. llumboldt zu sprechen, 
den er noch pcrsônlich gekaunt habe, auf dessen Ideen in Sprach- 
und Geschichtsforschung. In seiner Geschichte der Sprachwissen- 
schaft habe er vorzûglich auf Vollstandigkeit geschen, und das, cr- 
klârte er, sei wohl bosser als — Ideen. Darùber lieûe sich streiten, 
wagte ich cinzuwenden. Wohl, meinte Benfey wieder, aber man 
habe ihm eben da einen Mangel an Ideen gerûgt, wer, wisse er 
nicht, môchte es aber wissen. „Der fraglichen Anzeige in der 
Beil. zur Augsb. AUg. Zeitung", entgegnete ich weiter, „erinnere 
ich mich; Sie konnten auch wohl damit zufrieden sein; der Ver- 
fasser des Aufsatzes aber war — ich selbst". — Benfey stutzte; 
„wenn Sie eiumal Ihren Franz Bopp schreiben," . . . dann, voU- 
endete ich, woUe ich môglichst versuchen, dem Manne und der 
Entwickelungsgeschichte seiner Ideen gerecht zu werden. — Die 
Ausfûhrung dièses Verauches hat Freund Benfey nicht mehr ge- 
sehen, auch noch mancher nicht, der darum gewufst oder auch 
nicht gewufst; ich habe eben gar lange auf die kleine Arbeit und 
gar lange auf ihre Vollendung warten lassen. 

Meinen Dank darum allen, die des Wartens nicht mûde ge- 
worden, vor allen den Kindern und Angehorigen unsers Bopp, die 
mir Briefe und Schriftcn aus seinem Nachlasse anvertraut und so 
lange Geduld und Nachsicht gehabt haben. Auch den andern 



Dank, die mich, wie frtiher schon gesagt, mit anderm dergleichen 
versehen, darunter wieder mancher, fur den mein Danken zu spât 
kommt. Daram auch denen Dank, die mich zur endiichen Fertig- 
steliung tûchtig gedrangt haben, denen, welche die erste Haifte 
des Werkes einer Anzeige und Besprechung gewûrdigt, und 
denen, welche es wohi auf meinen Wunsch unterlassen haben. 
Eigentlich, ich weiB es, war ja seiches Yerlangen kûhn und un- 
berechtigt. 

Dankbar an sich, wenn nicht durch die Freude, welche die 

Ârbeit selbst macht, sind seiche Geschichtsarbeiten am wenigsten. 

Weil man nur darauf sieht, wie geschehenes und gewirktes dar- 

gestellt worden, nicht auch oder zum mindesten auch darauf, was 

der Bearbeiter aus seinem eigenen, an Urteil und Gedanken hinein 

gewirkt. — Nicht, dafs dièses mein Wirken keine Anerkennung 

gefunden; seiche ist ihm geworden, wohl mehr als verdient, jeden- 

falls viel mehr als Riige oder Tadel. Und dièse wâren sicher 

verdient, wenn nur eines wahr wâre, was man gesagt, dafs be- 

sonders dem jugendgeschichtlichen nicht genug Uintergrund gegeben, 

dais grôBeres und kleines nicht genug unterschiedlich, nicht genug 

durchsichtlich gezeichnet. Das scheint mir nicht; oder es hat der 

Beschauer einen ungûnstigen Standpunkt eingenommen. — Es ist 

anderes; es ist immer ein gutes Stûck, wie soll ich sagen, von 

Selbstverleugnung in solcher Ârbeit, und die, dâchte ich, solle 

man billigerweise anerkennen, dafs es mitunter wohl leichter ist, 

da oder dort etwas fur sich selbstândiges, neues zu bringen. — 

Darum sind auch wohl die Briefe u. dgl. im Anhange zum teil mehr 

als der Text gewûrdigt worden. Freilich, sie enthalten neues, noch 

zuvor unbekanntes, fur den Lebens- und Entwickelungsgang des 

Begrûnders sogar viel merkwûrdiges. Und das meiste und beste, 

die Briefe Wilh. von Humboldts an Fr. Bopp sind noch nicht ein- 

mal mitg^eben. 

Aus Uebereinkommen mit meinem Hrn. Verleger, dem ich 
hier auch gebnhrend Dank sage, sollen die Humboldtbriefe nach- 
trâglich erscheinen. Deren Hinzunahme hâtte dièse andere Hâlfte 
unverhâltnismâfiig stark gemacht. Und dann ist inzwischen viel- 
leicht noch môglich, den ganzen Briefwechsel zu erbalten, wenn 



VI 

auch die bisher vergeblich gesuchten, doch schwerlich vernichteten 
oder verlornen Briefe Bopps dazu sich auffinden liefien — eine 
Hoffnung, die zu einem kleinen Teil, wie ich noch dankbar hin- 
zu fugen kann, sich ganz kûrziich erfiillt bat. — Genug. Mit diesem 
Nachtrag, der auch ein voUstandiges Namen- und Sachregister 
enthalten soll, werde ich, wills Gott, nun bald kommen. 

Wiesbaden, 14. Sept. 1895. 

S. L. 



Yiertes EapiteL 



Die ersten Lieferungen der Vergleichenden Grammatik. 

(1833—1837.) 

Wenn doch die jiingeren Geschlechter nur ûberall die edelsten 
und besten ihres Volkes sich zum Muster nehmen wollten, auf 
deren Schultern sie stehen! Es wûrde viel weniger Stolz und viel 
mehr Bescheidenheit sein, viel weniger Geringschâtzung und viel 
mehr Hochschâtzung, und im Hinblicke allein auf die Fortschritte 
der Wissenschaft wûrde auch kein Gefiihl persônlicher oder natio- 
naler Eifersucht aufkommen. So etwa meinte Abel Rémusat, der 
Sinologe, da er in einem seiner Briefe an Franz Bopp ûber dessen 
FleiB und Leistungen sein Bewundern aussprach. 

Auch Eugène Burnouf, der anfangs Juni 1832 in einem Briefe 
an Bopp den Tod jenes treuen Freundes angezeigt, war ein ûber- 
aus fleifiiger und gar nicht unbescheidener Gelehrter. Er stand 
keinem, auch einem Bopp nicht nach an Emsigkcit, an Ausdauer 
und Selbstlosigkeit im Forschen, wenn er gleich „bei recht vielon 
und grûndlichen Kenutnissen doch eigentlich den wahren Sprachsinn** 
nicht besafi. Das meinte niimlich Humboldt, der es zugleich „son- 
derbar aber nicht zu leugnen" fand, „wie doch jenem und allen 
Auslandern" abgehe, „was sie aus deutschen Schriften schôpfen 
kônnten". Wahrer Sprachsinn bedeutet da wohl das Gefiihl oder 
Empfindungsvermôgen fiir ein Leben und Wandeln der Lautformen, 
einen feinen Spiirsinn, der sich nicht geben aber ausbilden und ent- 
wickeln lâfst; sicherlich haben auch wohl wenig Englânder und 
Franzosen, was da namentlich genannt wird, Jacob Grimms Deutsche 
Grammatik gelosen; und eben so gewifs endlich sind solche Urteile 
in Briefen, denn in einem Briefe war jenes gesagt, viel mehr leicht 
gegeben und viel weniger streng zu nehmen. 

Indessen war Humboldt doch „auch ganz der Meinung", man 
musse Burnouf auf eine sehr schonende Weiso behandeln, indem 
man ihm das irrige seiner angeblichen Entdeckung (im Verhâltnis 
von Zend- und Sanskritformen) auseinander setzte. „Er hat wirk- 

Lefmaon, Franz Bopp. 22 



178 Zweites Buch. 

lich — heiBt es — grofles Verdienst um die Zendsprache und îst 
ûbrigens gar kein streitsûchtiger Mensch*'". 

Âuf andere, daran hierbei wohl gedacht ward, zieit Âg. Benarjs 
Anzeige der Boppschen Sanskritlehrbûcher in den Berl. Jahrbûchern 
fur wissenschaftliche Kritik. Der Âafsatz ist noch immer merk- 
wûrdig. Er hebt vor allem die Verdienste Bopps hervor um die 
Kenninis der altindischen Sprache und deren Bedeutung fur die 
Wissenschaft, bestimmt dessen Standpunkt in der Grammatik aïs 
einen wesentlich ^vergleichenden", und sucht den Charakter des- 
selben aus der herrschenden philosophischen Anschauung zu er- 
klâren. Derselbe entspricht, so wird erklârt, „dem wissenschaft- 
lichen Geiste der Zeit^, wie man auch immer dagegen ankâmpfen 
moge. Benary aber billigt das Verfahren seines Lehrers, „der ohne 
eben um jene alten Heiligen (oder „Hôllenrichter", wozu man sie 
neuerdings gemacht) sich viel zu kûmmem, seinen StofF aus der 
Sprache selbst geschôpft" . . und es dabei jedem iiberlassen, seine 
„Lust an den Formeln jener Alten . . nach Gefallen zu befriedigen". 

So billigte wohl mancher die Méthode Franz Bopps, wenu 
auch keiner noch, wie heutzutage wohl mancher, wûnschen mochte, 
er hâtte seinen Weg sogar noch freier und hôher angelegt. Zum 
Beispiel in seiner Guna- und Vriddhitheorie. Da fafste er jene 
erste und dièse andere Vokalsteigerung rein mechanisch (als durch 
vorgesetztes a, bezieh. a bewirkt) auf, abgesehen von den frûher 
erôrterten Grûnden dieser Erscheinung. Lassen erhub nicht gegen 
die anerkannte Ursache sondern gegen die Auffassungsweise der- 
selben seine Einwânde und wollte, kurz gesagt, die hôheren Vokal- 
potenzen nicht als Summe einer Addition sondern vielmehr als 
Produkt einer Multiplikation angesehen wissen. Nun kam Benary 
und verteidigte jene Erklârung seines Lehrmeisters, indem er sie 
gegen die Angriffe ihres Gegners noch dadurch zu schûtzen suchte, 
dafs er einen Unterschied von „reinen und flûssigen" Vokalen auf- 
stellte, die in ihrer Verbindung unterschiedenes Verhalten zeigen. 
— Anders wûrde heute einer sagen — nicht eine petitio principii 
da oder dort — nicht dieB was man sich da vorwarf, sondern ein 
drittes ist im Spiel gewesen und dauernd einwirkend geblieben auf 
die Ërkenntnis dièses merkwûrdigen Wandels im Vokalismus. Das 



4. Kapitel (1833—1837). 179 

ist dîe Forderung, von Wurzeln auszugehen, als den letzten Ele- 
menten grammatischer Abstraktion. — Doch es sollte hier nur er- 
zahlt werden. 

Wie gesagt, Benary hatte in seiner Anzeige die Verdienste 
Franz Bopps gebûhrend gewûrdigt, im allgemeinen und im beson- 
deren. Im besonderen hatte er wie in der Guna- und Vriddhi- so 
in der Lautlehre — die Wortbestimmungen namentlich von Anu- 
svâra und Visarga — so in der Agglutinationstheorie, wie sie 
heiût, kurz, ûberall die aus dem einzelnen gewonnenen Erkennt- 
nisse hervor gekehrt. Nach ihm bestand „der groBte Vorzug dieser 
Grammatik offenbar in den allgemeinen voran gesandten Theorien, 
z. B. der Wohllautsgesetze, der Kasuslehre und der Tempuslehre". 
Da fand er ûberall anzuerkennen, auch einiges anzuzweifeln, auch 
einîges, wie er meinte, zu ergânzen. Aber was die Einwânde der 
BoDuer angeht, wie da Lassen ùber „die merkwiirdige Logik'' in 
der Ableitung des Augments (vom a privativum) spottet, so ists 
nach Benary gar keine, ists unechte und schlechte Logik. Und 
wenn jener am Ende sagt, es wiirden auch von den indischen 
Gramraatikern schon manche von Bopps Lehren gegeben, nur „in 
einer andern Weise", so macht dieser dagegen geltend, dass „auf 
der Weise der Entwickelung ein System ganz beruhe", jene andere 
Weise also eben das entscheidende sei, und dafs, so lange es Lassen 
nicht fur geraten halte, dièse andere Weise mitzuteilen, ihm hier- 
bei nur einfallen konne wie Gretchen zum Faust gesagt: ^Das ist 
ailes recht schon und gut; ungefahr u. s. w., nur mit ein bischen 
andern Worten.'' 

Das war richtig, vollkommen richtig. Was man Bopp ent- 
gegen hielt war Négation und nur Négation, nicht andere Theorien 
auf die gleiche Weise, noch gleiche Theorien auf andre Weise 
erbracht. Nicht auch dafs unser Sprachmeister gem und viel auf 
allgemeines eingegangen, wie nach jenem wohl anzunehmen: sein 
Verfahren hieû ihn ûberall einzelnes erkennen und erklâren. Auf 
diesem Verfahren beruht sein Lernen und sein Lehren, das ganze 
seiner grammatischen Darstellung. Und wenn es ein erstes groBes 
Verdienst Bopps gewesen, dafs er das indische Studium bei uns 
(im Eontinent, wie es heiOt) eingefûhrt, so war es das andere 

12* 



f 



180 Zweites Bach. 

grôBere, wie Âgathon Benary gesagt, ^diesem Studiom eine Rich- 
toDg angewiesen zu haben, durch welche es allein krâftig in unsere 
gelehrte Bildang einzogreifen und sich eines daueroden Lebens unter 
uns zu erfreuen vermag^. 

Im Juli 1833 erschien die besprochene Anzeige, und im Mârz 
dièses Jahres schrieb Franz Bopp die Vorrede zar ersten Âbteilung 
seiner ^Yergleichenden Grammatik". — Wir mûssen aber noch auf 
ein paar Yorarbeiten znrack sehen. 

Die Abhandiungen der Berliner Akademie der Wissenschaften 
aus dem Jahre 1833 enthaiten zwei kurze Yortrâge Bopps, die zu- 
sammen gehôren. ^Ueber die Zahlwôrter im Sanskrit, Griechischen, 
Lateinischen, Litauischen, Gotischen und Altslawischen^ ist der 
eine, „ûber die Zahlwôrter der Zendsprache" ist der andere ûber- 
schrieben. Ersterer ist gegen Ende Oktober 1830 gelesen, letzterer 
um Mitte Januar 1833. Inzwischen liegen Bopps Zendstudien. 
Hieraus soll der eine den andern ergânzen. 

„Eine Betrachtung der Zahlbenennungen ist nicht nur ihres 
eigenen Gegenstandes wegen wichtig, sondern fûhrt auch zu inter- 
essanten etymologischen Bemerkungen.^ Daroit beganu Bopp und 
begrûndete letzteres durch Hinweis auf ^gesetzlich wiederkehrende 
Lautverwechselungen", die, wie er meinte, „oft sehr grofi und ent- 
steilend", bei den Zahlwôrtern aber nicht hindernd sind, „die ur- 
sprûngliche Identitat zweier, in verschiedenen der verwandten 
Sprachen dieselbe Zahl bezeichnender Wôrter zu erkennen''. Und 
wo am meisten Yerschiedenheit sich zeigte, „in der Bezeichnung 
der Zahl eins", da wurde der Grund hierfûr darin gesehen, „dafs 
dieser Begriff mehr als ein Pronomen der dritten Person denn als 
Zahl aufzufassen^. Das bedeutet, dafs die verschiedenen Bezeichnun- 
gen der Zahl eins (skr. eka^ zend. aeva, pers. jek^ griech. sîç, lat. unus^ 
got. aina^ lit. wiena^ slaw. jedin) mit verschiedenen Pronominen ge- 
bildet erscheinen. — So erklârte Bopp, und wohl lieB sich solche 
Yerschiedenheit nach seiner Erklârung verstehen, nicht als eigent- 
lich begrûndet oder notwendig bewirkt, aber doch als veranlaJfet oder 
^verschuldet'^ durch die pronominale Natur des Zahlwortes. — Im 
einzelnen konnte dabei immer so oder anders etymologisiert werden. 



4. Kapitel (1833—1837). 181 

Was in der Abhandlung weitcr fur die Zahlworter versucht 
worden, das ist nicht zu erôrtorn. Genug ist hier das Angeben 
dièses Versuchs, darein nachher auch die Zend-Zahlwôrter gezogen 
und damit Sâtze von allgemeiner oder fur vergleichcnde Grammatik 
grundlegender Bedeutung aufgestellt wurden. So die Bemerkung, 
wie man von fiinf, lateinisch schon von vier an zu deklinieron auf- 
gehôrt, wie man in der einen Sprache friiher, in der andern spâter 
aufgehôrt, mit Kasus- auch Geschlechtsbezeichnung in den Grund- 
zahlen zu haben, wie „da8 sprachliche Leben — so sagt Bopp — 
in den hôhem Zahlen nach und nach gelâhmt und erstickt wird^. 
Und dann auch wieder der Satz, dafs ^wahrhaft eigentiimliches in 
der Grammatik keiner der verwandten Sprachen zuzugestehen^, 
sondern ailes was beim ei*sten Anblick den Anschein von solchem 
hat, bei genauerer Priifung als groBere oder geringere Abweichung 
von einer Urform sich erweise oder gar als treuere Bewahrung einer 
Urform. „Im ganzen Umfang der Grammatik", heifits, ^steht keine 
der verwandten Sprachen im Nachteil gegen irgend ein anderes 
Glied des verwandten Stammes", besser gesagt, der Stammesver- 
wandtschaft. Wie das Zend namentlich so sind auch wohl andere 
„in vielfacher Beziehung tiefer stehend als das Sanskrit" und den- 
noch in manchen ihrer Formen „uber den erhaltenen Zustand hin- 
aus gehend". Das waron bleibende und fiir die Sprachbetrachtung 
bedeutsame Ergebnisse des Erkennens. 

Ueber einzelnes lieu sich streiten — darûber, ob der blinde 
lateinisch (caecus) als ^einaugiger" oder der lahme gotisch (ha-lta) 
als „einfûBiger" anzusehen u. and. desgl. — Namen und Wôrter 
unterliegen im Munde der sprechenden oft wunderlicher Wandelung 
und Verstûmmelung, die bei aller Gesetzlichkeit wie willkûrliches 
Spiel heraus kommen. Man hore unsere heutigen Menschen auf dem 
Markte sprechen und sehe ihre Ausdrucksweise bestmôglichst schrift- 
bar gemacht. — Sprachkenntnis und Fertigkeit sind beim Nach- 
spûr^n hilfreich und unentbehrlich. Auf etymologisches wird aus- 
gegangen, grammatisches wird gefunden. Nur so lange Gesetzlich- 
keit darin unerkannt bleibt, ist Etymologie in der tat bloBes Spiel. 
Aber allerwege ernste Wissenschaft ist die Grammatik. — Den 
Benennungsgrund der Zahlworter konnte der Etymologe verschieden, 




M» rettfat vie scU<cht erkliren. Wîe àk^ in den Spnebea. vie and 
vie v€Jt s^>n io einer Gnind^pnrh^ eczâlih vird — Ziiil«n selbst 
^t eîxii Verekicben — aod v:e dir Spncbcfi zeziUte:» mît Namen 
cod ZaLleo a&eeben. lehrt die Gmnm&dk. — .Seine Abbandlmu: 
•âl>e:r dîe Zablv^^er der Zen^i^pnche* var aber die letzte von den 
Vorarfyeiten Fnoz Bopp». Tor dem Aoflan «eines Hanptverke». 

Da» var eîn liebeToUe» XeGJahrsschreibea. vas Wilhelm Ton 
Homboldt im Januar 1S33 an B:*pp gerichtet. darin er ihm sagt. 
vie er «chon àebr fleiJliig mit dem Les^n seiner Tergleichenden 
Grammatik beàchiftiet xi — darin er ihn binet. ,an die onanf- 
hôrliche Hûchâchitzung <einer gntigen Freandschaft za danben* — 
darin er «recht Ton berzen* vônscbt, daJ< es ibm and den seiniiren 
«aacb in diesem Jabre recbt vobl geben môge. Es ist aacb fôr 
die WU.<»en>cbaft vicbtig. dai^ Sie in dem Laofe Ibrer scbônen 
Stodien nicbt gestôrt verden môgen.*^ scbreibt Homboldt. ^Icb 
kann Ibnen nicbt genog sagen. vie Ibre neue Arbeit micb mit 
vabrer Frende imd Bevnnderung erfôllt. Man siebt auf jeder 
Seite. da£» «Sie den Gegenstand. m> ungebener ancb sein Umfang 
i^. Tollkommen in Ibrer Gevalt baben. nnd icb elanbe nicbt, dais 
irgend jemand jetzt in demselben Grade aïs Sie das Talent besitzt, 
gerade immer die Punkte beraoszubeben, ans welcben das Verfabren 
der Sprachbildung scblagend bervorleacbtet, und die andem beiseite 
zn la««en. Man stoQt daber bei Ibnen nnr auf fnicbtbare Berner- 
knngen. und e^ gelingt Ibnen, eine nngemeine FOlle von Stoff den- 
nocb auf einem sebr mâBigen Raume zu verarbeiten." — Nocb 
mancbesi entbâlt der Brief, vas bier anzufûhren nicbt so am platze 
er^cbeint vie dièses Urteil Humboldts nber das erste Stûck der 
Tergleicbenden Grammatik. 

Nacb drei Monaten erscbien dièses erste Stûck, eine erste Abtei- 
lung, enthaltend. vas in entsprecbender EiDscbrânkung das erste 
Stûck der Sanskritgrammatik entbalten — ^die Lautlebre, Wurzel- 
Vergleichang uud Kasus-Bildung^ bis zom Locativ Pluralis. Eine 
zveite Abteilung sollte „mit der Zusammenstellung der germani- 
Mchen Dekiination beginnen und dann zu den Adjektiven . . ûber- 
geheo. von da zu den Pronominen". So war es in der Vorrede 



4. Eapitel (1833—1837). 183 

gesagt und in dieser auch gleich zu anfang, was der Verfasser 
mit seinem Werke ûberhaupt gewollt, und was er nicht ge- 
woUt hat. 

„Ich beabsichtige in diesem Buche^, sagt Franz Bopp, „eine 
vei^Ieichende, ailes verwandte zusammen stellende Beschreibung des 
Organismus der auf dem Titel genannten Sprachen — des Sanskrit, 
Zend, Griechischen, Lateinischen, Litauischen, Gotischen und Deut- 
schen — eine Erforschung ihrer physischen und mechanischen Ge- 
setze und des Ursprungs der die grammatischen Verhâltnisse be- 
zeichnenden Formen." — Sprachen sind Organismen, so haben wir 
gelemt; ihre Teile sind Glieder eines Organismus. Deren Funktionen 
erkennen heiBt deren ursprîingliche Bedeutung erkennen. Und 
dièse ist zumal mit eiuer letzterreichbaren Lautform gegeben. — 
So erwies sich fur aile Formation der Grammatik oder vielmehr 
fur aile Bildungen der Sprache als notwendig, was schon zuerst 
bei den verwaudten Konjugationsformen „uotwendig'' erschien, sie, 
wie es heiBt, „vergleichend zu durchgehen, wodurch wir deren 
Identitât einsehen, zugleich aber die allmâhliche und stufenweise 
Zerstôrung des einfacheu Sprachorganismus erkennen und das 
Streben beobachten werden, denselben durch mochanischo Verbin- 
dungen zu ersetzen"". — Im Vergleichen von verschiedenem den 
Wandel von ursprûnglich gleichem einsehen, in solchem Wandel 
Gesetze erkennen, wie sie durch die Natur der Laute, physisch, 
und durch Verbindung von Lautcomplexen (in Wôrtem) mechanisch, 
bewirkt und nach Analogie befolgt erscheinen, oder dem gesetz- 
mâfiigen Wandel der sprachlichen Formenbildung nachgehen, ist 
wesentlich eines. Mit jenem ist wohl die (induktive) Art, mit 
diesem wohl der (démonstrative) Charakter des Erkennens bedeutet; 
beides ist Weg und Gang der Untersuchung, die wissenschaftliche 
Méthode, die zur Wissenschaft gehôrt; Ziel oder Ausgang des Weges, 
des Erkennens, ein drittes ist der Ursprung oder das ursprûngliche 
der grammatischen Formen. 

Man hat hiernach die Aufgabe, welche sich Bopp gestellt, als 
cine dreifache oder dreiteilige ansehen kônnen, indem man zuerst 
die «Beschreibung" oder vergleichende Beschreibung der genannten 
Sprachen und dann die Erforschung ihrer physischen und mecha- 



184 Zweites Buch. 

nischen Gesetze" als besonderes heraus gehoben. — Die letztere 
Unterscheidimg hat Bopp selbst einmal auf Befragen erklârt. Tin- 
ter mechanischen Gesetzen verstehe er vornehmlich die des Schwer- 
gewichtes und insonderheit die Einwirkung der Personalendungen 
auf die vorauf gehende Silbe, wàhrend er als physische die andern 
(Laut-) Regeln der Grammatik bezeichne, vorzCiglich die phonoti- 
schen. Nun hat jedoch Bopp selbst auch jene Einwirkung und 
ihre Folge als rein phonetische hingestellt, gegen Grimm, wissen 
wir, nach welchem der wesentlicli gleich erachtete Ablaut der ger- 
manischen Konjugation einor dynamischen Kraft zuzuschreiben war. 
Môgen wir nun jene Einwirkung auf ^Gravitât" oder, was im 
grunde auf eines heraus kommt, auf Accent zurûckfûhren : wir sind 
auch schon nach Bopp angewiesen, hier wie dort, (iberall laut- 
gesetzliches wirksam zu sehen. — In dem zwiefachen, dem orsten 
und andern der Aufgabestellung ist also wohl wirklich keine Son- 
derung. Denn auch beides, vergleichendes und gesetzliches ist in 
der Darstellung ungetrei^nt, indem eines das andere begrûndet und 
bewahrheitet. 

Aber ein drittes, wie zuvor bemerkt ward, ein anderes, kônnen 
wir nunmehr sagen, ist das Ziel, unstreitig da.s Haupt^bsehen der 
Forschung. Das ist was sich nach Bopps Meinung durch seine 
Méthode „von selbst ergibt", wie es heiBt, „durch die Erweiterung 
unsers sprachlichen Gesichtskreises und durch die Konfrontierung 
der seit jahrtausenden von einander getrennten, aber noch unver- 
kennbare Familienzûge an sich tragenden Stammesschwestern". 
Ein rechter Weg mufs allerdings auch zum rechten vorgesetzten 
Ziele, zum ^urspriinglichen'' fûhren. Doch soll das urspriingliche 
hier ein letzterreichbares in der sprachgeschichtlichen Abfolge sein, 
soll dièses nicht ùberschreiten und iiber historisch gegebenes nicht 
hinaus gehen. — TjNur das Geheimnis der Wurzeln oder des Be- 
nennungsgrundes der Urbegriffe lassen wir unangetastet" , erkliirt 
Bopp; warum eine Wurzol J gehen und nicht stehen, eine Laut- 
gruppe STHA oder STA stehen und nicht gehen bedeute, solle 
nicht untersucht werden; die, „welche das von ihnen fur unerklâr- 
bar gehaltene nicht erklârt wissen wollen", sollen mit ihm zufrie- 
den sein. 



4. Kapitel (1833—1837.) 185 

So wie der Naturforscher, wie der Chemiker, kann man sagen, 
ûber seine einfachen Elemente nicht hinaus geht. — Sprachwissen- 
schaftliches, um das hier anzuknûpfen, hat von jeher gern seine 
Bezeichnungen aus natûriichem Wesen genommen. Namen, wie 
Wurzel, Stamm, Zweige sind derart, wie Stamm- und Sprofeformen, 
die in bildlichem oder figûrlichem Sinne bei âltercn Grammatikern 
aufkamen und weiter iibennacht wurden. Auch Bopp hegt und 
wâhlt mit Vorliebe solche Bezeichnungen, in seinen Briefen sogar 
noch mehr als in seinen Bûchern, Bezeichnungen, wie „organiâch^, 
wie „physisch und mechanisch'', welche gleiche oder gleich schei- 
nende Beziehungen mit gleichem Ausdruck bedeuten sollen. Nicht 
mehr, nicht mehr wirkliches soll damit bedeutet und zugestanden 
werden, auch nicht mit ganzen Sâtzen, die im gegebenen Bilde 
bleibend sprachliche Verhâltnisse nâher bringen. Genug vorab — 
und auch genugsam kennen wir seine Ansicht ûber andere, nament- 
lich semitische Spracheigenheit, ihre „Natur und Einrichtung", 
seine Annahmen ûber deren Wurzel wesen, um zu verstehen, wie 
Bopp an der Grenze seiner Sprachengemeinschaft hait macht, an 
ihren gegebenen oder angenommenen Grundbildungen sein auf- 
losendes oder zersetzendes Verfahren einstellt, um im einzelnen 
nicht weiter zu vergleichen. 

Indessen sind es auch nicht aile Glieder oder Zweige des indo- 
germanischen oder, wie Bopp lieber sagt, indisch-europaischen 
Sprachstammes, die auf dem Titel genannt und gleichmafiig sogleich 
zur Vergleichung herangezogen werden. — Keltisch kam noch gar 
nicht und auch des weitern so gut wie gar nicht in betracht, als 
ein damais noch wenig bekanntes Glied der Gemeinschaft. Armenisch, 
das ebenso wie Slawisch schon viel frûher als verwandt und ver- 
gleichbar erkannt war, kam auch erst gegen Ende des Werkes hin- 
zu, erst zur Wortbildung. Und Slawisch oder AltslawLsch blieb 
noch fur dièse erste Abteilung unberiicksichtigt. — Anderseit^ sind 
wieder andere, auch wohl namhafte, aber auf dem Titel nicht nam- 
haft gemachte Sprachformen vorglichen worden. So gelegentlich 
schon altvedische, neben sanskritischen auch prâkritischo Formen, 
80, von anderen abgesehen, das hochdeutsche, „besonders in seiner 
âltesten Période, wo es besonders wichtiges beizubringen hat**, —^ 



186 Zweites Buch. 

Wie die Vorarbeiten fur Zend oder Altbaktrisch , so werden auch 
diejenigen gerûhmt, die mit „6rimms vortrefflichem Werke" fiir 
das germanische oder deutsche gewâhrt sind, um endiich fur kîinf- 
tige Forschungen auf die bevor stehende ^Ausfûllung" eines Mangels, 
einer stôrenden Lûcke hinzuweisen, auf „Graffs von allen Freunden 
deutscher und allgemeiner Sprachkunde sehnlichst erwarteten ait- 
hochdeutschen Sprachschatz". 

Solchen Inhalts war die Vorrede Franz Bopps zur Vergleichen- 
den Grammatik und solcher Bedeutung — eine Art Einfiihrungs- 
brief. Er sollte dem Werke bei seiuem Auftreten in der Gelehrten- 
welt gleichsam als Empfehiung, als Berufs- und Berechtigungszeugnis 
mitgegeben sein, zu den ^klassischen" Philologen namentlich, welche 
fûrchten mochten, ^dafs die praktîsche Grûndlichkeit in der utraque 
lingua (im Latein und Griechisch) durch Verbreitung ûber zu 
vielerlei Sprachen beeintrâchtigt worde". Das vielartige verschwinde, 
beruhigt er sie, wenn es als einartig erkannt und dargestellt, und 

— fiigt er hinzu — das falsche Licht, welches ihm die Farbe des 
vielartigen auftrug, beseitigt sei. Ein anderes auch sei es, eine 
Sprache lernen, ein anderes sie lehren, „d. h. ihren Organismus und 
Mechanismus beschreiben" , was in der Sprache von innen sich 
heraus- und von aufien angefûgt sich heranbildet. Der lernende 
môge sich „in der engsten Grenze halten" . . des lehrenden Blick 
aber musse „ûber die engen Schranken eines oder zweier Indivi- 
duen einer Sprachfamilie hinaus reichen" ; er musse die Zeugnisse 
der sâmtlichen Stammgenossen um sich versammeln, um dadurch 
Leben, Ordnung und organischen Zusammenhaug in das auszubrei- 
tende Sprachmaterial der zunâchst vorliegenden Sprache zu bringen''. 

— Es ist, was Wilh. von Humboldt gesagt, auch nicht nur den 
Philologen gesagt, was auch von solchen oder andorn wohl ver- 
einzelt eiumal fur eine einzelne Sprachgruppe — man nennt uns 
ein sprachvergleichendes „Wurzelbuch der semitischen Sprache" aus 
dem zehnten Jahrhundert, einen grammatischen Vorweis ungari- 
scher und finnischer Sprachverwandtschaft vom Jahre 1799 — 
was also wohl vereinzelt einmal fur einzelne Sprachformen , ja, 
fur eine einzelne Sprachgruppe versucht worden^*, was aber voUin- 
haltlich und umfânglich, was voUbewufst wissenschaftlich zu- 



4. Kapitel (1S33-1837). 187 

erst in dieser ersten Abteilung vergleichender Grammatik gezeigt 
worden. 

Wir môgen uns nun dièse erste Abteilung des nâheren an- 
sehen. Nicht dafs wir daraus erzâhlen und wieder erzâhlen, uicht 
eine bloBe Inhaltsangabe machen. Aber kurz zusehen wollen wir, 
wie die Teile zum ganzen gefûgt, und das ganze nach Art einer 
Spezialgrammatik eingerichtet worden. 

Da behandelt zuerst das Stûck „Schrift- und Lautsystem" die 
einzelnen Laute und Lautordnungen im Sanskrit, indem es den 
Lautwert der einzelnen Schriftzeichen und den entsprechenden in 
verwandten Sprachen aufweist. Nach der Reihe werden Sanskrit 
mit Vergleichung vomehmlich lat. und griech. Wôrter, Zend und 
dann Gotisch und Hochdeutsch mit Vergleichung vomehmlich des 
Sanskrit u. a. durchgenommen. Und darnach sind noch besondere 
Lautgesetze, die aïs solche durch die eigene Natur und Stellung 
der Laute (z. B. von Konsonanten am Wortende) und ihre Folge 
und Verbindung mit andern gegeben erscheinen. 

„Von den Wurzeln**, wie das zweite kurze Hauptstiick ûber- 
schrieben ist, werden zwei Klassen unterschieden, je nachdem ihnen 
Nomina und Verba oder Pronomina entwachsen, ein Unterschied, 
den die indischen Grammatiker nicht kennen. Dann wird die 
„Natur und Eigentûmlichkeit" sanskritischer Verbalwurzeln durch 
Vergleichung mit Wurzeln der semitischen Sprachen in bekannter 
Weîse zu verdeutlichen gesucht. Wie man diesen Gegensatz anders 
nehmen, wohl praktisch festhalten und doch theoretisch, wissen- 
schaftlich anders nehmen oder aufgeben kann, das ist schon ein- 
mal gesagt und soll hier auch nicht in andrer Weise wieder gesagt 
werden ". — Uebrigens erhalten wir hier auf grund dieser Wurzel- 
vergleichung eine allgemeine Spracheneinteilung im Einklang nicht 
mit derjenigen des jiingern sondern mit der des âltern Schlegel. 
Da sind zuerst „Sprachen mit einsilbigen Wurzeln", wie es heifit, 
,yOhne Fâhigkeit zur Zusammensetzung und daher ohne Organis- 
mus, ohne Grammatik". Gegenûber diesen, wozu namentlich das 
Chinesische gehort, stehen die semitischen Sprachen „mit zweisil- 
bigen Verbalwurzeln und drei notwendigen Konsonanten als ein- 
zigen Tragern der Grundbedeutung". Inzwiscben sind dann „Spra< 



188 Zweites Buch. 

chen mit einsilbiger Wurzel, die der ZusammensetzuDg fahig sind 
imd fast einzig auf diesem Wege ihren Organismus, ihre Grammatik 
gewinnen^, die Sanskritsprachen, ûberhaupt aile, welche nicht zur 
ersten oder dritten Gattung gehôren. — Bopp hat sich selbst spâter 
verbessert, im Ausdruck zum wenigsten, und ist dièse Verteilimg 
auch bis heute, bis auf den Ausdruck und die Namen, so 
im Brauch geblieben. — Aber eine andere, welche dièses Haupt- 
stûck vorbringt, ist hier noch anzusagen, die vod den indischen 
Grammatikern eingefûhrte Klasseueinteilung der Verbalwurzeln. 
Den Grand dafûr geben „Eigenheîten" oder Konjugationsmerkmale, 
die sich auf die Bildung einiger Tempus- und Modusformen er- 
strecken, der „Spezialtempora", wie sie Bopp nennt, des Prâsens- 
stammes, wie wir nun sagen. Und dièse Eigenheiten oder Stamm- 
bildungsweisen — als mit der reinen Wurzel (as-ti\ âa-n, is-t), 
durch deren Reduplikation (da-dd-mi^ St-5«>-jit^, Verstarkung mittels 
Nasals (yu-n-j^ ju-iig-)^ deren Erweiteruug mittels angefûgter t/, nu 
(tan-u-mas) oder mittels a, ya, aya — kurz, dièse Bildungsweisen, 
die jedem Sanskritschûler gelâufig sind, begegnen wie im Sanskrit 
so im Zend, so im Griechischen und den andera verwandten Spra- 
chen, und sie zeigen Analogie und Ordnung, wo man friiher nur 
die Menge von Anomalie oder UnregelmâBigkeit gefunden. — Sei- 
ches ist was lehrenden und lernenden von Bopp vorgehalten und 
was ihm durch Wilh. von Uumboldt sogar trefflich zugebilligt 
ward. „Gar nicht", heifit es, „damit die Zôglinge mehrere Sprachen, 
sondera damit sie Griechisch und Lateinisch besser und leichter lernen, 
ist ein vergleichendes Sprachstudium notwendig. . . Der Zôgling 
mufs (also) lange den StoiT bloO als StoiT behandelu. Er kann ihm 
aber schon besser zugerichtet gegeben werden, und darin liegt eben 
die Kunst, die man auf den bisher eingeschlagenen Wegen nicht 
erlernt" ". 

Am Schlusse dièses zweiten Hauptstûcks von den Wurzeln war 
fiiglich angebracht, wie Nomina aus Wurzeln gebildet erscheinen. 
Das geschieht, wie wir schon aus den friiheren Abhandlungen 
wissen, mit Suffixen als Wortbildungselementen und auch ohne 
Suffix, genug — „die indischen Grammatiker", erklart Bopp zu 
anfang eines dritten Hauptstûckes, „fassen das deklinierbare W^ort 



4. Eapitel (1833—1837). 189 

in seiner Grandform, d. h. in seinem vod jeder Easusendung ent- 
blôfiten Zustande auf^. Sie erhielten solche Grundform, ^die 
nackte Wortgestalt^ auch nicht durch ihre Forschung, „durch eine 
anatomische Zerlegang oder chemische Zersetzung^, sondern durch 
die Sprache selbst, welche am Anfang von Eompositen „die reine 
Grundform" verlangt. — Einiges allgemeine hierzu ûber Geschlechts-, 
Zabi- und Easusverhâltuis und deren Bezeichnung; einiges mehr 
zur Gruppierung der nominalen Grundformen nach ihren Lautausgân- 
gen (woher beilâufig die verschiedenen Dekiinationen); einiges, wovon 
wir auch schon friiher gelesen, ûber starke und schwache Easus- 
formen — und die einzelnen Easusbildungen werden der Reihe 
nach voi^efûhrt, wie im bisherigen so im folgenden wird verwandtes 
und gleiches zusammen, griechisches, lateinisches, deutsches zum 
Sanskrit und Zend prûfend heran gebracht. 

Da lemen wir cfun, wie bestimmte charakteristische Laut- 
zeichen — auch pronominalen Ursprungs, meint Bopp — sich aïs 
Easusendungen den nominalen Grundformen anschliefien. Unter 
der Herrschaft von Laut- oder Wohllautsgesetzen geschieht der 
Anschluls und damit werden Easus-Exponenten ergrifFen, bald wohl 
besonders gestûtzt, bald auch verdunkelt, bald auch abgestoBen. 
In jûngern Sprachen sind sie teilweise fest mit der Grundform 
verwachsen, eiuander aufhebend u. a. dgl. Solchem Vorgange nach- 
spûrend lâfst uns der vergleichende Forscher an seinem Suchen und 
Finden, an seinem Erkennen, auch an seinen Zweifeln und Beden- 
ken teil nehmen. Âber am Schlusse jeder einzelnen Easuserôrte- 
rung erhalten wir die verglichenen oder vergleichbaren Formen 
ûbersichtlich zusammengestellt. 

So ist in kûrze dargetan, was die erste Abteilung der ver- 
gleichenden Grammatik ausmacht, und — „was des Hrn. Prof. B. 
Lehrmethode auszeichnet", wie einer seiner Schûler sagt, „das fin- 
det sich auch hier: was er sagt, ist nicht bloB scharfsinnig und ge- 
lehrt, sondern auch sehr geeignet, in hohem Grade zu eigener Geistes- 
tatigkeit anzuregen". — Die Worte stehen gegen den Schluls einer 
Ânzeige in den Berl. Jahrb., C. Schmidt in Bielefeld unterschrieben. 
Eine andere Rezension oder Anzeige, H. E. unterzeichnet, war schon 
friiher in den Gôtt. Gel. Anz., im Novemberhefte 1833 erschieneur 



190 Zweites Boch. 

Darin war auch recht, wîe man meinte, es sei vom ersten 
Hervordringen einer neuen Wahrheît — ^dafs aile die \ieleD in 
Asien and Europa weit verbreiteten Zweige des indo-germanischen 
Sprachstamms nur darch gegenseitige Vergleichung und Erklârang 
in ihren wahren Grunden, ihrem Entstehen and Leben vollkommeD 
deatlich werden** — bis zu ihrem Erweise durch aile Einzelheiten 
ein weiter Weg. Aach dais dieser Weg ^durch so viele ooch sohr 
nobekannie und unbewanderte Gegenden^ fuhre, dafs er gar nicht 
leicht, dais auf ihm ^vielfaches Irren und Straucheln môglich^ sei, 
war (dazumal wenigsteos) ganz recht. Aber aach recht war end- 
lich „das beharrliche Streben" anzoerkennen, ^uqs jenem Ziele 
nâher zu rûcken^ and daraaf von anfang an ein Sanskritstudium 
angelegt za haben. 

In der tat, es waren damais zwanzig Jahre, seit Franz Bopp 
zaerst von seinem Plane einer vergleichenden Grammatik gesprochen, 
seit er sich seine Sanskritgrammatik, wie frûher gezeigt, nach art 
der Grammatik verwandter Sprachen zurecht gelegt, die eine nach 
and mit der andern in angriff genommen. 

Das war also ailes recht; aber was Heinrich Ewald — wir 
dûrfen den Schreiber jener Anzeige wohl mit vollem Xamen nennen 
— weiter vorbringt, das war nur halb recht oder ganz unrecht. 
Er weifi, worauf „das ganze Streben der ersten Epoche dieser 
Wissenschaft mit so scharf spùrendem Eifer und FleiÛ*' ausgeht, 
aaf die Entdeckang, wie es heiBt, ^der ursprûnglich identischen 
Laate, Wurzeln und Formen der verwandten Sprachen". Aber 
ihm scheint zu wenig darauf hingewiesen zu sein, ,,bis wie weit 
die Vergleichung und Gleichstellung nicht gehen kônne", dafs dièse 
daher versucht werde, ihrem eigenen verfûhrerischen Triebe und 
Reize nachzugeben. Und er meint auch, dais „dio wahren Laut- 
regeln", ihrer umfangreichere und strengere, mehr vom Lexikon 
^Is von der Grammatik ausgehen wûrden. Rurz, er weiC andere 
und bessere Etymologien an stelle einzelner, von Bopp aufgestellter 
zu setzen, denn — die neue Wissenschaft ist doch nichts anderes 
als eine neue, mehr oder minder methodisch aufgestellte Etymologie. 

Dieu war eben die gemeine Anschauung, auch bei allen von 
„der systematischen Opposition", deren einer fîir aile damais seine 



4. Kapitel (1833—1837). 191 

Stimme in der Allgem. Schulzeitung erhub, im Julibeft 1833. Ein 
Ânruf ist da gerichtet, an die Redaktion der Berl. Jahrb. fur 
wissenschaftliche Eritik, ein Not- oder Warnungsruf gegen die 
junge Konkurrenz, die in ihren Ânzeigen so viei von sich reden 
und sich so gar breit mâche auf kosten einer alten, auf ^soliden 
kiassischen Boden^ gegrûndeten Gesellschaft. Man sei fur jetzt 
noch nicht geneîgt, Jedem kritischen Irrlichte in seine Ver- 
schlingungen und Sumpfgegenden zu folgen^, zumai da seiten der 
Meister, sondern meist die Jûnger auftràten, „die durch ihre weit- 
lâufigen Explikationen auch zeigten, dais sie im Sanskrit selbst 
nicht weit ûber die Buchstaben hinaus gekommen^. Sie locken 
„in die schwûlen Regionen des Sanskrit — heifit es — oder in die 
Irrgârten allgemeiner Sprachforschung", durch welche erst sichere 
und feste Pfade gefunden werden mûssen. — Was kann aber 
hohler und inhaltioser sein, ruft der Schûler Bopps dagegen, als 
dièse sonst wohl sehr geistreichen und schwunghaften Phrasen von 
den schwûlen Regionen, den Irrgârten u. s. w.? Und woher weiB 
der, welcher den Teich oder auch „SumpP nicht versucht, ob er 
bodenlos oder nicht? — So richtig; aber auch jener Anruf war, 
wenn nicht voll berechtigt, so doch voli begreiflich. Nicht weil 
man dort, sondern weil man bei sich den Boden unterwûhlt und 
unsicher werden sah, den eignen Grund und Boden, auf dem man 
sich bisher so gar unbekûmmert und sorglos bewegt hatte. Und weil 
man sich aus den Hânden winden und in den Ernst der Forschung 
ziehen sah, was man bisher als reizend Spielwerk betrieben. 

Nun habe doch „der Meister sein ohne Zweifel nicht absicht- 
loses Schweigen gebrochen", sagte jener Bielefelder Schmidt; er habe 
„sehr zur rechten Zeit den Gegenstand des Kampfes erôrtert". Die 
Gegnerschaft sollte nun lernen, erst kennen lernen, dafs sie nicht 
wâhnte, es gebe nichts als Buchstaben und nichts als „den ewigen 
Lokativus**, wie sie spottete. Auch schon die Alten, die Dionys 
von HalikarnaJ^, die Herodian und Apollonius seien auf dergleichen 
„Quersprûnge^ gekommen, da sie lange Yokale langer, kurze kîirzer 
als andere bezeichneten. — Solches aber nicht wie dièse fur Me- 
trik, sondern fiir Grammatik bedeutet zu haben, solches und violes 
anderes neues, was die Anzeige heraus hebt, sei der Tat Bopps vor- 



192 Zweites Bach. 

behalten geblieben. — 80 sein Schûler, und wo er dabei noch 
Lacken oder Mângel findet, da ist es in seiner Anzeige aach 
weitere grammatische Formen- und nicht, wie in der Anzeige des 
Gôttingers, andere lexikalische Wortvergieicbung. 

Dièse letztere freilich ist Etymologie, im eigentlichen und 
engeren Sinne, wenn anders auf etymologisches, wie gesagt, auch 
die Formenvergleichung ausgebt, und wenn anders nicht nur be- 
scheiden sondera auch wahr gesagt ist, was wir bei Aug. Friedr. 
Pott lesen. ^Ich werde micb glûcklich schâtzen", heîBt es, „wenn 
meinen geringen Bemûbungen um vergleichende Sprachwissenschaft 
neben solchen Werken, wie Bopp's, Grimm's, W. v. Humboldt's, 
das Lob zu teil wird, dafs dieselben nicht bloû solches wieder- 
geben, was ich von diesen Mânnera, denen ich nacheiferte, er- 
lernte, sondera auch einiges durch sie erlerate ans Licht gefordert 
haben!" — So am Schlusse seiner Vorrede zur ersten Ausgabe 
seiner „Etymologischen Forschungen auf dem Gebiete der Indo- 
Germanischen Sprachen^, die auch in diesem Fri'ibjahr, Ende April 
1833 erschienen. 

Man nennt Aug. Friedr. Pott den Begrunder der wissenschaft- 
lichen Etymologie, und man tut recht daran. Sein Werk stellt 
sich zuerst ganz und voll auf den Boden der vergleichenden Sprach- 
forschung, und was er von den Begrûndern derselben gelernt und 
aus ibrer Lehre ihm geltend und bestimmend geworden, das ist 
bestens nacb ihm selbst ausgesprochen. Aus Jacob Grimms y,ge- 
schichtiicher Darlegung der Lautumwandlungen in den germani- 
schen Sprachen" gehe zur genûge hervor, „dai8 der Buchstabe . . 
ein sicherer Faden im dunkelen Labyrinthe der Etymologie ist als 
die oft kûhn umherspringende Wortbedeutung; dafs die Sprach- 
forschung . . ohne genaue geschichtliche Kenntnis vom Buchstaben 
des festen Halts entbehrt; dais nirgends in der Sprache . . die Ge- 
setzlosigkeit frecher Willkiir herrscht, sondera vernûnftige Freiheit, 
d. h. Einschrânkung durch selbsteigne, in der Natur der Laute be- 
grûndete Gesetze". Feraer ist die Nôtigung, solche Untersuchung 
ûber den engern Kreis der deutschen Sprachlehre hinaus fortzu- 
setzen und albnâhlich „auf die sâmtliche Sanskritfamilie^ auszu- 



4. Kapitel (1833-1837). 193 

dehnen, von Mânnern, wie Bopp, Grimm selber, W. von Humboldt, 
nicht nur erkannt, sondern es ist — lesen wir — ^diese Unter- 
suchung selbst, wenn aucb vielleicbt nur durch zahireicho und ge- 
diegene, gelegentliche Bemerkungen eingeleitet wdrden". Wir lesen 
auch von friiheren, wie mit deren Namen und Leistungen, beson- 
ders von Leibnitz an, Yorahnungen und Vorarbeiten in dieser Rich- 
tung sich anschlieBen. Doch nach aiiem wird behauptet, ausdrûck- 
lich ohne einen Widerspruch zu fûrcbten, dais ^Franz Bopps Kon- 
jugationssystem der Sanskritsprache in der Sprachwissenschaft den 
Anfang einer neuen Epoche bezeichne^, und dafs dièse, die Sprach- 
wissenschaft nâmiich, durch die unermûdlich fortgesetzten Unter- 
suchungen jenes ihres ersten und die krâftige Fôrderung ihrer 
andern Begrûnder und deren Mitarbeiter „die Befugnis, ja die 
Pflicht'' erhalten, ^sich nunmehr als miindig und fur eine selbstan- 
dige Wissenschaft zu erklâren**. 

Solches und âhnliches steht in der Einleitung in dem ersten 
historischen Teil des Pottschen Werkes zu lesen und macht dièses 
Stûck merkwîirdig und wenn nicht wichtiger, so doch im ganzen 
und einzelnen richtiger als vieles was nachfolgt, auch im ûbrigen des 
eng gedruckten Bûches — „Etymologischer Lautwechsel" (in Vokalen, 
Âblaut und Umlaut, und in Eonsonanten durch Yergleichung der- 
selben in Nominen und Suffixen und durch Yergleichung der Yer- 
balwurzeln) und ein ^Wurzelverzeichnis^ znm Âbschluis. Damit 
hat sich der Herausgeber der Forschungen an der Seite Franz Bopps 
seine Stellung in der Wissenschaft begrûûdet, und noch oft und 
viel kônnen wir sein géniales Wesen und seine umfassende Spra- 
chenkenntnis betatigt sehen, mit der er auch ûber die Grenzen 
seines engern Forschungsgebiets standig hinaus greift. — Auch seine 
Darstellungsweise ist bezeichnend. Wâhrend die Sprache Bopps 
stets klar, gemessen und gehalten fortgeht, ist die des jûngern Ge- 
nossen ungehalten und nubândig, in weiten Sâtzen mit vielen, 
mitnnter neckischen Quersprûngen haufig verworren, gleich Quell- 
wasser, das unfafsbar von da und dort ûber und unter Gerôlle ein- 
her sprudelt. — „Wirklich tut es mir leid," schreibt W. v. Hum- 
boldt, ^dafs Pott bei so vielem vortreflflichen in den Gedanken und 
in der Materie zu wenig Gewandtheit im Stil besitzt. Einige 

Lefmann, Franz Bopp. 13 



194 Zveites Bucb. 

Perioden der Rezension habe ich wohi dreimal lesen mûssen, ehe 
ich sie verstanden habe. Er bat viel zu viel Lebhaftigkeit gegen 
sein MaO von Geschick im Âusdnick. Besonders sollte er sich 
des scherzhaften Tons enthalten und ernst und einfach bei der 
Sache bleiben"**. 

Es betraf dieu eine Rezension, worauf Bopp seinen Freund 
aufmerksam gemacht, wie desgleichen auf einen Artikel Eog. Bur- 
noufs im Journal des Savants, im selben Jahrgang 1833, in wel- 
chem aucb dessen Ângaben zur „Vergleichenden Grammatik" sich 
finden. — Der Burnoufsche Ârtikel galt einer ersten Ueberset- 
zungs-Ausgabe des Mahàvanso, einer Art Geschichtswerk , in Pâli 
abgefafst, sowie zweier singhalesischer Kônigschroniken, welche deren 
Uebersetzer, Edward Upbam, nach Ilandschriften gemacht, die dem 
Sir Alex. Johnston, dem englischen Kronresidenten auf Cejion ûber- 
geben worden. Begreiflich, dafs sich ein hohes Interesse an dièses, 
wie es hieC, „heiHge und historische Schrifttum" knûpfte, nicht 
allein seines Inhalts und seiner Sprache, sondern aucb der Art 
wegen, wie man dazu gekommen. Und Bumouf, der dieB ailes 
eingehend erôrtert, zeigt aucb die Fehler und Misgriffe an, deren 
sich der Herausgeber verseben. 

So bedeutend dieB, ebenso merkwiîrdig war das Werk, welches 
die Pottsche Rezension anzeigte: Karl Ferd. Becker, Das Wort in 
seiner organischen Verwandlung. Aucb dièses wollte oder sollte 
ein neues Licht ûber ein noch dunkles Gebiet verbreiten, wobei 
freilich zu besorgen war, es kônne das wirklich ein Irrlicht sein, 
es kônne der ihm vertrauensselig folgt in das Lennepsche Fahr- 
wasser oder, wie es beiBt, „in die al te chaotische Nacht der Ety- 
mologie" zurîick sinken. Denn das war nicht, wie es die Begriinder 
der Sprachwissenschaft gelehrt, nach gesetzmâfiigem Lautwandel, 
dafe sich „die organische Entwickelung in Laut und BegriflT" voll- 
zog, sondern nach einer „stets vom allgemeioen zum besondern 
ebenmâfiig fortschreitenden Umbildung", nach dem Prinzip der 
^Individualisierung". So nennt sich namlich der geoffenbarte Geist 
oder sein Wirken, worait aile Wortbildung und Bedeutung vor 
unsern Augen ersteht, in einera systematischen Aufbau, dem nur 
einzig eines fehlt, der historische Untergrund, die wirkliche ge- 



4. Kapitel (1833-1837). 195 

gebene, aber nicht eingebildete Wabrheit. Indessen hinderte dieser 
Fehler nicht, das Werk des geistvollen Verfassers in der Aligem. 
Schuizeitung und aucb sonst aufs hôchsto zu verherrlichen, hinderte 
auch Pott nicht, dessen „philosophischem" Denken und gliinzendem 
Systematisieren sogar ^ûbertriebenes" Lob zu spenden, aber nur 
um das scharfe und beiBende seiner Kritik, seinen Tadel, wie Ilum- 
boldt sagt, damit zu ^umwickeln^. 

Er habe sich sogar sehr gewundert, sagt Humboldt noch, dais 
Hartung, den er so sehr schâtze — derselbe hatte bekanntlich auf 
grund der vergleichenden Sprachfoi*schung „die Lehre von den 
Partikein der griechischen Sprache," 1832/33, geschrieben — dais 
auch dieser so unbedingt dem Beckerschen System zu folgen scheine. 
Becker musse schon aus einem Briefe von ihm gesehen haben, 
dafs ihn sein „Wort" nicht anspreche. „Sein Bemûhen, die Wôr- 
ter nach Begriffs-Etyraologien zu ordnen**, sei eigentiich ein Bestre- 
ben, sich auûerhalb aller Sprache zu stellen, und dieB sei noch 
unmôglicher als mit Ârchimedes eiuen Punkt auBerhalb der Erde 
zu fordern. „Es gibt ohne Wort gar keinen vollendeten Begriff. 
DieB hatte Pott noch mehr ausfûhren kônnen'^ ^^ 

Wir sind ara Ende des Jahres 1833, und das erste was uns 
im beginnenden neuen begegnet, ist wieder eine Rezension, aber 
von Bopp selbst, seine Anzeige von Potts Etymologischen Forschun- 
gen. — Es versteht sich, dafs Bopp dem Verdienste und der Fâhig- 
keit des jûngern Genossen und Forschers aile Anerkennung zoUt, 
ailes Lob seinem Streben, „eine feste Grundlage fur gesetzliche 
Etymologie zu gewinnen"; es versteht sich auch, dafs er seinen 
Ansatzen nahe tritt und doren einzelne auf ihre Haltbarkeit prûft, 
scheinbar gewagte nôtigenfalls krâftig unterstûtzt, wirklich gewagte 
dagegen als schwach oder unbegrundet aufweist; und es versteht 
sich endlich, dafs auch dièse Rezension ist was seine andern aile 
sind — nach Humboldts Ausdruck — eine wahre Bereicherung 
des durch ihn zuerst gcschafTcnen Studiums. „Sie besitzon die 
Kunst,'' schreibt Humboldt, „Ihro Anzeigen, ohne dafs die Beur- 
teilung der rezensiertcn Schriften dadurch leidet, immer zugleich 
mit neuen eigenen Ausfûhrungen zu bereichern.*^ — In der tat, 

13* 



196 Zweites Buch. 

was beispielsweise zu Potts Darstellung vom Âblaut dort vorgebracht 

wird, das ist ein solches, aucb immer noch wohl beachtenswertes 

Lehrstûck. Hierzu kommt auch des ^unterbaltenden" einiges, des 

launigen, wie es bei Bopp selten und nur ia Beurteilungen gelegent- 

lich begegnet — iiber einen Stadler, Verfasser einer „Wissenschaft 

der Grammatik", 1833, und sein e als „Vokal der Vermittelung", 

ûber Jâkel, welcher allen Ernstes einmal wieder ^den germanischeD 

Ursprung der lateinischen Sprache und des rômischen Volkes", 

1830, zu lehren unternommen. — Die Lehre erinnert an den wun- 

derlichen Patrioten Peter Franz Joseph Mûller und seine noch wun- 

derlichere „Ursprache" vom Jahre 1815. — Von jener Entdeckung, 

der etymologîschen Abstammung „der rômischen Baren (ursi) von 

einer germanischen Ur-Sau" hatte schon Pott unter anderem be- 

richtet; von nicht minder „hellem" (der Ableitung des Nominativ-* 

in Wôrtern wie sanu-s, molli-s^ Unis aus dem d unsers gesund, 

mild, gelind) bat Bopp seine Léser unterhalten. „Wenn Hr. Jâkel 

sich in dieser Beziehung bessert, in seinen Herleitungen gesunder, 

milder, gelinder und geistiger wird, dann mag er immerhin die 

„„gei8tige indische Choiera"", wie er das Sanskrit zu nennen beliebt, 

sich vom Halse wûnschen." Solcher „Jâkel und Jàkeleien" hats 

damais wie jetzt, allezeit und iiberali, vielleicht in sprachlichen 

Dingen zumeist gegeben, und es bleibt, wie Humboldt sagt, ^eine 

traurige Erscheinung, wie man die Zeit lieber mit dem eigen- 

sinnigen Beharren auf unsinnigen Meinungen verderbt, aïs sie der 

Erlernung des unbekannten zuwendet"^^ 

Unbekûmmert um derlei „Un- oder Eigensinn" gieng Franz Bopp 
seines Weges fûrbafs. — Freilich, Planken um sein Gebiet herum 
schlagen und, wie es andere, der besten einige taten, ûber die 
Planken selbst nicht hinaus schen, das lag nicht in seiner Art und 
nicht in der Art seiner Forschung. Er unterwies seine Schûler, 
darunter wir mehr und mehr uns wohl bokannte, gut klingende 
Namen finden, und auf seinem Arbeitstische wuchs die Menge groQ 
beschriebener Blâtter fur sein Hauptwerk. — Seine Regierung hatte 
ihm auch wieder eine kleine Gehaltszulage bewilligt. Er konnte 
in dieser Hinsicht ziemlich sorgenlos ^schaffen". 

Da traf ihn im Mârz eine Trauernachricht aus der Heimat. 



4. Kapitel (1833—1837). 197 

Sein Brader Friedrich war gestorbén. — Wir erinnera uns des 
Lehramtskandidaten vom Jahre 1829, und wie Windischiûann da- 
mais ûber dessen bevorstehende Prûfung geschrieben. Nocb ein 
paar soicher Zuschriften iiber den GegeDstand haben wir vom An- 
fang Âpril 1830, deren eine den Verlauf der Prûfung erzâhlt und 
wie es darin beim Lateinischen zwischen dem Examinator und dem 
Examinanden zu unerqnicklicben Âuftritten gekommen. Unmittel- 
bar vor der darauf abzuhaltenden Probelektion sei letzterer krank 
geworden, und habe die Prûfungskommission ibm die bisherige 
Prûfung dann als ungeschehen betrachten wollen. Gleich nachher, 
80 besagen die wenigen Zeilen einer andern und letzten Zuscbrift, 
sollte die Probelektion dennoch stattfinden®^ — Das ist was wir 
erfabren, bis ein Familienbrief nacb vier Jahren die erwâhnte Todes- 
anzeige bringt. — Friedrich hatte bei seinem verheirateten Bruder 
Jakob in Mommenheim gewohnt, sich bald scblimmer bald anschei- 
nend besser befunden, bis er eines Âbends von seiner Bescbafti- 
gung auf dortigem Bûrgermeisteramte hinfâllig und klagend heim- 
kehrte, sich niederlegte und andern Morgens in den Ârmen der 
seinen verschied. — „Er hat ûberhaupt kein angenehmes Leben 
auf dieser Welt gehabt", schrieb seine Schwester; „dieses tut mir 
auch jetzt so leid'^. 

Âuf den Franz Bopp machte die Nacbricbt vom Tode seines 
Bruders einen tiefen Eindruck, und wir dûrfen schon glauben, dais 
er sich darnach etwas mehr als sonst den seinigen anschlols, noch 
etwas mehr freute, dafs ihm die Gattin und Kinder gesund waren. 
Er hatte sonst so gar wenig Zeit, sich ihnen hinzugeben. 

Die Arbeiten und die Arbeiter auf seinem Gebiete mehrten 
sich, sowie die Zahl seiner Schûler und der Freunde seiner Wissen- 
schaft sich mehrte, und wenn nicht auch um seiner selbst, so war 
es um derentwillen nôtig, sich mit ihren Leistungen bekannt und 
vertraut zu machen. — Chézy hatte seine Ausgabe des Çakuntalâ- 
Textes kaum zwei Jahre ûberlebt. — An die erste Textausgabe 
der Çakuntalâ, davon Bernh. Hirzel eine neue Uebersetzung ver- 
sucht, schlofs Robert Lenz die der Urvasî, eines andern Dramas 
von Eâlidàsa; auf Stenzlei's Purâna-Spezimen folgte ein anderes 
derselben Literatur, von L. Poley ediert, darauf v. Bohlens Bhar- 



198 Zweites Buch. 

trihari-Sentenzen u. a. Und die genannten, wissen wir, waren 
Schûler Bopps, denen andere nacheiferten. 

Noch mehr war des Arbeitens und des Nacheiferns in der 
Sprachforschung, von Schulern und Nichtschûlem, von berufenen 
und von unberufenen. — „Sie haben gewifs auch Lepsius Palâo- 
graphie u. s. w. erbalten", schreibt W. von Humboldt im April dièses 
Jahres an Bopp und wûnscht sein Urteil ûber dièse Schrift zu er- 
fahren. Man kônne derselben ^eine vorziigliche Wichtigkeit nicht 
absprechen"; er gestehe aber, dafs ihm „sowohl in den ersten 
Grûnden derselben als in den einzelnen Ausfiihrungen grofie Zweifel 
geblieben"^'. — Humboldt bat wiederholt um dièse Beurteilung 
gebeten, wir wissen aber nicht, wie sie gegeben, wissen ebenso 
wenig, was Bopp zu andern, eines Calmberg, Haughton und son- 
stigen Schriften gesagt, welche damais fur Sprachvergleichung auf- 
traten. Nur einen Briefentwurf seincr Iland aus Anfang Juni 
haben wir fiber die ersten Bogen des Graffschen Sprachschatzes. 
Damais handelte es sich um Unterstiitzung dièses weithin angeleg- 
ten Werkes, dessen Wichtigkeit und Bedeutung fur das gesamte 
Sprachstudium er bekanntlich schon in der Vorrede zur Vergl. 
Grammatik ôffentlich ausgesprochen. 

Um dieser willen mufste Bopp freilich wohl aile einschlâgigen 
Erscheinungen bcrûcksichtigen, die Weiterarbeiten eines Dobrowsky, 
die ncuen Forschungen eines Schaffarik, und wie dièse hier auf 
slawischem so andere auf anderm Gebiet. Auch entlegenes ent- 
gieng ihm nicht — wenn anders hier entlegen heiBen mag, was 
seinen grammatischen Studien ferner lag, sie nicht unmittelbar 
berîihrte — entgieng ihm am wenigsten, wenn es von einem Freunde 
oder Schûler kam. Des Sinologen K. Fr. Neumann Uebersetzungen 
aus dem Chinesischen, ,,Pilgerfahrten buddhist. Priester von China 
nach Indien", 1833, wurden in ihrer Bedeutung von niemandem 
mehr als von Bopp gewîirdigt. 

Im Juni erschien zuerst seine voUondete „Kritische Grammatik 
der Sanskrita-Sprache in kûrzerer Fassung", sowie er sie seiner 
Zeit dem A. W. Schlegel angesagt. „Diescs Buch ist eine Verkûr- 
zung der gi-ôBeren Ausgabe meiner Sanskrit-Grammatik", erklârt 
die Vorrede, „und hauptsâchlich in der Absicht unternommen, um 



4. Kapitel (1833—1837). 199 

dem Bedûrfnisse nach einem wohlfeileren Lehrbuche, besonders 
zum Gebrauche bei Vorlesungen entgegen zu kommen". Er sei 
jedoch darauf bedacht gowesen, fûgt der Yerfasser hinzu, Schmâle- 
ruDgen nur an solchen Stellen eintreten zu lassen, wo es ^obne 
Nacbteil gegen die theoretiscbe Yollstândigkeit und ohne Storung 
fur das Begreifen des Gesamtorganismus der Sprache" habe ge- 
schehen kônnen. So habe er geglaubt — doch wozu hier einzel- 
nes herholen? auch was ihn veranlafst, sein Verhalten zu den in- 
dischen Grammatikern wieder hervor zu kehren, und zu sagen, 
dafs er in diesem wie in soinen grôfieren Lehrbiichern nicht be- 
strebt gewesen, „eine Kritik des grammatischen Systems der Ein- 
geborenen", sondern „eine Kritik und Naturbeschreibung derSprache 
selbst zu liefern". Wie auf wichtigeres als die Buchstabenrâtsel 
jener alten kommt er auf seine Guna- und Yriddhitheorie zu 
sprechen, auf sein „Prinzip des Gravitatsgesetzes** im vokalischen 
Lautwandel u. s. w. — Der vergleichende Grammatiker verleugnet 
sich nirgends. „Vergleichungen mit verwandten Sprachen" sind in 
dieser kiirzcren Fassung nur gelegentlich angewandt, nur aïs Mittel, 
lesen wir, ^fremd scheinendes durch bekanntes^ rascher aufzuklâren. 
Uebrigens, wird uns gesagt, habe er „die Sanskrit-Grammatik in ihrer 
eigenen Begrenzung als eine vergleichende zu behandeln, und so 
z. B. eine Vermittelung des Verbums mit dem Nomen zu geben 
versucht". Genug. 

Um die Bedeutung dieser Sprachlehre zu begreifen, miifste man 
in jener Zeit Sanskritschûler gewesen sein, mûfste die Erleichterung 
erfahren haben, welche das Buch lehrenden und lernenden damais 
und spâter auch gewâhrt hat. — GroBe und tûchtige Gelehrte sind 
gar nicht immer auch beste und tiicbtigste Schulmeister. Den- 
selben gefallt das Schulmeistern wenig, oft noch weniger als man- 
chem Studenten das stete Fragen und Âbfragen. Und doch ist 
das Sprachelehren und lernen und ist Sanskrit lehren und lernen 
auch auf der Hochschule nicht mit bloBen Vorlesungen getan. — Ihr 
Lehrmeister habe das wenig oder gar nicht in acht genommen, hôren 
wir auch friihere Schûler Bopps sagen, und dafs sie darum aus 
seinen Vorlesungen wenig gelernt. Aber die das bekiagen, fûgen 
auch sogleich und immer hinzu, wie sie dagegen violes und ailes 



200 Zweites Buch. 

seinen Lehrbiichern verdanken. — Noch dreimal wurde dièse Sans- 
krit-Grammatik neu aufgolegt, Doch zweimal aus der Hand des 
Yerfassers selbst, der daria zuletzt besonders die Accentuation um- 
fassend berûcksicbtigte. Wie dièse mit der Zeit besser erkannt so 
wurde, von einzelnem abgesehen, auch anderes von anderen, Yer- 
teilung, Benennung u. dergl. wobl besser und zutreiTender gegeben. 
Auch nicht sowohl die Eenntnis der einheimischen Grammatiker 
als vielmehr die fortgeschrittene Renntnis der Sprache, namentlich 
der Vedasprache hat unser Wissen und Besserwissen gefordert. 
Aber in Elarheit und faislicher Bestimmtheit ist Bopps Lehrbuch 
auch von keinem der jûngeren Lehrmeister ûbertroffen. 

So hat es einer dieser jûngeren bestens anerkannt und ^die 
kleine Grammatik von Bopp" bezeichnet als „ein Wunder von Ge- 
lehrsamkeit und Méthode fur die Zeit, in der sie entstand*'*'. — 
Beweis dafûr ist schon allein jenes Beispiel innerer vergleichender 
Behandiung. Was sich da ergibt, das ist von der grôlîten Trag- 
weite, fur die Klârung dieser und aller verwandten Sprachlehre von 
durchgreifender Bedeutung. Nominale Stammformen, wûrden wir 
sagen, fur aile Flexion, fur die Deklination und Konjugation. „Der 
Gegensatz zwischen Nomen und Verbum wird demnach sprachlich 
gewissermaOen aufgehoben^, sagte Bopp. 

Er las auch in diesem Sommer Sanskrit-Grammatik, erklârte 
den Nala und die Urvasî, und unter seinen Zuhôrern dièses und 
des vorigen Semesters finden wir einen Ad. Kuhn, G. Guhrauer, 
H. Dûntzer, C. A. F. Mahn, Jul. Flûgel, um einmal Namen zu nennen. 
Seine Lehrbûcher warben ihm Schûler ûberall, fern von seinem 
Lehrsaal. Und so war der junge Windischmann in Bonn nicht der 
erste noch einzige, der ihm fur solche „Belehrung und Fôrderung** 
(schon 1832) brieflich Dank gesagt und dabei ûber dieu und jenes 
zweifelhafte, eigens oder anders gedachte um Aufschlufs gebeten. 

Auf etymologisches , iiber den Ursprung einiger Prâfixe und 
Prâpositionen, batte der in diesem Sommer eine Schrift iiber indische 
Philosophie gesandt, in oflfenbarem Auschlufs an den „Gymnoso- 
phista", eine kleine Urkundensammlung àhnlichen Inhalts von 
Prof. Lassen, und von diesem auch durch einigos handschriftliche 
unterstûtzt. — Da konnte Bopp unmôglich versagen, um was der 



4. Kapitel (1833-1837). 201 

Einsender in aller Bescheidenheit bat, er môchte dièse seine Ërst- 
lingsschrift einer kurzen Anzeige wert halten. Der Gegenstand der- 
selben batte ibn selbst einst mâchtig angezogen, und wenn seitdem 
aucb „alle spekulative Philosophie*', so batte er doch nicht aile 
ibre Sprache verlassen. Dazu war der ibn bat „der talentvolle 
Sohn" seines alten treuen Freundes, „eines im Gebiete der orien- 
taliscben, besonders indiscben Philosophie seit mehreren Dezennien 
ebenso unermûdlich als geistreich und eigentûmlich forschenden 
Mannes**. 

So, wie hier angefiibrt, Vater und Sohn rûhmend beginnt Bopp 
seine Anzeige dieser Schrift des jungen Windischmann — Sancara, 
sive de tbeologumenis Vedanticorum — im Septemberheft der Berl. 
Jahrb. fur wissensch. Kritik. Er riihmt an dem Sohn des weitern 
„das philologische Verstândnis**, welches er zuerst in Textausgabe 
und Uebersetzung „einer dem berûhmten Vedântisten Sankara zu- 
geschriebenen Schrift** an den tag gelegt. Dann bietet ein anderes 
Kapitel des Bûches „ûber die Lebenszeit des Sankara und das Âlter 
der Vedânta** ihm wieder Gelegenheit, den rûhmlichen Eifer des 
Vaters zu preisen, der schon in seiner ^Philosophie im Fortgang 
der Weltgeschichte** ein merkwûrdiges Bruchstûck aus den s. g. 
Brahmasûtra, d. i. aus Âphorismen gegeben, wozu derselbe Sankara 
(richtiger Çaukara oder Çankara Âcârya) einen Eommentar gelie- 
fert. Endlich zum dritten und letzten Kapitel, einer kurzen Dar- 
stellung der Yedântalehre, nur die Bemerkung, dafs auch die welche 
Colebrookes treiTliche Abbandlung iiber diesen Gegenstand gelesen, 
„noch neue Belehrungen und wertvolle Auszûge aus wenig zugâng- 
licben Quellen darin finden werden**. So bat Bopp mit dieser An- 
zeige einmal einen schuldigen und wohl verdienten Freundschafts- 
tribut gezahlt. 

Aber von seiner Eigenheit in solchen Anzeigen bat er auch 
bei dieser nicht gelassen. Er erôrtert sogleich zwei Punkte gegen 
die Meinung des Verfassers, einmal, dafs nackte Grundformen der 
Worter nur in Kompositen begegnen, und zum andern die Bedeu- 
tung des Modus, „welcher den griech. Konjunktiv und Optativ ver- 
tritt und mit letzterem auch formell identisch ist** , des s. g. Po- 
tentialis. Das „Kônnen**, was im Namen liegt, solle „nur in sei- 



202 Zweites Buch. 

nom Gsgensatze zur Wirklichkeit des Indikativs" genommen, die 
genannte Ausdrucksweise vornehmlich in Fâllen gebraucht werden, 
„die von aller Zeitbestimmung unabhângig sind" — und dièse Be- 
merkung, schreibt Humboldt spiiter, sei ihm schon aus mûndlichen 
Mitteilungen, aus einer Zeit bekannt gewesen, deren er sich so 
gern und so dankbar erinnere, da Bopp ihm Unterricbt erteilt und 
mit ihm zusammen den Hitopadeça gelesen^*. Aber „die Rezen- 
sion ûber Windischmann" , heiBts zuvor, „hat mir wâhrend Ihrer 
Abwesenheit grofse Freude gemacht." 

In einem vorher gehenden Briefo aus der letzten Augustwoche 
hatte Humboldt den Freund zu einer abermaligen Vermehrung 
seiner Famille beglûckwûnscht. Franz Bopp hatte eine zweite 
Tochter erhalten, sein viertes Kind, eine Franziska, wie sie genannt 
ward. Er war crst spât in die Ferien gereist und daher spât zurûck 
gekommen, und das erste nach seiner Rîickkehr war sich nach dem 
Befinden des Freundes zu erkundigen, denn die Zeitungen hatten 
von Humboldts Kranksein berichtet. — Er fiihle sich von seinem 
Unwohlsein wieder frei, antwortet dieser und mahnt, dankend, wie 
gesagt, fiir jene Rezension Windischmanns, nun auch des Lepsius 
Palâographie und — nicht ausdrûcklich, aber zwischen den Zeilen 
deutlich — auch das erste Heft von Graffs Sprachschatz anzuzeigen. 
„Ich kann mich", sagt Humboldt, ^dieser Unterbrechung meiner 
eignen Arbeiten nicht unterziehen". 

In der tat, er war fleiBig, der Einsiedler von Tegel, war 
eifrigst bestrebt, sein groBes Sprachwerk, seine „Einleitung" fertig 
und ins reine zu bringen. Und der Freund sollte auch dazu helfen, 
soUte so „unumwunden wie freundschaftlich" seine Ansichten und 
Meinungen kund geben. 

Bopp hatte in diesem Wintersemester 1834/35 neben seinen 
andern, wie die zuvor genannten, noch ein drittes KoUeg ûber ara- 
bische Grammatik, dieB aber zum letztenmal, soviel wir sehen. — 
Sanskrit und vergleichende Grammatik waren bedeutend genug ge- 
worden, um eine voile Lehrkraft fur sich zu haben. Auch schon 
in Halle sollte das so sein, und neben dem Lehrstuhl fur Orientalia 
sollte da ein besondorer fur Sanskrit und Sprachwissenschaft er- 
richtet werden. — Bopp und Humboldt haben hierfûr zuerst an 



4. Kapitel (1833—1837). 203 

Rosen gedacht; und wie der dann in London gliicklich versorgt 
schien, wollten sie fur Pott neben Rôdiger eintreten. Sîe waren 
zusammen herzlich bemfiht, jûngeren Krâften auf- und fortzu- 
helfen. 

Das sehen wir ailes aus den Briefen, deren Scbreiber wohl 
Grand batte, sich recht ernstlicb gemahnt zu halten, wie er ein- 
mal sagt, „der Dauer der Folgezeit nicht zu viel zu vertrauen, 
sondern die Gegenwart zu benutzen". Einer unter den Briefen, 
vom 8. Januar, ist noch einmal ganz eigenhândig von ibm selbst 
gescbrieben, wenige Zeilen, darin er sich eines griech. Formfehlers 
zeiht. Die wenigen Zeilen, ihre winzigen, kaum leserlichen Zeichen 
sind augenscheinlich mit zitternder Hand zu Papier gebracht. — 
Nach sechs Wochen, darin Bopp die erste Lieferung des Graffschen 
Sprachschatzes angezeigt, kann ihm Humboldt auch den Aufang 
seiner Einleitung in Âbschrift schicken und dann ein Stûck nach 
dem andern, immer mit der Bitte, solches nach geschehener Durch- 
sicht an ihren gemeinsamen Freund Dr. Parthey (den Inhaber der 
Nikolaischen Buchhandlung) zu senden. Der sandte das Manuskript 
— es soUte nicht die letzte Redaktion sein — zuriick, indels Bopp 
seine Bemerkungen gab, seine erbetene Meinung „uber das ganze 
wie ûber einzelnes". 

Wir kennen dièse nicht und môgen sie ohne ihren Wortlaut 
auch nicht wohl zu erraten versuchen. Aber wir erinnern uns 
eines und des andern Ausspruches von Humboldt, der uns doch 
im allgemeinen sagt was er selbst gewollt, und was der Freund 
gesollt. So eines und eines andern in seinen Briefen an Goethe. 
Da schreibt Humboldt 1812, im Anfang seiner allgemeinen Sprach- 
studien: „Ihr Anteil an meinen Sprachuntersuchungen hat mich 
zugleich gehoben und innig gefreut. Man bedarf dessen nirgend 
so sehr, als auf diesen dornigen Pfaden, wo man immer zwischen 
der doppelten Klippe herum irrt, an trockenen Wôrtern zu kleben, 
oder in apriorischen Ideen chimarisch sich zu verlieren." Und dann 
zwanzig Jahre spâter, kurz vor Goethes Tode, da er auch die an- 
gefuhrte Mahnung ausspricht. ,,Man besitzt in Ideen nur ganz**, 
schreibt da Humboldt, „was man aufier sich dargestellt in andere 
ûbergehen lassen kann, und wie dunkel auch ailes jenseitige ist, 



204 Zweites Buch. 

80 kann ich es nicht fur gleichgâltig halten, ob man vor dem Da- 
hingehen zar wahren Elarheit des im langen Leben in Ideen er- 
strebten gelangt oder nicht? . . Die Klarheit vor mir seibst bleibt 
mir daher, wenn ich nicht glaube, viel zu versâumen zu haben, 
das dringendste Motiv zur unausgesetzten Ârbeit.^ Also Elarheit 
vor sich seibst durch das Bewuistsein der Klarheit vor andern. — 
Humboldt hat, wie bekannt, sein lebenlang mit dem Âusdruck 
seiner Ideen gerungen; von dem Momente an, dais er etwas als 
wahr wohl ^gefûhlt^, dais es aber „noch unentwickelt und zom 
teil anerwiesen^ in ihm lag, bis dahin, daTs er es voll entwickelt 
und ganz erwiesen ^dargestellt und ausgefûhrt^, ein standiges Rin- 
gen zwischen dem Gedanken und seinem erreichten Austrag. Das 
ist, sagt man uns, auch nicht sowohl was nach seinem Wort in 
aller geistvollen Prosa sich zeichnet, ist nicht sowohl „das Ringen 
des Geistes mit seinem Gegenstande ûberhaupt, als vielmehr und 
ganz vomehmlich sein eigenes, seine starke Individualitat. Ihr 
gegenûber, gegenstandlich, die Individualitaten seiner Ideen^. — 
Immer, wie er nicht anders kann als „das individuelle fur die 
Hauptsache anzusehen", hat er dièses im einzelnen und besonderen 
gesucht und im allgemeinen der Ideen nicht zu verlieren getrachtet. 
Das wieder ist die Ârbeit seines Geistes, ein (kûnstlerisches) Schaffen 
und Bilden aus einem Stoife grammatischer Natur, wie ihn die 
Sprachen geben. — Franz Bopp aber war Meister der Grammatik, 
sein Darstellen ein Muster von Elarheit, und wie keiner mehr 
kannte er die Eigenart des Freundes. Sein Urteil konnte diesen 
„vor Unrièhtigkeiten bewahren", ihm so weit als môglich ein rich- 
tiges Erkennen und Behandeln des Materials verbiirgen sowie ein 
hinreichendes Yerstanduis der dargestellten Ideen bekunden, also 
in beider Hinsicht gewâhren, wessen er bedurfte und was ihn „za- 
gleich hob und innig erfreute" — wieder so weit als môglich das 
Bewufstsein ganzen Besitzes oder eigenen Genûgens. Und das war, 
dûrfen wir annehmen, was der eine gewollt und was der andere 
gesollt ". 

Noch einen Brief haben wir, W. von Humboldts an Franz Bopp, 
einen letzten. Der beginnt damit, „die Rezension des Sprach- 
schatzes^ als eine der gelungensten Arbeiten Bopps zu bezeichnen, 



4. Kapitel (1833-1837). 205 

und wie Graff „sich sehr glôcklich^ schâtzen kônoe, dais sein Werk 
darch eine solche, die Beweise der Eenoerschaft so sichtbar an sich 
tragende Ânzeige eiDgefûhrt worden. — Es ist der Brief vom 
16. Mârz 1835, und die schon erwâhnte Rezension findet sich im 
voraof gehenden Februarhefte der Berl. Jahrb. fur wissenschaftliche 
Kritik. 

Wirklich ist dièse Ânzeige derart, dafs sich dazu wohl wieder 
und anch heute noch mit dem alten Âussproch sagen lieûe, „so 
etwas begegnet einem selten^. Sie ist nicht gemacht, um eben 
gemacht zu sein, nicht lobend oder tadelnd, um gelobt oder ge- 
tadelt zu haben, nicht wohl ersichtliches nicht sehend, weil die 
eîgne Person oder die anderer im Lichte stand. Das ailes nicht, 
aber mit Liebe und gutem Bedacht ist sie eingehend auf den gan- 
zen, môglichst genau durchgeprûften Inhalt der Ârbeit, um ihren 
Wert erkennen zu lassen und ihre Bedeutung fur die Wissenschaft. 
— Graff, lesen wir, hatte schon vor zehn Jahren diesem Werke 
durch seine „Âlthochdeutsche Prâpositionen^ einen „Vorlâufer^ 
voran geschickt, und Jacob Grimm hatte dièse Ârbeit als „Muster 
lexikalischer Behandlung^ begrûût, und ein Lisch und Schmidt, 
Schûler Bopps, waren dadurch zu âhnlichen Forschungen angeregt 
worden. Bezeichnete ^Âlthochdeutsch" in jener Vorarbeit nur ihr 
gesondertes, auf sich allein beschrânktes Forschungsgebiet, so be- 
zeichnete es dasselbe im Sprachschatz, aber unter der Beleuchtung 
aus angrenzenden, nâher oder ferner gelegenen Gebieten einer 
grofien Sprachengemeinschaft. Daher hat der Verfasser, wie Bopp 
sagt, „mit dem Yerdienste eines gewissenhaften und gelehrten 
Sammlers das eines besonnenen und umsichtigen Forschers zu ver- 
einigen gewufst". — Uebrigens ist dièse Ânzeige gedruckt zu lesen, 
aber nicht, wie ihr Schreiber schon friiher in einem Briefe oder 
Briefentwurfe ûber die ersten Bogen von Graffs Sprachschatz sich 
ausgesprochen. 

„Der Verfasser", heiBt es hier, „begnugt sich nicht, die ganzen 
geformten Wôrter in seine Ârbeit aufzunehmen; er zieht zugleich 
aile ablôsbare Laute, wie sich dieselben aus einer richtigen und 
genauen Sprachzergliederung ergeben, in seinen Kreis. Dadurch 
verbindet er mit seinem Werke die ganze Grammatik oder stellt 



206 Zweites Bucb. 

vielmehr Grammatik und Lexikon auf einen richtigeren Standpunkt, 
als den beide der gewôhnlicheQ ÂDsicht nach finden. Er geht 
nâmiich von dem inneroD Bau der gesamten Sprache aus und ent- 
wickelt denselben von der einfachsten Wurzel bis zu dem durch 
Hiifslaute individualisierten Worte nach allen in der Sprache ge- 
gebenen Lauten. Auf dièse VVeise wird die Sprache nicht zwischen 
Grammatik und Wôrterbuch auf eine zum teil willkûrliche Weise 
zerschnitten, sondern einmal grammatisch nach den Begriffen der 
Wort- und Redeformen, das anderemal lexikalisch nach den Lauten 
zergliedernd entwickelt." — Wir haben hier einiges herausgestellt, 
das uns nicht nur sagt, was Bopp an dem GrafTschen Werke zu 
loben findet, sondern auch wie er wohl solbst meint, dafs Gram- 
matik und Wôrterbuch recht und unterschieden behandelt werden 
sollen. Im wesentlichen das gleiche ist in der Ânzeige ausgefûhrt, 
von der Humboldt gesagt, dafs in ihr aile Seiten, von welchen 
uns jenes Wôrterbuch wichtig erscheinen musse, vortrefflich heraus- 
gehoben worden, und von der er im nâchsten Satze ein weiteres 
sagt. „Dabei haben Sie Ihren Aufsatz", heiBt es, „so reich mit 
den scharfsinnigsten und aus der tiefston Sprachkenntnis geschôpf- 
ten Bemerkungen ausgestattet, dais er dadurch allein zu einer 
eignen gleich anziehenden und belehrenden Abhandlung wird". — 
Es betrifft eine merkwûrdige Wortbildung — ein angesetztes Ver- 
wachsen von Pronominen mit Adjektivstâmmen — und im Zu- 
sammenhange damit J. Grimms „willkûrliches Abscheiden von 
W^urzel- oder Stammsilben und Suffixen", dessen „dynamische" Be- 
deutung des Ablauts im Germanischen , Bemerkungen, zu denen 
Bopp, wie er sagt, vorziiglich auch durch Lepsius „intereâsante 
Schrift, Palàographie als Mittel zur Sprachforschung" , sich veran- 
lafst gesehen. 

Graffs Althochdeutscher Sprachschatz war fertig geworden, 
1842, ehe die hier erôrterten Fragen auf grund der Boppschen Er- 
klârungen zu einem ersten Abschluls kamen. Oder vielmehr auf 
grund der weitern Sanskrit- und vergleichenden Sprachforschung. 
Auch Richard Lepsius dankte Bopp seine Anregung und hatte 
seine palâographischen und lautgeschichtiichen Ansichten „zunâchst 
am Sanskrit" nachgewiesen. — In der Sanskritforschung, der wei- 



4. Kapitel (1833—1837). 207 

tern Âufdeckung von Sprache uud Literatur hatten den âlteren 
Schulem Bopps, den schou namhaften und genannten jûngere sich 
angeschlossen — Poley, Karl Schûtz, Bernh. Hirzel u. a. — auch 
solche, die ihre Kenntnis von andersher geholt. „Ich habe einen 
sanskritischen von einera Herrn Brockhaus herausgegebenen Text 
erhalten", schrieb Humboldt einige Wochen zuvor an Bopp und 
bat, ihm sagen zu wollen, „wer er ist, und wo er sich aufhâlt" '^ 
— So hâtte jener auch anderu nachfragen kônnen — Theodor Ben- 
fey war ihm noch persônlich bekannt geworden — aber andern, 
die da zuerst auftraten und wenn auch nicht mit Sanskrittexten, 
so doch mit anderm auf Sanskritkenntnis gegrîindeten Erkennen. 
Merkwûrdig, wie man da iiberall neu zu forschen anfieng, nicht nur 
in altem mehr oder minder bekanntem, sondern auch in anderem 
mehr oder minder unbekanntem aber verwandtera, in italischem, 
albanesischem, keltischem, auch zigeunerischem Sprachwesen. Noch 
merkwûrdiger, wie Schiller Bopps mit dem Sanskrit auch schon 
ûber die Grenzen dieser Sprachverwandtschaft sich hinaus wagten. 

Am Schlusse seines letzten Briefes an Bopp schreibt Humboldt, 
er habe in diesen Tagen ein Lehrgebâude der aramàischen Idiome 
von Julius Fûrst in Leipzig erhalten, das er ihm doch, wenn er es 
noch nicht kenne, anzusehen riete. Der Zweck des Verfassers sei, 
„die Uebereinstimmung des semitischen Sprachstammes mit dem 
sanskritischen zu zeigen". Er, der Verfa